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Plan de numérotation en France

numérotation téléphonique en France

Historique du plan de numérotationModifier

Le début de l’exploitation des réseaux téléphoniques en France date de 1879. L'utilisateur demande à une opératrice (demoiselles du téléphone) d'effectuer une connexion avec son correspondant en prenant en compte le nom et souvent en l'épelant. À la suite de la fusion des trois réseaux téléphoniques existants en une société unique, la Société Générale des Téléphones, la gestion passe à l’État, en 1889, par décision de l'Assemblée Nationale. Il y a alors 11 314 utilisateurs, dont 6 425 à Paris.

Plan manuel numériqueModifier

En 1896 paraît le premier annuaire téléphonique, avec les utilisateurs des bureaux parisiens de Wagram et Passy.

Plan manuel à 5 chiffres (1896)Modifier

Un numéro à cinq chiffres est alors attribué à chaque utilisateur des bureaux parisiens :

  • le premier correspond au numéro du bureau de rattachement,
  • les deuxième et troisième indiquent le standard,
  • les deux derniers identifient l’abonné, c'est-à-dire son indexation parmi les 99 lignes d'un même standard.

En 1897, c'est ce numéro qu'il est demandé d'annoncer aux opératrices, et non plus le nom du correspondant.

Plan manuel alphanumériqueModifier

Plan manuel à plusieurs caractères (1912)Modifier

En octobre 1912, le plan précédent évolue. Le numéro passe à cinq caractères avec la modification suivante :

  • le premier correspond au nom du bureau de rattachement,
  • les deuxième et troisième indiquent le standard,
  • les deux derniers identifient l’abonné.

À Paris, l'abonné 21 du 12e standard du bureau Gutenberg devient GUTENBERG 12 21 au lieu de 1 12 21.

Plan automatiqueModifier

L'automatisation[1], qui permet la suppression totale de l'intervention des opératrices pour l'établissement des communications entre abonnés, est déjà réalisée dans un certain nombre de cas - dès 1913 à Nice et en 1928 à Paris. Elle nécessite de résoudre un problème lié au plan de numérotation dans l'ensemble du territoire.

Plan automatique à 7 caractères (1928)Modifier

 
Cadran de téléphone de 1927 avec chiffres et lettres.

Lors de l'automatisation des centraux, les appareils possédant un cadran à 10 ouvertures permettent de composer des numéros alphanumériques. En octobre 1928, à la suite de la mise en service du premier autocommutateur à Paris au central Carnot, il faut tout d'abord composer les trois premières lettres du bureau souhaité (par exemple CAR, pour joindre un abonné dépendant de ce central).

Plan automatique national alphanumérique (1946)Modifier

L'étude d'un plan de numérotation est confiée en 1941 à une Commission spéciale. Elle se termine à la fin de 1942 sans obtenir de conclusions définitives. Le sujet est repris en 1945 par la Section Technique de l'Administration des PTT, qui aboutit à la définition d'un plan de numérotation national en 1946.

En 1946, le plan est modifié et l'utilisateur dispose d’un numéro en deux parties :

  • l'une constituée d’un indicatif à deux caractères, identifié comme PQ, pour Préfixe Quantitatif, ou à trois caractères ;
  • l'autre comportant quatre chiffres, identifié comme MCDU (abréviation de « Millier, Centaine, Dizaine, Unité »), correspondant à l'indexation de l'utilisateur dans le commutateur.

Dans les très grandes villes, le nom des centraux est conservé ; l'utilisateur doit composer les deux premières lettres du nom du central (trois lettres pour la région parisienne). Dans tous les autres cas, l’indicatif de série correspond à un nom de ville caractéristique de l'acheminement, suivi d'un chiffre.

Les lignes sont donc référencées de manière alphanumérique :

  • par commune pour celles avec moins de 1 000 lignes (par exemple : le sketch Le 22 à Asnières de Fernand Raynaud) ;
  • par central pour celles avec plus de 1 000 lignes, en général dans les grandes villes (par exemple : BALzac 00 01 pour l'agence publicitaire parisienne de Jean Mineur ; BUrdeau 43 21 à Lyon).

