Plonéis

commune française du département du Finistère

Plonéis
Plonéis
La mairie.
Blason de Plonéis
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Intercommunalité Communauté d'agglomération Quimper Bretagne Occidentale
Maire
Mandat
Christian Corroller
2020-2026
Code postal 29710
Code commune 29173
Démographie
Gentilé Plonéisiens
Population
municipale
2 425 hab. (2017 en augmentation de 16,36 % par rapport à 2012)
Densité 110 hab./km2
Population
aire urbaine
86 162 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 01′ nord, 4° 13′ ouest
Altitude Min. 27 m
Max. 168 m
Superficie 21,99 km2
Élections
Départementales Canton de Quimper-1
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Site web Site de la commune

Plonéis [plonejs] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Elle est située à 10 kilomètres environ de Quimper. La ville se situe dans l'intercommunalité de Quimper Bretagne occidentale.

Le Goyen, fleuve qui se jette dans la mer à Audierne, y prend sa source.

Une station du système de radiolocalisation CONSOL y était installée. La Cité du Radiophare en garde le souvenir.

GéographieModifier

Plonéis est une commune du sud Finistère et est située sur l'axe Quimper-Douarnenez, à une dizaine de kilomètres de Quimper.

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Plonéis n'a logtems été qu'un modeste village-rue étiré le long de la route nationale 165 allant de Nantes à Audierne, localement de Quimper à Douarnenez : ce tronçon a été déclassé et forme désormais la route départementale 765, laquelle contourne désormais par le sud, à partir du rond-point de Kergaben, le bourg de Plonéis. Celui-ci s'est beaucoup développé dans les dernières décennies du XXe siècle avec la création de lotissements, notamment la cité du Radiophare (dont le nom garde le souvenir de cet équipent désormais disparu) au nord-ouest du bourg et surtout de tout un quartier nouveau au sud-est du bourg, entre la route départementale 56 menant en direction du nord à Guengat et Plogonnec et la départementale 765. La commune est désormais bien desservie par un réseau routier moderne, en particulier en direction de Quimper et de la rocade nord de Quimper permettant d'accéder facilement à la voie expresse vers Nantes ou Brest, mais aussi vers Douarnenez (route départementale 765 vers l'ouest) ou encore vers Pont-l'Abbé (route départementale 56 en direction du sud) ; la partie sud de la commune est traversée par la route départementale 784 allant de Quimper à Audierne via Landudec et Plozévet. Plonéis est désormais une cité-dortoir, ses habitants allant travailler dans l'agglomération quimpéroise, ou encore à Douarnenez ou dans les ports du Pays bigouden, mais son urbanisation reste maîtrisée, sa partie rurale n'étant que très peu touchée par la rurbanisation. Une zone artisanale a bien été créée à Ty Moullec (en Guengat, mais à la limite de Plonéis) par l'intercommunalité Quimper Bretagne occidentale, mais elle reste presque vide.

Le relief de la commune est vallonné, les altitudes variant entre 163 mètres près de Kerlann Vihan (au sud-ouest du finage communal et 73 mètres à l'extrême ouest de la commune dans la vallée du Goyen, à l'ouest de la Boissière. Le bourg est vers 150 mètres d'altitude. Le paysage rural traditionnel est celui du bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de fermes isoléees et de petits hameaux.

Le réseau hydrographique est constitué pour l'essentiel par la partie amont du Goyen, un fleuve côtier qui a sa source au sud du bourg et coule vers l'ouest, et par un affluent de rive droite qui forme sur une partie de son cours limite avec Gourlizon ; au nord un affluent de rive droite du Steir forme limite avec Guengat.

GéologieModifier

D'anciennes aurières[1], reconnaissables à l'existence de fosses très allongées, longues de plusieurs centaines de mètres, existent à Kerniou, ainsi qu'au Menez-Guen et à Toulgoat en Quimper[2].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ploeneth en 1160, Ploeneiz vers 1330[3].

Plonéis vient du breton ploe (paroisse) et de saint Neis[3], celui-ci étant probablement un saint abbé quasi inconnu (un ermite fondateur de la première communauté chrétienne qui se serait retiré dans la solitude d'une vaste forêt où, selon la légende, le lait d'une biche suffisait à l'alimenter[4]) aussi sous le nom de saint Gilly, lequel aurait été assimilé par la suite à saint Gilles, devenu patron de la paroisse[5].

Le nom "la Boissière" provient du breton "beuz" ("buis"), la chapelle ayant été édifiée en un lieu planté de buis.

HistoireModifier

PréhistoireModifier

Un tumulus d'une soixantaine de mètres de circonférence fut découvert en 1899 à Kervastal à l'occasion de travaux de défrichement. Les fouilles entreprises firent apparaître un cercle de grandes dalles plates fichées en terre et se rejoignant exactement en formant une enceinte parfaitement ronde de 30 mètres de tour environ. L'écrêtage du sommet du tumulus fit apparaître une grande dalle de 2,25 mètres de longueur sur 1,70 mètres de largeur, posée à plat, taillée en dos d'âne et qui recouvrait manifestement la sépulture sur laquelle le tumulus avait été édifié ; il s'agissait donc d'un dolmen encore enfoui sous ce tumulus, mais le tombeau était vide ; un autre tumulus situé à proximité avait été fouillé sommairement quelques années auparavant[6].

