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Plonévez-du-Faou

commune française du département du Finistère

Plonévez-du-Faou
Plonévez-du-Faou
L'église paroissiale Saint-Pierre.
Blason de Plonévez-du-Faou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Châteaulin
Canton Carhaix-Plouguer
Intercommunalité Haute Cornouaille
Maire
Mandat
Guy Rannou
2014-2020
Code postal 29530
Code commune 29175
Démographie
Gentilé Plonévéziens
Population
municipale
2 099 hab. (2016 en diminution de 2,69 % par rapport à 2011)
Densité 26 hab./km2
Population
aire urbaine
14 934 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 15′ nord, 3° 50′ ouest
Altitude Min. 50 m
Max. 275 m
Superficie 80,73 km2
Localisation

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Plonévez-du-Faou

Plonévez-du-Faou [ploneve dy fu] est une commune du département du Finistère, faisant partie du Poher, dans la région Bretagne, en France.

GéographieModifier

Plonévez-du-Faou est une commune rurale très vaste (8 073 ha), la troisième du Finistère en superficie, située dans le centre du département de Finistère. La commune s'étend au sud des monts d'Arrée, non loin du parc naturel régional d'Armorique, dans le bassin de Châteaulin. Elle fait partie du « pays Dardoup » qui correspond au nord du canton de Châteauneuf-du-Faou centré sur les communes de Plonévez-du-Faou et Collorec (le nom proviendrait de celui d'un filet que portaient traditionnellement les dames de la région[1]).

Elle est drainée par l'Aulne et trois de ses affluents, l'Éllez, le Ster Goanez et le Quilliou.

Le bourgModifier

Saint-HerbotModifier

Article détaillé : Saint-Herbot.

GéologieModifier

Un gisement de calcédoine[2] existe sur le territoire communal, ainsi qu'à Collorec.

ToponymieModifier

Plonévez-du-Faou vient du breton ploe (paroisse) et nevez (nouveau). « Faou » se réfère au pays dans lequel elle est située « Pagus en Fou » (XIe siècle), le mot faou en breton signifiant « hêtre ». La paroisse faisait partie du pagus du Faou, comme la commune voisine de Châteauneuf-du-Faou, ce qui explique le suffixe « Faou » accolé aux deux localités[3].

On rencontre les appellations suivantes : Plueu Neugued in Pou (XIe siècle), Plebs nova in Fago (en 1234), Ploenevez dou Fou (en 1338). Plonévez-du-Faou, après avoir fait partie de la vaste paroisse primitive de l'Armorique de Plouyé, fut probablement à partir du XIIIe siècle, une paroisse englobant Landeleau, Châteauneuf et les trèves de Collorec, de Loqueffret et de Saint-Herbot qui deviennent des paroisses indépendantes dans la première moitié du XIXe siècle. Par contre Plonévez-du-Faou annexe l'ancienne paroisse du Quilliou en 1820[4].

HistoireModifier

Les originesModifier

Plonévez-du-Faou (ou Plounevez-du-Faou) est fondée au détriment de l'ancienne paroisse primitive de l'Armorique de Plouyé, sans doute avant le XIIIe siècle. À l'origine, elle englobait les territoires de Collorec, de Landeleau, de Châteauneuf et une partie de Loqueffret et était vaste de 1 300 hectares. Au XIe siècle, elle n'englobe plus que le territoire de Collorec. Les trêves de Collorec et Loqueffret en sont détachées lors du Concordat et Saint-Herbot est érigée en paroisse par ordonnance épiscopale du 21 septembre 1942. Le 14 décembre 1820, la paroisse du Quilliou avec ses 11 hameaux est rattachée à Plonévez, tandis que Collorec devient une paroisse indépendante. Plonévez-du-Faou dépendait autrefois de l'évêché de Cornouaille et doit son nom additionnel aux anciens vicomtes du Faou. La commune de Plonévez-du-Faou renferme actuellement les paroisses de Plounévez-su-Faou et de Saint-Herbot.