Plan automatique national tout numérique (1953-1963)Modifier

En 1953, il est décidé d'arrêter l'emploi de lettres pour la numérotation, sauf pour la région parisienne qui conservera cette particularité jusqu'au 1er octobre 1963.

Lors de l'établissement des liaisons interurbaines automatisées, principalement au départ de Paris, la numérotation à sept caractères montre ses limites. Dès 1957, compte tenu des nécessités de l'acheminement des communications, il apparaît impossible de numéroter l'ensemble des abonnés français avec un système à 7 caractères. De plus, il s'avère nécessaire de limiter autant que possible les manœuvres du cadran téléphonique par les abonnés.

Un plan de numérotation pour les abonnés français est établi en 1955, avec pour principes :

  • des numéros régionaux à 6 caractères, dont les deux premiers sont caractéristiques du centre ou du groupement de rattachement. Le principe est de permettre à tous les abonnés d'une certaine zone régionale de s'appeler entre eux en ne composant que ces 6 caractères. Ces zones correspondent non pas à une même région administrative mais à des zones d'exploitation téléphonique car la majeure partie du trafic concerne le département d'origine et les départements limitrophes, qu'ils appartiennent ou non à la même région administrative ;
  • la détermination d'indicatifs caractérisant les zones régionales de numérotage à 6 caractères (en raison du nombre de ses abonnés, la Région parisienne conserve la numérotation à 7 caractères de la zone automatique de Paris : 3 lettres et 4 chiffres pour les abonnés du département de la Seine, 7 chiffres - dont le premier sera toujours un 9 - pour les abonnés des départements suburbains). Cela nécessite la création d'indicatifs départementaux en raison du chevauchement de ces zones. La différence entre 6 et 7 caractères évite le chevauchement entre la zone régionale de Paris et les autres. Mais ces dernières, construites autour de chaque département, se chevauchent nécessairement.

Chaque abonné possède un numéro national à 8 caractères comportant l'indicatif départemental à 2 chiffres (sauf en région parisienne, avec pour indicatif commun 1) puis le numéro régional à 6 chiffres (7 en région parisienne).

L'annuaire téléphonique fournit la liste des indicatifs départementaux à utiliser pour toutes les relations automatiques interurbaines à grande distance. Ainsi, pour obtenir le secrétariat d'État aux PTT (SÉGur 16 40), un abonné de province doit composer le 1 6 ~ 1 S E G 1 6 4 0.

Pour les relations interdépartementales, l'abonné demandeur doit composer 10 chiffres :

  • l'indicatif d'interurbain automatique 15 ou 16 (selon le département appelé) ;
  • après l'audition d'une tonalité, le numéro national, c'est-à-dire :
    • les 2 chiffres de l'indicatif du département ;
    • les 6 chiffres du destinataire.

Dès 1959, cette numérotation à 10 caractères est déjà utilisé en automatique dans les grands centres de province : Bordeaux, Le Mans, Lille, Montpellier, Nice, Paris, Rouen et Strasbourg.

Le 10 permet d'obtenir le service manuel interurbain[2].

Vers l'étranger, l'indicatif est le 19 avec attente de tonalité. Pour les pays où l'appel automatique n'est pas possible, l'usager compose le 19 33 (indicatif international de la France) et demande la communication à un opérateur des PTT.

Réaménagement du plan initial de 1955 en 1974Modifier

En 1974, le plan subit quelques modifications pour pallier des pénuries locales de numéros[3], notamment le passage à 7 chiffres pour les agglomérations de Lyon et Metz-Nancy.

La France métropolitaine comprend 66 zones de numérotage à 6 chiffres et 5 zones à 7 chiffres, soit :

  • l'indicatif 1 pour Paris et la Petite-Couronne (composé uniquement depuis la province) + 7 chiffres ;
  • l'indicatif 3 pour le Val-d’Oise et les Yvelines (composé uniquement depuis la province) + 7 chiffres ;
  • l'indicatif 6 pour l’Essonne et la Seine-et-Marne (composé uniquement depuis la province) + 7 chiffres ;
  • l'indicatif 7 + 7 chiffres pour l'agglomération lyonnaise ;
  • l'indicatif 8 + 7 chiffres pour la région de Metz-Nancy.