Une cachette de fondeur fut fouillée en 1886 à Coatjou-Glas par Paul du Châtellier : deux bracelets et 49 haches à douilles furent trouvées dans une poterie recouverte d'une pierre plate[7]. Paul du Châtellier fouilla aussi à Coatjou-Glas quelques années plus tard un tumulus de 14 mètres de diamètre et 1,5 mètre de hauteur dans lequel il trouva des morceaux de charbon, des débris de poteries grossières, des élats de silex et un petit poignard en bronze contenu dans un vase d'argile brisé dans la sépulture dont le fond était dallé de pierres plates. Ce tumulus fut totalement arasé peu de temps après avoir été fouillé[8].

Moyen-ÂgeModifier

Plonéis serait une paroisse de l'Armorique primitive qui aurait englobé Guengat, Penhars et Saint-Mathieu de Quimper. Son nom, écrit "Ploeneth", est mentionné pour la première fois en 1160 dans une énumération des biens des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bretagne[9].

Plonéis faisait partie du Quéménet (ou Kemenet) dont le siège se trouvait à Penhars[10], dit encore Quéménet-Even, à l'origine du nom de la commune de Quéménéven (car il aurait appartenu à Even, comte de Léon au Xe siècle, puis à sa descendance)[11], châtellenie des vicomtes du Léon enclavée dans le comté de Cornouaille au XIIe siècle. Il est possible qu'elle se soit étendue à l'origine sur les deux pagi (« pays ») du Cap Sizun et du Cap Caval[12], mais, au XIIIe siècle, elle ne se composait plus que d'une douzaine de paroisses (dont Plouhinec, Plozévet, Pluguffan, Penhars, Plonéis, Guengat et Plogonnec) au sud-ouest et à l'ouest de Quimper[13].

La terre du Marcheix (forme française du nom Marhallac'h) aurait été anoblie entre 1426 et 1444 en faveur d'un Caznevet Le Bouder dont le fils Hervé Le Bouder se vit contester sa noblesse en 1444 par les paroissiens de Plonéis, mais Jehan du Marhallac'h, probablement le fils d'Hervé Le Bouder, est nommé à la montre de 1481[14]. La famille du Marhallac'h disposait de prérogatives et privilèges dans l'église de Plonéis, dans celle de Plozévet, ainsi que dans une chapelle de la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. En 1248 un Jean du Marhallac'h aurait participé à la Septième croisade, mais c'est très douteux puisque la famille n'a été anoblie qu'au XVe siècle. Un aveu datant de 1540, consenti par René du Marhallac'h à René, vicomte de Rohan, et un autre datant de 1560 rendu par un sieur du Marhallac'h sont conservés dans les archives du château. Un Jean du Marhallac'h fut chanoine de la cathédrale de Quimper en 1598[15]. Alain du Marchallac'h, chef royaliste pendant les Guerres de la Ligue, prit part à la défense du château de Pont-l'Abbé assiégé par les ligueurs (« Il fut cause de la reddition dudit château, de quoi il fut blâmé par les autres du dedans, l’accusant d’intelligence secrète et de trahison » écrit le chanoine Moreau) ; il fut tué en 1590 lors du siège du château de Guengat.

La seigneurie de Kerven devint au début du XVe siècle la propriété d'Hervé II de Kersauson, sixième enfant d'Hervé I de Kersauson et d'Alliette de Lanros, en raison de son mariage avec Marguerite Guillamot, dame de Kerven et du Plessis. En 1550 elle passa aux mains de la maison de Lezandévez en raison du mariage de Renée de Kersauson avec François de Lezandévez[16].

Époque moderneModifier

La façade ouest de l'église paroissiale Saint-Gilles est reconstruite en 1630 et le clocher terminé en 1641. L'ossuaire, qui possède trois baies, servit pour les baptêmes après que les ossements en aient été retirés. Le conseil de fabrique se réunissait sous le porche[17].

En 1654 le prédicateur Julien Maunoir prêcha une mission à Plonéis[18].

Yves Joncour[Note 1], de Kernoter, décédé à l'âge de 15 ans, fut le dernier mort à être enterré dans l'église paroissiale, le Parlement de Bretagne interdisant dorénavant de telles inhumations[19].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plouneis [Plonéis] de fournir 11 hommes et de payer 72 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[20].

La famille du Disquay[Note 2], seigneur de Kerven [Kervent] disposait du droit de haute justice. La terre de Kerven fut érigée en châtellenie par Claude du Disquay au début du XVIIe siècle, qui fit construire le manoir de Kerven (lequel était une vaste construction, avec ses bois, ses étangs et sa fontaine monumentale) ; Claude du Disquay (né avant 1600, décédé en 1662) fut président du présidial de Quimper ; au XVIIIe siècle, le mariage de Marie Josèphe du Disquay, « haute et puissante dame châtelaine de Kervent et Plessix » avec Jean Joseph du Brieux[Note 3], « chevalier seigneur de Tréota » [en Poullan], fit passer cette seigneurie dans la famille du Brieux ; les fourches patibulaires, situées au lieu-dit Parc ar justissou, furent abattues pendant la Révolution française[21].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plonéis en 1778 :

« Plonéis, sur la route de Quimper à Pontcroix ; à 1 lieue trois quarts à l'ouste-nord-ouest de Quimper, son évêché, sa subdélégation et son ressort ; à 42 lieues de Rennes. On y compte 1 000 communiants[Note 4] ; la cure est à l'alternative. La haute justice de Ker-ven [Kervent] s'exerce à Quimper. Des vallons, des monticules, des terres bien cultivées et fertiles, et quelques landes, voici ce que le territoire offre à la vue. La rivière de Pontcroix y prend sa source[22]. »

Révolution françaiseModifier

La paroisse de Plonéis, qui comprenait alors 150 feux, élit deux délégués, Pierre Floch, cultivateur au Leuré, et Yves Le Joncour[Note 5], cultivateur à la Boissière, pour la représenter à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[23]. Le cahier de doléances de Plonéis est identique à ceux de Plogastel, Bodivit et Ergué-Gabéric.