Un camp de l'âge du fer se trouve sur le territoire communal à Tréambon, ainsi que plusieurs mégalithes, tumuli et vestiges d'allée couverte. Des monnaies osismes ont été découvertes à Creac'h-Madiec[4]. Une sépulture à vase cinéraire a été trouvée en 1912 à Pratinou[5] par un paysan, François Bicrel.

En 1878, à « Creac’h Madiec » en Plonévez-du-Faou, de 12 000 à 15 000 monnaies romaines, datées des règnes de Gallien et d’Aurélien, ont été découvertes.

Le Moyen ÂgeModifier

La région de Daoulas - Le Faou - Châteauneuf-du-Faou formait au haut Moyen Âge le pagus en Fou, un pays historique, c'est-à-dire un pagus ; c'était une subdivision administrative de la Cornouaille[6].

La seigneurie principale de la paroisse de Plonévez-du-Faou était celle de Mezle, passée dès le XIVe siècle à la famille du Chastel. On y voyait aussi les terres nobles de Kernevez (propriété, au XVe siècle, de la famille de Coëtqueveran), de Méros (ancienne propriété de la famille de Rosily) et de Spernen.

En 1593, des habitants de Plonévez-du-Faou participent à la lutte contre le « brigand de Cornouaille » Guy Éder de La Fontenelle qui, depuis son repaire du château du Granec en Collorec écume tout le Poher[7].

Article détaillé : Guy Éder de La Fontenelle.

L'époque moderneModifier

 
Plonévez-du-Faou : porte-cierges en fer forgé (4e quart du XVIe siècle).

Les habitants de Plonévez-du-Faou participent à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675[8]. Les habitants de la paroisse, y compris ses six ou sept prêtres[9], participèrent à la mise à sac du château de Kergoët en Saint-Hernin. La paroisse dut verser 9 000 livres au marquis Le Moyne de Trevigny, le propriétaire de la demeure, en dédommagement pour le préjudice subi. Les paroissiens s'étaient particulièrement fait remarquer avec leurs tambours et leurs enseignes.

Article détaillé : Révolte des Bonnets rouges.

La Révolution françaiseModifier

En 1789, les habitants de Plonévez-du-Faou rédigèrent un cahier de doléances qui a été conservé. Ils demandent entre autres « que la hauteur, largeur et épaisseur des boisseaux et autres mesures dont se servent les seigneurs pour la perception de leurs rentes soient réglées et fixées, par rapport que si la mesure est trop large et trop épaisse, elle emporte trop de comble, et que les seigneurs soient tenus de fournir à leurs sergents bailliagers un homme pour mesurer lesdits grains »[10].

Le , les gendarmes arrêtèrent un prêtre réfractaire de la paroisse ; les paroissiens s'interposèrent, blessant gravement les gendarmes et délivrèrent le prêtre[11].

En juin 1795, une troupe de chouans commandée par Georges Cadoudal, de retour de l'attaque de la poudrerie de Pont-de-Buis, passe par Plonévez-du-Faou, en chemin pour regagner son refuge de Locoal-Mendon dans le Morbihan[12].

Le XIXe siècleModifier

En 1867, le chemin de Carhaix à Port-Launay, passant par Collorec, Plonévez-du-Faou, Le Cloître-Pleyben et Pleyben, est classé dans la voirie départementale ("chemin d'intérêt commun" n°7) car « ces communes vont y puiser leurs calcaires » et en 1873 est ouvert le chemin de grande communication n°36, construit à partir de 1861, « de Morlaix à Plonévez-du-Faoud via Plounéour-Ménez, la montagne d'Arrez [Arrée], La Feuillée et Loqueffret, avec le contournement du Moulin à vent »[13]. En avril 1877, l'aménagement de cet axe routier dans la traversée du bourg de Plonévez-du-Faou entraîne la démolition du presbytère existant et sa reconstruction[14].

