Peter Candid

peintre et graphiste flamand
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Peter Candid, de son nom en Allemagne, appelé auparavant en Italie Pietro Candido et en France Pierre Le Blanc[1], dont le nom d'origine était Peter De Witte[2], Pieter de Witte ou Peter de Wit[3], né à Bruges en 1548 et mort à Munich en 1628, est un peintre maniériste flamand, auteur de projets de tapisserie, actif en Italie et en Bavière où il travailla pour diverses cours[4].

Pieter de Witte
The Annunciation MET DP-974-001.jpg
L'Annonce faite à Marie, vers 1585. Metropolitan Museum of Art, New York.
Naissance
Décès
Activités
Maître
Lieux de travail

BiographieModifier

Il naquit à Bruges, et émigra avec ses parents à Florence à l’âge de dix ans. Son père était tapissier dans la fabrique de tapisserie nouvellement ouverte à Florence par les Médicis l’Arrazeria Medicea. Son nom de famille originel était selon les auteurs De Witte, de Wit ou de Witte, qu’il changea en Candido en Italie. Il utilisera le nom Candid après son installation en Bavière. Il commença son apprentissage au début des années 1560 auprès d’un maître dont on ne connaît pas le nom[5].

 
Déploration du Christ

La plus ancienne mention d’une œuvre de Candid concerne un paiement pour une fresque exécutée à Florence en 1569. En 1576, il est pour la première fois mentionné comme membre de l'Accademia del Disegno. Selon le biographe contemporain Karel van Mander qui connut Candid lors de son voyage en Italie, celui-ci travaillait avec Giorgio Vasari à la Sala Regia au Palais apostolique du Vatican, vers 1582-1883. Il travailla aussi avec Vasari pour la coupole de la cathédrale de Florence.

En 1586, il fut engagé par la cour de Munich, sur la recommandation du sculpteur Giambologna. Il fut d’abord peintre de cour pour Guillaume V de Bavière et ensuite pour l’électeur Maximilien Ier de Bavière. Candid exécuta des fresques dans plusieurs bâtiments publics tels que la Résidence de Munich et le Palais Schleissheim. Il fut, durant la période 1600 à 1628, l’artiste le plus en vue à Munich. Il était également actif comme marchand d’art, plus ou moins associé à Philipp Hainhofer (en).

 
Vierge et l'Enfant avec saint Jean-Baptiste, avant 1585.

Il se maria et eut cinq enfants, dont un fils Wilhelm qui fut peintre entre 1613 et 1625, mais devint ensuite officier de la cour après 1625. Sa fille épousa le graveur Philippe Sadeler.

Il fut le maître de Johann Ulrich Loth (de). Il meurt à Munich. En son souvenir, son nom est donné à un boulevard de Munich et à une station de métro Candidplatz.

ŒuvreModifier

Candid peignit des peintures historiques, des portraits, ainsi que des scènes mythologiques et allégoriques.

La bibliothèque universitaire de Salzbourg conserve de lui des dessins portant la signature : P. Cand. pinxit.

Notes et référencesModifier

  1. Joseph Delin, Histoire de la Belgique, Anvers, 1834, p. 121 : "Pierre de Witte, de Bruges, nommé Candido par les Italiens et Le Blanc par les Français, fit construire le superbe palais de Munich". Cette dernière phrase est inexacte, il n'en fut pas l'architecte mais uniquement l'auteur de fresques. Cette même erreur figure dans des articles obsolètes du XIXe siècle qui en font l'architecte de la Résidence et un sculpteur, comme dans Louis Désiré Véron, Revue de Paris, Nouvelle série. Premier tome. Lettre sur Munich, Paris, Au Bureau de la Revue de Paris, (lire en ligne), p. 81-82
  2. "Netherlands Institute for Art History", variantes du nom : "Peter De Witte, Peter de Wit, Peter Candid, Peter Candido, Pietro Candido, Pieter de Witte".
  3. Deutsche Biographie : "Candid, Peter (ursprünglich de Witte, beziehungsweise de Wit)".
  4. Peter de Witte (I) dans "Netherlands Institute for Art History".
  5. Brigitte Volk-Knüttel. "Candid, Peter." Grove Art Online. Oxford Art Online. Oxford University Press. Web.

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Liens externesModifier

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