Philippe Van Dievoet

Philippe Van Dievoet
Coa Belgium Family van Dievoet (1698).svg
Fonctions
Conseiller du roi
Titres de noblesse
Écuyer
Biographie
Naissance
Décès
Activités
Orfèvre, bijoutierVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Père
Gilles van Dievoet
Mère
Catherine Slachmeulder
Fratrie
Enfant
Autres informations
Religion
Coa Belgium Family van Dievoet (1698).svg
Blason

Sire[1] Philippe Van Dievoet dit Vandive, est un orfèvre et joaillier né à Bruxelles le , baptisé même jour en la collégiale de Sainte-Gudule[2], et mort à Paris le [3] où ses funérailles eurent lieu le lendemain dimanche à six heures du soir, en l’église Royale de Saint Barthélemy dans laquelle il fut inhumé[4].

Le fameux[5] orfèvre Philippe Van Dievoet, bourgeois de Paris, conseiller du roi[6], officier de la Garde-Robe du roi, syndic général des rentes de l'Hôtel de Ville de Paris et consul[7] de ladite ville, était un des frères du sculpteur Pierre Van Dievoet (1661-1729), dont le nom est cher et familier aux Bruxellois pour être l’un de ceux qui leur ont donné la « plus belle Grand-Place du monde ». Il était frère également de Jean-Baptiste Van Dievoet (1663-1751), important négociant en vins établi à Bruxelles au Marché aux Fromages dans la grande et belle maison appelée « le Dragon » qu’il y avait construite en 1709 sur les ruines de deux immeubles bombardés en 1695.

Il est le père de l'orfèvre Balthazar Philippe Van Dievoet dit Vandive et de Guillaume Van Dievoet (Vandivout) dit Vandive, imprimeur ordinaire du Dauphin.

Ses débutsModifier

 
Jean-Baptiste Van Dievoet (1704-1776), époux d'Élisabeth van der Meulen, neveu de l'orfèvre du roi Philippe Van Dievoet dit Vandive (portrait à l'huile par Trigaux, 1761)
 
Jean-Baptiste III Van Dievoet (1747-1821), époux d'Anne-Marie Lambrechts, petit-neveu de l'orfèvre du roi Philippe Van Dievoet dit Vandive (portrait au pastel vers 1774)

Philippe Van Dievoet dit Vandive, conseiller du roi, l’un des six officiers de la Garde-Robe du roi, marchand orfèvre et joaillier à Paris, garde du Corps des Orfèvres en 1701, 1702, 1716, grand-garde en 1717, élu consul[8] de Paris en 1721, administrateur[9] de 1733 à 1738 au Grand Bureau des Pauvres de l’Hôpital dit des Petites Maisons, naquit à Bruxelles où il fut baptisé le à Sainte-Gudule[10]. Il eut comme parrain Philippe Slachmulder, très vraisemblablement son grand-père maternel, et comme marraine Catherine Verhasselt.

Il était le fils d’un bourgeois de Bruxelles, Gilles Van Dievoet[11], décédé vers 1670, et de Catherine Slachmeulder, épousée à Bruxelles (Notre-Dame de la Chapelle) le , et décédée à Bruxelles le . Gilles Van Dievoet, après seulement un peu plus d’un mois de veuvage, se remaria à Sainte-Gudule[12], le , avec Gertrude Zeevaert, qui mourut elle-même à Bruxelles le , après s’être remariée le [13] à l'église Saint-Géry (tt. Joachim Zeevaert et Pierre Van Assche) avec Charles de Lens, bourgeois de Bruxelles, décédé le et enterré dans l'église de Saint-Géry[14]. Il fut donc très jeune, à l’âge de sept ans, orphelin de mère, et un peu plus tard, en pleine adolescence, orphelin de père.

Il alla s’installer à Paris en 1672, à l’âge de dix-huit ans et, après treize ans de séjour, il reçut des lettres de naturalisation en , à l’âge de trente et un ans, lettres qui précisent qu’il est obligé de finir ses jours dans le Royaume et de n’être ni agent ni entremetteur d’aucune puissance étrangère.

En France, son nom, d’abord écrit phonétiquement à la française Vandivout est devenu Vandive.

Dans son monumental ouvrage Le Poinçon de Paris, Henry Nocq le mentionne sous la graphie Vandivoust, Vandives ou même Wandive. Lui-même signait Vandive. Selon une ancienne tradition de famille reprise dans une généalogie manuscrite, son nom a été changé en Van Dive par le Dauphin dont il avait été le joaillier.

Nous ignorons tout de ses débuts et des influences qui l’ont poussé à s’établir à Paris. Remarquons d'ailleurs que son frère cadet, le sculpteur Pierre Van Dievoet (1661-1729), dont le talent avait peut-être été remarqué par le futur roi Jacques II qui vécut à Bruxelles de 1678 à 1679, s’établit à Londres vers 1679 sous le règne de Charles II comme le précise Vertue, il avait alors dix-huit ans, et il y resta jusqu'à la révolution de 1688 qui chassa du trône Jacques II, frère de Charles II. C’est ce même événement d’ailleurs qui avait causé le départ d’Angleterre et son retour à Paris de Nicolas de Largillierre (1656-1746), qui était alors encore un peintre anversois. À la même époque se trouvait par exemple à Londres, où la colonie des artistes flamands était alors assez considérable, et qui sont encore mal connus, un autre Bruxellois, le peintre Pierre Van der Meulen (né en 1638), frère du fameux chroniqueur des batailles de Louis XIV, Adam-François Van der Meulen.

Mariage avec Anne MartinotModifier

Il épousa à Paris en premières noces, Anne Martinot, baptisée le en l'église Saint-Germain l'Auxerrois[15] et décédée en 1707, fille de l'horloger Balthazar Martinot (1636-1716), valet de chambre-horloger ordinaire de la reine Anne d'Autriche, puis horloger ordinaire du roi, et d’Anne Belon. Anne Belon était fille de Pierre Belon, également valet de chambre-horloger ordinaire de la reine.