À la fin des années 1970, l'indicatif interurbain 15 devient un numéro unique destiné aux urgences médicales (SAMU). Il est généralisé au milieu des années 1980, sur le modèle de la Police (17) ou des pompiers (18). Pour obtenir l'interurbain, on compose désormais le 16.

Plan de numérotation à 8 chiffres du 25 octobre 1985Modifier

Le 25 octobre 1985 à 23 heures, un nouveau plan prend effet pour pallier une pénurie nationale de numéros :

  • la France métropolitaine est divisée en deux zones (Île-de-France et reste du territoire) avec numéros à 8 chiffres ;
    • en Île-de-France, les anciens numéros avec indicatif 1 sont complétés d'un 4 comme premier chiffre. ainsi, 225 00 01 devient 42 25 00 01 ; les anciens numéros franciliens avec indicatifs 3 et 6 locaux intègrent tout simplement celui-ci, ainsi (6) xxx xx xx devient 6x xx xx xx ;
    • sur le reste du territoire, les numéros intègrent les anciens indicatifs départementaux ;
  • 16 + 8 chiffres pour les appels vers le reste du territoire depuis l'Île-de-France ;
  • 16 1 + 8 chiffres pour les appels vers l'Île-de-France depuis le reste du territoire ;
  • les numéros de mobiles passent partout à 8 chiffres, commençant par 0 - sans exploiter, faute de nombre de clients suffisants à l'époque, toute la gamme du 0B, même après le démarrage des services GSM dans les années 1990 : on avait ainsi le 02 pour Bouygues Télécom, 07 ou 08 pour Itinéris (devenu Orange), 09 pour SFR ;
  • les numéros "Verts" (appel gratuit pour l'appelant) deviennent normalisés à 8 chiffres partout en commençant par 05 ;
  • les numéros spéciaux commencent par 3 : le 36.63 MC.DU et le 36.64 MC DU (ce dernier peu utilisé) sont les ancêtres du n° Azur (tarif local), et 36.6Q MCDU avec Q de 5 à 9, pour les numéros à valeur ajoutée (ancêtre des 08AB) ;
  • le Minitel perd progressivement son (16-1)(3)B... pour devenir finalement un 3BPQ dédié comme les 3614, 3615... : depuis, aucun numéro d'Île-de-France ne commence par "36" ou, après 1996, par "01 36 PQ MC DU" ) ;
  • ouverture progressive du 3605.MC DU pour les numéros verts Minitel (sans coût pour l'utilisateur).

Le 19 vers l'étranger reste inchangé.

Plan de numérotation à 10 chiffres du 18 octobre 1996Modifier

Cette section détaille les changement introduits par le plan de numérotation de 1996. Pour une description consolidée de ce plan, toujours en vigueur, voir la section ci-dessous : Plan de numérotation actuel.

Face à l'explosion de la demande de numéros liée à la généralisation des lignes directes (SDA), du fax et de la téléphonie mobile, et pour prévoir l'attribution de numéros aux nouveaux opérateurs fixes sur les années à venir, France Télécom développe un nouveau plan, mis en œuvre le 18 octobre 1996 à 23 heures.

Tous les numéros (sauf cas particuliers ci-dessous) sont standardisés à 10 chiffres :

