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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chenu.
Pierre Chenu
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Lieu de travail

Pierre Chenu, né à Paris en 1718 ou 1730 et mort en 1795[1], est un graveur et un marchand d'estampes français.

Sommaire

BiographieModifier

 
Pose de la première pierre de la nouvelle église Sainte-Geneviève, gravure d'après Gabriel de Saint-Aubin, 1766 (Metropolitan Museum of Art).

La date de naissance de ce graveur, qui eut une certaine notoriété au XVIIIe siècle, est à ce jour incertaine : « 1718 » selon le rédacteur de sa nécrologie, l'historien d'art Pierre-Marie Gault de Saint-Germain, lequel affirme qu'il est erroné, comme le fait Basan, de le faire naître en 1730. Le problème vient du fait que Gault de Saint-Germain ne serait en réalité que l'auteur supposé de cette nécrologie.

Fils d'un entrepreneur en bâtiment, Pierre Chenu, affecté par une malformation physique, entre à l'âge de 9 ans comme apprenti chez le graveur Jean-François Cars. Il passe ensuite en 1733 au service de Jacques-Philippe Le Bas, qu'il ne quitte qu'à l'âge de 30 ans, pour s'installer à son compte et se marier avec Cécile Robuste de Purnom. Le couple eut trois filles élevées également dans l'art de la gravure, dont Victoire et la future « Madame T. E. Chenu née Desmaison », passées par l'atelier de François Denis Née et qui sont encore signalées comme graveurs à Paris en 1790.

Chenu passe maître en gravure, spécialisé comme aquafortiste et pratique le burin. Il installe son atelier-boutique rue de la Harpe « passage des Jacobins vis-à-vis le Caffé de Condé ».

Vers 1745, sans doute sur les recommandations de Le Bas, il exécute une série de gravures supplémentaires, intitulée Cabinet de Mr. le Comte Bieliński Grand Maréchal de la Couronne de Pologne, destinée à une nouvelle édition du fameux recueil général des œuvres de Juste-Aurèle Meissonnier et qui fut édité à Paris par Gabriel Huquier.

Le collectionneur Claude-Alexandre de Villeneuve le requiert pour qu'il commence à graver ses tableaux et Chenu est bientôt présenté à Louis XV. Le comte Simon René de Baudouin, colonel d'infanterie et graveur à ses heures, fut également l'un de ses commanditaires pour des militaria.

Chenu est réputé pour ses reproductions de maîtres flamands comme Cornelis Bega, David Teniers, Adriaen van Ostade, Pourbus, Adriaen Van de Velde mais aussi de ses contemporains comme Pierre, Boucher, Cochin, Gabriel de Saint-Aubin, ce dernier aurait peint Chenu en « artiste bossu »[2].

Sa gravure représentant Denis Diderot d'après un dessin de Jean-Baptiste Garand et exécutée vers 1760 était considérée par le philosophe lui-même comme ce qui lui ressemblerait le plus[3].

Il eut pour élève Jean-Baptiste Michel (Paris, 1748 - Londres, 1804).

ConservationModifier

  • Jean-Raymond de Petity (texte), Gravelot & Pierre Lélu (dessin), Suite de [six] médaillon allégorique, ovale, surmonté de l'aigle d'Autriche et du coq gaulois qui "se becquètent en signe d'alliance conjugale", et orné de deux cornes d'abondance renversées, Paris, chez P. Chenu, cir. 1774, Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie.

Notes et référencesModifier

  1. Selon les Annales de la calcographie générale (1806), cf. bibliographie.
  2. Artiste bossu par G. de Saint-Aubin, avant 1780, Musée des beaux-arts de Rouen.
  3. Denis Diderot in Salon de 1767 : « Je n'ai jamais été bien fait que par un pauvre diable appelé Garand, qui m'attrapa, comme il arrive à un sot qui dit un bon mot. Celui qui voit mon portrait par Garand, me voit ».

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

Liens externesModifier