Pierre Bédier

homme politique français

Pierre Bédier, né le à Mont-de-Marsan (Landes), est un homme politique français.

Pierre Bédier
Illustration.
Pierre Bédier en 2014.
Fonctions
Président du conseil général puis départemental des Yvelines
En fonction depuis le
(10 ans, 3 mois et 1 jour)
Élection
Réélection
Prédécesseur Alain Schmitz

(3 ans, 8 mois et 9 jours)
Élection
Réélection
Prédécesseur Franck Borotra
Successeur Alain Schmitz
Conseiller général puis départemental des Yvelines
En fonction depuis le
(11 ans et 5 jours)
Avec Marie-Célie Guillaume (2015-2021)
Nathalie Pereira (2021-)
Élection
Réélection 29 mars 2015
27 juin 2021
Circonscription Canton de Mantes-la-Jolie
Prédécesseur Michel Vialay
Député français

(4 ans, 4 mois et 9 jours)
Élection 5 décembre 2004
Circonscription 8e des Yvelines
Législature XIIe et XIIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur André Samitier
Successeur Cécile Dumoulin

(1 mois et 1 jour)
Élection 16 juin 2002
Circonscription 8e des Yvelines
Législature XIIe (Cinquième République)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Annette Peulvast-Bergeal
Successeur André Samitier

(4 ans et 19 jours)
Élection 28 mars 1993
Circonscription 8e des Yvelines
Législature Xe (Cinquième République)
Groupe politique RPR
Prédécesseur Bernard Schreiner
Successeur Annette Peulvast-Bergeal
Maire de Mantes-la-Jolie

(10 mois et 22 jours)
Prédécesseur Michel Sevin
Successeur Michel Vialay

(7 ans et 12 jours)
Prédécesseur Paul Picard
Successeur Michel Sevin
Secrétaire d'État chargé des Programmes immobiliers de la justice

(1 an, 7 mois et 5 jours)
Président Jacques Chirac
Gouvernement Jean-Pierre Raffarin II
Prédécesseur Poste créé
Successeur Nicole Guedj
Biographie
Date de naissance (66 ans)
Lieu de naissance Mont-de-Marsan (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1976-2002)
UMP (2002-2015)
LR (2015-2024)
Diplômé de IEP de Paris
ESSEC

Membre du RPR, de l’UMP puis de LR, il est député des Yvelines de 1993 à 2009, maire de Mantes-la-Jolie de 1995 à 2005, secrétaire d'État chargé des Programmes immobiliers de la justice de 2002 à 2004 et président du conseil départemental des Yvelines de 2005 à 2009 et depuis 2014.

Il est condamné à dix-huit mois de prison avec sursis et six ans d’inéligibilité pour « corruption passive » et « recel d’abus de bien sociaux » en 2009[1].

Biographie

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Jeunesse et formation

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Né à Mont-de-Marsan, il arrive à l'âge de dix ans à Poissy.

Diplômé de l’Institut d'études politiques de Paris (promotion 1980)[2] et de l'École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC, promotion 1983[3]), Pierre Bédier crée en l'agence de communication DB2A, dont il assure la direction jusqu'en 2000.

Parcours politique

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C'est au côté de Jacques Chirac qu'il entre en politique, en 1976[4]. Il se définit comme gaulliste[5].

Il commence sa carrière à Poissy, comme conseiller municipal. Élu député dans les Yvelines en 1993, il participe à la campagne présidentielle de Jacques Chirac en 1995[6] mais refuse d'entrer au gouvernement Juppé pour se consacrer à Mantes-la-Jolie, dont il est élu maire en juin[7].

En , il est nommé secrétaire d'État chargé des Programmes immobiliers de la justice dans le gouvernement Raffarin[4]. Il est alors chargé de construire de nouvelles prisons, conformément aux engagements du ministre de la Justice, Dominique Perben[8]. Il se prononce pour l'individualisation des peines au nom du christianisme[9]. En , il se réfère à cette expérience ministérielle pour réclamer l'isolement des terroristes djihadistes incarcérés[10].