  • les numéros de lignes fixes issus du plan de 1985 se voient ajouter un préfixe de 2 chiffres : un 0 suivi d'un indicatif de zone territoriale (1 à 5) ;
  • les numéros mobiles commencent par un 0 suivi de l'indicatif spécifique 6. Ce préfixe est simplement ajouté à l'ancien numéro à 8 chiffres pour les opérateurs Itineris et SFR, mais les lignes de Bouygues Telecom sont renumérotées (les numéros à 8 chiffres "02 4Q" ou "02 5Q" deviennent "06 60 4Q" ou 06 60 5Q dans le nouveau plan, et non "06 02 4Q ou 06 02 5Q", pour des raisons d’homogénéisation avec les numéros de radiomessagerie qui utilisent des tranches voisines de numéros) ;
  • le 08 00 remplace le 05 pour les numéros gratuits (numéros verts) ;
  • le 08 01 remplace les 36 63 et 36 64 pour les numéros de services payants à coûts partagés (numéros Azur au tarif d'un appel local) ;
  • le 08 est ajouté en tête du numéro à 8 chiffres commençant par 36 pour les différents services de type Audiotel ou Télétel. Par la suite, ces numéros en 0836 ont souvent cédé la place à d'autres allocations dans la tranche 08 (voir ci-dessous).

Il existe toujours des numéros courts :

  • le 12 (renseignements), le 13 (dérangements), le 14 (agence France Télécom), le 15 (SAMU), le 17 (police ou gendarmerie) et le 18 (pompiers) demeurent inchangés.
  • les numéros à 4 chiffres commençant par 36 pour le Minitel demeurent également inchangés ;
  • le 10 (appel par carte postpayée "Carte France Telecom") devient 36 10 ;
  • l'annuaire télématique (11) devient le 36 11, pour laisser la place à des numéros à trois chiffres : d'abord le numéro d'urgence unique européen 112, puis d'autres grandes causes en 11X (SAMU social, Enfance maltraitée...).

Le 16 (ancien préfixe Paris-province et province-Paris) disparaît car les numéros à 10 chiffres sont uniques sur tout le territoire national (métropole ou DOM). La numérotation se fait désormais, sans exception, avec 10 chiffres, même pour les appels locaux - avec la particularité des DOM-TOM qui pourront continuer jusque courant l'an 2000 à s'appeler dans leur zone locale avec un numéro resté à 6 chiffres avant qu'il n'adopte un format standardisé[4] malgré, pour l'utilisateur, une complication de la numération depuis l'étranger[5] car ne répondant pas au format français.

La tonalité d'acheminement qui suivait la composition du numéro, et pouvait faire croire à une occupation du numéro appelé, est supprimée. Les appels sont établis dans une moyenne de 3 secondes.

Les appels vers la France depuis l'étranger se font désormais en omettant le 0, selon l'usage dans le reste de l'Europe. Ainsi, il faut composer 33 1 xx xx xx xx pour appeler le 01 xx xx xx xx, à l'exception notable - voire contestée - des DOM-TOM depuis l'international.

Pour appeler l'étranger depuis la France, le 19 est remplacé par le 00, d'usage général en Europe (ce qui signifie que, pour appeler l’Île-de-France depuis un autre pays Européen, il faut composer 0033 1 xx xx xx xx).

Dès 1996, dans tous les annuaires[6] et les agences France Télécom, les Français trouvent un encart cartonné muni d'un tableau récapitulant tous les changements de numérotation.

Évolutions du plan de 1996Modifier

Depuis son introduction en 1996, le plan a subi des évolutions, sans toutefois que son organisation générale soit fondamentalement modifiée. Cette section décrit les principaux changements.

En 1998, le marché du « transport » des communications sur le réseau téléphonique commuté s'ouvre à la concurrence. Les numéros 13 et 14 (dérangements et service clients France Télécom) deviennent respectivement 1013 et 1014. Plus généralement, on introduit une tranche entière de numéros pour les services des opérateurs de télécommunication : 10 XY. Le préfixe 16 XY est introduit pour permettre le choix appel par appel de l'opérateur de transport.

En 2005, le marché des renseignements est ouvert à la concurrence. Le 12 disparaît, remplacé par la série 118 XYZ. De nombreux opérateurs sont présents au départ, puis le marché se consolide drastiquement.

Fin 2005, la tranche de numéros 09 (initialement inutilisée) est attribuée à la téléphonie sur IP (box Internet).

En 2009, la tranche de numéros 07 (initialement inutilisée) est attribuée à la téléphonie mobile, en complément du 06[7],[8].

