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Pierre-Célestin Cézerac
Image illustrative de l’article Pierre-Célestin Cézerac
Biographie
Naissance
Caussens (France)
Ordination sacerdotale
Décès (à 83 ans)
Albi (France)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par
Mgr Ernest Ricard
Archevêque d'Albi
Archevêque coadjuteur d'Albi
Archevêque titulaire de Caesarea
Évêque de Cahors

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Pierre-Célestin Cézerac, né le à Caussens (Gers, France) et mort le à Albi (Tarn, France), est un prélat catholique français, évêque de Cahors de 1911 à 1918 puis archevêque d'Albi de 1918 à sa mort.

Sommaire

BiographieModifier

Formation et ministèresModifier

Issu d’une modeste famille paysanne, il reste attaché à sa terre natale et passe sa jeunesse dans le Gers. Il étudie au collège de Saint-Taurin d’Eauze, au séminariste d'Auch (1876), puis il est ordonné prêtre le 18 décembre 1880. Il devient alors successivement vicaire à Auch (1881), aumônier du noviciat des Frères de Ploërmel à Lavacan (1885), curé (1890) puis archiprêtre de Lectoure (1892) et vicaire général d’Auch (1900)[1].

ÉpiscopatModifier

Le , il est nommé évêque de Cahors par le pape Pie X. Il est alors consacré le par Mgr Ernest Ricard, assisté de Mgrs Eudoxe-Irénée-Édouard Mignot et Jean-Augustin Germain.

Le , il est nommé archevêque coadjuteur d'Albi et archevêque titulaire de Caesarea par le pape Benoît XV. Il devient alors évêque diocésain à la mort de Mgr Eudoxe-Irénée-Édouard Mignot, le suivant[2].

À son arrivée à la tête du diocèse, il restaure quatre petits séminaires mais rompt avec le libéralisme de son prédécesseur. Il rétablit également l’autorité de l’Église sur le clergé, la jeunesse et la famille et réoriente les conférences ecclésiastiques. Il encadre les fidèles dans des groupes diocésains contrôlés : les adolescentes sont notamment envoyées dans la fédération Sainte-Cécile dès 1930 tandis que les adultes sont orientés vers l’union catholique des hommes du Tarn dès 1924. Ce virement conservateur aboutit au tarissement de l’ancienne Association catholique de la jeunesse française (ACJF) et à la suppression de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) et cela malgré l’intérêt soudain que l'évêque lui portera dans les années 1930. Il meurt le au bout de trois mois de maladie[1].

Adaptation de son œuvreModifier

En musiqueModifier

Une homélie de Mgr Cézerac, prononcée en novembre 1915 à l'occasion d'une bénédiction de cloche dans le diocèse de Cahors, a été adaptée en 2018 dans la cantate Vox Domini in Magnificentia, par le compositeur Christophe Loiseleur des Longchamps. Écrite en mémoire de la compositrice Lili Boulanger[3], cette cantate est composée pour soprano solo et baryton solo (Sarah Lazerges et David Wilson-Johnson à la création), chœur mixte et orchestre de chambre. Elle fut créée les 4, 5 et 6 mai 2018 à Martel (Lot), Brive (Corrèze) et Sarlat (Dordogne)[4]. En voici le texte :

"Chantez, maintenant, voix mystérieuses, priez, pleurez, sanglotez aussi ; Vous serez mêlées à toutes nos joies et à toutes nos tristesses. Vous aviez jeté un cri d’alarme quand la patrie fut mise en danger, et vous résonnerez, triomphantes, quand nous entonnerons l’hymne de la victoire ; Nous ne serons jamais sourds à vos appels, insensibles à vos chants, à vos plaintes ; En vous entendant, nous bénirons Dieu qui nous parle par votre tintement harmonieux."

RéférencesModifier

  1. a et b http://catholique-tarn.cef.fr/Eveques-du-diocese-d-Albi-du-XXe#cezerac
  2. http://www.catholic-hierarchy.org/bishop/bceze.html
  3. « Centre International Nadia et Lili Boulanger », sur cnlb.fr (consulté le 9 mai 2018)
  4. « L'orchestre et l'ensemble vocal de Brive en concert », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 9 mai 2018)