En 1872, la commune, qui possède déjà quatre foires annuelles (les 12 mai, 25 août, 6 décembre et le vendredi après le dimanche de la Trinité[15]), se voit refuser par le conseil général du Finistère sa demande de création de six nouvelles foires annuelles car « 60 foires et marchés qui ont lieu à Châteauneuf, Pleyben et Le Huelgoat suffisent pour les échanges et transactions de toutes sortes et (…) que les foires trop fréquentes sont nuisibles et désavantageuses à l'agriculture »[16]. Déjà en 1865, le Conseil municipal avait demandé en vain l'autorisation de création de 10 nouvelles foires annuelles. Une nouvelle foire est finalement autorise par le préfet du Finistère en... 1934[17].

L'agriculture est longtemps restée très traditionnelle. Dans un article daté de 1893, Louis Gallouédec écrit : « Trop de fermes ont encore le toit de chaume sur des murs de pierres cimentées uniquement de boue. Si vous y passez enfin vers la fin août, vous y verrez avec étonnement battre le blé au fléau, un instrument que vous croyiez banni du monde civilisé depuis la découverte des machines à battre. C'est surtout en tirant sur la montagne, vers Plounévez-du-Faou [Plonévez-du-Faou], Saint-Herbot, Plouyé, Scrignac, que vous serez frappé de ces traces d'un passé d'ignorance et de misère »[18]

En 1896, un proçès fut intenté par le curé de Plonévez-du-Faou, l'abbé Caradec, et trois de ses vicaires, les abbés Guillevéré, Kersendy et Portier devant le tribunal correctionnel de Versailles pour diffamation contre les sieurs Maréchaux et Vibert, directeur et rédacteur de l'hebdomadaire Journal de Seine-et-Oise, en raison d'un article du 2 novembre 1895 intitulé Paysages bretons du dit journal insinuant que, à Saint-Herbot, le desservant et ses vicaires « auraient des relations impudiques avec des femmes qui, pour conjurer leur stérilité, viendraient se frotter contre une pierre placée à une certaine distance de cette chapelle »[19]. Les prêtres obtinrent la condamnation des prévenus. Par delà la diffamation probable, cet article illustre la persistance à la fin du XIXe siècle de cette coutume pour les femmes en mal d'enfant.

Le XXe siècleModifier

Les difficultés de l'enseignementModifier

En 1902, l'école des sœurs rouvre sous la direction d'une institutrice laïque[20].

En 1920, l'inspecteur académique du Finistère signale qu'à Plonévez-du-Faou six écoles de hameau ne sont encore qu'en projet ! Il conclut que les élèves seraient plus assidus si l'école était moins éloignée[21].

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plonévez-du-Faou porte les noms de 239 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux, 11 soldats sont morts sur le front belge dont 9 soldats (François Bernard, Yves Caro, Laurent Puillandre, Jacques Guillou, Joseph Hourmant, Hervé Kéruzoré, Yves Le Clec'h, Joseph Le Ny, Auguste Quiniou) en 1914 lors de la Course à la mer, un (Jean Cloitre) en 1915 et un (Gilles Le Guern) en 1918; 4 soldats sont morts dans les Balkans dont (François Jaouen, Guillaume Pouliquen, Jean Ruellan) en Serbie et un (Laurent Brochec) en Croatie car ils faisaient partie de l'armée française d'Orient ; trois soldats (Jean Dréau, Pierre Goavec, René Blanchard) sont décédés alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne ; Vincent Rolland[22] est décédé après l'armistice dans un lazaret en Allemagne et fut décoré de la Croix de guerre ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français : parmi eux Michel Colleoc[23] fut décoré de la Croix de guerre[24].

L'Entre-deux-guerresModifier

Nombreux sont alors les habitants originaires de la commune à quitter la région pour chercher du travail ailleurs. L'Ouest-Éclair en fournit un exemple en 1929 en Dordogne : « Traversons Manzac, enseveli sous le feuillage ; saluons à la sortie du bourg M. et Mme François Le Moal, de Plonévez-du-Faou, métayers satisfaits »[25].

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La Seconde Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plonévez-du-Faou porte les noms de 45 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale; parmi eux, Hervé Guénolé[26], quartier-maître canonnier à bord du Tramontane, mort lors du naufrage de ce bateau le dans le port d'Oran (Algérie) canonné par le HMS Aurora lors du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord et décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre 1939-1945 avec palmes[24].

