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Pierre Simenon

romancier américano-suisse
Pierre Simenon
Description de cette image, également commentée ci-après
Pierre Simenon à Malibu en novembre 2009
Naissance (60 ans)
Lausanne, Drapeau de la Suisse Suisse
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français

Œuvres principales

  • Au nom du sang versé
  • L'Enfant de Garland Road

Pierre Simenon, né le à Lausanne, est un écrivain et romancier anglophone et francophone, il possède la triple nationalité suisse, américaine et canadienne. Pierre Simenon est le fils cadet de Georges Simenon.

BiographieModifier

Longtemps resté éloigné de l'écriture pourtant omniprésente chez les Simenon, comme en témoignent les nombreuses lettres familiales, Pierre Simenon a exercé plusieurs métiers, dont celui d'avocat et de professeur de plongée. C'est lors d'un break lié à l'accumulation de plusieurs évènements éprouvants, dont le décès de sa mère, en 1995 que Pierre Simenon se met progressivement à l'écriture et élabore un premier scénario de roman, qu'il retravaillera progressivement ensuite. En octobre 2015, il publie De père à père, dialogue posthume avec son père, disparu 26 ans plus tôt.

En 2010, il publie Au nom du sang versé, son premier roman. « Un thriller haletant et sanglant, à l'américaine »[1] qui met en scène un fils pris au piège d'un secret de famille concernant son père et sur lequel il décide d'enquêter. Pour se documenter, ce passionné d'histoire « passe un et demi à faire des recherches entre Berlin et Cracovie »[2].

Dans son second livre De père à père, Pierre Simenon raconte ses souvenirs lors d'un trajet de la côte ouest à la côte est des États-Unis. Il revient notamment sur les premières années d'une enfance dorée dans la demeure de son père à Epalinges, puis la dégradation progressive de l'ambiance familiale et le harcèlement que fit subir sa mère à son père Georges Simenon. Jusqu'au suicide de sa sœur Marie-Jo à l'âge de 25 ans, drame familial dont il attribue une part de responsabilité à sa mère [3],[4], personnalité égocentrique souffrant de troubles psychiatriques « Je ne me souviens pas d'avoir jamais aimé ma mère »[5]. Dans son livre, avec honnêteté, Pierre Simenon interroge un père, son « Dad » qu'il a tant aimé, sur ses zones d'ombre. Il met en parallèle sa réussite et une vie familiale en demi teinte, souvent perturbée par l'insatiable appétit de son père pour les femmes « Il aimait les femmes, toutes les femmes ». Pierre Simenon nous livre un récit sensible, teinté d'humanisme, qui interroge la paternité sans fards ni angélisme « Dans ce dialogue posthume avec un père pas comme les autres, Pierre Simenon livre son testament sentimental et familial »[6]. Il en profite également pour donner sa version des controverses autour de son père et notamment sa dernière compagne, Térésa.

ŒuvresModifier

RomansModifier

  • Au nom du sang versé, Flammarion, 2010
  • L'Enfant de Garland Road, Plon, 2019

EssaisModifier

  • De père à père, Flammarion, 2015

MédiasModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Un débutant nommé Simenon », sur LeFigaro.fr, (consulté le 15 décembre 2015)
  2. « Pierre Simenon: sans l'ombre d'un père », sur Hebdo.ch, (consulté le 15 décembre 2015)
  3. « Georges Simenon vu par son fils », sur Lexpress.fr, (consulté le 15 décembre 2015)
  4. « Un fils de Georges Simenon interpelle son père et se livre », sur La Tribune de Genève, (consulté le 15 décembre 2015)
  5. « Les livres ont la parole : "De père à père", de Pierre Simenon », sur RTL.fr, (consulté le 15 décembre 2015)
  6. « Pierre Simenon, de père à père », sur FranceInfo.fr, (consulté le 15 décembre 2015)

Liens externesModifier