Anne Martinot avait une sœur, Catherine Martinot, qui épousa par contrat du promettant une dot de 22 000 livres, Antoine Barrois, valet de chambre ordinaire du roi, fils de Claude Barrois, également valet de chambre ordinaire du roi, et de Marie-Marguerite Liebeuf. Ce contrat de mariage fut signé, dans l’ordre, par le roi Louis XIV, Louis, le Grand Dauphin, Louis, duc de Bourgogne, Marie-Adélaïde princesse de Savoie, duchesse de Bourgogne, Philippe d’Anjou et Charles de Berry.

Balthazar Martinot, dit l’aîné, était l’un des plus remarquables horlogers de son temps. Avant l’invention capitale en 1675 par Christian Huygens (1629-1695) du ressort-spiral réglant, Balthazar Martinot, en collaboration avec Blaise Pascal et le duc de Roannez, mit au point en 1660 un système de ressort destiné à réguler le balancier des montres. Ce mécanisme porte toujours en horlogerie le nom de « ressort réglant de Martinot ».

Balthazar Martinot l’aîné était fils de l’horloger Balthazar Martinot le Vieux, (1610-1697) et de Catherine Hubert, fille de l’horloger Noël Hubert (1612-1650), gouverneur du Gros-Horloge de Rouen, et fondateur en cette ville d’une célèbre dynastie d’horlogers. Plusieurs membres de cette famille Hubert, restés huguenots, ont émigré à La Haye, Amsterdam, Genève, Leiden ou Londres.

Balthazar Martinot le Vieux mourut à Paris à 87 ans, quai des Orfèvres, « Aux Balances », qui était le domicile de Philippe Van Dievoet et d’Anne Martinot sa petite-fille.

Philippe Van Dievoet fait baptiser dix enfants à Saint-Barthélemy. Parmi les parrains, les horlogers Martinot, Jean-Baptiste Jouvenet, peintre ordinaire du roi, et son frère le sculpteur Pierre Vandivout (sic). Lors de la mort d’Anne Martinot, il avait cinq enfants tous mineurs. Il donna à chacun de ses enfants en les mariant la somme de vingt mille livres.

Son second mariage avec Marie-Catherine LopinotModifier

Philippe Van Dievoet épousa en secondes noces, en 1717, après dix ans de viduité, Marie-Catherine Lopinot, veuve en premières noces du Sieur François Garnier, décédée quai des Orfèvres le , et sœur de Gabriel Lopinot fermier général du duché de Thouars[16].

Ses adressesModifier

Philippe Van Dievoet habita à Paris successivement rue de Harlay à l’enseigne des Balances (cité de 1680 à 1693), puis quai des Orfèvres « aux Balances d’Or » (cité en 1697 et en 1702). À sa mort, le , il habitait toujours quai des Orfèvres « aux Balances », paroisse Saint-Barthélemy. Le , selon un faire-part, M. Vandives, ancien consul, fut enterré à Saint-Barthélemy. Il a fondé à Paris une messe journalière.

Son œuvreModifier

En ce qui concerne son œuvre, nous savons que le il reçut 450 livres pour « deux garnitures de vermeil, qu'il a faites à des vases pour le service de Sa Majesté », mais ces vases ne semblent pas avoir été conservés ou du moins, comme le fait remarquer Michèle Bimbenet-Privat, n’a-t-il pas signé ou marqué d’un poinçon des œuvres provenant de la collection royale Ce fut l’année également de sa réception à la maîtrise « par lettres de cachet du roi ». Le il obtint des lettres patentes en considération des ouvrages qu'il a faits pour le roi. Il est reçu maître par un arrêt du Conseil qui l’autorise à tenir boutique ouverte dans Paris. Il devra faire insculpter son poinçon à la Cour des monnaies. Sa déclaration de poinçon n’a pas été retrouvée dans les archives.

Nicolas de Blégny dans son Livre commode des adresses de Paris pour 1692, au chapitre consacré au commerce des ouvrages d’or, d’argent, de pierreries, et de perles, cite Vandive, habitant alors rue de Harlay, comme ayant un particulier talent pour les petits ouvrages et bijouterie d’or. Il y est cité à côté des orfèvres « Bel, place du College Mazarini, Blanque, rue Dauphine et les frères Sehut, même rue », qui s’identifient comme étant Josias Belle, Jacob Blanques, d’origine allemande plutôt que flamande, Jacques Seheult et son frère Isaac Seheult, ces trois premiers d’origine protestante étaient devenus de « nouveaux convertis », tandis que ce dernier préfèrera bientôt prendre le parti de se réfugier à Londres.

L’on peut se faire une idée de quel genre étaient ces petits ouvrages d’or en lisant l’inventaire après décès de Josias Belle, daté du , soit presque à la même époque que la publication du livre de Nicolas de Blégny (1692). L’on y trouve tout un stock de ces petits ouvrages en or : cure-dents, dés, tabatières, boutons de manchettes, cuillers à café, joncs, boucles de souliers. Ou encore étaient-ils semblables à ces objets découverts en 1700 lors d’une inspection de police dans l’atelier de Jacob Blanques, à l’époque des lois somptuaires : des boîtes et des gobelets en or.

Monsieur, frère unique du roi, avait reçu en cadeau de sa petite fille la duchesse de Bourgogne des bijoux d'or provenant de Seheult et Vandive[17], tout comme Monseigneur le Grand Dauphin.

L’on sait également qu’il fit toute la vaisselle du Comte Louis de Guiscard[18] (1651-1720), ancien ambassadeur de France en Suède, ainsi qu’un « surtout » pour le diplomate Daniel Cronström (1655-1719), résident suédois en poste à Paris de 1693 à 1719, qui nous parle en ces termes de notre orfèvre dans une lettre datée du faisant partie de la précieuse correspondance qu’il entretenait depuis Paris avec le grand architecte suédois Nicodème Tessin le Jeune (1654-1728), architecte du roi de Suède : « la vaisselle va son train et j’auroi mesme le surtout, mais il ne sera pas de Launay et Baslin, orfèvres du roy aux galleries (sic) du Louvre. Je leur ay offert 1/3 de plus pour la façon du surtout. Voicy leur réponse ; d’eux, il auroit esté du dernier bien, de Vandives qui le fait, il sera bien seulement. C’est celluy qui a fait toute la vaisselle du comte Guiscard ». Comme on le voit, les grands orfèvres Nicolas de Launais (1647-1727) et son beau-frère Claude II Ballin (1661-1754), n’hésitaient pas à déprécier en leur faveur le travail d’un de leurs confrères, auquel ils donnaient un « bien » quand même, se réservant le « très bien » !

