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Cortège de plantes rudérales résistantes au stress mécanique du piétinement[1] grâce, pro parte, à une rosette (grand plantain), une touffe (pâturin annuel), des tiges traçantes (Renouée des oiseaux).

Le piétinement désigne l'action qui consiste à marcher sur place, sans avancer, ou à frapper vivement des pieds sur place, marteler le sol avec un bruit sourd.

Végétation adaptée au piétinementModifier

Le groupement des lieux piétinés (de) est une végétation basse (inférieur à 15 cm) qui participe généralement aux associations végétales relevant de la classe des Plantaginetea majoris[2].

Les pelouses existent, plus ou moins bien individualisées, dans toutes les agglomérations. Le tapis vert de ray-grass anglais ou de Trèfle blanc reste continu si le piétinement est modéré. Mais s'il augmente, des places se dénudent. Des plantes annuelles s'installent (Eragrostis minor, Sagina apetala (en), Rostraria cristata (en), pâturin annuel, Matricaire odorante), voire des vivaces comme les plantains (Plantago major, Plantago coronopus) dont les rosettes de feuilles épaisses, élastiques, fibreuses, plaquées au sol, résistent bien aux effets destructeurs des piétons[3]. Cette végétation des milieux piétinés et anthropiques peut même s'implanter entre les pavements, les interstices de substrat dur, et que l'on retrouve en zone très anthropique, sur les trottoirs, au bord des routes. Ainsi, les tapis de mousses (Ceratodon purpureus, Bryum) colonisent les interstices colmatés et frais[4].

Notes et référencesModifier

  1. Extrême tassement du sol, qui devient alors asphyxique, et surpiétinement des organes végétatifs.
  2. (de) Klaus-Jürgen Evert, Lexikon. Landschafts und Stadtplanung, Springer-Verlag, , p. 643.
  3. Gérard Guillot, Guide des plantes des villes et villages, Humensis, (lire en ligne), p. 46-48.
  4. Écologie, édictions du CNRS, , p. 284.

Articles connexesModifier