Résumé : évolutions du plan de numérotation parisienModifier

Le tableau suivant récapitule l'évolution successive d'un numéro célèbre, celui de l'agence de publicité Jean Mineur.

Codage
Année E Z AB PQ MCDU
1946 - - (Paris) BALzac 00 01
1955 - - (Paris) BAL 00 01
1963 - - (Paris) 225 00 01
1985 - (Paris) 42 25 00 01
1996 0 1 42 25 00 01

Plan de numérotation actuel (depuis 1996)Modifier

Le plan de numérotation actuel est entré en vigueur le 18 octobre 1996. Il a depuis évolué régulièrement. Il est actuellement défini par la décision 2019-0954 de l'ARCEP en date du 16 juillet 2019[9].

Le plan national de numérotation présente la particularité d'être découpé en 6 codes-pays du plan E.164 :

  • +33 pour la France métropolitaine,
  • +262 pour la Réunion et Mayotte,
  • +508 pour Saint-Pierre-et-Miquelon,
  • +590 pour la Guadeloupe, Saint-Barthélemy et Saint-Martin,
  • +594 pour la Guyane,
  • +596 pour la Martinique.

Les autres territoires français (Nouvelle-Calédonie, Wallis-et-Futuna, Polynésie française) ne font pas partie du plan national de numérotation français.

Depuis la FranceModifier

Tous les correspondants du territoire national (métropole ou DOM) peuvent s'appeler entre eux en utilisant le plan de numérotation français à dix chiffres, sans composer le code pays pour la voix, les SMS et les MMS. À Saint-Pierre-et-Miquelon, les abonnés peuvent se joindre en composant les six derniers chiffres de leurs numéros.

Depuis l'étrangerModifier

Au format international, les numéros du plan de numérotation français sont composés du code-pays (33 pour la France métropolitaine) suivi du numéro national, sans le premier zéro.

Dans le cas particulier de Saint-Pierre-et-Miquelon, le format international des numéros est le 508 suivi des six derniers chiffres du numéro national.

Détails par chiffresModifier

Un numéro à 10 chiffres se décompose selon le codage E Z AB PQ MCDU :

  • E : Exploitant (opérateur téléphonique "transporteur" choisi pour émettre l'appel) ;
  • Z : Zone géographique :
  • AB : Zone départementale :
  • PQ : Centre autonome d'acheminement (sigle de « préfixe quantitatif »[10],[11]) :
  • MCDU : Identifiant l'abonné final sur le centre d'acheminement (sigle de « millier, centaine, dizaine, unité »).

Le code Exploitant est défini par l'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP)[12]. La décision définit notamment que sept valeurs seront attribuées, les autres étant réservées pour des usages globaux.

Choix d'un opérateur téléphonique alternatifModifier

Le premier chiffre du numéro E permet depuis 1998 de choisir sur une ligne RTC classique un opérateur (transporteur) autre que l'opérateur téléphonique par défaut.

  • 0 : réservé : opérateur téléphonique par défaut (de 1996 à 1999 : France Télécom) ;
  • 1 : réservé : aux numéros spéciaux (ex: numéros d'urgence 15, 17, 18) ;
  • 2 : restitué à l'ARCEP (ancien préfixe de Siris, société rachetée par LD-Com, devenu Neuf Cegetel puis SFR) ;
  • 3 : réservé : aux numéros courts (ex : les 36PQ) ;
  • 4 : Tele2 (Tele2 France, société rachetée par SFR) ;
  • 5 : restitué à l'ARCEP (ancien préfixe de Omnicom puis de Ventelo, société rachetée par LD-Com, devenu Neuf Cegetel puis SFR) ;
  • 6 : restitué à l'ARCEP (ancien préfixe de Esprit Telecom, puis de GTS-Omnicom (Ventelo), société rachetée par LD-Com, devenu Neuf Cegetel puis SFR) ;
  • 7 : Cegetel (devenu Neuf Cegetel puis SFR) ;
  • 8 : France Télécom ;
  • 9 : 9Télécom devenu Neuf Cegetel puis SFR[13].