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Plonéis comme succursales Plogastel et Gourlizon[24]. La commune de Plonéis est rattachée au canton de Plogastel et au district de Pont-Croix, bien qu'elle soit plus proche de Quimper.

Jean-Bénigne Le Bihan, recteur de Plonéis est remplacé en par Jean-Vincent Guéguen, qui était recteur de Saint-Thurien ; ce dernier prête le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé, de même que son vicaire René Bernez, mais devint assez vite hostile aux idées révolutionnaires abjurant son serment et devenant prêtre réfractaire. Inquiété, il quitte Plonéis et va se cacher dans la région de Glomel où, devenu recteur, il meurt en 1817[17].

La chapelle Sainte-Anne est démolie, un ingénieur de Quimper, Détaille, utilise ses moellons pour empierrer les routes.

Louis-Marie de Carné-Marcein, héritier du manoir de Marhalla (Marhallac'h) émigre en en Flandre. Mme de Carné[Note 6] et sa bru[Note 7] sont emprisonnées le à la prison de Crec'hmar (Crémar) [en fait le manoir de Kernisy en Penhars]. Louis-Marie de Carné fit partie de l'armée des émigrés lors de l'expédition de Quiberon en juin-. Madame de Carné rentra en possession du manoir de Marhalla le , les scellés étant alors ôtés en raison de la mainlevée de séquestre. Louis-Marie de Carné, alors émigré en Espagne (il était à la tête d'une compagnie de dragons légers), rentra définitivement en France en 1800.

Le manoir de Kervent, qui appartenait aux fils de Joseph-Marie du Brieux[Note 8], lesquels avaient émigré (notamment René Louis du Brieux[Note 9], petit-fils de Joseph-Marie du Brieux, qui émigra en Grande-Bretagne), fut vendu comme bien national et acheté le par Jean-Laurent Le Breton[Note 10], médecin à Quimper.

Un instituteur est nommé, Guillaume Gourdon, mais il est chassé de la commune à coups de pierres et de bâtons, les habitants ne voulant pas nourrir une bouche « inutile ».

Le , la chapelle de la Boissière est à son tour vendue comme bien national, l'acquéreur étant Thurien, aubergiste dans la commune.

Alain-Guillaume Moreau, un prêtre ivrogne originaire de Plonéis, fut élu le président de l'administration cantonale du canton de Plogastel ; il fut suspendu le après de nombreuses plaintes[17].

Pendant la Révolution française, la grande croix processionnelle de Guengat fut cachée dans un champ, à la limite de la paroisse ; les hasards du cadastre firent que ce champ se trouva dépendre de la commune de Plonéis et, lorsqu'elle fut déterrée, les habitants de cette commune rechignèrent à la rendre à Guengat[25].

La sacristie de l'église paroissiale servit de mairie sous le Directoire et le Consulat.

Le XIXe siècleModifier

Plonéis pendant la première moitié du XIXe siècleModifier

Entre et , Plonéis compte 177 décès, dont 52 d'enfants de moins de deux ans et 23 d'enfants âgés de deux à dix ans.

Yves Quéré, ancien prêtre réfractaire qui avait émigré, est nommé desservant de Plonéis le  ; Vincent Tymen, originaire du village de Kergreis en Plonéis, est nommé recteur de Plonéis en .

Deux soldats originaires de Plonéis meurent pendant les Guerres de l'Empire : Claude Le Plouzennec[Note 11], du village de Kersinien, chasseur au 27e régiment d'infanterie légère, mort le à Vienne (Autriche) et Noël Henault[Note 12], voltigeur au 76e régiment d'infanterie, tué le lors d'un combat en Espagne.

 
Deux costumes bretons imitant celui d'un riche propriétaire de Plonéis fabriqués à Penhars à la demande du duc de Nemours pour deux enfants royaux (journal Le Constitutionnel du ).

Dans la décennie 1820, les réunions du conseil municipal se tenaient au cabaret. Pendant le mandat municipal de Louis-Marie de Carné-Marcein une salle du presbytère est aménagée pour servir de mairie.

L'octroi de Plonéis est supprimé le , ce qui diminue le prix de l'alcool vendu et réjouit les deux cabaretières de la commune.

Un rapport du maire de Plonéis adressé au préfet, daté du , indique que les autels de l'église paroissiale « sont dans un état de dégradation indécente » tant ils sont pourris car le toit de l'église (réparé en 1821) laissait passer l'eau depuis plusieurs années.

La loi Guizot du , qui impose aux communes de plus de 500 habitants l'entretien d'une école publique et de son instituteur, n'est pas appliquée à Plonéis, la majeure partie des habitants n'en voyant pas la nécessité. Lors des élections municipales du , les trois candidats sortants qui avaient pris position en faveur de l'installation d'une école à Plonéis sont battus. Le conseil municipal refuse à nouveau le la création d'une école : « L'habitude que les cultivateurs ont d'employer leurs enfants dès l'âge de cinq ou six ans, pour des petits services qu'ils rendent dans leurs ménages, les empêchent toujours de les éloigner pendant plusieurs heures » pour aller à l'école.

