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Pierre Victor Galtier

vétérinaire français
(Redirigé depuis Pierre Galtier)
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Pierre Victor Galtier, né le 15 octobre 1846 à Langogne (Lozère) et mort le 24 avril 1908 à La Mulatière, près de Lyon, est un vétérinaire et professeur titulaire, pendant trente ans, de la chaire de pathologie des maladies contagieuses, de la police sanitaire et de la législation commerciale et médicale à l’École vétérinaire de Lyon. Il est le premier à avoir développé un vaccin contre la rage (pour des animaux de laboratoire) avec des résultats expérimentaux probants, avant Louis Pasteur qui prit connaissance de ses travaux.

BiographieModifier

En 1846, Pierre Victor Galtier naît à Langogne de parents paysans.

En 1853, il est confié à des religieuses qui dirigent une école enfantine locale. Par deux fois, il s’enfuit de cette école. Il est confié alors à sa grand-mère habitant la ville de Langogne. À partir de ce moment-là et grâce à des professeurs qui lui inculquent l’importance du travail scolaire, son assiduité à l’école change.

Il fait ses études secondaires à Langogne puis à Mende à partir de la classe de seconde.

Ses humanités gréco-latines, commencées en la préfecture lozérienne, se terminent à La Chapelle-Saint-Mesmin dans la célèbre école ecclésiastique secondaire de Monseigneur Félix Dupanloup, "le Petit Séminaire", dépendant du Séminaire d'Orléans. Il est reçu bachelier avec la mention « Très bien ».

Maître d’étude au collège de Marvejols, il se prépare activement à sa licence.

À cette époque, le département de la Lozère crée une bourse pour permettre à un étudiant pauvre de devenir vétérinaire.

En 1868, Pierre Victor Galtier obtient cette bourse pour suivre les cours comme élève à l’école vétérinaire de Lyon. Il se présente au concours d’entrée de cette école vétérinaire où il est reçu premier. Il sera major de sa promotion, les quatre années d’études d’affilée et est récompensé par le « Grand prix Bourgelat ».

En 1873, il est diplômé vétérinaire. Il commence sa vie professionnelle comme collaborateur de M. Delorme, vétérinaire à Arles, dont il épouse la fille. Il entre dans l’enseignement vétérinaire sur la chaire de pathologie des maladies infectieuses et à 33 ans, il commence ses travaux sur la rage.

En 1876, à la suite d’un concours, il est nommé chef du service de pathologie et d’anatomie pathologique, de clinique interne et de police sanitaire, dans son école, l’École de Lyon.

En 1877, cette école était à l’avant-garde des études expérimentales poursuivies sur la pathologie microbienne et la microbiologie, science qui n’en était qu’à ses premiers balbutiements.

C’est en effet à l’École de Lyon que revient le mérite d’avoir, la première, soutenu le principe de la contagiosité de certaines affections comme la tuberculose, la morve, la rage contre de grands noms de l’École d’Alfort qui se sont unis pour défendre la doctrine de la génération spontanée.

En 1878, il est nommé professeur de pathologie des maladies contagieuses, de police sanitaire, de législation commerciale et médicale.

C’est en 1878 que M. Bouley, Inspecteur général des écoles vétérinaires, obtient la création d’une nouvelle chaire qui séparerait l’enseignement de la pathologie générale de celui des maladies contagieuses. Après un concours brillant où la lutte fut très serrée, Pierre Victor Galtier est désigné pour cette chaire qu’il occupe pendant trente ans.

Dès lors, il se consacre à ses travaux de laboratoire et à l’enseignement.

Dès 1879, il réalise des découvertes importantes concernant deux maladies mortelles : la morve et la rage (voir travaux).

Signalons qu’en 1883, il est licencié en droit.

Pour ses travaux sur la rage, il est pressenti pour le prix Nobel. Malheureusement pour lui, le prix Nobel n’est décerné que du vivant des personnes : il meurt en 1908, juste avant l’attribution du fameux prix, qui est alors décerné à Paul Ehrlich et Ilya Ilitch Metchnikov[1],[2].

