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Pierre-Octave Ferroud

compositeur et critique musical
Pierre-Octave Ferroud

Naissance
Chasselay, France
Décès (à 36 ans)
Debrecen, Hongrie
Activité principale Compositeur
Activités annexes Critique musical
Collaborations Henry Barraud,
Jean Rivier,
Emmanuel Bondeville
Maîtres Édouard Commette,
Guy Ropartz,
Georges Martin Witkowski,
Florent Schmitt

Pierre-Octave Ferroud est un compositeur français né à Chasselay, près de Lyon, le , mort d'un accident de la route le à Debrecen, en Hongrie.

BiographieModifier

Pierre-Octave Ferroud vécut à Lyon, à Strasbourg (service militaire : 1920-1922) puis à Paris à partir de 1923. Il étudia la musique sous la direction d’Édouard Commette, Guy Ropartz, Georges Martin Witkowski et surtout Florent Schmitt (sans être son élève au Conservatoire).

En 1921, il est co-lauréat avec Adrien Rougier du concours de composition organisé par la Société des Grands Concerts de Lyon organisé par Georges Martin Witkowski[1].

Son ballet Le Porcher, d'après un conte d'Andersen, fut donné à Paris en 1924 par les Ballets suédois. La musique s'inspire de thèmes populaires scandinaves.

Son opéra-bouffe Chirurgie (1927) s'inspire de Tchekhov.

Sa Symphonie en la (1930) et le trio pour hautbois, clarinette et basson sont des œuvres assez classiques, surtout venant après Au Parc Monceau et Types.

Il fonda en 1932 avec Henry Barraud, Jean Rivier et Emmanuel Bondeville la société musicale Triton pour faire connaître la musique de chambre contemporaine avec une approche plus internationale que celle de la Société de la Sérénade.

En 1933, il donna à l'opéra de Paris son ballet Jeunesse, avec Serge Lifar dans le premier rôle.

Il est l’auteur d’une Sonate pour violoncelle et piano (1932), une autre pour violon et piano, d'autres pièces pour piano seul.

Certaines de ses chansons (À Contre-cœur) évoquent Erik Satie, tandis que d'autres mettent en musique des textes de Goethe, Valéry, Supervielle.

Il écrivait en outre régulièrement des chroniques et des critiques dans divers journaux, dont Paris-Soir.

Œuvres principalesModifier

  • Andante cordial
  • Sérénade ;
  • Chansons de Fous ;
  • Sarabande pour piano, 1920 ;
  • Sarabande, 1920-1926 ; ???
  • Sarabande pour orchestre, 1920-1926 ;
  • Trois pièces pour flûte seule, 1920-1921 ;
  • Au parc Monceau, 1921-1925 ;
  • Types (Vieux Beau - Bourgeoise de qualité - Businessman), 1922-1924 ;
  • À contre-cœur, 1922-1925 ;
  • Foules, 1922-1924 ;
  • Le Porcher, ballet, 1924 ;
  • Spiritual, pour guitare, 1926 ;
  • Chirurgie, opéra-comique, 1927 ;
  • Cinq poèmes de P. J. Toulet, 1927 ;
  • L’éventail de Jeanne, ballet, 1927 ;
  • Sérénade pour orchestre, 1927 ;
  • Monte-Carlo, 1928 ;
  • Sonatine en ut dièse, 1928 ;
  • Cinq poèmes de P. Valéry, 1929 ;
  • Jeunesse, ballet en deux tableaux, 1929-1933 ;
  • Sonate pour violon et piano, 1929 ;
  • Chirurgie, version orchestrale, 1930 ;
  • Sonate pour violoncelle et piano, 1930 ;
  • Symphonie en la, 1930 ;
  • Tables, 1931 ;
  • Trois chansons de J. Supervielle, 1932 ;
  • Trois poèmes intimes de Goethe, 1932.
  • Quatuor à cordes, 1932-1936 ;
  • Trio à vent en mi, 1933 ;
  • Sonnerie pour le Hérault, 1935 ;

BibliographieModifier

  • Maurice Ravel, L'intégrale : Correspondance (1895-1937), écrits et entretiens : édition établie, présentée et annotée par Manuel Cornejo, Paris, Le Passeur Éditeur, (ISBN 2-36-890577-4, notice BnF no FRBNF45607052)
    Contient 4 correspondances inédites de Maurice Ravel à Pierre-Octave Ferroud (1918-1925) et 1 correspondance de ce dernier sur Ravel (1919) n°1096

Notes et référencesModifier

  1. B.C., « Le mouvement musical en province. Lyon », Le Ménestrel, no 45,‎ , p. 445-446 (lire en ligne, consulté le 27 juin 2019)

Liens externesModifier