Ouvrir le menu principal

Pierre Marec

personnalité politique française
Pierre Marec
Fonction
Membre du Conseil des Cinq-Cents
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de

Pierre Marec ( Brest Paris) est un homme politique français.

BiographieModifier

Chef du contrôle au port de Brest lorsque commença la Révolution, il adopta, avec enthousiasme les idées nouvelles, devint substitut du procureur de la commune en 1790, puis secrétaire général du département, fut élu, en le 14 septembre 1791, député suppléant du Finistère à l'Assemblée législative, où il ne fut pas appelé à siéger. Réélu, le 7 septembre 1792, député du Finistère à la Convention, le 4e sur 8, par 351 (422 votants), il siégea parmi les modérés, fit rendre un décret sur les dépenses du département de la marine, et traita avec compétence plusieurs questions techniques.

Lors du procès de Louis XVI, il opina en ces termes, pour l'appel et contre la peine de mort. Au 2e appel nominal : « La décision que vous allez porter sur Louis Capet doit avoir la même influence sur le peuple que la Constitution que vous préparez pour son bonheur ; quoique vous ayez des pouvoirs illimités, vous avez déclaré que cette Constitution n'aurait d'effet qu'autant qu'elle serait acceptée par le peuple ; je trouve que le jugement que vous porterez contre Louis ne pourra avoir d'exécution que par la ratification. Je vote pour oui. » Au 3e appel nominal : « je vote pour la réclusion de Louis pendant la guerre et pour son exil perpétuel après. »

Il travailla assidûment dans les comités des finances, des colonies et de la marine, et prit plusieurs fois la parole, notamment sur les matières commerciales. Il vota avec la Plaine pendant la Terreur. Au 9 thermidor, il se prononça contre Robespierre, devint membre du comité de salut public, et fit mettre en liberté la duchesse d'Orléans, le prince de Conti et d'autres suspects.

Il se prononça le 1er prairial pour qu'on maintînt l'inviolabilité de la représentation nationale, puis finit par voter toutes les mesures contre-révolutionnaires, se distingua parmi les adversaires de l'insurrection, dénonça Laignelot, et parla contre l'établissement d'un nouveau maximum. Marec devint ensuite membre du Conseil des Cinq-Cents, le 22 vendémiaire an IV, par les trois départements suivants : Saône-et-Loire, avec 234 voix (393 votants) ; Seine, avec 443 voix (678 votants) ; Seine-et-Oise, 170 voix (311 votants), il continua à s'occuper des réformes à apporter dans le recrutement maritime, fit proroger l'exécution du code hypothécaire, présenta un projet sur le droit de sortie des vins, etc.

Sous l'Empire, il fut nommé inspecteur de la marine à Gênes qu'il dut remettre aux étrangers par suite de la convention du 23 avril 1814. Nommé, aux Cent-Jours, inspecteur du port de Bordeaux (avril 1815), il ne se rendit pas à son poste.

La Restauration le mit à la retraite (1818), et lui donna (1820) la croix de Saint-Louis.

Son fils, Théophile-Marie-Finistère Marec (1792-1851), fut directeur du personnel de la marine en 1848.

MandatsModifier

  • 07/09/1792 - 26/10/1795 : Finistère - Modérés
  • 14/10/1795 - 20/05/1797 : Saône-et-Loire - Modérés

NotesModifier


RéférencesModifier

Liens internesModifier

Liens externesModifier