Le , il est autorisé à faire un pot de chambre d’argent pour la reine d’Espagne, qui était Marie-Louise-Gabrielle de Savoie (1688-1714), première épouse de Philippe V roi d’Espagne fils de Monseigneur le Grand Dauphin, et qui venait d’accoucher le d’un petit prince des Asturies, futur Louis Ier éphémère roi d’Espagne, dont le baptême aura lieu le .

Philippe Van Dievoet dit Vandive était considéré à son époque comme étant un « fameux orfèvre » pour reprendre l’expression de Dangeau, il était également un des principaux fournisseurs de la cour. Selon une tradition conservée dans sa famille à Bruxelles, il était joaillier du Dauphin. Ce qui est confirmé par les archives. Il fut en effet officier de la Garde-Robe du Roi[19], recruté pour le service du Dauphin, de 1680, il avait vingt-six ans, jusqu’à la mort de Monseigneur en 1711. Selon Michèle Bimbenet-Privat, il doit son intégration au groupe des orfèvres royaux à la protection de son beau-père, l’horloger Balthazar Martinot, qui fut, en effet, lui-même horloger du roi, mais qu’il ne faut pas confondre avec son frère Claude Martinot qui fut valet de chambre horloger du roi logé aux Galeries du Louvre, ni avec son cousin l’horloger Henri Martinot (1646-1725), horloger du roi, logé également aux galeries du Louvre. Le département de la Garde-Robe formait un des vingt-deux départements de la Maison Civile de Louis XIV, il était dirigé par un Grand Maître et par six officiers. Depuis 1672 le Grand Maître était un proche ami du roi, le duc François de La Rochefoucault (1634-1714), fils du mémorialiste.

Monseigneur le Grand Dauphin (1661-1711) avait commencé à collectionner vers 1681, il avait alors vingt ans, et outre les porcelaines, il appréciait particulièrement les gemmes. Prince affable, généreux, fin et cultivé, il fut le personnage le plus populaire de la famille royale. Comme le dit François Bluche, il est regrettable que ce Dauphin si doué, si aimé, mort prématurément, n’ait pu succéder en 1715 à son père. Il eût été le meilleur des rois. Monseigneur le Dauphin avait d’ailleurs également des liens étroits avec Bruxelles, puisque son épouse, Marie-Anne-Christine de Bavière (1660-1690), n’était autre que la sœur de Maximilien-Emmanuel de Bavière (1662-1726), gouverneur général des Pays-Bas, et important acteur de la reconstruction de Bruxelles après le bombardement de 1695. Les Bruxellois reconnaissant avaient placé sa statue, d’abord de pierre puis de bronze, sur le faîte de la maison de la Grand-Place appelée « l’Arbre d’Or », dont la façade avait été ornée de sculptures par Pierre Van Dievoet. D’ailleurs le grand projet avoué de Maximilien-Emmanuel de Bavière était-il d’obtenir la couronne royale des Pays-Bas dont Bruxelles, destinée à devenir la plus belle ville du monde, aurait été la splendide et florissante capitale. Maximilien-Emmanuel de Bavière avait lui aussi, de par son lien de parenté, de nombreux contacts avec Paris. Aussi, la paix étant revenue après le traité de Ryswick en 1697, s’adressa-t-il à Laurent Danet, un grand marchand-mercier parisien, un des principaux fournisseurs du roi en vases de pierre dure et d’objets exceptionnels qui disposait d’un réseau international particulièrement efficace, et qui semble avoir eu une succursale à Bruxelles, pour y meubler à neuf son palais de gouverneur. Il lui acheta des meubles, une pendule de vermeil, un vase de jade, des tableaux, des bronzes, des porcelaines, des laques, des girandoles, des lustres et des bijoux. Cette pendule en vermeil, vendue en 1698 à Maximilien-Emmanuel de Bavière, est toujours conservée à la « Schatzkammer » du Musée de la Résidence à Munich (inv. 729). Cet objet splendide, en argent doré et or massif, orné de rubis et de diamants, est signé pour le mécanisme « Martinot aux Galleries (sic) du Louvre ». Il s’agit là de la signature habituelle de l’horloger Henri Martinot (1646-1725), directeur des Horloges de toutes les Maisons Royales, époux d’Élisabeth Girardon fille de l’illustre sculpteur le chevalier François Girardon (1628-1715). Le boîtier est signé du poinçon du maître-orfèvre Josias Belle (baptisé au temple de Charenton le , décédé à Paris en 1696). Un bas relief en or représentant la victoire de Maximilien-Emmanuel sur les Turcs lors de la bataille de la Save en 1688, y a été ajouté par la suite. Le nom de l’orfèvre en est inconnu et Josias Belle n’en est certainement pas l’auteur. Ne pourrait-on penser ici à l’œuvre d’un orfèvre parisien qui aurait eu à la fois des liens avec Bruxelles où Maximilien-Emmanuel était gouverneur, et avec la famille des fameux horlogers Martinot ? Nous pensons bien sûr ici à Philippe Van Dievoet.

Son entourageModifier

Les archives nous montrent qu’il était un proche du célèbre peintre Jean Jouvenet. Celui-ci comme on l’a vu plus haut, fut parrain d’un de ses enfants, et également, le Anne Martineau (sic) femme de Philippe Vandivoust (sic) devint marraine de Jean-Baptiste-Antoine Jouvenet, fils du peintre Jean Jouvenet et de Marie Baronneau son épouse, laquelle est fille de Louis Baronneau, un grand horloger travaillant dans la cour du Palais, officier de la reine Marie-Thérèse et sœur de Jean-Louis Baronneau, horloger de la Reine.

Le , Philippe Vandivout, est parrain à Saint-Barthélemy de Philippe Dubourg, fils de l'orfèvre Michel Dubourg[20].

