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Planches

commune française du département de l'Orne

Planches
Planches
L'entrée de Planches et l'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Argentan
Canton Rai
Intercommunalité communauté de communes des Vallées d'Auge et du Merlerault
Maire
Mandat
Agnès Bois
2014-2020
Code postal 61370
Code commune 61330
Démographie
Population
municipale
193 hab. (2016 en diminution de 1,53 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ 06″ nord, 0° 22′ 13″ est
Altitude Min. 239 m
Max. 308 m
Superficie 12,49 km2
Localisation

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Planches

Planches est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 193 habitants[Note 1].

Sommaire

GéographieModifier

Commune du département de l'Orne, située aux confins du pays d'Ouche, du pays du Merlerault et du pays d'Auge.

ToponymieModifier

Le village doit probablement son nom de Planches (Plancis vers 1050), à une époque reculée où des planches étaient probablement utilisées comme ponceaux pour le franchissement des ruisseaux qui forment plus en aval la Risle[1].

En Normandie, on trouve également Les Planches dans l'Eure, (Planchis vers 1370), au confluent des rivières Iton et Eure où l'usage de planches, dont une des définitions en français est « petits ponts de bois ou passerelles », ne devait pas être anodin (Les Planches a été réunie à Acquigny en 1971). 

HistoireModifier

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Lecture du Littré de Gallimard Hachette 1957 :

« Planche : Morceau de bois refendu, peu épais, et plus long que large. " Un ruisseau se rencontre, et pour pont une planche " La Fontaine, fable XII,4. " A quelques lieues de Mojaïsk, il fallut traverser la Kologha ; ce n'était qu'un gros ruisseau, deux arbres, autant de chevalets et quelques planches suffisaient pour en assurer le passage..." Segur, Histoire de Napoléon IX, 7. »

L'observation de la carte de Guillaume Delisle de 1716 semble montrer que le futur bourg de Planches, le long de la route Paris - Granville (D 926) alors inexistante, se trouve en pays d'Ouche, alors que l'église au sud de la Risle et Saint-Vandrille se situent dans la campagne d'Alençon.

Une partie de la commune de Planches se serait constituée avec des terres d'Échauffour.[réf. nécessaire]

 
Carte du pays d’Ouche, 1716.

La carte de Guillaume Delisle est d'un intérêt considérable puisqu'elle montre les voies de communication avant la création au XVIIIe siècle de la route Paris - Granville.

L'axe nord-sud Rouen - Alençon était plus proche et passait par le Merlerault, l'axe est-ouest L'Aigle - Argentan passait par Échauffour.

Le chemin de Bonsmoulins, autrefois ville sur les marches de Normandie, par Planches et l'église, vers Les Authieux-du-Puits, les autels en gaulois, était-il un axe immémorial de communication ?

Lors de la guerre de Cent Ans une escarmouche aurait opposé un parti anglais et un parti français à Planches, une troupe venant de Bonsmoulins et l'autre d'Echauffour.

Malgré l'isolement que montre la carte de 1716[2], Planches avait plusieurs atouts. La présence de minerai de fer, les forêts, l'eau, des gisements de marne.

Des antiquités gallo-romaines ont été trouvées à Planches[3], il est probable que ces populations surent tirer parti du bois pour faire du charbon afin d'extraire le fer du minerai, ou pour la cuisson de céramiques, de briques, et de tuiles. (Voir sur la carte de Cassini au nord-est le lieu-dit le Charbon).

Au Moyen Âge, l'isolement contribua à l'installation d'un prieuré de bénédictins à l'origine de l'église de Planches.

La force mécanique de l'eau fut ensuite exploitée par des moulins dont l'un était à proximité de l'église et l'autre à Saint-Vandrille.

L'esprit pratique de l'époque permit de créer l'étang de Saint-Vandrille probablement riche de poissons. De nos jours ce dernier a laissé la place à une maigre lande de faible rapport.

Des fours banaux assujettis à des droits féodaux permettaient la cuisson du pain. L'un a priori se trouvait à la Bansière.

Enfin, la marne exploitée dans des marnières permettait d'amender les terres agricoles. Une marnière a existé du côté de la halte de Planches.

Au XVIIIe siècle, à la veille de la Révolution, la construction de la route royale Paris-Granville allait changer profondément la physionomie de Planches.

Le village se déplace vers la nouvelle route avec la création de commerces le long de celle-ci.

Certaines maisons de la grande rue à Planches ont donc vu passer les diligences et malle postes.

En 1830, la route de l'exil de Charles X, roi destitué lors des Trois Glorieuses, passe par Planches vers le 8 août[4].

En 1840, Planches absorbe Saint-Vandrille. La chapelle de Saint-Vandrille a été détruite en 1953. Au dire d'anciens, certains habitants de Planches tenaient encore à se faire enterrer dans le cimetière de cet ancien village.

Le XIXe siècle voit l'arrivée du chemin de fer avec l'ouverture de la ligne L'Aigle - Surdon le 5 août 1867. Planches donne son nom à la halte qui se trouve en fait sur la commune d'Échauffour. Le nouveau clocher de l'église de Planches, achevé en 1868, montre la bonne santé financière du village à l'époque.

En 1870, les Prussiens occupent la région. Aux Authieux, ils réquisitionnent l'église pour y abattre un taureau.

Le début du XXe siècle est marqué par l'hécatombe de la Grande Guerre, dont le monument aux morts vers le Merlerault témoigne.

Le chemin de fer subit des bombardements lors de la Deuxième Guerre mondiale. Un train blindé allemand est mitraillé par un avion de chasse dans la courbe de la halte de Planches.

Politique et administrationModifier

 
La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
  ? Albert Morand    
  1913 Amand Gauchard    
1913 ? Joseph Gauchard    
? 1959 Hubert Panthou    
1959 1971 Joseph Hitier S E  
1971   Lucien Préel    
1995 mars 2008 Étienne Morand SE  
mars 2008[5] En cours Agnès Bois[6] SE Secrétaire

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8].

En 2016, la commune comptait 193 habitants[Note 2], en diminution de 1,53 % par rapport à 2011 (Orne : -1,92 %, France hors Mayotte : +2,44 %). Planches a compté jusqu'à 854 habitants en 1836.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
185217239209566761742684676
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
659618582560538498500474466
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
412382349388378360369357331
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2016
307230219192201184182202193
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de France, Larousse 1963.
  2. Voir la carte de Normandie par Guillaume Delisle
  3. L'époque gallo-romaine (3) - Musée de Normandie
  4. Le Journal du Calvados N° 81, pages 28-29,
  5. « Agnès Bois succède à Etienne Morand », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 8 octobre 2015)
  6. Réélection 2014 : « Planches (61370) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 10 juin 2014)
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externesModifier