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Pisteur-secouriste
Ski Patroller.jpg
Un pisteur-secouriste durant une opération de secours sur piste de ski.
Appellation
pisteur-secouriste, patrouilleur des pistes (Amérique du Nord)
Secteur d'activité
Compétences requises
Niveau de formation
Contraintes
saisonnalité
Risques
risques de la montagne
Codes
IDEO (France)
ROME (France)
K1705

Un pisteur-secouriste, ou patrouilleur des pistes en Amérique du Nord, est un professionnel qui participe activement à la sécurité hivernale en montagne dans les stations de sports d'hiver, notamment en assurant le secours et le déclenchement préventif d'avalanches sur leurs domaines skiables et leurs pistes de ski.

Pisteur-secouriste en FranceModifier

MétierModifier

Les pisteurs secouristes travaillent en équipe, au sein d’un domaine skiable, sur tous les itinéraires accessibles par gravité depuis les remontées mécaniques, c'est-à-dire sur piste et hors piste, dans le domaine de concession.

Leur rôle est d’assurer l’accueil et l’information des usagers, la prévention des risques, et de porter secours et assistance aux personnes blessées ou en difficulté.

FormationModifier

Pré requis (premier degré)Modifier

  • Être âgé de 16 ans.
  • Être titulaire du PSE 1 et du PSE 2 : formation commune à tous les secouristes professionnels, volontaires ou bénévoles quel que soit leur milieu d’intervention.
  • Pour l'option ski alpin :
    • être titulaire de la flèche de vermeil[1] : slalom géant de 25 à 35 portes sur 250 mètres de dénivelé. Le calcul des performances se fait selon le pourcentage autorisé en plus du temps de base réalisé par un ouvreur moniteur ESF (or : de 0 à 15 % - vermeil : de 15,01 à 28 % - argent : de 28,01 à 40 % - bronze : de 40,01 à 45 % - fléchette : de 45,01 à 50 %) ;
    • être titulaire du test technique : épreuve de descente hors piste, reconnue à l’avance, sur une dénivelée maximum de 400 mètres. Il est destiné à évaluer la capacité du candidat à skier sur un parcours varié non préparé et sur tout type de neige naturelle. Seuls les skieurs « solides » sont retenus.
  • pour l'option ski nordique :
    • être titulaire du test technique : parcours d'endurance chronométré à ski de fond sur 15 kilomètres avec sac à dos de 10 kilos; et atelier technique en montée, en terrain plat et en descente pour vérifier l'aisance en toute neige.

Brevet national de pisteur-secouristeModifier

La formation initiale et le recyclage des pisteurs-secouristes sont assurés par l'école nationale des sports de montagne sur le site de Chamonix pour les pisteurs en ski alpin, et à Prémanon pour les pisteurs de ski nordique[2].

La formation initiale est sanctionnée par un diplôme dit « de premier degré », qui permet de travailler au sein d'un service des pistes d'un domaine skiable. Un diplôme « de deuxième degré » permet d'encadrer une équipe, et d'organiser des opérations de secours. Le diplôme « de troisième degré » permet de diriger un service des pistes ; il est orienté sur les aspects administratifs et réglementaires[2].

 
Un pisteur effectue un tir lancé lors d'un plan d'intervention et de déclenchement d'avalanche (PIDA).

Les pisteurs-secouristes peuvent en outre être spécialisés en nivologie (observateur nivo-météorologiste), être artificier afin de manier les explosifs et engins nécessaires au déclenchement préventif des avalanches, être maître-chien pour rechercher des victimes ensevelies sous des coulées de neige ou des avalanches, ou être maître-pisteur pour former les futurs professionnels.

Comme tâches annexes, ce sont aussi des pisteurs-secouristes qui peuvent conduire les installations d'enneigement automatique sur les domaines skiables.

HistoireModifier

Les origines de la professionModifier

Le premier service des pistes fut créé dans les années 1950 à Courchevel par Émile Allais et Jean Catellin, tous deux précurseurs de la profession.

Les dates importantes de la professionModifier

  • Brevet fédéral de patrouilleur : années 1950, délivré par la FFS.
  • Pisteur régional : années 1960, délivré par la FFS.
  • Pisteur national : années 1960, délivré par l’ENSA.
  • Pisteur chef : années 1960, délivré par l’ENSA.
  • 1966, naissance de l’ANPS devenue ANPSP ; deux actions : promouvoir le métier et favoriser les actions de formation.
  • Brevet national de pisteur-secouriste : décret no 79-869 du 5 octobre 1979.
  • À la suite de la réforme du secourisme de 1992, il est institué un nouveau Brevet national de pisteur-secouriste : décret no 92-1379 du 30 décembre 1992.

Patrouilleur de ski au CanadaModifier

Article détaillé : Patrouille canadienne de ski.

La formation des patrouilleurs de ski au Canada est gérée principalement par la Patrouille canadienne de ski, qui est composée de neuf divisions. La formation initiale comporte deux volets, notamment les premiers soins avancés et les opérations sur neige.

Dans chaque province, il y a également certains organismes qui offrent une formation équivalente. Par exemple, au Québec, il existe quatre organismes de formation alternatifs : l'Institut national de secourisme du Québec, le Groupe Montagne Explore, Trauma Experts et Station Mont Sainte-Anne[3].

Pisteur-secouriste en SuisseModifier

Autres paysModifier

 
Patrouille à ski prenant en charge un skieur blessé, Aspen, États-Unis, février 1974.

Notes et référencesModifier

  1. Cette épreuve est définie et organisée par l'école du ski français.
  2. a et b DEVENIR PISTEUR SECOURISTE
  3. Ski alpin / Les services de secourisme / Organismes agréés pour la formation des secouristes, Éducation et Enseignement supérieur Québec, Gouvernement du Québec (consulté le 21 janvier 2019).

AnnexesModifier