Le , Philippe Vandivout fut parrain de Philippe Bingant, fils de Salomon, maître orfèvre à Paris. Philippe fut baptisé le , à l'église Saint-Barthélémy[21].

Le , Philippe Van Divout, cité comme « orfèvre de Monseigneur », est témoin du mariage[22] à Saint-André des Arts, de l'orfèvre Jean Royel[23] avec Marguerite Barbe Cordier, fille du graveur et géographe Louis Cordier[24] et de Geneviève Michu. Parmi les autres témoins figurent Jean-François Louis Cordier, dessinateur de l'Académie et Alexis-Hubert Jaillot, géographe du roi.

Le , Philippe Vandivout cité comme « orfèvre de Monseigneur le Dauphin » est témoin du mariage de l’orfèvre Claude de Drisfald avec Anne Gaillard[25], la veuve de l’orfèvre François de Coomans dont le nom francisé était François Commences.

Le , Philippe Vandives « joaillier du roi » est parrain de François Philippe de Lens né Quai des Orfèvres, l’un des enfants de l’orfèvre François de Lens marié à Catherine Lemoine, fille du peintre Jean-Baptiste Lemoine. Cet orfèvre François de Lens est le petit-fils de l’orfèvre bruxellois Guillaume de Lens (1588-1637) et de Marie van Opstal (1588-1655), et le fils de Jean de Lens, né à Bruxelles en et décédé le à Paris, « orfèvre ordinaire de Monsieur d’Orléans frère unique du roi » cité en 1636 comme demeurant au prieuré Saint-Denis-de-la-Chartre, qui épousa le Catherine Zwelinck, fille du graveur Jean Zwelinck et de Catherine Moncornet. Parmi les témoins à ce mariage figure Alexandre de Coemans « Directeur de la Manufacture des tapisseries du roi », manufacture dont l’origine remonte à l’établissement fondé dès 1601 par Marc de Coomans et François Van der Planken. Remarquons que la famille Moncornet était une famille de graveurs et de tapissiers bruxellois bien connue. Parmi les parrains et marraines des enfants de Jean de Lens et de Catherine Zwelinck, figure en 1647 sa mère Marie Van Opstal (1588-1655), veuve de Guillaume de Lens (1588-1637), maître orfèvre de Bruxelles. Peut-être ce Guillaume de Lens est-il parent de Charles de Lens qui épousa à Bruxelles Gertrude Zeevaert veuve de Gilles Van Dievoet ? Marie Van Opstal était la sœur du grand sculpteur parisien d’origine bruxelloise Gérard Van Opstal (vers 1594-1668), un des fondateurs de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Paris.

Le 24 février 1696, il est témoin au mariage[26] de Marthe De Bordeaux avec l'orfèvre Laurent Meulemans, fils de feu Pierre Meulemans orfèvre[27] à Bruxelles, et de Marie Moeremans[28].

Ces parrainages nous montrent que Philippe Van Dievoet était en relations étroites avec ses compatriotes bruxellois de Paris.

Les Vandive de Paris n’ont pas non plus oublié Bruxelles et ont longtemps conservé des contacts familiaux et d’affaires avec leurs frères et cousins restés en cette ville, comme le montrent les divers actes publiés en annexe. Philippe Vandive était ainsi présent à Bruxelles le , comme on peut le lire dans les registres du notaire Pilloy : « Ce jourdhuy vingtième d' par devant moy Jean Pilloy notaire royal resident a Bruxelles, et les temoins sousnommez, fut present Sr. Philippe Vandive Conseiller du Roy sindic general des Rentes de l’hotel de ville de Paris demeurant ordinairement en ladite ville de Paris estant de present en cette ville de Bruxelles ».

La guérison miraculeuse d'Anne le FrancModifier

En tant qu'ancien administrateur de la Confrérie du Très-Auguste Saint Sacrement de l'Autel, érigée en l'église Royale et paroissiale de Saint Barthélmy, Philippe Van Dievoet (Vandive) témoigna le concernant la guérison de Anne le Franc, miracle attribué au diacre Paris[29].

AnoblissementModifier

Philippe Van Dievoet dit Vandive en tant qu'officier de la Garde-Robe du Roi[30] jouissait de la noblesse personnelle permettant le qualificatif d'écuyer, durant l'exercice de sa charge de 1680 jusqu'en 1711.

Ses enfantsModifier

Philippe Van Dievoet eut de son épouse Anne Martinot décédée en 1707, fille du fameux horloger Balthazar Martinot (1636-1716), onze enfants tous baptisés en l'église Royale de Saint Barthélemy, dont cinq étaient encore en vie et encore mineurs lors du décès de leur mère, et qui suivent.

Philippe Van Dievoet avait ensuite épousé en secondes noces, en 1717, après dix ans de viduité, Marie-Catherine Lopinot, veuve en premières noces du Sieur François Garnier, décédée quai des Orfèvres le , et sœur de Gabriel Lopinot fermier général du duché de Thouars, dont il n'eut pas d'enfants.