Le vers 13 heures, un combat aérien se déroule au-dessus des communes de Plonévez-du-Faou, Scrignac et Berrien. Un avion anglais tombe en flammes à l'est du bourg de Plonévez-du-Faou, et des incendies, provoqués par la chute des réservoirs ou des projectiles, se déclarent sur le territoire des communes de Plonévez-du-Faou, La Feuillée et Scrignac[27].

C'est à Plonévez-du-Faou que le premier maquis breton a été constitué pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est exact que de jeunes résistants, venus de Pont-l'Abbé, ont stationné pendant une quinzaine de jours à Plonévez-du-Faou (dans la ferme de Jean-Louis Berthélémé[28] à Kersalut) début juillet 1943, cependant vu la situation géographique de la ferme, ils ont dû se replier vers Saint-Goazec où fut constitué, au bois dit « Coat Quéinec », le premier maquis de Bretagne fin juillet 1943[29].

En novembre 1943, Yves Kerhoas, de Saint-Goazec, membre du Parti national breton et du Selbstschutzpolizei, fut abattu par la Résistance à la sortie d'un bal de noces à Plonévez-du-Faou[30].

Le , un homme dénommé Jaouen est tué de 17 balles de mitraillette par des militaires allemands à Plonévez-du-Faou[31].

Noël Lerrant[32] fut tué le sur la route du Cloître-Pleyben, victime d'une embuscade tendue par les Allemands après avoir été dénoncé[33]. Le , trois résistants, Germain Paris, Henri Perennou[34] et Louis Salaün, sont tués à Kerabron[35] en Plonévez-du-Faou.

Le vers 15 heures, alors que des combats violents sont en cours à proximité de la RN 787 (actuelle RN 164) entre les troupes américaines et allemandes, plusieurs fermes furent incendiées dans les villages de Kervarziou, de Penn Broëz et de Magorven en Châteauneuf-du-Faou, ainsi que dans ceux du Divit et de Langalet en Plonévez-du-Faou[36].

Deux frères, François Floch[37] et Joseph Floch[38] sont morts en déportation en Allemagne, le premier, déporté le depuis Compiègne vers le camp de concentration de Neuengamme, puis celui de Buchenwald, mort le à Sandbostel, et le second, déporté depuis Compiègne le à Neuengamme et décédé le à Brunswick. Tous deux furent faits chevaliers de la Légion d'honneur à titre posthume et il leur fut aussi décerné la Croix de guerre avec palme[39].

Depuis la Seconde Guerre mondialeModifier

Dans la décennie 1970, le remembrement suscita des passions à Plonévez-du-Faou ; il fallut même faire intervenir les CRS.

À la même époque, Plonévez-du-Faou fut le lieu de nombreuses manifestations de défense de l'artisanat et de protestation contre les cotisations sociales à l'initiative de Jean Hourmant, alors maire de la commune.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1807 Michel Le Borgne    
1807   Joseph Le Bihan    
1809 1812 Mathurin de Kerhoas    
1812   Laurent Le Derrien    
1820 1836 Hervé Guériff   Nommé par le gouvernement royal
         
1844 1848 Le Guern    
1850 1862 Louis Danyel de Beaupré[Note 1]   Notaire. Nommé par le gouvernement impérial
1863 1864 Le Cras    
1865 1873 Jean-Louis Le Guern   Nommé par le gouvernement impérial
1874 1875 Hippolyte Raison du Cleuziou[Note 2]    
1876 1879 Jean Le Bihan[Note 3]   Cultivateur.
1879 1881 Germain Le Clech    
1881 1882 Jean Le Bihan   Déjà maire entre 1876 et 1879.
1882 1890 Joseph-René Guéguen    
1891 1902 Jean-François Le Derrien[Note 4]    
1902 1910 Jean-Louis Le Bihan[Note 5]   Cultivateur propriétaire. Fils de Jean Le Bihan, maire entre 1876 et 1879 et en 1881-1882.
1910 1914 Yves Diraison    
1914 1917 Guillaume Mével[Note 6]   Cultivateur.
1917 1919 Michel Derrien[Note 7]   Cultivateur.
1919 1952 Joseph Le Derrien[Note 8]   Cultivateur propriétaire. Fils de Jean-François Le Derrien, maire entre 1891 et 1902.
1962 1971 Alain Bernard   Une rue de Plonévez-du-Faou porte son nom.
1971 1995 Jean Hourmant[Note 9] DVD Conseiller général et conseiller régional.
1995 2001 Denis Salaün DVD  
mars 2001 2008 Daniel Quelfeter DVG  
mars 2008 En cours Guy Rannou DVD Agriculteur