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plonéis en 1845 :

« Plonéis (sous l'invocation de saint Gilles, anachorète) ; commune formée de l'ancienne paroisse de ce nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Kerlaven, Cleundoc'h, Mesquéon, Goulizon, Mezerun, la Villeneuve, Kergreis, Cochard, Kervastal. Manoirs de la Buissière [Boissière], du Marhallac'h. Superficie totale 3 160 hectares, dont (...) terres labourables 1 488 ha, prés et pâturages 194 ha, bois 185 ha, landes et incultes 1 177 ha (...). Moulins : 8 (de Quélennec, de Pontyon, de Kerven, du Marallac'h, de Kervastal, de Perros, à eau). L'église de Plonéis est d'un assez joli style, mais petite. Outre les deux terres que nous avons citées ci-dessus, on voit en Plonéis les ruines du vieux château de Kerven, qui servit dans les premiers temps de la Révolution de mairie à la nouvelle commune. La route de Quimper à Douarnenez traverse cette commune de l'est à l'ouest ; le gros ruisseau du Goayen qui, après avoir passé à Pontcroix, prend le nom de rivière de Pontcroix, coule dans la même direction. Plonéis est sur un plateau assez élevé ; plusieurs points de la route ont été relevés et donnent les altitudes suivantes : le bourg 151 m 40 au-dessus de la mer ; le sommet de la côte de l'Eau-Blanche, 132 m 38 ; l'hôtellerie de Kergaben, à 140 m 50. Il y a foire le mardi de la Pentecôte. Géologie : granite ; le bourg est sur roches feldspathiques. On parle le breton[26]. »

Plonéis faisait partie, ainsi que d'autres communes comme Guengat, Briec et Plogastel-Saint-Germain, des localités voisines de Quimper dont des familles, le plus souvent très pauvres et trouvant là le moyen de gagner quelque argent, accueillaient de nombreux enfants naturels abandonnés mis en nourrice placés par l'hospice de Quimper ; beaucoup d'entre eux décédaient en raison de la médiocrité des soins qui leur étaient prodigués[27].

La nouvelle église paroissialeModifier

 
Le prêchoir de Sainte-Anne de Plonéis (dessin de 1881).
 
Des malfaiteurs briseurs de croix qui sévissaient à Plonéis, Guengat, Gourlizon et Pont-l'Abbé en 1885 (journal Le XIXe siècle du ).

Un tableau La Vierge et le Christ, de Coïc, est attribué en 1849 à l'église de Plonéis par l'État[28].

L'église actuelle de Plonéis est construite entre 1878 et 1881 d'après les plans du chanoine Jean-Marie Abgrall à l'emplacement de l'église précédente ; un vitrail, portant les armes des du Marhallac'h et des Harrigton est offert par le vicomte de Carné Mgr du Marhallac'h, en souvenir du mariage célébré dans l'église de Plonéis le de son beau-frère Auguste du Marhallac'h (devenu par la suite Mgr du Marhallac'h) avec Mélanie Harrigton, laquelle décéda en 1845[29]. Une nouvelle chapelle Sainte-Anne est également construite à Prat-ar-Raz en 1879-1880[30] ; selon des croyances locales, on entendait auparavant des bruits de marteau dans les ruines, c'était la sainte qui demandait qu'on relevât son sanctuaire[31].



L'école de hameau de GourlizonModifier

Fin XIXe la construction de 67 écoles de hameaux a été autorisée dans le Finistère par deux décrets :

  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 18 écoles de hameaux sur l'arrondissement de Quimperlé ; toutes ont été bâties.
  • Le décret du qui a délégué une subvention pour 50 écoles de hameaux sur les quatre autres arrondissements du département (Brest, Châteaulin, Morlaix, Quimper) à choisir dans les communes « dont le territoire est le plus étendu et les ressources les plus restreintes » ; 49 ont été bâties dont 1 à Plonéis (Gourlizon qui dépendait de Plonéis jusqu'en 1892)[32].

Par la loi du Gourlizon est érigé en commune indépendante, se séparant donc de celle de Plonéis[33].

Le XXe siècleModifier

 
Un mariage à Plonéis en 1904 (journal La Croix).

La Belle ÉpoqueModifier

 
La démission du conseil municipal de Plonéis pour protester contre la laïcisation de l'école communale des filles (journal La Croix du ).

En réponse à une enquête épiscopale organisée en 1902 par Mgr Dubillard, évêque de Quimper et de Léon en raison de la politique alors menée par le gouvernement d'Émile Combes contre l'utilisation du breton par les membres du clergé, le recteur de Plonéis écrit : « Il est impossible de se faire comprendre en chaire en dehors des sermons bretons ; donc il est impossible d'en faire en français ». Selon Crouan, commissaire de police à Pont-L'Abbé, Plonéis est alors considéré comme « un des villages les plus bretonnants »[34].

En , tous les membres du conseil municipal de Plonéis démissionnèrent pour protester contre la laïcisation de l'école communale des filles, le maire René Pernez et son adjoint étant suspendus, puis révoqués, par le gouvernement d'Émile Combes pour avoir refusé d'appliquer la laïcisation et l'expulsion des Sœurs des Filles du Saint-Esprit ; en janvier 1903 tous furent réélus par 201 voix sur 202 votants[35].

En , les inventaires d'église ne purent être faits dans plusieurs paroisses dont Plonéis car les fidèles gardaient l'église[36].

Le quartier-maître Claude Le Floch, de Plonéis, fut l'une des victimes du naufrage du sous-marin Pluviôse qui coula le au large de Calais[37].