Titres et distinctionsModifier

  • Membre titulaire de la Société d'anthropologie de Lyon (1881)
  • Membre titulaire de la Société nationale d'agriculture, histoire naturelle et arts utiles de Lyon (1887)
  • Officier d'Académie (1888)
  • Chevalier de la Légion d'honneur (1891)
  • Officier du Mérite agricole (1895)
  • Correspondant de l'Académie de médecine
  • Correspondant de la Société nationale d'agriculture (1898)
  • Associé national de la Société centrale de médecine vétérinaire (1898)
  • Élu associé national de l'Académie de médecine, par 56 suffrages sur 59 (1901)
  • Nommé Commandeur du Mérite agricole (1903)
  • Membre de l'Académie vétérinaire de France (1903-1908)
  • Membre du Conseil départemental d'hygiène du Rhône (1903)
  • Nommé officier de l'instruction publique (1906)
  • Membre de la commission de vaccins du Rhône
  • Quatre médailles d'or à l'effigie d'Olivier de Serres (travaux sur la rage, pneumo-entérite du mouton et du cheval et tuberculose) Société d'Agriculture de France
  • Prix Bréant (pour ses travaux sur la rage) [3]
  • Prix Barbier (pour son ouvrage sur la rage). Académie de médecine, concours 1887
  • Prix Behague de la Société nationale d'agriculture de France pour son travail sur la pneumo-entérite du mouton (25 juin 1890)
  • Prix Barbier (1891) (pour ses travaux sur la pneumo-entérite des fromages) (15 décembre 1891).
  • Prix Stanski (1892) (pour la deuxième édition des maladies contagieuses 1892)

Les travaux de GaltierModifier

Pierre Galtier s’est distingué pour ses travaux sur la rage. Il fut en effet le premier, avant Louis Pasteur, à mettre au point un vaccin contre la rage.

Il fait également des avancées importantes sur l’étude de la morve, sur la contagiosité des virus, etc (voir autres travaux).

Les travaux de Galtier sur la rageModifier

D’emblée, on peut dire que l’apport de Galtier est d’avoir fait le premier des recherches sur la rage et d’avoir conçu le premier vaccin contre la rage. Il fut plus qu’un précurseur de Pasteur dans la lutte contre la rage : il fut le créateur du vaccin et des concepts sous-jacents au vaccin. Par exemple, c'est lui qui postule que, en raison de la période d'incubation de la rage, le développement d'un vaccin pourrait être utilisé à titre curatif pour une maladie comme celle-ci[4].

L'historique des travaux de Galtier sur la rageModifier

1879Modifier

Sa première publication sur la rage est un mémoire intitulé "Études sur la rage" publié dans deux revues vétérinaires[5],[6],[7] et dont les conclusions sont publiés dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences.

En effet, le 25 avril 1879, l’Académie des sciences publie sa note sur la rage[8].

L’article publie ses conclusions très claires sur ses recherches :

« 1. La rage de chien est transmissible au lapin, qui devient de la sorte un réactif commode et inoffensif pour déterminer l’état de virulence ou de non-virulence des divers liquides provenant d’animaux enragés (…)

2. La rage du lapin est transmissible aux animaux de son espèce (…)

3. Les symptômes qui prédominent chez le lapin enragé sont la paralysie et les convulsions.

4. Le lapin peut vivre de quelques heures à un, deux et même quatre jours après que la maladie s’est manifestement déclarée.

5. (…) la période d’incubation [9] est plus courte chez lui que chez les autres espèces. (Sur base d’un tableau d’expérience publié dans la note, Galtier calcule exactement et correctement une durée moyenne d’incubation pour le lapin de 18 jours).

6. L’acide salicylique, administré par injection hypodermique, à la dose quotidienne de 0,0068 gr, pendant quatorze jours consécutifs à partir de la cinquantième heure après inoculation, n’a pas empêché le développement de la rage chez le lapin.

Galtier a également une idée de génie : il entreprend des expériences en vue de rechercher un agent capable de neutraliser le virus rabique. Il pense que la découverte d’un moyen préventif efficace équivaudrait presque à la découverte d’un traitement curatif, surtout si son action était réellement efficace, un jour ou deux après la morsure, après l’inoculation du virus[4]. C’est cette idée de génie qui est à la base du traitement préventif de la rage par la vaccination.

7. La salive du chien enragé, recueillie sur l’animal vivant et conservée dans l’eau est encore virulente cinq, quatorze, vingt-quatre heures après. (…) »

1880Modifier

En 1880, Galtier publie un "Traité des maladies contagieuses" qui contient tout un chapitre sur la rage[10].

C'est dans cet ouvrage qu'il écrit cette phrase résumant ses premières observations sur l'immunité dans la rage : « Le virus rabique injecté directement dans le torrent circulatoire reste sans effet, c'est du moins ce que j'ai constaté dans plusieurs expériences où j'avais injecté dans la jugulaire du mouton une grande quantité de bave rabique.» [11]. Ses remarquables expériences seront publiés dans plusieurs articles l'année suivante.

Toujours en 1880, Louis Pasteur commence à s’intéresser à la rage, comme l’atteste une de ses communications. Il prend connaissance des travaux de Galtier, qu’il considère avec un certain dédain, pensant que ces expériences « ne permettent pas de rapprocher, encore moins d’identifier la maladie […] avec la rage ».

