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Pierre Deval (consul)

diplomate français
Pierre Deval
Le coup d eventail 1827.jpg
Le dey Hussein gifle le consul Deval avec son éventail sur cette illustration de 1827.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Pierre Deval né à Constantinople le , et mort à Villiers-le-Bel le , est un consul général de France nommé à Alger, capitale de la régence d'Alger, de décembre 1791 à juillet 1792, et de septembre 1814 à juin 1827.

Sommaire

BiographieModifier

Fils d'Alexandre-Philibert Deval, drogman du Levant à Constantinople, et de Catherine Mille, Pierre Deval entre le 27 août 1765 au collège de Clermont, futur lycée Louis-le-Grand comme « jeune de langues », et en sort diplômé le 8 août 1774. Il est nommé pour son premier poste drogman à Seyde et exerce par la suite ses fonctions à Lattaquié, Alep et à Alexandrie en tant que chancelier. Nommé vice-consul à Bagdad le 27 août 1786 et consul général à Alger, il est immédiatement suspendu à la demande du dey Hussein d'Alger. Réfugié à Constantinople pendant toute la période révolutionnaire, il rentre en France en 1803 et y reste jusqu'en 1814.

Le « coup d'éventail » du dey HusseinModifier

Le 12 septembre 1814, il est nommé consul général à Alger, où il est chargé de régler des dettes de blé contractées par Jacob Bacri (créances Bacri-Busnach de sept millions de francs or), riche commerçant de Livourne, et de signer un traité confirmant la reprise des possessions françaises en Algérie (traité du 29 mars 1818). Le 29 avril 1827, le dey Hussein apprend que l'établissement français La Calle est fortifié sans son consentement, et convoque Pierre Deval[1]. Hussein exige le remboursement de la dette au consul de France, qui refuse[2]. Fou de rage, il lui assène un soufflet avec son éventail. Cet affront provoque le retour de Deval en France en juin 1827, et est utilisé comme prétexte par la France pour entamer le blocus des côtes algériennes, prélude à la conquête de l'Algérie[3].

Au même moment ou il rentre en France en juillet 1827, Pierre Deval découvre qu'il est atteint du paludisme, maladie dont il décède en France en août 1829.

FamilleModifier

Alexandre-Philibert Deval a eu sept enfants, dont Mathieu-Antoine et Constantin-Henri, tous deux drogmans de France.

RéférencesModifier

  1. Collectif, Les coulisses de la conquête d'Alger : les grandes énigmes du temps jadis, Paris, Omnibus, (ISBN 2258095670 et 9782258095670).
  2. Gérard Grimaud, Les catholiques d'Algérie et leur église : histoire et tragédie 1830-1954, Paris, L'Harmattan, (ISBN 2296991203 et 9782296991200), p. 20.
  3. Anne Mézin, Les consuls de France au siècle des lumières (1715-1792), Paris, Peter Lang, (ISBN 2110891580 et 9782110891587), p. 237.

Articles connexesModifier