La Première Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plonéis porte les noms de 58 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale : parmi eux, Yves Gourlay, soldat au 118e régiment d'infanterie est disparu dès le dans les combats de Maissin en Belgique, de même que Jean Floch, mort aussi à Maissin ; Pierre Balanec et René Perchec (ce dernier marsouin au 42e régiment d'infanterie coloniale) sont morts en 1917 en Serbie et Pierre Pavec la même année en Grèce dans le cadre de l'expédition de Salonique ; tous les autres sont morts sur le sol français dont Jean Le Pape, soldat au 91e régiment d'infanterie, mort des suites de ses blessures le à Longpont (Aisne), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre ; Corentin Diquellou, né le à Plonéis, soldat au 3e régiment du génie, est mort des suites de ses blessures à l'hôpital de Quimper le [38].

L'Entre-deux-guerresModifier

André Chevrillon décrit en 1920 une fête à Plonéis (ou Pluguffan) :

« C'est par là, à Pluguffan ou Plonéis, qu'on rencontre presque toujours quelque noce ou baptême. On est bien forcé de d'arrêter ; ils vous barrent la route en vous "bonjourant" si gentiment, en insistant pour vous faire enter dans la danse. Une longue bande, où il y a souvent des vieux ; tout ce monde sautillant sur place, la main dans la main, à la musique d'une bombarde et d'un cornemouseux, plus souvent d'un simple crin-crin [mauvais violon]. Habits de gala aux rois et reines de la fête, fleurs d'or ou d'argent au velours des chapeaux masculins, aux corsages bien bombés ; gilets brodés, devantiaux de soie et de dentelle. La gavotte, qui n'est pas du tout celle des salons français du XVIIIème siècle,, mais une danse du pays, un des gestes propres à cette petite humanité locale,, un geste venu des aïeux, indépendant, comme le costume, de nos habitudes et de notre façon d'être. Toujours le sentiment d'une civilisation à part, œuvre de la coutume et non pas de la mode, qui continue, suivant sa propre ligne historique, et s'attarde étrangement dans cette extrémité occidentale de notre France. Fête naïve: les hommes ont des physionomies plus simples que celles de nos enfants, et rien ne s'y lit que l'animation présente. Des innocents, ces braves gars, joyeux de toute occasion de mettre leurs plus braves habits et danser. On dirait que la vie est sans poids ni soucis pour ces paysans de l'ancien monde. Quel bonheur de se trémousser près de l'église et de leurs morts, sur la route généralement boueuse, entre deux grains de pluie,au son d'un petit crin-crin, qui semble plutôt fait pour faire sauteler des insectes. Sancta simplicitas[39] ! »

En 1921 un incident opposa le recteur de Plonéis, soutenu par le maire et son adjoint, et l'institutrice de l'école publique de Plonéis : des élèves arborant dans l'école des broches émaillées représentant le Sacré-Cœur, qui leur avaient été vendus par les Sœurs, celle-ci leur avait ordonné de les retirer, faisant observer que le port de tout insigne religieux était interdit en classe ; le prêtre et les deux élus vinrent protester publiquement dans la cour de l'école contre cette décision de l'institutrice[40].

La Deuxième Guerre mondialeModifier

Le monument aux morts de Plonéis porte les noms de 6 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale : Pierre Coroller, soldat au 265e régiment d'infanterie, mort le à Calais pendant la Débâcle et inhumé dans la nécropole nationale de Zuydcoote ; Pierre Hélias, brancardier, tué par un bombardement de la Luftwaffe le à Lille ; Louis Ramonet, tué en 1940 à Varennes ; Jean Seznec, mort en 1940 à Aubigny-les-Pothées (Ardennes) ; Joseph Salaün, frère-directeur du Likès, membre du réseau Johnny, déporté, mort au camp de concentration de Neuengamme le [41] ; Marie Thomas, morte en 1944[38].

L'après Seconde Guerre mondialeModifier

Le radiophare de Plonéis (un pylône central de 100 mètres de hauteur et deux autres pylônes, situé l'un sur le territoire de la commune de Pluguffan, l'autre sur celui de Guengat, équipés de balises (système Consol) et servant d'aide pour la navigation aérienne, entra en service le [42].

Le XXIe siècleModifier

Plonéis est devenu une commune attractive, notamment en raison de sa proximité de l'agglomération quimperoise et de la rocade nord de Quimper (route départementale n°100) ; par exemple entre 2012 et 2016, la commune enregistre 341 habitants supplémentaires ( + 3,27 %) et l'implantation de nouveaux commerces[43].

ÉconomieModifier

UrbanismeModifier

Plonéis possède la morphologie typique d'un bourg-rue. Le village s'est développé le long de l'axe historique Quimper-Douarnenez. Les constructions venaient s’égrener sur le bord de la route, les premières autour de l'église et puis progressivement au-delà, l'école puis la mairie venant se placer alors aux limites du bourg. Les nouveaux équipements (stade, salle polyvalente, zones d'activités) poursuivent cette tendance à l'allongement du bourg. La position sur une « crête » rendit très difficile un quelconque épaississement du tissu urbain, combiné à la mainmise foncière d'un grand propriétaire terrien sur la partie sud.

La commune a connu un fort développement à la fin du XXe siècle avec la proximité de Quimper et la généralisation de l'utilisation de l'automobile, dans un phénomène bien connu de périurbanisation. Dans un premier temps avec des constructions isolées, puis des lotissements notamment dans la partie orientale, sur les terrains les plus plats.

La déviation de la RD 765 à quelques encablures au sud du bourg a permis de redonner au bourg une quiétude qu'il avait perdu au fil du développement incessant du trafic. Les travaux réalisés ont permis de reconfigurer l'ensemble de la voirie et des espaces publics et d'y introduire une note paysagère que n'autorisait pas son usage routier précédent. Avec une chaussée rétrécie, les bas-côtés ont ainsi pu être plantés de diverses essences apportant une plus grande qualité à l'ensemble. La circulation des piétons est également sécurisée.

