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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Drai.
Pierre Drai
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Fonctions
Premier président de la Cour de cassation
-
Premier président
Cour d'appel de Paris
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 86 ans)
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinction

Pierre Drai, né le à Constantine (Algérie), dans une famille juive séfarade, et mort le , est un magistrat français.

BiographieModifier

Son père, greffier du tribunal de Philippeville (actuellement Skikda), lui permet d'accéder aux ouvrages de droit de la bibliothèque du tribunal. Licencié en droit de la faculté d'Alger, il est d'abord avocat stagiaire à Philippeville (1947) puis attaché stagiaire à Alger (1948). Nommé ensuite juge suppléant à Tunis (1949), il reste plusieurs années dans cette ville, d'abord comme substitut au parquet du tribunal de la ville puis comme juge jusqu'en 1958[1].

Avec l'avènement de l'indépendance de la Tunisie le 20 mars 1956, il est nommé juge à Grenoble en juin 1957 mais reste détaché en Tunisie jusqu'en 1958. Arrivé à Grenoble en 1959, il y demeure jusqu'à sa nomination au tribunal de la Seine en 1965. En octobre 1971, il est nommé vice-président au tribunal de grande instance de Paris. Il quitte provisoirement cette juridiction en 1973 pour devenir conseiller technique au cabinet du ministre de la Justice, Jean Taittinger, garde des Sceaux dans le deuxième gouvernement de Pierre Messmer, ce qui lui permet de gravir rapidement les échelons de la hiérarchie judiciaire. Il quitte la place Vendôme et l'administration centrale, lorsqu'il est nommé, le 16 mai 1974, conseiller à la cour d'appel de Paris. Le 19 août 1977, il revient au tribunal avec le grade de premier vice-président. Nommé conseiller à la Cour de cassation le 27 août 1981, il accède peu après, le 1er janvier 1983, à la présidence du tribunal de Paris, où il succède alors à ce poste à Simone Rozès[1].

Le 6 juin 1985, il est nommé premier président de la cour d'appel de Paris, en remplacement de Jean Vassogne, atteint par l'âge de la retraite[1].

Le 30 juin 1988, le Conseil supérieur de la magistrature propose au chef de l'État la candidature de Pierre Drai au poste de premier président de la Cour de cassation, en remplacement de Simone Rozès, appelée à faire valoir ses droits à la retraite. Le décret est signé le 18 juillet[2] suivant et il est installé dans ses fonctions le 20 du même mois[3].

Premier président honoraire depuis le 2 juillet 1996, il a été nommé le 15 novembre 1999 président de la Commission pour l'indemnisation des victimes de spoliations intervenues du fait des législations antisémites en vigueur pendant l'Occupation, créée par le décret du premier ministre du 10 septembre 1999. Il quitte ses fonctions en septembre 2005, remplacé par Gérard Gélineau-Larrivet, président honoraire de la chambre sociale de la Cour de cassation.

Il meurt le 18 avril 2013 des suites de la maladie de Parkinson[1].

Distinctions et hommagesModifier

 
Plaque de présentation de l'auditorium du Tribunal de Paris.

Il est élevé à la dignité de grand officier de la Légion d'honneur le 14 juillet 2000.

L'auditorium du tribunal de Paris porte son nom depuis son inauguration en avril 2018.

Notes et référencesModifier

  1. a b c et d Franck Johannès, « Pierre Drai, grand magistrat et ancien président de la Cour de cassation, est mort », sur Le Monde.fr,
  2. Décret du 18 juillet 1988 portant nomination du premier président de la Cour de cassation
  3. "L'installation de la nouvelle hiérarchie judiciaire", article dans Le Monde du 22 juillet 1988.