Pierre Marie (médecin)

neurologue français, agrégé de médecine, membre de l'Académie de médecine

Pierre Marie né le à Paris et mort le au Pradet près de Cannes est un médecin neurologue français. À la clinique neurologique de la Salpêtrière, il succède en 1917 à Jules Dejerine à la Chaire inaugurée par Jean-Martin Charcot.

Pierre Marie
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Photographie d'Eugène Pirou (collection de portraits de la Biu Santé)
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BiographieModifier

Après ses études de médecine, il est nommé interne des hôpitaux de Paris en 1878 et commence à étudier la neurologie sous la tutelle de Jean-Martin Charcot à l'hôpital de la Salpêtrière et à Bicêtre. Pierre Marie est l'un des élèves les plus appréciés de Charcot et il devient son assistant spécial et le chef de son laboratoire. Il obtient son doctorat en médecine en 1883 avec une thèse sur une maladie thyroïdienne, la maladie de Basedow. Il obtient son agrégation à la faculté de médecine de Paris en 1889 où il a présenté une série de conférences célèbres sur les maladies de la moelle épinière.

 
Pierre Marie est représenté sur le tableau Une leçon clinique à la Salpêtrière.

Entre 1885 et 1910, période la plus productive de sa carrière, il a écrit des nombreux articles et livres et a développé une école internationale de neurologie. Marie a identifié avec succès et a décrit une série de désordres auxquels son nom est lié. En 1886, il décrit l'acromégalie, une maladie qui portera plus tard son nom (maladie de Pierre Marie). L'analyse qu'il fait à cette occasion des désordres de l'hypophyse contribue de façon déterminante au domaine naissant de l'endocrinologie.

En 1897, il crée un service neurologique à Bicêtre qui obtient rapidement une réputation mondiale. Ses travaux sur l'aphasie l'ont opposé à Paul Broca (1824-1880) et Carl Wernicke (1848-1905) quant à la localisation du centre de la parole. En 1907 il a sollicité avec succès la chaire vacante d'anatomie pathologique à la faculté de médecine et, avec l'aide de Gustave Roussy, son successeur, Marie a complètement modernisé l'enseignement d'anatomie pathologique.

En collaboration avec Charles Foix, Henry Meige et d'autres, il publia différents travaux consacrés aux séquelles neurologiques de la guerre. En 1917, âgé de 64 ans, Marie a été nommé à la chaire de neurologie qui avait été créée pour Charcot et occupée depuis par Fulgence Raymond (1844-1919), Édouard Brissaud (1852-1909) et Joseph Jules Dejerine (1849-1917).

Il donna une matinée à tous les illustres élèves de ce dernier (Jean Lhermitte, Gustave Roussy et tant d'autres) pour "vider les lieux" de la Salpétrière afin de marquer sa prise de pouvoir (article Wikipédia sur Dejerine).

Avec Édouard Brissaud, il a fondé la Revue de Neurologie en 1893, et la Société française de neurologie dont il fut le premier secrétaire général. Il a été nommé membre de l'Académie de médecine en 1911.

ÉponymieModifier

Il est à l'origine de la découverte de plusieurs entités cliniques nouvelles comme l'atrophie musculaire progressive en 1886, l'acromégalie en 1886, l'ostéoartropathie hypertrophique « pneumique » en 1890, l'hérédoataxie cérébelleuse en 1893, la spondylarthrite ankylosante (sous le nom de « spondylose rhizomélique ») en 1898[1], ce qui lui vaut une réputation internationale.

Œuvres et publicationsModifier

  • Leçons sur les maladies de la moëlle, G. Masson (Paris), 1892, 1 vol. (II-504 p.) : fig. ; in-8, lire en ligne sur Gallica.
  • Neurologie, Maloine (Paris), 1921.

BibliographieModifier

  • Gustave Roussy, « Nécrologie : Pierre Marie », La Presse médicale, nos 42-43,‎ , p. 481-483 (lire en ligne)
  • André Roch Lecours, « Aphasie : querelles », Revue neurologique, 1999, vol. 155, no 10 (1 p. 1/4), p. 833–847.
  • (en) de Almeida GM, Germiniani FMB et Teive HAG, « The seminal role played by Pierre Marie in neurology and internal medicine : O papel essencial de Pierre Marie na neurologia e na medicina interna », Arq Neuropsiquiatr, vol. 73,‎ , p. 887-9 (ISSN 1678-4227, lire en ligne)

Notes et référencesModifier

  1. Marie, P. Sur la spondylose rhizomélique. Revue de médecine (Paris) 1898; 18: 285-315

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier