Ouvrir le menu principal

Cloître Saint-Germain-l'Auxerrois

ancienne voie de Paris

1er arrt
Cloître Saint-Germain-l'Auxerrois
(disparu)
Image illustrative de l’article Cloître Saint-Germain-l'Auxerrois
Plan du cloître Saint-Germain-l'Auxerrois et de la voirie avoisinante à la fin du XVIIIe siècle avec, en superposition, le tracé des rues actuelles.
Situation
Arrondissement Ancien 4e
Début Rue de l'Arbre-Sec
Historique
Disparition 1854-1858
Ancien nom Ruella Guidonis de Ham
Cul-de-sac de la Treille
Rue du Puits-du-Chapitre

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Cloître Saint-Germain-l'Auxerrois (disparu)
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

Le cloître Saint-Germain-l'Auxerrois est une voie de l'ancien 4e arrondissement de Paris longeant l'église Saint-Germain-l'Auxerrois par le nord et par l'ouest. Le cloître Saint-Germain-l'Auxerrois a disparu avec l'agrandissement de la place du Louvre puis avec la construction de la mairie du 1er arrondissement et de son beffroi achevés en 1862.

Origine du nomModifier

Cette voie tient son nom de l’enceinte fermée où se trouvaient les logements des chanoines, le cloître de l'église Saint-Germain-l'Auxerrois[1]. Les premières traces de ce cloître remontent au XIe siècle, il se trouvait au nord de l'église[2].

SituationModifier

Au XVIIIe siècle, le cloître commençait rue de l'Arbre-Sec et longeait l'église par le nord puis tournait vers le sud pour former une sorte de parvis de l'église et continuait au-delà de la rue des Prêtres-Saint-Germain-l'Auxerrois sans atteindre le quai de l'École dont il était séparé par des maisons[2]. Le cloître était fermé la nuit[2].

HistoriqueModifier

En 1271, le cloître Saint-Germain-l'Auxerrois se nommait « ruella Guidonis de Ham[2] ». Il prit ensuite le nom de « cul-de-sac de la Treille » puis, au XVe siècle, celui de « rue du Puits-du-Chapitre[2] ». Au XIXe siècle, sa partie ouest étendue jusqu'à la place du Louvre est devenue la place Saint-Germain-l'Auxerrois tandis que sa partie nord constituait la rue Chilpéric.

Edgar Mareuse[3] suppose que c'est cette voie qui est citée dans Le Dit des rues de Paris de Guillot de Paris sous la forme « rue Sus la Rivière » lorsque celui-ci indique : « Par le Saint-Esperit, de rue Sus la Rivière en la Grant-rue. »

Au XIXe siècle, le cloître Saint-Germain-l'Auxerrois disparaît progressivement. D'abord avec la création de la place Saint-Germain-l'Auxerrois par démolition d'une partie des maisons séparant le cloître de la place du Louvre[4], puis par l'extension en 1854 de la place du Louvre à l'ensemble de la partie ouest du cloître en détruisant les derniers immeubles séparant cette place de l'église[5].

Durant les Trois Glorieuses, la voie fut le théâtre d'affrontement entre les insurgés et la troupe.

La partie nord du cloître, qui était devenue la rue Chilpéric, subsiste jusqu'à la construction de la mairie du 1er arrondissement et de son beffroi achevés en 1862[6]. Le nom de Chilpéric fait référence Chilpéric Ier à qui pourrait être attribuée la création de l'église au VIe siècle[6]. L'espace laissé libre par cette rue est occupé par la cour du presbytère et par la cour de l'école voisine ainsi que par la sacristie de l'église qui y est implantée en 1912[6].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

Dans la partie nord du cloître, entre la rue de l'Arbre-Sec et le cul-de-sac du Cloître se trouvait l'hôtel de Sourdis[2]. Entre la rue du Demi-Saint et la rue du Petit-Bourbon, une académie des enfants fut créée en 1786[2].

Notes et référencesModifier

  1. Baurit et Hillairet 1955, p. 20.
  2. a b c d e f et g Baurit et Hillairet 1955, « Le cloître Saint-Germain-l'Auxerrois », p. 237 et 238.
  3. Guillot de Paris, Le Dit des rues de Paris, avec préface, notes et glossaire par Edgar Mareuse.
  4. Pierre Pinon et Bertrand Le Boudec, Les Plans de Paris. Histoire d'une capitale, Paris, 2004, « 1821 Atlas administratif de la Ville de Paris », p. 90, 91, 96 et 97.
  5. Baurit et Hillairet 1955, « place du Louvre », p. 197.
  6. a b et c Baurit et Hillairet 1955, « rue Chilpéric », p. 237.
  7. Baurit et Hillairet 1955, « chapitre XVIII Le sac de l'église », p. 156.

BibliographieModifier