En , après avoir été frappé d’inéligibilité et avoir été condamné pour détournement de fonds publics, Pierre Bédier devient « chargé de mission bénévole » au cabinet du maire de Mantes-la-Jolie[11]. Cette nomination par arrêté municipal est contestée par les élus du Parti socialiste de la ville, qui déposent un recours auprès du tribunal administratif et demandent au sous-préfet de se prononcer sur la légalité de cet arrêté. Le , Pierre Bédier annonce qu'il démissionne de ce poste[12], après avoir dû renoncer à un autre contrat de chargé de mission à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines[13]. Il se consacre alors à des activités de conseil en France et à l'international.

En , il retrouve son éligibilité. Après la démission de Michel Vialay, qui l'avait remplacé au conseil général[14], Pierre Bédier se présente à une élection partielle dans le canton de Mantes-la-Jolie : le , il est réélu avec 60,23 % des voix (l'abstention atteint 72,50 %).

Le , à la suite de la démission planifiée d'Alain Schmitz, il est réélu à la présidence du conseil général des Yvelines. L'année suivante, il mène à la victoire la coalition de droite « Ensemble pour les Yvelines » (UMP-UDI-DVD), qui réalise le « grand chelem »[15] lors des élections départementales de 2015 dans les Yvelines. Le , il est réélu président du conseil départemental des Yvelines à l'unanimité des suffrages[16].

Pierre Bédier soutient Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite de 2016[17]. Il se rallie ensuite à François Fillon[18]. En 2017, il choisit de soutenir Laurent Wauquiez pour l'élection à la présidence de LR[19].

Pierre Bédier annonce qu'il votera en faveur d'Emmanuel Macron face à Marine Le Pen au second tour de l'élection présidentielle de 2017.

En , il annonce sa candidature à la présidence de la fédération Les Républicains des Yvelines, dont les élections auront lieu en [20]. Avec les députés Olivier Marleix et Bernard Reynès, Pierre Bédier fait partie des triumvirs chargés par Laurent Wauquiez de conduire un audit des fédérations départementales de LR[21]. Le , il l'emporte avec 58,8 % face à Alexandra Dublanche, soutenue par Valérie Pécresse[22].

En , il se présente à nouveau à la présidence du conseil départemental des Yvelines (anciennement appelé conseil général) à la tête de sa coalition « Ensemble pour les Yvelines » (LR-UDI-DVD) et est réélu[23]. À la suite des élections départementales de 2021 dans les Yvelines , il n'y a toujours aucun élu d'opposition siégeant au conseil départemental yvelinois, le groupe politique de Pierre Bédier ayant raflé l'ensemble des 21 cantons.

Il entre en conflit avec le maire de Mantes-la-Jolie, Raphaël Cognet, son ancien collaborateur qu'il avait désigné pour devenir maire. Ce dernier a en particulier effectué un signalement à la police à propos du marché du Val Fourré, conduisant à une enquête et à l’inculpation du premier adjoint au maire et de plusieurs placiers, accusés d'avoir racketté des commerçants. Raphaël Cognet est cependant élu en mai 2022 malgré une liste concurrente sur laquelle figurait Pierre Bédier, qui n'est pas réélu au conseil municipal[24].

Il annonce quitter Les Républicains à la suite de l'annonce d'Éric Ciotti de vouloir faire alliance avec le RN pour les élections législatives anticipées de 2024[25].

Actions

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Rénovation urbaine

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Pierre Bédier est à l'origine de la transformation du quartier du Val Fourré, entreprise dès son premier mandat en 1995[26].

En , le conseil départemental des Yvelines adopte un « plan d'amorce à la rénovation urbaine », doté de plus de 30 millions d'euros, visant à aider les communes et les communautés urbaines à mener à bien des opérations de rénovation des quartiers prioritaires de la ville (QPV)[27]. Le , il présente le plan yvelinois d'amorce à la rénovation urbaine, en présence de Jean-Louis Borloo, ancien ministre de la Ville, et de Catherine Arenou, vice-présidente du conseil départemental chargée de la politique de la ville[28].