 
Marque typographique de Guillaume van Dievoet dit Vandive, imprimeur libraire de Monseigneur le Dauphin, avec sa devise personnelle : « HOC DUCE TUTA SALUS », 1704.
1) Catherine Vandivout dit Vandive, née vers 1677 et morte en , paroisse Saint-Barthélemy[31].
2) Guillaume Vandivout dit Vandive, fils aîné, né le à Paris[32] et décédé en 1706 après onze mois de mariage, imprimeur libraire de Monseigneur le Dauphin, reçu maître en par ordre du Dauphin, après avoir été en apprentissage d’ à chez Jean Ier Boudot. Il épousa à Paris en 1705, Éléonore Le Prieur. Il était installé rue Saint-Jacques à l’enseigne «Au Dauphin couronné ». Guillaume Vandive et Eléonore Le Prieur eurent  :
a) Charlotte-Eléonore Vandive qui épousa Mr. Jean-François-Claude Beau, sr. de la Passutière[33], Procureur au Parlement de Paris, né le et décédé le (laissant trois enfants mineurs, Léonore-Charlotte Beau, Nicole Denise Beau, mariée jeune, et Jean-François-Claude Beau)[34].
3) Sire[35] Balthazar Philippe Vandive, grand garde du Corps des Orfèvres en 1736, 1737, consul de Paris en 1739, né le à Paris[36], décédé rue des Lavandières, enterré le , funérailles à Saint-Germain-l'Auxerrois[37], épousa à Paris le , Françoise-Edmée de La Haye, née en 1682 et décédée en , fille de Pierre de la Haye, marchand orfèvre joaillier et graveur de sa majesté et de Marie Madeleine Masse, petite fille de François de La Haye, orfèvre et de Catherine Desécouttes, arrière-petite-fille de Louis de La Haye, orfèvre de la Maison du roi et de Marguerite Boucher, ce dernier étant fils de Jean de La Haye, seigneur d'Icy.
Balthazar Philippe Vandive habita de 1705 à 1748, au n°50 actuel du quai des Orfèvres, à la « Garde Royale », avant de s'installer à la fin de sa vie, en 1748, rue des Lavandières auprès de son fils Nicolas Félix Vandive, Greffier de l'audience du Conseil du Roi, où il mourut en et fut enterré le . Les Affiches de Paris, nous apprennent que le , eut lieu l’enterrement de Balthazar-Philippe Vandives, ancien consul, décédé rue des Lavandières. Le les gardes le déclarent décédé.
4) Henry Vandivout dit Vandive, né le à Paris[38].
5) Marie Catherine Vandivout dit Vandive, née le à Paris[39] décédée en sa maison rue Saint-Jacques en 1719, funérailles [40] le lundi en l’église Saint-Sévérin[41], épousa par contrat[42] du , Jacques Henry Pralard[43], imprimeur libraire[44] décédé le , troisième fils et successeur du libraire André Pralard. Reçu maître le 7 nov. 1713. Il vend son fonds à Jean-Joseph Barbou en . Encore en activité en 1748, il se serait retiré peu avant sa mort () (Devise : Inimicos Virtute superabis).
6) Pierre Vandivout dit Vandive, né le à Paris[45] décédé le [46].
7) François Vandivout dit Vandive, né le à Paris[47].
8) Jean-Baptiste Vandivout dit Vandive, né le à Paris[48] décédé le à Marly-le-Roi.
9) Marie-Anne Vandivout dit Vandive, née le à Paris[49] épouse par contrat[50] du , Jean-François André, marchand drapier, bourgeois de Paris, consul de Paris en 1732, juge en 1740, demeurant, rue des Bourdonnais devant la rue des Mauvaises-Paroles, paroisse Saint-Germain l'Auxerrois. Ils eurent huit enfants, Jean-Philippe, Marie-Anne-Catherine, Jeanne-Claire, Marie-Madeleine, Marie-Jeanne, Edmée-Josèphe, Jean-François-Guillaume et Élisabeth André, tous mineurs lors du décès de leur mère en 1726 et ayant comme subrogé tuteur leur oncle Balthazar-Philippe Vandive[51].
10) Nicolas Félix Vandivout[52] dit Vandive[53], né le à Paris[54], marchand orfèvre joaillier, bourgeois de Paris, il fut garde (doyen) du Corps des Orfèvres, en 1727, 1728, 1729, en 1756 il remet son poinçon, meurt[55] en 1764. Il avait épousé en premières noces par contrat[56] du , Dlle. Aymée Jeanne Peyrard, décédée[57] en 1723. Il épousa en secondes noces à Paris (contrat[58] du ) Françoise Marguerite Lepape[59] qui testa le , et mourut en 1781, rue Saint-Jean de Beauvais, et fut enterrée[60] le , fille de Jean-Baptiste Le Pape[61], marchand joaillier, bourgeois de Paris, et de Catherine Gonnet[62],[63], demeurants rue de la Vieille Joyallerie, fille de feu Charles Gonnet, marchand bourgeois de Paris, et de Claude Flament. Nicolas Félix Vandive, marchand orfèvre joaillier à Paris, demeurait en 1750, rue du Marché Pallu, paroisse Saint-Germain-le-Vieil[64]. Il eut de sa première épouse :
a) Aymée Magdeleine Vandive
11) Madeleine Vandivout dit Vandive, décédée en [65], épouse par contrat[66] du Christophe II David, né en 1682 et mort le , imprimeur-libraire[67] rue Saint-Jacques, puis rue de la Harpe à l’enseigne « Au Nom de Jésus ». Reçu libraire en 1713 et imprimeur en , fils de Michel David (vers 1656-1719), imprimeur-libraire quai des Augustins, à l’enseigne « À la Providence » ; petit-fils de Denis David. La famille David, était une importante famille d'imprimeurs parisiens du Grand Siècle, dont le nom reste attaché à la publication de l'Encyclopédie de Diderot et de D'Alembert.

Sa postéritéModifier

Philippe Van Dievoet dit Vandive était le grand-père de Nicolas Félix Vandive, greffier au Grand Conseil, greffier de l'audience du Conseil du Roi, avocat au Parlement de Paris (cité en 1761), conseiller notaire et secrétaire Maison et Couronne de France. Ce fut ledit Nicolas Félix Vandive qui lors de la dernière maladie du roi Louis XV fut envoyé le dimanche par le Parlement de Paris pour aller s'enquérir de la santé du roi, comme nous l'apprend en son journal le libraire parisien Siméon-Prosper Hardy : « La nouvelle cour du Parlement n'avoit pas manqué, suivant l'usage ordinaire, de députer le nommé Vandive, l'un des premiers principaux commis au greffe de la Grand Chambre et de ses notaires secrétaires, pour aller à Versailles savoir des nouvelles de la santé du Roi. Mais ce secrétaire ne pouvoit rendre compte de sa mission à l'inamovible compagnie que le mardi suivant, attendue la vacance accoutumée du lundi . »