Cette attitude de Louis Pasteur est fréquente : il dénigre ses précurseurs pour reprendre à son compte leurs travaux et puis s’en attribuer le mérite… (voir Henry Toussaint, Antoine Béchamp)

1881Modifier

Le 1er août 1881, Galtier envoie une note à l'Académie des sciences[12]. Il y consigne ses expériences d’inoculation intraveineuse du virus rabique dans le torrent circulatoire.

Il écrit que :

« Les conclusions qui se dégagent de ces faits sont suivantes :

1°. Les injections de virus rabique dans les veines du mouton ne font pas apparaître la rage et semblent conférer une immunité.

2°. La rage peut être transmise par l’injection de la matière rabique »

Il a donc trouvé un moyen de conférer une immunité contre la rage sur le mouton.

Il publie également dans le bulletin de l'Académie de médecine[13] et écrit entre autres que : «J'ai injecté sept fois la salive rabique dans la jugulaire du mouton sans jamais observé la rage, un de mes sujets d'expérience a été successivement inoculé avec la bave d'un chien enragé, après quatre mois que cette inoculation a été faite, l'animal se porte toujours bien; il semble avoir acquis l'immunité. Je l'ai inoculé encore quinze jours en lui mettant huit centimètres cubes de salive rabique dans le péritoine; il va toujours très bien; prochaine je lui ferais une autre inoculation. »

Pour l'historien des sciences Jean Théodoridès, c'est la première fois dans l'histoire de la médecine que l'on émet l'idée d'immunisation contre la rage avec des résultats expérimentaux probants à la clé[14].

1882Modifier

Cette année, Galtier remarque que « l’inoculation intra-veineuse est inefficace. [Mais] une immunité fait suite, chez le mouton, à cette inoculation » et remarque l’absence de virus dans les centres nerveux.

Ce dernier point attire l’attention de Louis Pasteur qui y voit un défaut de sensibilité dû à la technique d’inoculation sous-cutanée. Il met au point, avec son élève Emile Roux, une inoculation intra-crânienne par trépanation du chien. Ainsi, il arrive à isoler du virus dans les centres nerveux et pressent la notion de neuroprobasie (les neurones sont les cellules de l’organisme les plus sensibles au virus de la rage). En conséquence, le virus va s’y développer préférentiellement, occasionnant une diffusion du virus par les voies nerveuses du point d’inoculation périphérique vers le cerveau).

1883Modifier

En 1883, Emile Roux publie sa thèse de doctorat en médecine sur "Des nouvelles acquisitions sur la rage". D'après Jean Théodoridès[15], ce qui frappe de prime abord dans ce mémoire rédigé par Roux avec minutie et méthode est la fréquente mention des travaux de Galtier cités d'un bout à l'autre. Alors que Louis Pasteur n'évoque que tout à fait incidemment Galtier[16].

1886Modifier

Il publie en 1886 un important livre sur la rage, "La rage envisagée chez les animaux et chez l'homme au point de vue de ses caractères et de sa prophylaxie".

Il y expose[17] :

- les symptômes de la maladies
- la curabilité
- l'étiologie où il montre, une fois pour toutes, l'inexistence de la rage "spontanée" et il conclut que "La contagion est la seule cause capable de faire apparaître la rage chez les animaux quels qu'ils soient."
- la transmissibilité de la rage à différents animaux
- les modes de transmission expérimentale de la rage par piqûres

Il y rappelle ses recherches de 1879-1881 et rapporte qu'il les a poursuivies jusqu'en 1886 (date de parution de cet ouvrage)[17].

Le livre traite également des mesures de police sanitaire et de médecine légale, des mesures de contrôle des chiens (port du collier, de la muselière, de la laisse)[17].

1887Modifier

En 1887, il reçoit le Prix Barbier pour ses travaux sur la rage.

Dans son rapport sur le Prix Barbier décerné à Pierre Galtier par l'Académie de Médecine, Edmond Nocard écrit : « La découverte de M. Galtier a donc une haute importance, non seulement au point de vue scientifique, mais encore au point de vue pratique; il est permis d'espérer qu'elle conduira prochainement à l'institution d'un traitement simple, pratique et efficace, permettant de sauver le plus grand nombre d'animaux mordus. » [18].

La même année, il reçoit le Prix Bréant de l'Académie des Sciences (décembre 1887) pour son livre sur la rage. Bouchard, au nom de la commission composée de Marey, Charcot, Brown-Séquard et Verneuil fait ressortir toute l'importance de ses travaux qui précèdent de plusieurs années ceux de Louis Pasteur[19].

1888Modifier

Le 30 janvier 1888, Pierre Galtier publie un article dans les Comptes rendus de l’Académie des Sciences[20]. Il insiste sur le fait que « le virus rabique conserve son activité dans les cadavres enfouis, de sorte que, quand des doutes surgissent après coup sur la nature de la maladie qui a déterminé la mort, l’exhumation et l’inoculation du bulbe sont tout naturellement indiquées » [21].

