Pierre III de Lautrec

Pierre III de Lautrec
Pierre de Toulouse-Lautrec
Titre Vicomte de Lautrec
(1275 - 1327)
Prédécesseur Isarn IV de Lautrec
Successeur Amalric II de Toulouse-Lautrec
Biographie
Dynastie Famille de Lautrec
Nom de naissance Pierre de Lautrec
Naissance
Drapeau du Languedoc Languedoc
Décès
Drapeau du Languedoc Languedoc
Père Isarn IV de Lautrec
Mère Jeanne de Saissac
Conjoint Ermenjard de Bruniquel
Enfants Amalric II de Toulouse-Lautrec
Guy de Toulouse-Lautrec
Bérenger de Toulouse-Lautrec

Image illustrative de l’article Pierre III de Lautrec

Pierre III de Lautrec (1265 - 1327) ou Pierre de Toulouse-Lautrec, est vicomte de Lautrec, de 1275 à sa mort[1]. Il est aussi seigneur de Montredon[2].

Premier de sa famille a se faire appeler de Toulouse-Lautrec, il est l'ancêtre du célèbre peintre Henri de Toulouse-Lautrec.

BiographieModifier

Pierre III de Lautrec est membre de la famille de Lautrec, en tant que fils puîné du vicomte Isarn IV de Lautrec et de Jeanne de Saissac. A la mort de son père en 1275, Pierre III n'hérite que d'un seul huitième de la vicomté de Lautrec : en effet, il partage le domaine avec son frère, Frotard V, mais aussi avec certain de ses cousins depuis la division de la vicomté par Sicard VI et Bertrand Ier[3].

Il prend le nom de Toulouse-Lautrec, qui sera conservé par ses descendants, en accord avec une légende sur son ancêtre Frotard III de Lautrec, qui serait mort sans postérité. Sa sœur Alix, épouse de Baudouin de Toulouse, vicomte de Bruniquel et frère du comte Raymond VI de Toulouse, aurait alors hérité de la vicomté. Les vicomtes suivants, Sicard VI et Bertrand Ier, seraient donc issus de la famille de Toulouse et non pas de la famille de Lautrec[4]. Néanmoins, cette thèse est démenti par l'historien Philippe Zalmen Ben-Nathan[5], qui se base sur une archive plus ancienne de 1455. Celle-ci, écrite par Michel de Bernis, archiviste des comtes de Foix[6], prouve que Frotard III de Lautrec est bien le père de Sicard VI et de Bertrand Ier. Ceci est confirmé par la découverte d'une généalogie de la même époque allant en ce sens, dans les archives du Tarn[7]. On peut ainsii imaginer qu'il est le premier à adopter le blason qui restera celui des Toulouse-Lautrec et qui se différencie de celui des Lautrec.

Pierre III de Lautrec meurt finalement en 1327.

Mariage et postéritéModifier

Pierre III de Lautrec épouse Ermenjard de Bruniquel en 1285, union dont est issu :

Notes et référencesModifier

Article connexeModifier

RéférencesModifier

  1. a et b (en) « Family tree of Pierre de TOULOUSE LAUTREC », sur Geneanet (consulté le )
  2. « Généalogie de Pierre I DE TOULOUSE-LAUTREC », sur Geneanet (consulté le )
  3. Roger Gau, Petite histoire de la vicomté de Lautrec ; De sa création à sa disparition, (lire en ligne)
  4. Pierre Olhagaray - Histoire de Foix, Béarn et Navarre - Paris 1609 - p.264
  5. Philippe Zalmen Ben-Nathan, « Une généalogie inédite des vicomtes de Lautrec du XIIIe au XVe siècle », Annales du Midi, vol. 114, no 239,‎ , p. 369–379 (DOI 10.3406/anami.2002.2777, lire en ligne, consulté le )
  6. AD Pyrénées Atlantiques - E 491 folio 22v: Ecce la genolossia quant tot lo vescomtat de Lautrec era dun senhor, tot sol vescomte, (...). Dominus Frotardus, dominus et vicecomes Lautricensis, in solidum duos habuit filios legitimos et naturales, videlicet dominum Sicardum et dominum Bertrandum. Deinde vero dictus dominus Frotardus vicecomes in solidum dies suos clausit extremos relictis et sibi superstitibus prenominatis filiis suis, dominus Sicardo et Bertrando. Item ex dicto vero Sicardo, uno filio dicti domini Frotardi, primi vicecomitis, procreati fuerunt, videlicet dominus Petrus, dominus Amalricus "lo Pros", dominus Isarnus, dominus Frotardus et dominus Bertrandus fratres eius et filii dicti domini Sicardi. Item ex dicto vero domino Bertrando, fratre dicti domini Sicardi, fuit procreatus alter dominus Sicardus "lo Gros". (...)
  7. AD Tarn - 3 J 8, Cartulaire des seigneurs d'Ambres, p. XX, Publiée par Ph. Zalmen Ben-Nathan dans le Bulletin des la Société des Sciences, Arts et Belles Lettres du Tarn, t. 65 (2011), p. 210 - 230.