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

La paroisse avait 6 600 « communiants » vers 1780, y compris les trèves de Collorec et Loqueffret.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[41].

En 2016, la commune comptait 2 099 habitants[Note 10], en diminution de 2,69 % par rapport à 2011 (Finistère : +0,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 7502 4412 7883 1603 5323 8023 7033 7473 688
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 5894 4164 0473 5713 9624 1424 2424 4854 765
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 8254 9645 1885 1935 1384 5684 2474 0413 524
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
3 3193 0632 7332 5152 2572 2062 1062 1572 099
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[42] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

En 1874, la commune est divisée en deux sections électorales, celle de Plonévez-du-Faou avec 3 112 habitants et celle de Saint-Herbot avec 459 habitants[44].

Au début du XXe siècle les familles nombreuses étaient encore très fréquentes : ainsi, pour la seule année 1924, trois familles de la commune reçoivent la médaille d'honneur de la famille française : la famille Grannec G (11 enfants) ; la famille Guéguen P. (10 enfants) ; la famille Guillou J. (10 enfants)[45].

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Depuis 2008 est organisée à Plonévez-du-Faou chaque année « agrifête », une fête de la ruralité[46].

ÉconomieModifier

  • La biscuiterie Cadiou, fondée vers 1960, implantée originellement à Plonévez-du-Faou, où elle a compté jusqu'à 80 salariés, a essaimé à Derval (Loire-Atlantique) ; elle fabriquait des palets bretons et des quatre-quarts. Elle a fermé fin 2004.

Culture locale et patrimoineModifier

Monuments et sitesModifier

Monuments religieuxModifier

 
La chapelle Saint-Herbot.
Article détaillé : Saint-Herbot.
 
La chapelle Saint-Clair.
 
La chapelle Saint-Clair et son calvaire.
  • La chapelle Saint-Clair date du XVIe siècle mais a été restaurée au XXe siècle ; elle abrite aussi plusieurs statues dont celles de saint Éloi, sainte Brigitte, saint Jean-Baptiste ainsi qu'une Vierge-Mère. Son pardon a lieu le dernier dimanche d'août.
  • De nombreux calvaires et croix[47], les principaux étant :
    • le calvaire de Saint-Herbot (1570) ;
    • le calvaire du placître de Saint-Eutrope au Quilliou (XIVe siècle) ;
    • le calvaire de Kernévez-Saint-Clair (vers 1550) ;
    • le calvaire de Kerivarc'h (1542) porte des statues du Christ ressuscité et d'une Vierge de Pitié ;
    • le calvaire de Kervillerm date du XIVe siècle et présente sur sa croix monolithe une Vierge à l'Enfant ;
    • le calvaire de Cravec date de 1670 selon une inscription sur le socle. Cassée en deux morceaux, elle a été restaurée[48] ;
    • le calvaire du cimetière paroissial (1513), restauré en 1856 ;
    • les calvaires de Kervriou, Lannunvez, Locquénolé, etc.

Autres monuments et sitesModifier

  • le château du Rusquec (XVIe siècle) (privé)
  • 13 moulins dont ceux de Canvel, de Castelborc’h, du Chapitre, de la Haye, de Kerladien, de Loguénolé, de Pont-an-Aour, du Quilliou, de Rosbras, du Rosveur…

Plonvez-du-Faou et la littératureModifier

  • La Mariée rouge[49], roman policier d'Hervé Jaouen, évoque Plonévez-du-Faou. Le roman a fait l'objet d'un film ayant le même titre[50].