Rapprochement des Yvelines et des Hauts-de-Seine

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En , les assemblées départementales des Yvelines et des Hauts-de-Seine décident la création d'un établissement public interdépartemental[29] et lui confient des compétences jusque-là assumées par les deux départements, notamment l'entretien du réseau des routes départementales[30]. La société d'aménagement des Hauts-de-Seine et des Yvelines, Citallios, dont l'EPI est actionnaire majoritaire, est créée ; Pierre Bédier est son premier président de à [31].

Le , les deux assemblées votent en faveur de la fusion des deux départements. Ce regroupement est rendu possible par deux lois sur l'organisation des collectivités territoriales[32]. Pierre Bédier et Patrick Devedjian, président du conseil départemental des Hauts-de-Seine, justifient ce projet par souci d'économies budgétaires[33], le budget cumulé des deux collectivités avoisinant 3,5 milliards d'euros. Cette nouvelle entité serait « le moteur du développement économique de la région parisienne »[30]. Le , Pierre Bédier et Patrick Devedjian annoncent le renforcement de ces liens dans plusieurs domaines : services sociaux, PMI, collèges, très haut débit, achat[34].

Lors de la campagne pour les élections départementales de 2021, il dit ne plus vouloir promouvoir la fusion des deux départements[35][source insuffisante].

Métropole du Grand Paris

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Pierre Bédier et les autres présidents des départements franciliens contestent les projets prêtés au gouvernement en matière de réforme du Grand Paris. Ils s'opposent notamment à la disparition des départements de la petite couronne au sein d'une métropole qui exclurait la grande couronne[36]. Les élus départementaux y voient une volonté de recentralisation, qu'ils combattent en avançant leurs propositions, notamment la création d'un fonds d'investissement interdépartemental visant à financer de grands projets d'équipements[37]. Pour eux, la métropole du Grand Paris doit épouser les contours de l'Île-de-France[38].

Partisan de la décentralisation, Pierre Bédier souhaite que l'État accorde plus de libertés aux collectivités locales et reproche à Emmanuel Macron une défiance envers les élus locaux[39].

Filière automobile

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En tant que président du conseil général des Yvelines, premier département français en matière d'industrie automobile[réf. souhaitée], Pierre Bédier lance en un plan de relance et de soutien à la filière automobile estimé à 430 millions d'euros[40]. Ce plan est depuis appelé Vallée de l’Automobile et de la Mobilité Durable.

Il s'oppose en 2018 à la limitation de vitesse à 80 km/h, qui pénalise selon lui les Français habitant les zones rurales ou périurbaines[41]

Projet de circuit automobile

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Le , il présente, au nom du conseil général, le projet de circuit de Formule 1 à Flins-sur-Seine, limitrophe des Mureaux, sur des terres agricoles qui étaient cultivées à l'époque et qui sont maintenant en bio[42], jouxtant l'usine Renault. Ce projet (circuit + salle de presse) a un coût initial estimé à 112 millions d'euros. Confronté à des oppositions locales et à des difficultés techniques, le projet ne sera pas mené à terme[43].

Proximité avec les islamistes

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Une enquête du magazine Marianne publiée en 2020 dépeint l'instrumentalisation du « clientélisme communautaire » à des fins électorales par Pierre Bédier dans les Yvelines. Celui-ci a notamment contribué en 2018 à évincer Abdelaziz El Jaouhari, qui incarne une ligne « apolitique et modérée », de la présidence du Conseil des institutions musulmanes des Yvelines (Cimy), au profit d'une personnalité proche de la mouvance salafiste. Les notables religieux appartenant à ce courant font ouvertement campagne en faveur des candidats du parti Les Républicains en période électorale dans le département[44].

Dans son édition du , Le Canard enchaîné dénonce en outre des liens entre Pierre Bédier, ses services et des personnes proches de mouvements musulmans rigoristes. Faisant état d'enquêtes en cours, le journal décrit comment certains membres de ces communautés religieuses ont reçu de la part des équipes de Pierre Bédier un salaire pour un travail non déterminé, indique que des locaux leur ont été vendus pour des montants faibles par rapport au prix du marché, et dénonce la présence de personnalités issues de communautés religieuses du Val Fourré à l'entrée de bureaux de vote.