Notes et référencesModifier

  1. Guillaume Denière, La juridiction consulaire de Paris, 1563-1792 : sa création, ses luttes, son administration intérieure, ses usages et ses mœurs, Paris : H. Plon, 1872, p.  448 : « 1721. Quatrième consul. Sire Philippe Vandive, marchand du corps de l'orfèvrerie-joaillerie »
  2. Baptême à Sainte Gudule de Philippe Van Dievoet le 9 janvier 1654 : « 9a (januarii 1654) Philippus filius legitimus Ægidij Van Dievoet, et Catharine Slachmeulder. Suscept : Philippus Slachmulder, et Catharina Verhasselt ».
  3. Archives Nationales, RE/XCVII/3. Notaire : de LAN Jean-Louis. Inventaire après décès de Philippe Vandive, 10 février 1738.
  4. Faire-part de décès : « Vous estes priez d’assister au Convoy & Enterrement de Monsieur VANDIVE ; le Pere, Ancien Consul, Ancien Grand Garde de l’Orfévrerie-Joyalerie, Doyen des Marguilliers, Ancien Commissaire des Pauvres : Administrateur de l’Hospital des Petites-Maisons, & Bourgeois de Paris, decede en sa maison Quay des Orfevres : Qui se fera Dimanche deuxiéme . à six heures du soir, en l’Eglise Royale de Saint Barthelemy, sa Paroisse, où il sera inhumé.
    Et aux Messes qui se diront le lendemain Lundy troisiéme dudit mois, depuis sept heures jusqu’à midy, en ladite Eglise. Messieurs & Dames s’y trouveront, s’il leur plaist.
    Requiescat in pace.
    De la part de Messieurs ses Fils ; de Monsieur André, son gendre ; & de Messieurs Beau, le jeune, Bourguignon & Millot, ses Petits-Gendres.» Archives Nationales, cotes : MC/PL//37, 5516 : placard de décès de Philippe Vandive.
  5. Nous reprenons ici le qualificatif que lui donne Dangeau: Journal du marquis de Dangeau, publié par Soulié, Dussieux, Chennevières, Mantz, Montaiglon, Paris, Firmin-Didot, 1854-1860, vol. VII, 1699-1700, jeudi 12 mars 1699, p. 44 : « fameux orfèvre ».
  6. « Quand le savoir-faire des orfèvres bruxellois brillait à Versailles », dans : Cahiers bruxellois, tome XXXVII, 1999-2003, Bruxelles, 2004, p. 41 : « Archives générales du Royaume, Notariat général de Brabant, notaire Jean Pilloy, protocole no 1242, acte du 20 août 1714 (no 132) : "Ce jourdhuy vingtième d'août 1714 par devant moy Jean Pilloy notaire royal resident a Bruxelles, et les témoins sousnommez, fut present Sr. Philippe Vandive Conseiller du Roy sindic general des Rentes de l'hotel de ville de Paris demeurant ordinairement en ladite ville de Paris estant de present en cette ville de Bruxelles ».
  7. G. Denière, La juridiction consulaire de Paris, 1563-1792 : sa création, ses luttes, son administration intérieure, ses usages et ses mœurs, Paris : H. Plon, 1872, p. 448 : « 1721. Quatrième consul. Sire Philippe Vandive, marchand du corps de l'orfèvrerie-joaillerie ».
  8. Nicolas Lyon-Caen, Mathieu Marraud, « Multiplicité et unité communautaire à Paris. Appartenances professionnelles et carrières civiques, XVIIe – XVIIIe siècles », dans : Histoire urbaine, Paris, 2014/2 (n° 40), p. : « Mais surtout afficher une qualité d’"ancien" revient à affirmer un droit à siéger dans une compagnie, à participer à ses décisions et à coopter ses chefs. L’orfèvre Vandive se plaint ainsi au Premier Président du Parlement, en 1720, des manœuvres des "anciens" contre sa nomination au Consulat. Ceux-ci peuvent manifestement respecter ou non l’ordre du tableau ». Lire en ligne.
  9. Almanach Royal, 1736, p. 72 : « Vandive, père, Marchand Orfévre, Q. des Orfèvres, aux Balances ».
  10. Acte de baptême de Philippe Van Dievoet à Sainte Gudule le 9 janvier 1654 : « 9a (januarius 1654) Philippus filius legitimus Ægidij Van Dievoet, et Catharine Slachmeulder. Suscept : Philippus Slachmulder, et Catharina Verhasselt ».
  11. Archives Générales du Royaume,Notariat général du Brabant, notaire Michel Parys, acte du 15 décembre 1731, n° I5, protocole n° 476. « -15 Procure pour rendre une rente cap. I5 Xbre 1731 Ce jourdhuy 15me de décembre 1731 comparurent pardevant moy Michel Parys, comme notaire, et tabellion publicq admis par le Souverain Conseil de Sa Maté, Imp. et Cath. ordonné en Brabant, resident dans la ville de Bruxelles, et en presence des tesmoins embas ci denommés, personellement les Srs. Nicolas, et Jean Baptiste van Dievoet freres, habitans bourgeois et marchands en cette ditte ville, seuls et uniques heritiers du Sr. Pierre van Dievoet aussy leur frere en son vivant marchand &a + tous trois enfans du second lit de feu Sr Gille van Dievoet et de Damoiselle Gertrude Zeevaert lesquels ont fait, et constitué leur procureur general et special ---------------------------------------------auquel ils donnent pouvoir de pour eux et en leurs noms donner acquit et decharge a Monsieur Philippe van Dievoet marchand orfevre joaillier a Paris pareillement leur frere du premier lit de tous les arrerages qu'il peut avoir receu de tout le passé iusques a ce jour, de cinquante six livres de rente qui appartenoient sur l’hostel de ville a Paris audit Sr.Pierre van Dievoet, comme aussy de luy donner pleine, et entiere decharge de la remise de la grosse dudit contract de constitution et de tous autres effets que ledit Sr. PHILIPPE VAN DIEVOET pouroit avoir, appartenant audit Sr. Pierre van Dievoet, et de vendre, ceder quitter, et transporter avec toutte garantie a telle personne moyennant tel prix, charges, clauses, et conditions que ledit procureur advisera bon estre lesditts cinquante livres de rente, et du receu dudit prix en donner touttes quittances, et decharges vallables, remettre la grosse dudit contract de constitution et generalement y faire comme si les comparants y seroient presents pourroient faire et agir, promettant, obligeants et renonceants en forme, ainsy fait et passé dans la ville de Brux. le jour, mois, et an predit, en presence des Pierre Ceustermans, et Michel Hannoset comme tesmoins a ce appelez. Petrus Ceustermans N:van Dievoet 1731 Michel Hannosset JBta:vandievoet quod attestor M:Parys ».
