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Pierre Humbert (architecte)

architecte français
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Pierre Humbert
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Pierre HumbertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Enfant

Pierre Humbert est un architecte français né le à Uckange (Moselle)[1] et mort le à Paris 7e[2],[3].

Surnommé « l'architecte des princes »[4], ses réalisations en ont fait un des architectes majeurs de la Belle Époque.

Sommaire

BiographieModifier

Pierre Humbert naît en 1848 au sein d'une vieille famille originaire de Lorraine qui compta entre autres un argentier du comte de Vaudémont anobli au XVIe siècle et un général de Napoléon fait baron d'Empire.

Grands propriétaires fonciers parisiens, les Humbert possédaient notamment les terrains sur lesquels le baron Haussmann créa ce qui devint à sa mort le boulevard Haussmann.

Devenu célèbre en France et en Europe pour ses réalisations d'immeubles, hôtels particuliers et lieux publics à Paris et dans d'autres capitales telles que Bruxelles, il fut amené à diriger plusieurs chantiers de restaurations prestigieuses telles que celle du château de Malmaison.

Il travailla notamment pour son ami le prince de Caraman-Chimay, les Berthier, La Rochefoucauld, Montesquiou-Fézensac, Bourbon-Lignières ou encore les Schneider.

Humbert contribua ainsi à donner à Paris, et notamment au XVIe arrondissement, son visage actuel. Adepte d'un style néo-classique, il se place dans la continuité des travaux du baron Haussmann.

Il est le père de l'architecte Maurice Humbert, avec qui il dirigea son cabinet.

Réalisations remarquablesModifier

Classées par arrondissement et par rue de Paris lorsqu'il y a lieu - Seules sont mentionnées ici les réalisations n'ayant pas été détruites

FranceModifier

 
L'immeuble du 124, avenue Victor-Hugo

7e arrondissement de ParisModifier

Rue de BellechasseModifier
Avenue Charles-FloquetModifier
  • no 1 : hôtel particulier construit par Pierre Humbert et son fils Maurice de 1904 à 1911 pour Jean-Charles Chantrell, dans le 7e arrondissement de Paris. Cet immeuble, inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, fut élevé sur un terrain détaché du Champ-de-Mars. Ses plans sont ceux d’un immeuble de style "néo-antique", réalisé en conservant les méthodes en cours avant la création du système métrique. D'une architecture palladienne, l'édifice se signale à l'intérieur par son décor à base de marbre polychrome et par son monumental escalier elliptique à éclairage zénithal. Les façades sont ornementées de pilastres, de balcons à balustres et de deux vastes coupoles symétriques. C'est dans cet hôtel particulier que le prince et la princesse de Faucigny–Lucinge donnèrent en 1927 le célèbre bal "Souvenir de Proust", où certains personnages furent incarnés par leur modèle.
  • no 3 : hôtel particulier apparemment construit en collaboration avec M. de La Morine, architecte du Palais de la Légion d'honneur pour[4] le prince - roumain - Soutzo. L'hôtel, aux ouvertures sur l'avenue calquées sur celles de l’Alhambra de Grenade, fut offert par le prince à sa fille Hélène, princesse Soutzo, qui fut l'épouse de Paul Morand; il y reçurent le Tout-Paris dans le son fameux salon de 18 mètres de long dont Maurice Martin du Gard dira qu'« il paraissait désert quand il ne s’y trouvait que vingt personnes[5] » et qu'aimait particulièrement Marcel Proust.
  • no 11 : hôtel particulier, ancienne ambassade royale du Cambodge, accueillant de nos jours la résidence privée de l'ambassadeur, primé pour sa façade.
  • no 11 bis : hôtel construit pour le duc de Talleyrand-Périgord-Valençay primé pour sa façade, pastiche XVIIIe siècle.
  • no 15 : hôtel particulier, ancienne résidence de la princesse de La Rochefoucauld, abritant depuis 1919 l'ambassade de la République tchèque.
  • no 19 : immeuble primé pour sa façade, aux mascarons du type place des victoires[6], ou vécut Georges Pébereau.
  • no 37 : immeuble construit avec Maurice Humbert en 1913 pour la marquise Guilhem de Pothuau, accueillant de nos jours l'ambassade d'Éthiopie.
Rue du Colonel-CombesModifier
  • no 8 : hôtel particulier élevé pour le vicomte de Jousselin dans un styles aux résonances Louis XV et Art nouveau.
Rue de LilleModifier
Rue RousseletModifier

8e arrondissement de ParisModifier

Avenue des Champs-ÉlyséesModifier
  • no 119 : hôtel Carlton devenu en 1988 le siège de la compagnie Air France, actuellement le flagship Nespresso.
  • no 121 : immeuble faisant l'angle avec la rue Vernet (au no 16).
  • no 127 : immeuble abritant de nos jours le flagship Lancel, ancien palace Wanansacker.
Avenue Franklin-D.-RooseveltModifier
Rue LamennaisModifier

9e arrondissement de ParisModifier

11e arrondissement de ParisModifier

13e arrondissement de ParisModifier

14e arrondissement de ParisModifier

 
L'ambassade de la République tchèque, avenue Charles-Floquet.