Lors de l'adoption de la « charte des imams » le 16 janvier 2021, Pierre Bédier célèbre la mémoire de son ami, le défunt imam M'Hamed Rabiti, que Bédier qualifie de salafiste. Rabiti, qui appelait à voter pour lui devant les bureaux de vote[45], était proche du Tabligh, un mouvement islamique dont la formation Foi et Pratique rejette la charte, en particulier le paragraphe qui s'oppose à l'homophobie. Pierre Bédier critique dans le même temps, sans le nommer, Abdelaziz El Jaouhari, religieux président de la mosquée de Mantes-Sud prônant un islam de tolérance et défendant le droit à la caricature. Ce dernier a dénoncé publiquement un clientélisme de Bédier et de ses amis, et l’accuse de donner emplois et subventions contre des voix en sa faveur[46],[47].

Affaires judiciaires

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Affaire Bédier / Delfau

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L'affaire Bédier ou affaire Delfau est une affaire de corruption concernant des élus des Yvelines, instruite par le juge Philippe Courroye.

Michel Delfau, décédé en 2005, possédait des sociétés spécialisées dans le nettoyage industriel et le gardiennage. Il aurait utilisé les cartes bancaires de ses sociétés à des fins personnelles. Son ex-épouse (depuis ), Aloka Delfau, alerte la justice le  : Michel Delfau verserait à trois hommes politiques des Yvelines (Jacques Masdeu-Arus, Pierre Bédier et Gilles Forray) des sommes en liquide en échange de l'attribution de marchés publics réguliers[7]. Delfau a bénéficié de tous les marchés de nettoyage des villes de Poissy et Mantes-la-Jolie à partir de l'élection de Jacques Masdeu-Arus et Pierre Bédier à leur tête, respectivement en 1983 et 1995. Durant la période 1998-2001, les sorties en espèces faites par Michel Delfau sur les comptes de ses sociétés prestataires de service ont été de l'ordre de 200 000 euros, sommes remises ensuite aux élus.

Pierre Bédier est mis en examen le par le juge Courroye « pour recel d'abus de biens sociaux et corruption ». En sortant du palais de justice, il présente aussitôt sa démission à Jean-Pierre Raffarin. Il est jugé à partir du par le tribunal correctionnel de Paris en compagnie de deux autres élus. Le , il est condamné à 18 mois de prison avec sursis, 50 000 euros d'amende pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux, peine assortie de six ans d'inéligibilité conformément à l'article LO 130 du code électoral. La cour d'appel de Paris confirme cette condamnation en , tout en divisant par deux le montant de l'amende[48]. En , la Cour de cassation rejette le recours de Bédier[49],[50].

Affaire de l'Opievoy

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Pierre Bédier est mis en examen le pour « atteinte à l'égalité des candidats dans les marchés publics » et favoritisme quand il présidait le groupe Opievoy, l'office HLM des Yvelines[51]. Le juge Richard Pallain prononcera ce non-lieu le , estimant que le code des marchés publics avait été respecté[52]. « Ce non-lieu confirme que l'Opievoy est géré en toute transparence », s'est réjoui Pierre Bédier, avant d'ajouter : « Cette affaire démontre que la justice peut rendre la justice, mais aussi que certains l'utilisent à des fins politiques ».

En , la justice annule l'élection de Pierre Bédier à la présidence du conseil d’administration de l’Opievoy en 2015. La cour d'appel de Versailles estime que compte tenu de la condamnation « en 2008 pour recel d'abus de biens sociaux[53] » de l’ancien maire de Mantes-la-Jolie dans l’affaire Delfau, celui-ci ne présentait pas les garanties de « moralité » nécessaires pour prétendre à une telle fonction[54].

Opievoy est depuis devenu Les Résidences Yvelines Essonne.