L'attribution a été réalisée par tirage au sort (les principaux opérateurs ont été tirés au sort pour savoir qui allait choisir son préfixe en premier) le . Tous les préfixes ont d'abord été attribués, avant une consolidation du secteur. La sélection du transporteur est entrée en vigueur pour les appels longue distance depuis le .

Comme le nombre d'opérateurs concurrents était supérieur aux 7 préfixes E disponibles, un mécanisme plus général a été mis en place : le choix de l'opérateur peut s'effectuer dans tous les cas par un préfixe "16 XY" devant le numéro de téléphone commençant par 0. Le préfixe E, qualifié de "prestigieux", agit comme un "raccourci" du 16 XY avec X=0 et Y= E.

Obsolescence de la sélection de l'opérateur par un préfixeModifier

La sélection de l'opérateur est devenue rare voire marginale depuis l'arrivée de la présélection (au lieu de saisir à chaque appel un préfixe E ou 16 XY, l'abonné indique quel est son transporteur par défaut et compose le 0) et l'apparition des box Internet. En effet, ces dernières ne permettent pas le choix du transporteur de l'appel ; la sélection du transporteur ne concerne que la téléphonie analogique sur le réseau téléphonique commuté. Or les jours de cette dernière sont comptés. Par exemple, SFR, ayant encore les préfixes 7 et 9, migre ses clients encore en téléphonie analogique non couverts par le xDSL vers une offre où l'installation fixe est "convertie" par un boitier en téléphonie mobile, pour anticiper l'extinction de la "téléphonie sur cuivre"[réf. nécessaire]. En Essonne, les lignes analogiques habituelles ne sont plus installées dans le sud du département[réf. nécessaire].

Indicatifs téléphoniques régionaux et particuliersModifier

 
Indicatifs régionaux français

Note : le préfixe 0 concerne l'opérateur téléphonique par défaut.

Le territoire français (hormis les dépendances de l’Océan Pacifique qui disposent d’une numérotation spécifique) est partagé en 5 grandes zones regroupant une à plusieurs régions. Cette répartition géographique est définie par l'ARCEP[14].

Les numéros français sont à 10 chiffres et sont traditionnellement référencés sous la désignation EZABPQMCDU. Leur organisation suit le schéma suivant :

  • Numéros géographiques
    • 01 : région Île-de-France ;
    • 02 : région Nord-ouest, Réunion et Mayotte ;
    • 03 : région Nord-est ;
    • 04 : région Sud-est ;
    • 05 : région Sud-ouest, et DOM-COM de l'océan Atlantique.
  • Numéros non géographiques
    • 06 et 07 : téléphones et terminaux mobiles ;
    • 08 : Services à valeur ajoutée : numéros à tarification spéciale pouvant atteindre 3  par appel ou 0,80  par minute. Au départ, les prix étaient croissants avec la valeur de AB dans le préfixe 08 AB[15],[16], mais ce n'est plus le cas depuis 2015[réf. nécessaire]. Le prix est annoncé quelques secondes avant la mise en relation effective, et répertorié sur infosva.org. Les numéros en 0800 et 0805 sont gratuits ;
    • 09 : Services téléphoniques en VoIP (numéros non géographiques). Ce préfixe remplace les numéros 087x apparus avec l'arrivée de la voix sur IP sur les box Internet depuis le 20 décembre 2005.
  • International
    • 00 : Préfixe pour appeler l'international (préfixe commun à la plupart des pays, notamment en Europe).
  • Numéros étendus
    • 0700 : cette tranche de numéros mobiles est affectée aux communications machine à machine (M2M)[17]. Ce sont des numéros de longueur étendue ; ils comportent 14 chiffres lorsqu’ils sont alloués pour le territoire de France métropolitaine (0700PQMCDUαβγδ) ou 13 chiffres lorsqu’ils sont allouées pour les territoires de Guadeloupe, Saint-Martin et Saint-Barthélemy, Guyane, Martinique, la Réunion, Mayotte et autres territoires de l’Océan Indien (0700PQMCDUαβγ).