Pour Galtier (rappelons qu'il professeur de police sanitaire, de législation médicale et de maladies contagieuses), la conséquence de cette persistance du virus rabique est donc « Et dans les questions de prophylaxie à instituer, quand, dans les questions de médecine légale et dans les procès en responsabilité intentés aux propriétaires, on aura des doutes sur la nature de la maladie, il sera indiqué de demander l’exhumation du cadavre, non seulement pour faire l’autopsie, qui, souvent, aura été déjà pratiquée, mais surtout pour faire procéder à l’inoculation du bulbe » [22].

Le 16 avril 1888, il envoie à nouveau une note[23]. Il rappelle ses expériences faites en 1880-1881 qui démontrent que l’injection du virus rabique dans les veines du mouton et de la chèvre ne leur donne pas la maladie mais leur confère une immunité contre la rage [24]. Il signale également que des recherches faites en 1884 par Edmond Nocard et Emile Roux ont confirmé le bien-fondé de ses déductions[25]. Ces auteurs notent que la méthode d'injection intraveineuse peut prévenir la rage après inoculation dans l'œil et après morsure d'animal rabique[26].

Dans son article, Galtier relate également ses expériences faites sur des moutons et des brebis.

1891Modifier

En 1891 paraît la deuxième édition de son "Traité des maladies contagieuses". On y lit que Galtier est profondément déçu, voire ulcéré[27] des remarques négatives de Louis Pasteur à propos de ses recherches. Ce dernier, soi-disant, ne retrouve pas chez le chien l'immunité acquise chez le mouton et la chèvre à la suite d'une injection intraveineuse de virus de la rage [28]. Alors que Edmond Nocard et Emile Roux ont confirmé en 1888 (cfr supra) par leurs propres expériences faites en 1884 les expériences que Galtier avaient faites en 1881[26].

1904Modifier

À cette époque Galtier a perdu quatre de ses huit enfants ainsi que sa femme, et est donc fortement découragé[2].

Il publie toutefois en 1904, un article qu’il intitule « Pages d’histoire » [29] et dans lequel il écrit : « …j’avais étudié le premier, dès 1879-80-81, les effets de l’injection intraveineuse du virus rabique. J’avais, le premier démontré de la façon la plus péremptoire, son innocuité chez les animaux herbivores et son action immunisante. J’avais établi le premier, avant qu’il fut question de la vaccination par le procédé Pasteur ou autre, que l’immunité contre la rage mortelle pouvait être conférée à certains animaux par un procédé particulier d’inoculation….dès 1881, j’avais démontré que les injections de virus dans les veines du mouton et de la chèvre ne font pas apparaître la rage et confèrent l’immunité… ».

Dans cet article, il revendique sa priorité dans la mise en évidence de la possibilité d'obtenir l'immunisation antirabique, en soulignant que les résultats obtenus chez les petits ruminants (mouton, chèvre) furent confirmés par Edmond Nocard et Emile Roux en 1888[30],[31].

1907Modifier

En 1907, Galtier reçoit un important témoignage d'estime en provenance de l'Institut Karolinska de Stockholm qui lui demande d'envoyer l'ensemble de ses travaux sur la rage afin de proposer sa candidature au prix Nobel de physiologie et de médecine pour l'année 1908[32].

1908Modifier

Il décède en 1908, et ne peut donc pas apprendre que le prix Nobel de physiologie et de médecine allait lui être attribué pour ses travaux sur la rage (le prix n'est pas décerné à titre posthume).[réf. nécessaire]

Les autres travaux de GaltierModifier

Il rédige également divers travaux sur la nature intime des tissus, sur la contagiosité des virus.

Il rédige deux livres sur « Le règlement sanitaire et législation de ses rapports avec le commerce des animaux domestiques » et sur « Le traité des maladies contagieuses et de la police sanitaire ».

Pierre Galtier s'est essentiellement intéressé aux maladies infectieuses des animaux domestiques : rage, morve, tuberculose, charbon, pneumo-entérites, etc[33].

En plus de ses découvertes sur la rage, il en réalise aussi sur la morve.