Enquête pour atteinte à la probité

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Dans son édition du 30 mars 2022, Le Canard enchaîné accuse Pierre Bédier d'avoir créé, en 2016, une société offshore à Hong Kong, place financière bénéficiant d'avantages fiscaux, avec un entrepreneur du bâtiment condamné notamment pour corruption et trafic d'influence, sans avoir pour autant déclaré la société à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Pierre Bédier nie avoir créé la société en question[55].

En 2017, le conseil départemental des Yvelines octroie une subvention de 1,1 million d’euros à la mairie de Mantes-la-Jolie pour financer un projet porté par l'entreprise, dirigée par le beau-frère de Pierre Bédier. L'association de lutte contre la corruption Anticor décide de saisir la justice en avril 2023. Une enquête pour « atteinte à la probité » est ouverte par l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et la direction régionale de la police judiciaire de Versailles. L'entourage de Pierre Bédier dénonce pour sa part un « règlement de compte politique » orchestré par le maire de Mantes-la-Jolie Raphaël Cognet[56].

Détail des mandats et fonctions

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Au gouvernement

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  • -  : secrétaire d'État chargé des Programmes immobiliers de la justice[57], auprès du garde des Sceaux, ministre de la Justice (Jean-Pierre Raffarin II)

À l'Assemblée nationale

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  • -  : député pour la 8e circonscription des Yvelines
  • -  : député pour la 8e circonscription des Yvelines (démission à la suite de sa nomination au gouvernement)
  • -  : député pour la 8e circonscription des Yvelines (réélu député dans une législative partielle à la suite du décès de son titulaire, André Samitier, il abandonne son poste de maire de Mantes-la-Jolie)
  • -  : député pour la 8e circonscription des Yvelines (démission à la suite de la prolongation d'une mission parlementaire sur le développement solidaire et l'immigration, garantissant ainsi la succession de son mandat à sa suppléante Cécile Dumoulin)[58],[59]

Au niveau régional

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  • au  : conseiller régional d'Île-de-France
  • 1998-2004 : conseiller régional d'Île-de-France
  • Depuis le  : président de l'Association des Départements d'Île-de-France[60]

Au niveau départemental

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  • -  : membre du conseil général des Yvelines
  • -  : membre du conseil général des Yvelines
  • -  : membre et vice-président du conseil général des Yvelines
  • -  : président du conseil général des Yvelines (réélu le par 29 voix sur les 39 conseillers généraux du département[61]).
  • Depuis 2013 : après la démission de Michel Vialay et de sa suppléante, Mme Bédier, une élection partielle est organisée et M. Pierre Bédier retrouve son siège au conseil général des Yvelines après avoir battu Rama Sall (PS) dans le canton de Mantes-la-Jolie,
  • Depuis  : retrouve la présidence du conseil départemental des Yvelines à la suite de la démission d'Alain Schmitz.
  • Depuis 2015 : réélu dans le canton de Mantes-la-Jolie.

Au niveau municipal

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  • Adhère au RPR dans les années 1970
  • En 1981, il devient secrétaire de section à Poissy
  • 1983-1995 : conseiller municipal de Poissy
  • -  : maire de Mantes-la-Jolie (Yvelines)
  • -  : maire de Mantes-la-Jolie
  • -  : conseiller municipal de Mantes-la-Jolie
  • -  : maire de Mantes-la-Jolie
  • -  : conseiller municipal de Mantes-la-Jolie.

Au sein de partis politiques

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  • Au RPR
    • secrétaire départemental adjoint (1990)
    • Secrétaire départemental adjoint (1990)
    • Secrétaire départemental (1993 - 1995)
    • Président du comité départemental (1995 - 1998)
    • Délégué général (1995 - 1997)
    • Secrétaire national (1998 - 1999)
    • Secrétaire général adjoint (2001 - 2002)
  • À l'UMP
    • Président de la fédération des Yvelines (2003 - 2005)