Numéros à 2, 3, 4 ou 6 chiffresModifier

Indicatif 1Modifier

  • 10 PQ : Numéros courts à quatre chiffres réservés aux services des opérateurs de téléphonie (service client, etc.) ;
  • 10 XY : Services des opérateurs de réseau (numéros à 4 chiffres)
  • 16 XY : Préfixes de sélection du transporteur (opérateur) ;

Numéros d'urgence :

Liste des numéros d’urgence acheminés gratuitement par les opérateurs de communications électroniques (décision no 2016-0172 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, en date du 9 février 2016) :

  • 15 : SAMU ;
  • 17 : Police ou Gendarmerie,
  • 18 : Pompiers
  • 110 : Numéro pour des opérations de collecte de dons (utilisation périodique)[18] ;
  • 112 : Numéro d'urgence européen ,
  • 114 : Numéro d'urgence pour personnes sourdes ou malentendantes (SMS ou Fax uniquement)
  • 115 : Urgences sociales (ou "SAMU social"),
  • 116 000 : Enfants disparus : SOS enfants disparus (depuis le 25 mai 2009[19])
  • 116 117 : permanence des soins ambulatoires (depuis le 9 février 2016)
  • 119 : Enfance maltraitée : Service National d'accueil téléphonique pour l'Enfance en Danger[20]
  • 191 : Service d'urgences pour les accidents aériens
  • 196 : Service d'urgences en mer (depuis 2015)[21]
  • 197 : Numéro d'urgence en cas d'Alerte Enlèvement ou d'Alerte Attentat, depuis l'été 2015[22],[23].

Services de renseignements téléphoniques :

  • 118 XYZ : Services de renseignements téléphoniques (numéros à 6 chiffres) : (ouverture le 2 novembre 2005)

Indicatif 3Modifier

Les numéros commençant par 3 sont des numéros courts à quatre chiffres, pour les entreprises et les institutions.

  • 3BPQ : Services à valeur ajoutée (numéros à 4 chiffres) :
Numéros courts en 30Modifier
  • 3000 : Ligne fixe Orange ;
  • 3001 : Service Mes Contacts Orange ;
  • 3003 : Carte Kertel ;
  • 3006 : Service PCV Orange ; (suppression du service PCV le 1er août 2014)
  • 3010 : Ligne fixe étendue Orange ;
  • 3030 : Service client SFR ;
  • 3040 : Service client Toupargel ;
  • 3040 : Service fibre optique SFR ;
  • 3089 : Ticket téléphone Orange ;
  • 3099 : Service client Direct Énergie.

Ces numéros sont gratuits[réf. nécessaire].

Numéros courts en 31Modifier

Ces numéros sont gratuits[réf. nécessaire].

Numéros courts en 32Modifier
Numéros courts en 36Modifier

0,34cts d'euros la minute

MinitelModifier

Services télématiques Minitel qui furent opérationnels de 1982 à juin 2012[24],[25],[26],[27],[28] :

  • 3605 : numéro vert Minitel ;
  • 3609 : services de radio-messagerie Minitel ;
  • 3611 : annuaire électronique national sur Minitel ;
  • 3612 : messagerie par Minitel (Minicom) ;
  • 3613 : kiosque Minitel commercial (Télétel 1) ;
  • 3614 : kiosque Minitel commercial (Télétel 2) ;
  • 3615 : kiosque Minitel commercial (Télétel 3) ;
  • 3616 : kiosque Minitel commercial (Télétel 3 professionnel) ;
  • 3617 : kiosque Minitel commercial (Télétel 4) ;
  • 3618 : communication de Minitel à Minitel ;
  • 3622 : I-Minitel (Minitel par Internet) ;
  • 3623 : Télétel Vitesse Rapide ;
  • 3625 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 3) ;
  • 3626 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 3 Professionnel) ;
  • 3627 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 4) ;
  • 3628 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 6) ;
  • 3629 nn nn : kiosque Minitel commercial (Télétel 7) ;
  • 3656 : envoi de Télégrammes par minitel.
Numéros courts en 39Modifier