ŒuvresModifier

Sur les travaux de la rageModifier

  • Pierre Galtier, Études sur la rage, Rec. Méd. Vét, 1879, 6, 2e série, no 17, p. 857-867.
  • Pierre Galtier, Études sur la rage, Ann. Méd. vét., 1879, 28, p. 627-639.
  • Pierre Galtier, Études sur la rage - Rage du lapin. Mémoire de Galtier présenté à l'Académie des sciences par M. Bouley, Comptes rendus de l'Académie des sciences 1879, tome 89, pages 444-446, 25 août 1879.
  • Pierre Galtier, Première démonstration de l'immunité rabique et de la toxicité de la matière nerveuse. Mémoire de M. Galtier présenté à l'Académie de médecine par M. Bouley, Bulletin de l'Académie de médecine 1881, tome 10, p. 90-94, 25 janvier 1881
  • Pierre Galtier, Transmission du virus rabique, Bull Acad. Méd., 1881, 2e série, tome 10, p. 90-94
  • Pierre Galtier, Les injections de virus rabique dans le torrent circulatoire ne provoquent pas l'éclosion de la rage et semblent conférer l'immunité. La rage peut être transmise par l'ingestion de la matière rabique. Note de M. Galtier, présentée à l'Académie des sciences par M.Bouley, Comptes rendus de l'Académie des sciences 1881, tome 93, p. 284-285, 1er août 1881
  • Pierre Galtier, La rage envisagée chez les animaux et chez l'homme au point de vue de ses caractères et de sa prophylaxie, éd. Imprimerie de L.Bourgeon (Prix Barbier de l'Académie de médecine. Séance du 13 décembre 1887). (Prix Bréant de l'Académie des sciences sur la proposition du professeur Bouchard qui revendique pour le professeur Galtier, la première démonstration de l'immunité rabique. Séance du 26 décembre 1887)
  • Pierre Galtier, Persistance de la virulence rabique dans les cadavres enfouis. Note de M. Galtier présentée à l'Académie des sciences par M. Chauveau. Comptes rendus de l'Académie des sciences 1888, tome 106, p. 364-366, 30 janvier 1888
  • Pierre Galtier, Nouvelles expériences sur l'inoculation anti-rabique en vue de préserver les animaux herbivores de la rage à la suite de morsure de chiens enragés. Conservabilité du virus rabique. Note de M. Galtier, présentée à l'Académie des sciences par M. Chauveau. Comptes rendus de l'Académie des sciences 1888, tome 106, pages 1189-1191, 16 avril 1888.
  • Pierre Galtier, Nouvelles expériences tendant à démontrer l'efficacité des injections intraveineuses de virus rabique en vue de préserver de la rage les animaux mordus par des chiens enragés. Note de M. Galtier présentée à l'Académie des sciences par M. Chauveau, Comptes rendus de l'Académie des sciences 1888, tome 107, pages 798-799, 12 novembre 1888
  • Pierre Galtier, Traité des maladies contagieuses, 1891, vol. 2, 141. (un chapitre est consacré à la rage).
  • Pierre Galtier, Une page d'Histoire. Découverte de l'immunité rabique. Vaccination antirabique par injection intraveineuse. Note communiquée à la Revue Pasteur de Barcelone (Revue vétérinaire -Espagne mai 1908). Journal de médecine vétérinaire et de zoologie, mai 1904, 55, p. 274-277

Sur les autres travaux que la rageModifier

  • Pierre Galtier, Traité des maladies contagieuses et de la police sanitaire des animaux domestiques, éd. Imprimerie Beau, Lyon, 1880. Présenté en octobre 1880 à l'Académie de médecine par M. Bouley
  • Pierre Galtier, Dangers de l'utilisation des produits tels que le petit lait et le fromage, obtenus avec le lait de vaches tuberculeuses (Note présentée à l'Académie des sciences par M. Chauveau), Comptes rendus de l'Académie des sciences 1887, tome 104, pages 1333-1335, 9 mai 1887
  • Pierre Galtier, De l'emploi des sangs frais dans la clarification des vins, au point de vue de la transmission possible de la tuberculose à l'homme (Note présentée à l'Académie des sciences par M. Chauveau), Comptes rendus de l’Académie des sciences 1887, tome 104, pages 1879-1881, 27 juin 1887
  • Pierre Galtier, Dangers des matières tuberculeuses qui ont subi le chauffage, - la dessiccation, le contact de l'eau, la salaison, la congélation, la putréfaction (Note présentée à l'Académie des sciences par M. Chauveau), Comptes rendus de l'Académie des sciences 1887, tome 105, pages 231-234, 25 juillet 1887
  • Pierre Galtier et Violet, Les pneumo-entérites infectieuses des fourrages ou variétés des affections typhoïdes des animaux solipèdes, 1890. Mémoire couronné par la Société Nationale d'Agriculture de France ‘Prix Olivier de Serres. Prix Barbier de l'Académie de médecine Séance du 15 décembre 1891)
  • Pierre Galtier, Traité des maladies contagieuses (2e édition revue et corrigée), éd. Hasselin et Houzeau. Tome premier, 935 pages et tome deuxième, 975 pages. 1891-1892 (Prix Stanski de l'Académie de médecine. Séance du 13 décembre 1892)
  • Pierre Galtier, Traité des maladies contagieuses, éd Asselin-Houzeau, Paris, 1897
  • Pierre Galtier, Action de l'iode sur le virus du charbon bactéridien et sur le virus du charbon symptomatique. Possibilité de transformer l'un et l'autre virus en vaccin par l'addition de la solution de Lugol au moment de l'inoculation, Journal de médecine vétérinaire et de zootechnie, août 1903, p. 462-467.