Le PLU a été revu récemment. Il est consultable sur le site suivant http://sig-diffusion.quimper-communaute.fr/

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Pierre Le Floch[Note 13]   Habitait Le Leuré en Plonéis.
1793   René Le Floch    
1795 1795 Guillaume Cornec[Note 14]   Habitait La Boissière en Plonéis. Cultivateur.
1795 1797 Pierre Le Floch   Déjà maire en 1790.
1798 1799 René-Joseph Thomas   Agent municipal (= maire). Prêtre.
1799   Louis-Marie Thomas[Note 15]   Cultivateur.
1800 1804 Louis Le Floch[Note 16]   Sous-diacre. Habitait Le Guerveur en Plonéis.
1804 1808 François Le Floch[Note 17]   Cultivateur au Larom ; illettré.
1808 1824 Vincent Le Léty[Note 18]   Destitué en 1824 pour « ivrognerie »
1825 1830 Louis-Marie de Carné-Marcein[Note 19] Légitimiste Comte de Marcein. Conseiller d'arrondissement en 1828. Il démissionne après les Trois Glorieuses, ne voulant pas servir l'«usurpateur».
1830 1830 Pierre-Vincent Le Floch[Note 20]   Démissionne dès le car il ne s'estime pas suffisamment compétent pour être maire.
1831 1832 Pierre Salou[Note 21]   Aubergiste.
1832 1833 Jean Le Joncour[Note 22]   Habite la Boissière. Juge de paix.
1835 1844 Pierre-Vincent Le Floch   Habite Cochard. Déjà maire quelques jours en 1830.
1845 1848 François Le Moënner[Note 23]    
1850 1871 Pierre Corentin Le Floch[Note 24]   Arpenteur. Fils de Pierre-Vincent Le Floch, maire à deux reprises précédemment.
1872 1873 Pierre-Vincent Le Floch[Note 25]   Fils de Pierre-Vincent Le Floch, maire précédent.
1874 1881 Claude Le Moënner[Note 26]   Fils de François Moënner, maire entre 1845 et 1848.
1882 1902 René Pernez[Note 27]   Éleveur de bovins. Sa femme était la petite-fille de François Le Moënner, maire entre 1845 et 1848.
1902 1903 René Floc'h    
1903 1904 Guillaume Resonet[Note 28]   Cultivateur.
1904 1908 René Pernez   Déjà maire entre 1882 et 1902.
1908 1925 Louis Cornec[Note 29]   Cultivateur.
1925 1936 Guillaume Cornec[Note 30] DVD Fils de Louis Cornec, maire précédent. Cultivateur.
1936 1969 Corentin Bozec[Note 31] DVD Cultivateur.
1971 1977 Olivier de Carné-Marcein[Note 32] DVD Comte. Général de brigade. Officier de la Légion d'honneur. Croix de guerre des T.O.E..
1977 1995 Pierre Deudé DVD  
1995 2014 Pierre Le Berre PS[44]  
2014 en cours Christian Corroller App. PS Employé

JumelagesModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[46].

En 2017, la commune comptait 2 425 habitants[Note 33], en augmentation de 16,36 % par rapport à 2012 (Finistère : +0,86 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6051 0781 0201 2001 1291 2441 2961 3531 363
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 3261 3131 3231 3501 4181 4061 5291 7021 134
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2191 2351 3141 2551 1761 0951 0111 003967
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
9469361 1611 3731 4261 4171 6872 0672 392
2017 - - - - - - - -
2 425--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[47] puis Insee à partir de 2006[48].)
Histogramme de l'évolution démographique

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936 1971 Corentin Bozec - -
1971 1977 Olivier de Carné Marcein - -
1977 1995 Pierre Deudé - -
1995 2014 Pierre le Berre - -
2014 En cours Christian Corroller   -
Les données manquantes sont à compléter.

Langue bretonneModifier

Le Conseil municipal de Ploneis a voté la charte Ya d'ar brezhoneg le .

