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Pie rouge des Montagnes

races bovines
Une Simmental de type ancien

La Pie rouge des Montagnes correspond à un rameau très diversifié de races aux caractéristiques proches de l'ancêtre commune : la Simmental. Elle représente plus de quarante millions de têtes dans le monde. Hors d'Europe, elle est nommée sous le nom de Simmental, mais dans les pays du massif alpin, il existe des races locales distinctes. Certains auteurs appellent ce rameau jurassique en référence à son origine franco-suisse sur le massif du Jura. Pour Philippe J. Dubois, le terme exact devrait être jurassien, Jurassique faisant référence à une période de l'ère secondaire[1].

OrigineModifier

 
Abondance

Les archéologues ont trouvé des traces de petits bovins à cornes courtes (Bos brachyceros) en Suisse. Il ne fait aucun doute qu'il est l'ancêtre de l'hérens avec qui il partage de nombreuses ressemblances. Plus tard, l'introduction d'une race du littoral de la mer du Nord de plus grande taille a contribué à créer un cheptel plus docile et mieux exploitable dans l'ouest de la Suisse actuelle. Un métissage des deux races a certainement eu lieu. Cette introduction pourrait être due aux Celtes.

Le noyau de ce rameau est l'Oberland bernois, berceau de la race simmental où deux districts portent ce nom. L'arrivée du peuple des Burgondes dans la région va contribuer à diffuser ce cheptel dans leur aire d'influence. (Espace Mittelland, Suisse romande, Savoie, Franche-Comté...)

Le travail de sélection des Suisses a conféré une bonne réputation à leur élevage dès le Moyen Âge. Des reproducteurs seront exportés en Allemagne, en Autriche, en France et en Italie. Chaque pays donnera un nom à sa ou ses races, mais le noyau simmental conservera le nom générique pour l'Amérique.

MorphologieModifier

 
Montbéliarde

Les caractéristiques communes sont la robe pie rouge, signifiant un fond blanc tacheté de marron (les taches sont bien délimitées). L'intensité du marron varie du froment au rouge acajou foncé et sa répartition est variable, mais on trouve presque systématiquement la tête et le bas des pattes blanches.

Ces races présentent des bêtes charpentées et bonnes laitières, donc souvent à production mixte : lait et viande. Elles ont une mamelle adaptée à la traite mécanique. Ce sont des vaches de montagne, donc aptes à la marche en terrain dénivelé et à l'été en altitude, avec les écarts de température qu'on y trouve. Elles se déplacent pour chercher leur nourriture, exploitant au mieux les pâturages médiocres. En croisement, elles ont souvent servi à améliorer la capacité laitière des races à viande pour les veaux élevés sous la mère. Elles sont aussi menées en troupeau avec un taureau de race bouchère, toujours pour l'élevage de veaux lourds. Elles vêlent aisément et produisent un lait riche qui nourrit bien les veaux à forte vitesse de croissance.

Variétés et répartitionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Philippe J. Dubois, A nos vaches : Inventaire des races bovines disparues et menacées de France, Delachaux et Niestlé, , 448 p. (ISBN 978-2-603-01707-4), p. 365
  2. Collectif, Larousse agricole : Le monde paysan du XXIe siècle, Larousse, , 768 p., p. 478
  3. Source : version anglaise de l'article simmental

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

SourcesModifier

  • Daniel Babo, Races bovines françaises (« Introduction : les grandes familles bovines en Europe »), éditions France agricole.