Notes et références

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  1. Le Monde avec AFP et Reuters, « Pierre Bédier définitivement condamné pour corruption passive », sur https://www.lemonde.fr/, (consulté le )
  2. « Sciences Po Alumni », sur Sciences Po Alumni (consulté le ).
  3. « ESSEC ALUMNI », sur ESSEC ALUMNI (consulté le ).
  4. a et b « Pierre Bédier entre au gouvernement », leparisien.fr,‎ 2002-06-18cest00:00:00+02:00 (lire en ligne, consulté le )
  5. « Pierre Bédier, Yvelines : « Nous sommes victimes de notre bonne gestion. Les bons élèves sont punis ! » », Le Nouvel Économiste,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. « Pierre Bédier au comité de soutien de Jacques Chirac », sur Institut national de l'audiovisuel, (consulté le ).
  7. a et b Fabrice Tassel, « La chute des "Kennedy du 78" », liberation.fr, 21 janvier 2004.
  8. « Pierre Bédier, secrétaire d'État aux Programmes immobiliers... de la justice », Batiactu,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. « Secrétaire d´État aux programmes immobiliers de la justice, Pierre Bédier était hier l´invité de l´émission « Face aux chrétiens » animée par Jacques Paugam », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le ).
  10. « Pierre Bédier : « les conditions ne feront que s'aggraver » », sur France Info, (consulté le ).
  11. Pierre Bédier rebondit à Mantes-la-Jolie, Le Parisien, 21 septembre 2009]
  12. Pierre Bédier démissionne de la mairie de Mantes-la-Jolie, Le Parisien, 23 novembre 2009
  13. L'Express, 18 novembre 2009 : « Pierre Bédier renonce à sa mission »
  14. « Pierre Bédier peut revenir au conseil général », Le Parisien, (consulté le ).
  15. « Départementales 2015 dans les Yvelines : la droite réalise le grand chelem », Le Parisien,‎ 2015-03-30cest00:32:00+02:00 (lire en ligne, consulté le )
  16. « Pierre Bédier a été élu Président du Conseil départemental des Yvelines, ce jeudi 2 avril », sur TV78, (consulté le ).
  17. « Pierre Bédier : « Sarkozy sera opérationnel immédiatement» », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le )
  18. « Pierre Bédier soutient François Fillon »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur yvelinesradio.com (consulté le ).
  19. « Yvelines : Pierre Bédier, président LR du Département, soutient Laurent Wauquiez pour la tête du parti - Temps Réel 78 », sur tr78.fr (consulté le ).
  20. « Candidat à la présidence de la fédération des Yvelines, Bédier veut « rassembler » les Républicains », Le Parisien,‎ 2018-03-06cet18:41:14+01:00 (lire en ligne, consulté le )
  21. « Pierre Bédier, Olivier Marleix et Bernard Reynès au travail auprès des fédérations », sur Les Républicains, (version du sur Internet Archive).
  22. « Les Républicains : Pierre Bédier élu président de la fédération des Yvelines », Le Parisien, .
  23. Par la Rédaction des Yvelines Le 27 juin 2021 à 08h18 et Modifié Le 28 Juin 2021 À 01h11, « Élections départementales dans les Yvelines : tous les résultats canton par canton », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  24. « La ville de Mantes-la-Jolie tourne la page Pierre Bédier après une élection municipale partielle », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  25. Mickaël Sizine et Laura Lego, « Alliance LR-RN aux législatives : Pierre Bédier, ténor des Yvelines, quitte Les Républicains », sur https://www.leparisien.fr/, (consulté le )
  26. (reportage France2 d'avril 2013).
  27. Yvelines, le Département, « Un plan de rénovation urbaine pour les Yvelines », (consulté le ).
  28. « Jean-Louis Borloo a « un attachement particulier pour Chanteloup » », leparisien.fr,‎ 2018-07-05cest20:12:49+02:00 (lire en ligne, consulté le )
  29. « Accueil », sur epi78-92.fr (consulté le ).
  30. a et b Yvelines, le Département, « Pierre Bédier - Yvelines - Hauts-de-Seine », (consulté le ).