Radio Kerne, qui diffuse des programmes exclusivement en langue bretonne, est installée à Plonéis.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • L'église paroissiale Saint-Gilles, de style gothique flamboyant, date de 1540, mais a été restaurée au XVIIe siècle. Elle comprend une nefnef de trois travées avec bas-côtés et chapelles ; son clocher est à galerie. Le maître-autel en bois peint avec son tabernacle est surmonté d’un dais à colonnettes torsadées ; l'autel du Rosaire, qui date de 1826, est doté d'un retable polychrome. L'ancien ossuaire a été transformé en chaufferie. La sacristie date du XIXe siècle[4]. La fontaine de dévotion de Saint-Gilles est située à une centaine de mètres au sud de l'église : on y voit une niche en plein cintre qui contenait autrefois la statue du saint et les armes des Kersauson de Kerven ; on y venait pour soigner les rhumatismes.
  • La chapelle Notre-Dame de La Boissière date de la fin du XVIIe siècle, mais a été restaurée en 1913. Elle est en forme de croix latine. Son porche date de 1728, son clocher (sans flèche) de 1738, sa sacristie de 1761. Elle possède un retable du XVIIe siècle dans son aile sud[49] ; son maître-autel est de style néogothique ; son cadran solaire date de 1661. La statuette en granite de Notre-Dame-de-Grâces qui est dans la chapelle se trouvait antérieurement dans la niche de la fontaine de dévotion située à proximité. Son pardon est organisé le dimanche de la Trinité[4].
  • La chapelle Sainte-Anne de Prat-ar-Raz : reconstruite en 1879-1880, c'est un édifice de plan rectangulaire de trois travées avec un clocheton-mur précédé d'un porche surmonté d'une terrasse entourée d'une balustrade et supportant un autel de pierre ; on y accède par un escalier extérieur. Au-dessus de la rosace figurent les armoiries de Mgr Nouvel de La Flèche, évêque de Quimper et Léon lors de la construction de la chapelle. Elle contient notamment une statue en bois polychrome de sainte Anne datant du XVIIIe siècle, qui a été restaurée en 1998. Une fontaine de dévotion, située en contrebas, porte à son sommet la date de 1671 et les restes de la croix des seigneurs du Disquay, du manoir de Kerven[50].
  • Cinq croix et calvaires sont recensés à Plonéis : le calvaire de Kernévez date du XIVe siècle et porte notamment une Vierge de pitié ; celui de l'église est dû à Yann Larc'hantec et une inscription y évoque la mission de 1882 ; celui du cimetière porte une plaque de marbre évoquant la mission de 1912. Une stèle protohistorique située à la Croix-Thomas a servi de socle à une croix disparue[51].
  • Le château du Marhallac'h : construit en 1888 par la famille de Carné d'après les plans d'un architecte marseillais sur le site d'un manoir plus ancien dont subsistent quelques vestiges.
  • Le manoir de Kerven ; sa partie la plus ancienne remonte au XIIIe siècle, mais il fut largement remanié au XVIIe siècle. Vendu comme bien national lors de la Révolution française, ce n'était plus qu'une ruine vers 1960 avant sa restauration[52].
  • Le manoir de Kergaben, construit en 1765, servit de presbytère à la fin de l'Ancien Régime.
  • Le manoir de Lanhoulou appartenait avant la Révolution française à la famille de Moëllien, mais il a été démantelé en 1929[52].