Personnalités liées à la communeModifier

Famille de RosilyModifier

Plusieurs membres de la famille de Rosily, originaire de la motte féodale de Rosily en Châteauneuf-du-Faou avant d'habiter le château de Méros (la famille de Rosily possédait aussi la chapelle Saint-Ruelin du Moustoir en Châteauneuf-du-Faou), ont laissé une trace dans l'histoire[51] :

  • le plus ancien ancêtre connu est Roland de Rosily, contemporain de Saint-Louis (XIIIe siècle)
  • Jacques de Rosily, seigneur du Moustoir, marié en 1594 avec Jeanne Le Baud, héritière de la seigneurie de Pratanroux en Penhars.
  • Josèphe Yvonne de Rosily, dame du Coëdic, seigneur de Kergroaler (début XVIIe siècle).
  • Joseph Marie de Rosily, marié en 1698 à Françoise Geneviève Le Pape de Coetlespel, eurent au moins deux enfants :
      • Pierre Joseph de Rosily, né à Brest en 1750, décéda au château de Méros le 16 août 1759.
      • François Guillaume de Rosily, né à Brest le 14 décembre 1751, devint également amiral. Il commanda entre autres en 1791 la frégate La Fidèle.

Autres personnalitésModifier

  • Joseph René Guéguen, né le à Châteauneuf-du-Faou, greffier, puis notaire à Plonévez-du-Faou ente 1875 et 1881, maire de Plonévez-du-Faou en 1882, longtemps conseiller général du canton de Châteauneuf-du-Faou, fut élu député en 1881, battu en 1885, mais à nouveau élu en 1889, membre de la gauche républicaine. Il est décédé en mai 1891[54].
  • Jean-Louis Berthélémé, né en 1900, cultivateur, ancien combattant de la première guerre mondiale, est à nouveau mobilisé en 1939 et fait prisonnier. Il s'évade d'Allemagne et, membre du PCF Clandestin, rejoint les rangs de la Résistance, hébergeant des maquisards, ravitaillant les maquis locaux et aidant cinq aviateurs américains à fuir. Nommé en mai 1943 capitaine des FFI par le gouvernement d'Alger, il est arrêté en novembre de la même année sur dénonciation. Torturé, il est déporté au camp de concentration d'Ellrich, puis à celui de Buchenwald où il meurt le [55].
  • Jean Hourmant, né en 1927, fut président du CDCA ou CID-UNATI, longtemps maire de Plonévez-du-Faou et conseiller général, a été depuis 1988 président du « Comité pour l’aménagement à 2x2 voies de l’axe central », la RN 164 Châteaulin-Carhaix-Loudéac-Montauban-de-Bretagne-(Rennes), qu'il continue encore à présider[56].
  • Philippe Salaün, né en 1943 à Plonévez-du-Faou, photographe, ayant ouvert à Paris un atelier spécialisé dans le tirage noir et blanc de qualité, ce qui l'a amené à travailler avec quelques-uns des grands noms de la photographie comme Robert Doisneau, Willy Ronis, Brassaï, Édouard Boubat,Izis, Bill Brandt, Malick Sidibé ou Seydou Keita.
  • Michel Polnareff le chanteur dont l'arrière-grand-mère maternelle, Marie Ambroisine Reux, est née à Plonévez-du- Faou en 1842[57].