CitationsModifier

  • « Ce n’est pas assez que son nom soit sauvé de l’oubli, l’avenir doit l’associer à la gloire de Pasteur » (Professeur Pierre Lépine)
  • « Je suis particulièrement reconnaissant à Jean Théodoridès d'avoir consacré un chapitre entier aux travaux de Galtier. Ce grand précurseur méconnu de Pasteur (qui ne le cite qu'incidemment) a non seulement démontré le premier la possibilité de rendre des ruminants réfractaires à la rage, mais il en a, en introduisant les passages sur le lapin dans la technique expérimentale (que Pasteur adoptera après l'échec des passages sur le singe) donné à l'expérimentateur le moyen pratique de travailler en toute sécurité pour observer le comportement et l'évolution des souches rabiques. On oublie trop souvent que c'est Galtier qui a par ses travaux ouvert à Pasteur la voie magnifique qui conduisait à l'un des plus grands triomphes de la science médicale » (Professeur Pierre Lépine) [34]
  • « C'est Galtier qui, indiscutablement, ouvre la voie moderne à l'expérimentation systématique et raisonnée en matière de rage » (Professeur Pierre Lépine) [35]
  • «Ces deux découvertes de Galtier[36] faisaient ainsi de la rage une maladie dont l'expérimentation était à la portée de tous les laboratoires, si précaires qu'ils fussent, et dont la guérison préventive pouvait être espérée. On ne s'étonne plus alors que les progrès allassent si vite par la suite en la matière : le virus rabique quand bien même on ignorait sa nature, était enfin apprivoisé, dompté, maîtrisé. Le grand et le premier vainqueur en avait été le Pr Galtier avant Pasteur» (Yves Robin) [37].
  • « …Avant de suivre pas à pas les expériences de Pasteur, il convient de préciser que la part de Galtier dans leur succès n’a sans doute jamais été suffisamment soulignée. Certes, tardivement, en 1908, on pensera à lui pour l’attribution du prix Nobel de médecine, mais GALTIER mourra quelques mois avant le délibération du jury qui désigna alors Paul Ehrlich et Metchnikov… » (Patrice Debré) [38]
  • « Pour revenir sur ce vaccin, c'est Galtier, vétérinaire mentionné comme précurseur de Pasteur… qui va le premier réaliser la vaccination des ruminants contre la rage.
Même Maurice Vallery-Radot, très pasteurien, dira dans son livre l'influence de Galtier : « Dans un premier temps Pasteur a loué l'initiative de Galtier, dans un premier temps il l'a contestée, c'était un peu la façon d'agir de Pasteur » et il poursuit « il convient de reconnaître que l'antériorité des travaux sérieux sur la rage revient à Galtier qui dans cette voie a précédé Louis Pasteur de 20 mois ».
Galtier recevra le prix Bréhant de 30.000 francs or et disait en parlant de Pasteur « quand je parle d'expérience sur le mouton, il me parle lui de chien; impossible de discuter avec cet homme-là ». Galtier, pour son vaccin, partait de salive d'animal infecté, Pasteur lui prit des bulbes rachidiens de chiens enragés. Dès 1879, Galtier va proposer un traitement curatif par un moyen préventif. Il constate de grosses différences d'action suivant l'espèce d'animal et aussi de virulence suivant le passage sur des animaux dont il a testé les réponses. Pasteur est pressé comme d'habitude de commencer les essais sur l'homme et il va se servir de moelle rabique desséchée par la potasse caustique dans le fameux flacon à double tubulure de Roux, sans le lui dire d'ailleurs. » (Pierre-Yves Laurioz) [39]
  • «En recherchant un moyen d'empêcher la rage chez les sujets mordus par un animal enragé en les vaccinant très rapidement après les morsures, Galtier eut une idée tout à fait neuve et vraiment géniale… Il avait en effet compris que la maladie n'était plus dangereuse que lorsque le virus encore inconnu avait pénétré dans les centres nerveux amenant une issue fatale. L'incubation de la rage étant assez longue, il était intéressant et utile de provoquer une immunité empêchant l'apparition de la maladie…» (Philippe Decourt) [40]
  • «Un jeune médecin, Emile Roux reprend les recherches de Galtier et, en 1883, consacre sa thèse de doctorat à de Nouvelles acquisitions sur la rage. C'est Roux qui mit au point le procédé d'inoculation intracérébrale après trépanation. La méthode d'atténuation d'un virus par le «vieillissement in vitro », préconisé par Peuch, de l'École vétérinaire de Toulouse, était déjà bien connue pour la vaccination contre la clavelée (ou «variole des moutons »).[réf. souhaitée] C'est Roux encore qui, dans le même but, utilisa des tubes larges à double ouverture, en desséchant et faisant vieillir les moelles de lapins avec de la potasse placée dans le fond des tubes. Ce sont des procédés que Pasteur utilisera en imitant les travaux de Roux qui travaillait dans son laboratoire. Dans sa récente et excellente Histoire de la rage[14] notre collègue Jean Théodoridès écrit que la méthode utilisée par Pasteur au laboratoire « est issue directement des travaux de Galtier sur la rage du lapin », et plus précisément des techniques de Roux. Mais celui-ci ne fut pas d'accord avec Pasteur pour son premier essai d'application chez l'homme parce que cet essai était trop précoce, l'innocuité n'étant pas certaine. C'est pourquoi la Note d'octobre 1885 fut présentée par Pasteur sans la signature de Roux. L'avenir montrera que Roux avait raison.» (Philippe Decourt) [41].
  • «Tout historien des sciences sait à quel point la notion de précurseur est à manier avec précautions. Toutefois, la remarquable contribution à la découverte de la vaccination antirabique de Pierre Victor Galtier (1846-1908) nous paraît faire exception.» (Antonio Cadeddu) [42]