Personnalités liées à la communeModifier

BibliographieModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Yves Joncour, fils de Corentin Joncour et de Louise Cornec.
  2. La famille du Disquay était une très ancienne maison, d'antiquité chevaleresque, maintenue dans la noblesse lors de la réformation de 1669 avec neuf générations.
  3. Jean Joseph du Brieux, né vers 1694, décédé le au château de Kerven en Plonéis.
  4. Personnes en âge de communier.
  5. Yves Le Joncour, né le à Gourlizon, désigné pour représenter le district de Pont-Croix à l'assemblée de Brest qui doit désigner les députés finistériens à la Convention meurt pendant son voyage à Brest.
  6. Anne de Sorel, mariée le à Plonéis avec François-Marie de Carné, comte de Marcein et capitaine des vaisseaux du Roi.
  7. Marie-Josèphe de Botmiliau, née le à Plomelin, mariée le à Quimper avec Louis-Marie de Carné-Marcein, décédée le au Marhalla en Plonéis.
  8. Joseph-Marie du Brieux, né le à Poullan, décédé le à Plonéis.
  9. René Louis du Brieux, né le à Plonéis.
  10. Jean-Laurent Le Breton, né en 1750, médecin des épidémies en 1790, administrateur du district de Pont-Croix entre 1791 et l'an V, maire de Plonéis en 1803.
  11. Claude Le Plouzennec, né le à Plonéis.
  12. Noël Henault, né le à Plonéis.
  13. Pierre Le Floch, né le à Plonéis, décédé le à Plonéis.
  14. Guillaume Cornec, né le à Plonéis, décédé le à la Boissière en Plonéis.
  15. Louis-Marie Thomas, né le à Kerlan en Plonéis, décédé le à Kervalguën en Plonéis.
  16. Louis Le Floch, baptisé le à Plonéis, décédé le au Guerveur en Plonéis.
  17. François Le Floch, né le au Larom en Plonéis, décédé le au Larom en Plonéis.
  18. Vincent Le Léty, né le à Plonéis, décédé le à Kervennou en Plonéis.
  19. Louis-Marie de Carné-Marcein, né le à Brest, décédé le au manoir du Marhalla en Plonéis. Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et chevalier de la Légion d'honneur. Père de Louis de Carné
  20. Pierre-Vincent Le Floch, né le à Plonéis, décédé le à Plonéis.
  21. Pierre Salou, né vers 1792.
  22. Jean Le Joncour, né le à la Boissière en Plonéis, décédé le à la Boissière en Plonéis.
  23. François Le Moënner, né le à Penhars, décédé le à Plonéis.
  24. Pierre Corentin Le Floch, né le à Cochard en Plonéis, décédé le à Coajouglas en Plonéis.
  25. Pierre-Vincent Le Floch, né le à Plonéis.
  26. Claude Le Moënner, né le à Keræron en Plonéis, décédé le à Keræron en Plonéis.
  27. René Pernez, né le à Ménez Bras en Plonéis, décédé le au manoir de Kervent en Plonéis.
  28. Guillaume Resonet, né le à Plogonnec, décédé le à Kersinien en Plonéis.
  29. Louis Cornec, né le à Plonéis, décédé le à Plonéis.
  30. Guillaume Cornec, né le à la Boissière en Plonéis, décédé le à Kerfeunteun.
  31. Corentin Bozec, né le à Kerbiguet en Plonéis, décédé le à Quimper.
  32. Olivier de Carné-Marcein, né le à Coufouleux (Tarn, décédé le à Paris.
  33. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Anciennes carrières exploitant des minerais aurifères
  2. Minéraux de Bretagne, Saint-Julien-du-Pinet, Les Éd. du Piat, (ISBN 978-2-917-19822-3)
  3. a et b infobretagne.com, « Étymologie et Histoire de Ploneis » (consulté le 26 janvier 2017)
  4. a b et c http://www.ploneis.com/fr/information/72884/le-patrimoine-religieux
  5. Chanoine Henri Pérennès, "Plonéis, notice sur la paroisse", 1941, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33471569/f9.image.r=Plon%C3%A9is
  6. Paul du Châtellier, Les tumulus de Kervastal en Plonéis, "Revue archéologique", janvier 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k203646q/f362.image.r=Plon%C3%A9is?rk=1523612;4 et R. Le Bourdellès, Note sur la fouille d'une sépulture à l'époque préhistorique, "Bulletin de la Société préhistorique du Finistère", 1899, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207649z/f343.image.r=Plon%C3%A9is
  7. Paul du Châtellier, Sépulture de Coatjou-Glas en Plonéis, "Matériaux pour l'histoire primitive et naturelle de l'homme", 1887, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k445334m/f49.image.r=Plon%C3%A9is?rk=1781124;4 et Joseph Déchelette, Appendices, "Manuel d'archéologie préhistorique, celtique et gallo-romaine. II, Archéologie celtique ou protohistorique", 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6105771g/f65.image.r=Plon%C3%A9is?rk=708158;0
  8. A. Masfrand, Histoire de la Sépulture et des Rites funéraires chez tous les peuples, "Bulletin de la Société Les Amis des sciences et arts : revue scientifique, archéologique et agricole", 1910, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54401524/f53.image.r=Plon%C3%A9is
  9. Bernard Tanguy, "Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère", 1990, éditions Chasse-Marée-Ar-Men.
  10. Le mot breton quéménet a le même sens que le mot latin commendatio, signifiant à l'origine vice-royauté ou par extension "fief", "châtellenie" et est à l'origine de plusieurs toponymes bretons comme ceux de Guémené-sur-Scorff (Morbihan) ou de l'archidiaconé de Quéménet-Ily, dont le siège se trouvait à Trégarantec ; le Kemenet-Héboé était au Moyen Âge une grande seigneurie de l'ouest du comté de Vannes
  11. http://www.infobretagne.com/pluguffan.htm
  12. J.-P. Soubigou, « Recherche sur les origines du Kemenet de Cornouaille (IXe – XIe siècles) », p. 3, in ABPO, no 1, t. 115, p. 99-118, PUR, Rennes, 2008.
  13. http://ns203268.ovh.net/yeurch/histoirebretonne/terre/fief/Q/Le_Quemenet.htm et Aurélien de Courson, "La Bretagne du Ve au XIIe siècle", 1863, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65691822/f176.image.r=Plon%C3%A9is?rk=2897010;0
  14. Lohennec, "L'Intermédiaire des chercheurs et curieux", 1931, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k734514/f441.image.r=Plon%C3%A9is?rk=3047225;2
  15. Abbé Lucien Rossi, "Notice sur Mgr Du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général du diocèse de Quimper, ancien aumônier de mobiles", 1891, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6581136w/f12.image.r=Plon%C3%A9is
  16. Joseph-Marie de Kersauson de Pennandreff, "Histoire généalogique de la maison de Kersauson", 1886, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649073/f446.image.r=Plon%C3%A9is?rk=2231770;4
  17. a b et c Pierrick Chuto, "La terre aux sabots", édition de Saint-Alouarn, 2012, (ISBN 978-2-9540620-0-6)
  18. Edm.-M. P. Du V.. "Le R. P. Julien Maunoir, de la Compagnie de Jésus, apôtre de la Bretagne au XVIIe siècle", 1869, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k63707557/f187.image.r=Plon%C3%A9is?rk=2145933;2
  19. Pierrick Chuto, "La terre aux sabots", édition de Saint-Alouarn, 2012, (ISBN 978-2-9540620-0-6)
  20. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  21. Paul Aveneau de La Grancière, "Notes historiques sur la paroisse de Pluguffan, 1896, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5474912f/f87.image.r=Plon%C3%A9is?rk=987129;2
  22. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 3, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist03og/page/400
  23. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  24. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
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  27. M.F. Colin, "Les enfants mis en nourrice dans le pays de Quimper aux XVIIIe et XIXe siècles, mémoire de maîtrise, Quimper, cité par Pierrick Chuto, "Pierrick Chuto (préf. Serge Duigou, photogr. Jean-Claude Jouannet), Le Maître de Guengat [Auguste Chuto] l'emprise d'un maire en Basse-Bretagne au XIXe siècle, S.l, s.n, , 398 p. (ISBN 978-2-746-61655-4, OCLC 793132070)
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  29. Abbé Lucien Rossi, "Notice sur Mgr Du Marhallac'h, protonotaire apostolique, vicaire général du diocèse de Quimper, ancien aumônier de mobiles", 1891, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6581136w/f19.image.r=Plon%C3%A9is?rk=257512;0
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  34. Fanch Broudic, L'interdiction du breton en 1902, Coop Breizh, (ISBN 2-909924-78-5)
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  42. Pierre Molene, Le radiophare de Plonéis, "France-Aviation", octobre 1956, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65827242/f2.image.r=Plon%C3%A9is?rk=85837;2
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  44. « Parti Socialiste Quimper », sur Facebook.com (consulté le 28 juin 2020).
  45. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  46. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
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  48. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  49. http://www.infobretagne.com/ploneis.htm
  50. D'après une notice d'information touristique située sur place. Son pardon a lieu le deuxième dimanche de juillet
  51. http://croix.du-finistere.org/commune/ploneis.html
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Liens externesModifier

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