  12. Bruxelles, collégiale de Sainte Gudule, 31 juillet 1660, mariage de Gilles Van Dievoet et Gertrude Zeevaert : « Die 31a Julij 1660 in baptisterio huius ecclesiae coram infrascripto contraxerunt inter se matrimonium Aegidius Van Dievoet, et Gertrudis Zeevaert D. Gudilae parochiani, dispensante Illmo ac Rmo D. Archie(pisco)po Mechl(iniensi) in bannorum solemnijs, praestito juramento libertatis requisito, praesentibus tamquam testibus Augustino Neetens, Joanne Zeevart fratre sponsae, Francisco Jacobs, Nicolao Vander Borcht, Joachimo Zeevart fratre sponsae, Maria de Smet, Carola la Croix, et Elisabetha Hannart, quod attestor Servatius Middegaels viceplebanus D(ivae) Gudilae ».
  13. Le 28 août 1672, mariage en l’église Saint-Géry de Gertrude Zeevaert avec Charles De Lens : « Coram me Carolo Ricquaert Pastore Sti Gaug: et testibus Joachimo Zeevaert et Petro Van Assche contraxerunt matrimonium Carolus Delens, et Gertrudis Zeevaert. Hac 28 augusti 1672 ». Un peu avant, eut lieu le 21 février 1672 en l'église Saint-Géry le mariage de Marie Zeevaert avec Daniel Danoot : « eodem die 1672 mense februario coram me Carolo Ric(quae)ert pastore S. Gaugerici et testibus Joachimo Zeevaert, Marco De Vos et alijs, contraxere matrimonium Daniel Dannoot et Maria Zeevaert ».
  14. Église Saint Géry, décès 16 avril 1701 de Charles de Lens époux de Gertrude Zeevaert : « 16. obyt Carolus de Lens maritus Gertrudis Zeevaert. S.I. Ecclesia nostra.(= sepultus in Ecclesia nostra) ».
  15. Fonds Laborde-116 : « Du 22 décembre 1663, fut baptisée Anne Marie, fille de Baltazar Martinot, maître horloger, et de Anne Belon. Tenue et levée par Gilles Martinot, horloger et valet de chambre du Roi, oncle paternel et par Anne du Brehas, femme de Philippe Hardy, marchand à Paris, tous deux de la paroisse St. Germain l’Auxerrois. » (L'expression "tenue et levée (sur les fonts baptismaux), désigne les parrain et marraines (susceptores)
  16. AN/Y11665, Scellé après le décès de Madame Vandive, née Lopinot, 6 décembre 1735)
  17. Philippe de Courcillon de Dangeau, Journal du marquis de Dangeau, publié par Soulié, Dussieux, Chennevières, Mantz, Montaiglon, Paris, Firmin-Didot, 1854-1860, vol. VII, 1699-1700, jeudi 12 mars 1699, p. 44 ; ainsi que : Paul Micio, Les Collections de Monsieur frère de Louis XIV, Paris : Somogy éditions d'art, 2014, p. 321 : « Le 12 mars 1699, la duchesse de Bourgogne, petite fille de Monsieur, "alla l'après-dînée à Paris voir la foire Saint-Germain, et puis passa chez Seheult et chez Vendives, fameux orfèvres, où elle acheta des bijoux d'or pour donner à Monseigneur et Monsieur » ; ainsi que : Yvonne Brunel, Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, 1685-1712, préface de Pierre Breillat, conservateur en chef à la Bibliothèque de la Ville de Versailles, Paris, Beauchesne, 1974, p.59 et 253.
  18. Roger-Armand Weigert et Carl Hernmarck, « Les relations artistiques entre la France et la Suède 1693-1718. Nicodème Tessin le jeune et Daniel Cronström. Correspondance (extraits) », dans Nationalmuseum, Skriftserie 10, Stockholm, 1964. Concernant Louis de Guiscard (1651-1720), militaire français, nommé par Louis XIV gouverneur de Namur le 2 juillet 1692 après la prise de cette ville, puis ambassadeur près la cour de Suède de 1698 à 1701, lire les nombreuses données biographiques le concernant dans l'article de Geoffroy de Failly, « Un jeton de 1692 aux armes du gouverneur de Namur ou les ravages de l'impôt du sang sous Louis XIV », dans : Le Parchemin, Bruxelles, mars-avril 2013, pp. 118-138, passim.
  19. Michèle Bimbenet-Privat, Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, Paris, 2002, tome I, p. 121 : "Le département de la Garde-Robe compte aussi parmi ses officiers un orfèvre recruté pour le service du dauphin : Philippe Vandives ou Vandivout émarge à ce titre de 1680 à la mort de Monseigneur. C'est un Bruxellois, doté de lettres de naturalité en mars 1685, qui doit son intégration au groupe des orfèvres royaux à la protection de son beau-père, l'horloger Martinot, lui-même logé aux galeries du Louvre".
  20. Fichier Laborde : (Saint-Barthélemy) : « Le 2 février 1687 a été baptisé Philippe, né le 30 janvier, fils de Michel Dubourg, md. orfèvre, rue du Harlay, et de Marie Fouquet. Le parrain : Philippe Vandivout, rue du Harlay, md. orfèvre, la marraine veuve Petit, fe de Mr Petit aussi md. orfèvre quai des orfèvres » Lire en ligne.
  21. Source : AD Paris, Fichier Laborde : « Le 22 août 1688, a été baptisé Philippe, né le 19, fils de Salomon Bingant, marchand orfèvre, demeurant rue du Harlay, aux Anneaux d'Or, et de Jeanne Poirier - Le parrain Philippe Vandivout, marchand orfèvre, demeurant rue du Harlay, aux Balances ; la marraine, Marie Bingant, femme de Louis Fouque, marchand épicier » Lire en ligne.