16e arrondissement de ParisModifier

rue BeethovenModifier
  • no 7 : immeuble.
rue BoissièreModifier
  • no 66 : immeuble construit en 1896 pour les Bourbon-Lignières.
avenue BugeaudModifier

rue Copernic

  • n°47 : immeuble
rue Émile-MenierModifier
  • no 32 : immeuble élevé en 1904 pour sa famille.
place des États-UnisModifier
  • no 18 : immeuble construit pour Mlle de Montesquiou-Fezensac.
Avenue d'EylauModifier
  • no 9 : immeuble construit en 1891 pour le comte Horric de Beaucaire.
  • no 11 : immeuble construit en 1892.
Rue de FranquevilleModifier
  • L'immeuble faisant l'angle de la rue Verdi, élevé pour la vicomtesse de Dampierre.
Rue GreuzeModifier
  • no 4 : hôtel construit en 1893 pour le comte Horric de Beaucaire.
  • no 6 : hôtel construit pour la baronne Edmond de Grancey, actuelle ambassade d'Espagne.
villa GuibertModifier
Avenue KléberModifier
  • no 53 : immeuble.
Avenue MozartModifier
  • no 44 : immeuble.
Rue du RanelaghModifier
avenue Victor-HugoModifier
  • no 122 : immeuble.
  • no 124 : immeuble élevé en 1907 à la place de l'hôtel de Victor Hugo, cet édifice remporta plusieurs prix pour sa magnifique façade, qui comporte le visage de l'écrivain sculpté par Fonquergne.
  • no 167 : immeuble construit pour la famille Humbert en 1911.
rue VerdiModifier
  • La rue et l'intégralité de ses immeubles.
rue Yvon-VillarceauModifier
  • L'intégralité des immeubles de la rue Yvon-Villarceau, notamment pour les comtes Le Godinec, de Bonvouloir et le baron d'Ivry.

17e arrondissement de ParisModifier

18e arrondissement de ParisModifier

 
Le square Montmartre lors de son ouverture

Rueil-MalmaisonModifier

 
Le château de Malmaison, restauré pour Osiris

BelgiqueModifier

  • hôtel particulier 43 avenue Legrand à Ixelles (Bruxelles) édifié avec Maurice Humbert en 1910 dans le style "néo-classique" pour le prince diplomate Pierre de Caraman-Chimay et son épouse la vicomtesse de Dampierre, accueillant depuis 1919 l'ambassade d'Italie.

SourcesModifier

  • Françoise Talon, « Les palaces », in Les Champs-Élysées et leur quartier, Paris, 1988, p. 88,
  • Monique Eleb, Anne Debarre, Architecture de la vie privée Paris 1880-1914
  • Anne Debarre-Blanchard, L'Invention de l'habitation moderne, Paris, 1880-1914
  • L'Architecture au XXe siècle
  • Gérard Hubert, Réunion des musées nationaux, Musée national des châteaux de Malmaison et de Bois Préau : guide, Éditions de la Réunion des musées nationaux, 1986
  • Inventaire du patrimoine de la région Bruxelles-Capitale
  • Monuments historiques
  • Ministère de la Culture, Base Mérimée
  • Permis de construire de la ville de Paris

Notes et référencesModifier

  1. Acte de mariage n° 301 (vue 25/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 9ème arrondissement, registre des mariages de 1871.
  2. Acte de décès n° 1891 (vue 9/31). Archives en ligne de la Ville de Paris, état-civil du 7ème arrondissement, registre des décès de 1919.
  3. Bernard Chevallier, Malmaison, château et domaine des origines à 1904,Ed. de la Réunion des musées nationaux, 1989
  4. a et b Le Dictionnaire historique, architectural et culturel des Champs-Elysées, Pascal Payen-Appenzeller, Brice Payen, Gourcuff Gradenigo, 2013 
  5. in Les Mémorables
  6. Paris façade, Françoise Goy-Truffaut, Hazan, 1989
  7. Job, ou l'histoire illustrée, de François Robichon, éditions Herscher, 1984