  31. « Historique - UNE HISTOIRE INSCRITE DANS UN PROJET PÉRENNE »  , sur https://citallios.fr/ (consulté le )
  32. Loi du 16.12.2010 et loi du 16.01.2015
  33. « Pourquoi Hauts-de-Seine et Yvelines doivent fusionner - Les Echos », sur lesechos.fr (consulté le ).
  34. « Les Yvelines et les Hauts-de-Seine se posent en modèle de réforme territoriale - Les Echos », sur lesechos.fr (consulté le ).
  35. Entretien accordé par Pierre Bédier au Courrier des Yvelines, 12 mai 2021.
  36. « Pierre Bédier  : « Non à une métropole à deux vitesses » », leparisien.fr,‎ 2018-01-10cet19:05:17+01:00 (lire en ligne, consulté le )
  37. AMF Association des Maires de France / Dexia, « Les départements franciliens veulent créer un fonds d’investissement interdépartemental », sur maire-info.com (consulté le ).
  38. Le Point, magazine, « Grand Paris : les départements franciliens s'opposent à leur disparition », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le )
  39. Le Figaro, « Pierre Bédier : «Le pouvoir considère que les élus sont des empêcheurs de “macroner” en rond» », (consulté le ).
  40. Environ 345 millions d'euros pour l'automobile Le Parisien, 27 février 2009
  41. Cécile Cornudet, « Sécurité routière : la réforme avec airbags », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  42. http://www.leparisien.fr/yvelines-78/la-ferme-de-la-haye-cherche-un-repreneur-16-07-2008-51563.php http://www.aev-iledefrance.fr/images/stories/cpfermedelahaye16decembre2010.pdf www.flinssanscircuitf1
  43. Adélaïde Gérard, « La Vallée de l’Automobile et de la Mobilité Durable continue sans le circuit », sur automobile.yvelines.fr, Conseil général des Yvelines, (consulté le ).
  44. « Dans les Yvelines, vote communautaire et « abandon de l'État » », Marianne, .
  45. « Pierre Bédier et son « système » », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  46. Hervé Liffran, « Comment la charte des imams se fracasse sur des élus arrangeants », Le Canard enchaîné, édition du 10 février 2021.
  47. Hervé Liffran, « Anathèmes et coups de piston dans les mosquées des Yvelines », Le Canard Enchaîné, édition du 18 août 2021.
  48. « La cour d'appel de Paris confirme la condamnation de MM. Bédier et Masdeu-Arus pour corruption » « Copie archivée » (version du sur Internet Archive), Le Nouvel Observateur, 16 mai 2008
  49. La condamnation de Pierre Bédier confirmée par la Cour de cassation
  50. Le Monde Diplomatique, février 2017.
  51. Le maire mis en examen, Le Parisien, 23 décembre 2000
  52. « Pierre Bédier disculpé », leparisien.fr (consulté le ).
  53. « D'après le Conseil d’État, Pierre Bédier n'aurait pas dû être élu président de l'Opievoy en 2015 », sur Le blog de Collectif Logement CGT (consulté le ).
  54. Claude Cécile, Yvelines. La justice annule définitivement l'élection de Pierre Bédier à la tête de l'Opievoy, actu.fr, 5 janvier 2021
  55. Hervé Liffran, Le boss des Yvelines soupçonné d'avoir chiné à Hongkong, Le Canard Enchaîné, 30 mars 2022.
  56. « Pierre Bédier, le président du conseil départemental des Yvelines, au cœur d’une enquête pour atteinte à la probité », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  57. « Attributions déléguées au secrétaire d’État aux programmes immobiliers de la justice - Administration », Le Moniteur,‎ (lire en ligne, consulté le )
  58. « Pierre Bédier (UMP) renonce à son mandat de député des Yvelines », Le Point, 15 avril 2009
  59. « Corruption : Pierre Bédier définitivement condamné », Le Nouvel Observateur, 22 mai 2009
  60. « Création de l’Association des Départements d’Ile-de-France (ADIF) pour faire entendre la voix de 10 millions d’habitants », sur Yvelines-Infos, (consulté le ).
  61. Véronique Beaugrand, Le Parisien, p. 5, 21 mars 2008

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