LégendesModifier

  • La légende de Tuchenn ar follez (Butte de la Folie) : un tumulus désigné par ce nom se trouve dans le nord de la commune sur l'ancien domaine ducal de Kout-Bihan. La légende dit qu'il est dangereux de mal s'y conduire la nuit, on peut y perdre la raison ; une noce qui s'y serait rendu par bravade aurait même disparu[58].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Le Petit Train Rosporden-Plouescat, Annick Fleitour, Éditions Ressac, Quimper, 2001. [historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Plonévez-du-Faou de 1912 à 1935]
  • « Les forgerons de Plonévez-du-Faou », revue Armen n° 29, année 1990.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Louis Danyel de Beaupré, né le à Bannalec, décédé le à Châteauneuf-du-Faou.
  2. Hippolyte Raison du Cleuziou, né le à Landerneau.
  3. Jean René Le Bihan, né le à Plonévez-du-Faou, décédé le à Plonévez-du-Faou.
  4. Jean-François Le Derrien, né le à Plonévez-du-Faou.
  5. Jean-Louis Le Bihan, né le à Creachnigolen en Plonévez-du-Faou.
  6. Guillaume Mével, né le à Coatréménic en Plonévez-du-Faou, décédé le à Pennaland Saint-Clair en Plonévez-du-Faou.
  7. Michel Derrien, né le à Plonévez-du-Faou, décédé le à Plonévez-du-Faou.
  8. Joseph Le Derrien, né le à Kermadec en Plonévez-du-Faou, décédé le à Plonévez-du-Faou.
  9. Jean Hourmant, résistant à 15 ans pendant la Seconde guerre mondiale et rejoignant à 16 ans la 1re division française libre, entrepreneur du bâtiment, animateur d'un comité de défense de l'artisanat et de protestation contre les cotisations sociales dans la décennie 1970, il s'est aussi battu pour la transformation en voie express de la route nationale 164 ; décédé âgé de 92 ans en septembre 2019 ; https://www.ouest-france.fr/bretagne/carhaix-plouguer-29270/jean-hourmant-raconte-ses-combats-dans-une-biographie-4102119
  10. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

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  8. Leclerc (G), La Révolte du Papier timbré à Carhaix et dans sa région, Bull. Association Bretonne, CX, 2001, p.137-152, Puillandre (A), Sébastien Le Balp, Bonnets rouges et papier timbré, Keltia Graphic, Spézet, 1996
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  13. Rapports et délibérations du conseil général du Finistère, années 1861, 1867 et 1873
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  20. Bulletin des congrégations du 14 septembre 1902, [lire en ligne]
  21. L'Ouest-Éclair no 7281 du 23 septembre 1920, [lire en ligne]
  22. Vincent Laurent, né le à Poullaouen, soldat au 93e régiment d'infanterie territoriale, décédé le dans un lazaret à Aix-la-Chapelle (Allemagne)
  23. Michel Colleoc, né le à Plonévez-du-Faou, soldat au 67e régiment d'infanterie territoriale, tué à l'ennemi le à Beuveille (Meurthe-et-Moselle)
  24. a et b Memorialgenweb.org - Plonévez-du-Faou : monument aux morts
  25. L'Ouest-Éclair no 10120 du 13 juillet 1929, [lire en ligne]
  26. Hervé Guénolé, né le à Sizun
  27. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ (ISBN 9-782364-28007-6)]
  28. Jean-Louis Berthélémé, fait prisonnier au début de la Seconde guerre mondiale, parvint à s'évader à plusieurs reprises et fut ensuite l'un des principaux animateurs de la Résistance dans le centre de la Bretagne et en particulier du maquis de Saint-Goazec. Dénoncé, il fut arrêté dans la nuit du 9 au et déporté à Dora et mourut le à Nordhausen
  29. Bugale Sant-Woazec
  30. Georges Cadiou, "L'Hermine et la Croix gammée", Mango Document, 2001, [ (ISBN 2-914353-065)]
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  32. Noël Lerrant, né en 1922 à Plonévez-du-Faou
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  35. Memorialgenweb.org - Plonévez-du-Faou : stèle commémorative de Kerabron
  36. Éric Rondel, "Crimes nazis en Bretagne (Septembre 1941 - Août 1944)", Astoure éditions, 2012, [ (ISBN 978-2-36428-032-8)]
  37. François Floch, né le à Plonévez-du-Faou
  38. Joseph Floch, né le à Plonévez-du-Faou
  39. Memorialgenweb.org - Plonévez-du-Faou : plaque commémorative des frères Floch et https://www.ouest-france.fr/freres-floch-et-noel-lerrant-les-plaques-devoilees-2536153
  40. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  41. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  42. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  43. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
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