Notes et référencesModifier

  1. Encyclopédie des PTT, tome 2, 1957, p. 98-99.
  2. Extrait annuaire de 1970 sur le site de L2L1.
  3. Le développement inégal du nombre des abonnés dans chacun des départements, la progression rapide des raccordements prévue pour les toutes prochaines années vont dans certaines zones de numérotage, entraîner à très brève échéance la consommation totale des numéros de série PQ.. Circulaire no 59 du 27 mai 1974
  4. « Décision n° 00−536 de l’Autorité de régulation des télécommunications en date du 14 juin 2000 relative au format de numérotation pour les appels de l’étranger vers les départements d’outre mer », sur ART devenue ARCEP
  5. « Nouvelle numérotation téléphonique et départements d'outre-mer : Sénat : Question écrite n° 18876 de M. Edmond Lauret (La Réunion - NI) » (consulté le 4 juillet 2018)
  6. Annuaire France Télécom 1996.
  7. [PDF] Décision n° 2009-0693 attribuant des ressources en numérotation à la Société Française du Radiotéléphone (numéros de la forme 07 AB PQ MC DU) arcep.fr, le 3 septembre 2009
  8. [PDF] Consultation publique sur les besoins futurs en numéros mobiles et l’ouverture de la tranche 07 au service mobile Arcep.fr, novembre 2008
  9. [1], ARCEP, Décision no 2019-0954 de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en date du 16 juillet 2019 fixant l’utilisation des catégories de numéros du plan national de numérotation.
  10. Simone Muet, Jacques Hintzy et Direction générale des Télécommunications, Nouvelle numérotation, nouvelle communication : Le succès sur toute la ligne, Paris, La Documentation française, , 178 p. (ISBN 2-11-001653-1), p. 37.
  11. « Du 22 à Asnières à ENUM », La lettre de l'Autorité, ART, no 41,‎ , p. 6 (lire en ligne).
  12. la décision 97-196 de l'ART.
  13. Le plan de numérotation en France - Les préfixes de sélection du transporteur ARCEP, avril 2013.
  14. Site de l'ARCEP.
  15. [PDF] Tarifs appelant applicables aux numéro 0800 static.s-sfr.fr, le 1er octobre 2015
  16. « Liste des numéros surtaxés et leurs tarifs », ARCEP, .
  17. [PDF] Décision no 2012-0855 de l’ARCEP en date du 17 juillet 2012 Arcep.fr, juillet 2012
  18. « Les numéros courts à 2 ou 3 chiffres », sur ARCEP.
  19. CFPE Enfants disparus
  20. Service National d'accueil téléphonique pour l'Enfance en Danger
  21. « 196 : Le nouveau numéro d'urgence en mer », sur Service-public.fr. À noter qu'il reste préférable d'utiliser la VHF en mer
  22. Décision n° 2015-0153 en date du 17 mars 2015 modifiant la décision n° 02-1179 du 19 décembre 2002 établissant la liste des numéros d'urgence devant être acheminés gratuitement par les opérateurs de communications électroniques (lire en ligne)
  23. « Arrêté du 6 juillet 2015 homologuant la décision n° 2015-0153 de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en date du 17 mars 2015 modifiant la décision n° 02-1179 du 19 décembre 2002 établissant la liste des numéros d'urgence devant être acheminés gratuitement par les opérateurs de communications électroniques | Legifrance », sur www.legifrance.gouv.fr (consulté le 18 octobre 2016)
  24. « Le Minitel, "faux frère" d'Internet, ferme définitivement » sur Le Monde
  25. « TARIFS DES SERVICES MINITEL ET AUDIOTEL DE FRANCE TELECOM »
  26. « Image JO du 27/07/1989, page : 09366 » sur Légifrance
  27. « Passeport pour les médias de demain », Jean-Michel Saillant sur Google Livres
  28. « Fermeture du Minitel » sur Orange Kiosque

Voir aussiModifier