Notes et référencesModifier

  1. Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, chap VI
  2. a et b La vie de Galtier
  3. Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1887, tome 105, séance du 26 décembre 1887
  4. a et b Pierre Galtier, Etudes sur la rage (Note présentée par M. Bouley), Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1879, tome 89, 25 août 1879, p 445.
  5. Pierre Galtier, Études sur la rage, Rec. Méd. Vét, 1879, 6, 2e série, n°17, p 857-867.
  6. Pierre Galtier, Études sur la rage, Ann. Méd. vét., 1879, 28, p. 627-639.
  7. Jean Théodoridès, Histoire de la rage, éd. Masson, 1986, p. 190.
  8. Pierre Galtier, Études sur la rage (Note présentée par M. Bouley), Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1879, tome 89, 25 août 1879, p. 444-446.
  9. C’est-à-dire la période d’incubation de la rage.
  10. Ce livre connaîtra en tout trois éditions : en 1880, 1891, 1897.
  11. in Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 191.
  12. Pierre Galtier, Les injections de virus rabique dans le torrent circulatoire ne provoquent pas l’éclosion de la rage et semblent conférer l’immunité. La rage peut être transmise par l’ingestion de la matière rabique (Note présentée par M. Bouley), Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1881, tome 93, 1 août 1881, p 284-285.
  13. Pierre Galtier, Transmission du virus rabique, Bull Acad. Méd., 1881, 2e série, tome 10, pp 90-94 (citation reprise du livre Antonio Cadeddu, Les vérités de la science - Pratique, récit, histoire : le cas Pasteur, éd. Léo S. Olschki, p 155.)
  14. a et b Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986.
  15. Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 212-213.
  16. Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 213.
  17. a b et c Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 196.
  18. In Jean Théodoridès, L'histoire de la rage : cave canem, éd. Masson, 1986, p 197-198.
  19. In Jean Théodoridès, L'histoire de la rage : cave canem, éd. Masson, 1986, p 198.
  20. Pierre Galtier, Persistance de la virulence rabique dans les cadavres enfouis (Note présentée par M. Chauveau), Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1888, tome 106, p 364-366.
  21. Pierre Galtier, Persistance de la virulence rabique dans les cadavres enfouis (Note présentée par M. Chauveau), Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1888, tome 106, p 364.
  22. Pierre Galtier, Persistance de la virulence rabique dans les cadavres enfouis (Note présentée par M. Chauveau), Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1888, tome 106, p 366.
  23. Pierre Galtier, Nouvelles expériences sur l’inoculation antirabique en vue de préserver les animaux herbivores de la rage à la suite des morsures de chiens enragés (Note présentée par M. Chauveau), Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1888, tome 106, p 1189- 1191.
  24. Pierre Galtier, Nouvelles expériences sur l’inoculation antirabique en vue de préserver les animaux herbivores de la rage à la suite des morsures de chiens enragés (Note présentée par M. Chauveau, Comptes rendus de l’Académie des sciences, 1888, tome 106, p 1189- 1190.
  25. Edmond Nocard et Emile Roux, Expériences sur la vaccination des ruminants contre la rage par injections intraveineuses de virus rabique, Ann. Inst. Pasteur, 1887, 1, p 341-353.
  26. a et b Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 214.
  27. Pierre Galtier, Traité des maladies contagieuses, 1891, vol. 2, 141.
  28. Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 198.
  29. Pierre Galtier, Une page d'histoire. Découverte de l'immunité rabique. Vaccination antirabique par injection intraveineuse, J. Méd. Vét. Zool (Lyon), 1904, 55, p 274-277
  30. Edmond Nocard et Emile Roux, Expériences sur la vaccination des ruminants contre la rage par injections intraveineuses du virus rabique, Ann. Inst. Pasteur, 1888, 2, p 341-353
  31. Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 197.
  32. Antonio Cadeddu, Les vérités de la science - Pratique, récit, histoire : le cas Pasteur, éd. Leo S. Olschki, 2003, p 154
  33. Jean Théodoridès, Histoire de la rage - cave canem, éd. Masson, 1986, p 190.
  34. Citation de Pierre Lépine in Jean Théodoridès, Histoire de la rage : cave canem, éd. Masson, 1986, préface de Pierre Lépine.
  35. Citation de Pierre Lépine in Jean Théodoridès, Histoire de la rage : cave canem, éd. Masson, 1986, p 189.
  36. C'est-à-dire l'utilisation du lapin comme animal d'expérience pour l'étude de la rage et la possibilité d'immuniser contre cette maladie à l'aide d'inoculations intraveineuses de virus rabique bien supportées par le mouton et la chèvre
  37. Yves Robin, Vie et œuvre de P.-V. Galtier (1846-1908) savant et professeur de bactériologie à l'École nationale vétérinaire de Lyon, Thèse, 1957, note 1, p 71.
  38. Patrice Debré, Louis Pasteur, éd. Flammarion, 1995, p 448
  39. Pierre-Yves Laurioz, Louis Pasteur - la réalité après la légende, éd. Éditions de Paris, 2003, p 169-170
  40. Philippe Decourt, Renseignements préliminaires sur "Une histoire méconnue" : l'invention des vaccins modernes au XIXe siècle, Arch. Int. Claude Bernard, 1974, 5, p 165-184 (cité in Jean Théodoridès, Histoire de la rage, éd. Masson, 1986, p 199).
  41. Philippe Decourt, Les vérités indésirables, éd. Archives internationales Claude Bernard, 1989, p 144.
  42. Antonio Cadeddu, Les vérités de la science. Pratique, récit, histoire : le cas Pasteur, éd. Leo S. Olschki, p 153.

