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Pierre Dumas (homme politique, 1891-1968)

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Pierre Dumas
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Pierre Dumas[1], né le à Saint-Martin-d'Oydes et mort le dans cette même commune, est un résistant toulousain membre du comité directeur et secrétaire général des MUR, journaliste, écrivain et homme politique. Il a été député de la Haute-Garonne du au .

Pierre Dumas est le petit neveu de Julien Dumas [2], député de l'Ariège de 1893 à 1902.

BiographieModifier

Étudiant en médecine à l'université de Toulouse, il est incorporé le 1er octobre 1912 et devient caporal. Infirmier dans les tranchées pendant la guerre de 1914-1918[3], il crée des journaux de tranchées : Le Périscope, puis Le Filon, « organe des poilus du 83e d'infanterie »[4]. Il est démobilisé le après 7 années de service militaire.

En 1936, il se présente aux élections législatives en Béarn soutenu par son ami Auguste Champetier de Ribes[5]. Il deviendra adjoint au maire à Tarbes. Pierre Dumas fait partie de ces rares Haut-Pyrénéens qui, d'emblée, rejettent le régime de Vichy. Révoqué de ses fonctions de maire adjoint, il noue un premier contact au début de l'année 1941 avec Pierre-Henri Teitgen et devient une figure importante de la Résistance en Midi-Pyrénées. Pierre Dumas organise avec Pierre-Henri Teitgen, la publication et la distribution de journaux clandestins. Le mouvement a de nombreuses personnalités locales dans ses rangs ( Sahuc, Mercier, Cénac, Charier, Sajous, Moreau, Laffont, Puyoo, Carnier, Gachies). Il emprunte les pseudonymes de « Monsieur Sabin », de « Saint-Jean », de "Louise" puis sans doute d' "Alexandre". Il dirige la section locale du groupe Combat[6]. Il est membre du directoire et secrétaire général des Mouvements unis de la Résistance (MUR) auprès de son ami François Verdier. Il œuvre dans le Noyautage des administrations publiques (NAP). Dans les années 1942-43, il est spécialiste des opérations de parachutage pour la résistance locale.

Il publie ses mémoires de résistant en 1945 dans un livre intitulé "Saint-Jean terroriste" aux éditions Delmas.

Il est rédacteur à La Petite Gironde. Envoyé spécial avec le photographe M. Gimenez, il couvre la guerre d'Espagne dans les régions de Navarre,Vieille-castille, Aragon et pays basque. En août 1936, il est expulsé d'Espagne par le camp nationaliste[7]. Il travaille à L'Illustration, à l'Aube , au Petit Démocrate, à L'Ouest-Éclair pour qui il effectue en 1re classe le voyage inaugural du Normandie le 29 mai 1935, en tant qu'envoyé spécial) . Il est reporter à Sud Ouest (Bordeaux).

Il crée à Toulouse à la Libération le quotidien La Victoire (tiré à 100 000 exemplaires), qui a été distribué pendant cinq ans, ainsi que plus tard, "L'Indépendant" et écrit dans "MIDI 53", journal toulousain.

Il est l'ami d'Alexandre Roubtzoff pour qui il écrit : Roubtzoff, peintre de la lumière publié aux éditions Privat à Toulouse en 1951.

Après la seconde guerre mondiale, il est premier adjoint chargé de la culture (délégué aux Musées) à la mairie de Toulouse auprès de Raymond Badiou.

ŒuvresModifier

  • Saint Jean terroriste, Éditions Delmas
  • Euskadi : les Basques devant la guerre d'Espagne)
  • Viva la muerte (Le drame espagnol), Éditions Pyénéennes, Tarbes - Messageries Hachette, Bordeaux (1936)
  • L'homme qui mourut deux fois, éditions Delmas, 1943
  • Foch pyrénéen, Toulouse, éditions E. Privat, 1929
  • Les clefs de Lourdes, éditions Elbé, 1958
  • Les derniers jours des Girondins
  • L'Algérie
  • Le Maroc
  • La Tunisie
  • Abdelkrim (voir : Abdelkrim al-Khattabi)
  • Cinq lettres aux Américains
  • Je ne serais plus député (bibliographie Assemblée nationale (France) sur wikipédia)
  • Le Filon[8]
  • Le Périscope[9]

DistinctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=2694
  2. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=2692
  3. Extrait de son livret militaire: "Sur le front depuis le début de la campagne, s'est toujours dépensé auprès des blessés dans les circonstances les plus périlleuses". Croix de guerre avec 3 étoiles de bronze).
  4. " Une fois de plus, le 83e a mérité d'être appelé l'un des meilleurs régiments du Corps d'Armée." (Citation, 1915)
  5. http://www.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche.asp?num_dept=1631
  6. http://www.2groupeduracaof.com/resistance%20Journaux%20clandestins.htm
  7. "le chef des phalanges de Navarre a intimé l'ordre à Pierre Dumas de repasser la frontière" (La petite Gironde, 14 août 1936) cf. Viva la muerte, Euskadi: Préface de Jean Raymond-Laurent, député de la Loire 1938
  8. http://argonnaute.u-paris10.fr/embed/a011416010573n3vjx6
  9. http://argonnaute.u-paris10.fr/embed/a0114160105689r64g8

Liens externesModifier