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Pierre de Blois (en latin Petrus Blesensis) (v. 1135v. 1203) est un diplomate et poète latin du Moyen Âge.

Il étudie le droit et la théologie à l'école cathédrale de Paris et fut disciple de Jean de Salisbury[1]. C'est probablement pendant ses années d'études qu'il compose un certain nombre de textes en latin, dont certains ont été préservés dans la collection de Carmina Burana.

Pierre devient le tuteur du roi Guillaume II de Sicile en 1167. Autour de 1173, il s'établit en Angleterre, où il sert Henri II et Thomas Becket comme secrétaire. Il rentre ensuite au service d'Aliénor d'Aquitaine, veuve d'Henri II.

Œuvre en ligneModifier

CitationModifier

« Il y a deux choses pour lesquelles tout fidèle doit résister jusqu'au sang : la justice et la liberté. »
« Qu'aboient les chiens, que grognent les porcs ! Je n'en resterai pas moins spectateur des anciens... Nous sommes comme des nains sur les épaules de ces géants : si nous voyons plus loin qu'eux, c'est grâce à eux ...»[2].

Notes et référencesModifier

  1. Dumitru Murarasu, La poésie néo-latine..., Paris, J. Gamber, 1928, p. 153
  2. Edmond Faral, Recherches sur les sources latines des contes et romans courtois du Moyen Âge, Edouard Champion, Paris, 1913, p399. " Quidquid canes oblatrent, quidquid grunniant sues, ego semper aemulabor scripta veterum : in his erit occupatio mea ; nec me, si potero, sol unquam inveniet otiosum. Nos quasi nani super gigantum humeros sumus, quorum beneficio longius quam ipsi speculamur, dum antiquorum tractatibus inhaerentes elegantiores eorum sententias, quas vetustas aboleverat hominumve neglectus, quasi mortuas in quamdam novitiate essentiæ suscitamus " (Patrologia latina, 207, p. 290, A-B)

[1]

BibliographieModifier

  • Edmond Vansteenberghe, « Deux théoriciens de l'amitié au XIIe siècle. Pierre de Blois et Ælred de Riéval », in Revue des sciences religieuses, XII, 1932.
  • Amaury Chauou, "Les Plantagenêts et leur cour", Paris, Presses Universitaires de France, 2019, 420 p.
  1. (la) Patrologiae Latina, (lire en ligne), vol. CCVII, t. I, p. 290, col. A-B