BibliographieModifier

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  • Antonio Cadeddu, Les vérités de la science. Pratique, récit, histoire : le cas Pasteur, éd Leo S. Olschki, 2003 (ISBN 88-222-5464-3)
  • Patrice Debré, Louis Pasteur, éd. Flammarion, 1995
  • Philippe Decourt, Note documentaire (sur Béchamp et Galtier) in Marie Nonclercq, Antoine Béchamp (1816-1908), éd Maloine (1982), p. 235-246 (les pages 241 à 246 traitent de la rage et de Galtier).
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  • Muriel Gorindot, Priorité de Galtier dans la lutte contre la rage et la stérilisation du lait et de ses dérivés par l'ébullition, Thèse Doct. Méd. Univ Paris VII (Fac. Méd. X. Bichat), 1984
  • Pierre-Yves Laurioz, Louis Pasteur – la réalité après la légende, éd. De Paris, 2003 (ISBN 2-85162-096-7)
  • P. Lépine, Galtier et les recherches sur la rage, p. 78-81
  • R. Makle, Louis Pasteur : genius, pionneer, and a cheat, dans "The Observer" du 14/02/1993
  • Yves Robin, Vie et œuvre de Pierre Victor Galtier, Thèse vétérinaire, Lyon, École Nationale Vétérinaire, 1957
  • Yves Robin, Lettre ouverte à Monsieur Louis Pasteur, éd. France Europe Éditions, 2002 (ISBN 2-84825-014-3)
  • C. Russel, Louis Pasteur and question of Fraud, dans le Washington Post du 01/02/1993
  • Jean Théodoridès, Un précurseur de Pasteur : Pierre-Victor Galtier (1846-1908), professeur à l'école vétérinaire de Lyon, éd. Archives internationales Claude Bernard, no.2 (1972), p. 167-171
  • Jean Théodoridès, Actes XIIIe congrès Int. Hist. Sci. (Moscou, 1971), 1974, vol 9, p. 49-53
  • Jean Théodoridès, Histoire de la rage : cave canem, éd. Masson, 1976, p. 174-220 (ISBN 2-225-80710-8).
  • Félix Viallet, Pierre Galtier 1846-1908 in "Revue du Gévaudan, des Causses et des Cévennes", 1979
  • A. Weckerlin-Galtier, Professeur Pierre-Victor Galtier (1846-1908). Premières démonstrations de l'immunité rabique, dactyl. Lyon, 1912

AnnexesModifier