  22. Fichier Laborde-148 : « Le 28 juillet 1692, furent mariés : Jean Royele, marchand orfèvre, fils de feu Jean Royele, marchand drapier de la paroisse St.-Sauveur, et Marguerite Barbe Cordier, fille de Louis Cordier, graveur et géographe, et de Geneviève Michu de cette paroisse – Témoins : Le père et la mère de la mariée ; Claude Royele, bourgeois d’Abbeville, frère du marié ; Jean-François Louis Cordier, dessinateur de l’Académie, frère de la mariée ; Alexis-Hubert Jaillot, géographe du Roi ; Philippe Van Divont (sic, transcription erronée pour Van Divout), orfèvre de Monseigneur, demeurant rue du Harlay, paroisse St-Barthélemy. (St-André des arts, n° 14) »
  23. Michèle Bimbenet-Privat, « Royel (Jean) 1683 », dans : Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, Paris, 2002, tome I, pp.- 501-502.
  24. Louis Cordier, graveur et géographe.
  25. Fichier Laborde : Saint-Barthélemy, no 17 : « Le 8 8bre. 1692, ont été mariés Claude Drisfaild, md. orfevre, fils de défunt Claude Drisfaild, vivant batteur d'or, et de Claude Lesage, de cette paroisse ; Anne Gaillard, veuve de François Commense, vivant md. orfevre, de cette paroisse ; Témoins : Laurent Lefranc, md. peigner tabletier, rue St. Denis, beau frère de la mariée ; François Gaillard, officier de la maréchaussée, demeurant ordinairement à Blois ; Philippe Vandivout, orfèvre de Mgr. le Dauphin, demeurant rue du Harlay ; et Jacques Poette, md. horloger » Lire en ligne.
  26. Fichier Laborde : « 1696. Le 24 février 1696, Menlemans (sic pour Meulemans), orfèvre. Le 24 février 1696, ont été mariés Laurent Menlemans [plutôt Meulemans], orfèvre, fils de défunt Pierre Menlemans (sic pour Meulemans), vivant marchand orfèvre à Bruxelles, et de Marie Mouremans ; et Marthe de Bordeaux, fille de François de Bordeaux md. tous deux de cette paroisse - [Témoins] de la part du marié, Philippe Vandive, md. joaillier et 1er marguillier en charge ; et Nicolas Marion, md. lapidaire, tous deux amis ; et de la part de la mariée : sa mère, et Jean Levacher, md. joaillier, oncle de la mariée (St. Barthélemy, n° 16) » Lire en ligne.
  27. Concernant les orfèvres bruxellois Pierre I Meulemans et son fils Pierre II Meulemans, cités de 1659 à 1700, lire : Edmond Roobaert, Lexicon van de brusselse edelsmeden uit de 17de eeuw, Bruxelles : Safran Publishers, 2019, pp. 159-160. Concernant les autres membres de cette famille d'orfèvre, François (Frans) Meulemans, cité en 1587 et 1621, Gielis Meulemans, cité en 1628, Jan [Hans] Meulemans, cité de 1607-1608 à 1672, Jan Meulemans II cité de 1694 à 1700, Lieven Meulemans, cité de 1591 à 1617, voir ibidem pp. 158-159.
  28. Le 7 mai 1661, Marie Moeremans, épouse de l'orfèvre Pierre Meulemans, étant malade et alitée décide dans son testament que son mari sera son unique héritier universel : Edmond Roobaert, Lexicon van de brusselse edelsmeden uit de 17de eeuw, Bruxelles : Safran Publishers, 2019, p. 160.
  29. Recueil des miracles opérés au tombeau de M. de Paris diacre, tome premier, à Utrecht, aux dépens de la Compagnie, 1733, p. 312: « Nous soussignés anciens Marguilliers, Administrateurs en charge, et anciens Administrateurs de la Confrairie du Très-Auguste Saint Sacrement de l'Autel, érigée en l'église Royale et Paroissiale de Saint Barthelemi, déclarons et certifions que depuis un nombre d'années, nous avons eu l'honneur d'acompagner le Saint Sacrement que l'on porte aux quatre grandes Fêtes de l'année à tous les malades et infirmes de la Paroisse, que nous avons été toutes les fois chez la nommée Anne le Franc fille, demeurant rue Saint Louïs, et que nous ne l'avons jamais trouvée que dans son lit, ou dans un Fauteuil étant hors d'état de se faire porter à l'église: en foi de quoi nous avons signé le présent Certificat, et offrons d'affirmer ce que dessus quand nous en serons requis. Fait à Paris ce 28. novembre 1730. Et ont signés (sic), ....Vandives... » Lire en ligne : Recueil des miracles opérés au tombeau de M. de Paris diacre
  30. Michèle Bimbenet-Privat, Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, Paris, 2002, tome I, p. 121 : "Le département de la Garde-Robe compte aussi parmi ses officiers un orfèvre recruté pour le service du dauphin : Philippe Vandives ou Vandivout émarge à ce titre de 1680 à la mort de Monseigneur. C'est un Bruxellois, doté de lettres de naturalité en mars 1685, qui doit son intégration au groupe des orfèvres royaux à la protection de son beau-père, l'horloger Martinot, lui-même logé aux galeries du Louvre".
  31. Fonds Laborde-159 : « Le 26 septembre 1685, a été inhumée Catherine Vandive, âgée de 8 ans, fille de Philippe Vandive [signé : Vandivout], marchand orfèvre, et de Catherine (sic pour Anne) Martinot, décédée le 25 rue du harlay. Ont assisté au convoi : son père, et Balthazar Martinot, horloger ordinaire du conseil du roi, demeurant rue de la Calandre, paroisse St. Germain le vieil (St. Barthélemy, n° 24)».
  32. Fonds Laborde-159 (classé erronément sous la graphie Van Dinont) : « Le 24 novembre 1680 a été baptisé Guillaume, né le 22, fils de Philippe Van Dinont (sic), orfèvre, et de Anne Martinot, demeurant rue du Harlay aux Balances. Le parrain : Guillaume Lucas, marchand orfèvre, demeurant porte de Paris, paroisse St. Jacques de la Boucherie ; la marraine : Jeanne Flamant, femme de Jean Dupressoir, juré crieur de corps et de vin, demeurant cul de sac du prieuré de cette église, paroisse St. Pierre des arcis ».
  33. H. Beauchet-Filleau et feu Ch. de Chergé, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou, seconde édition entièrement refondue, considérablement augmentée et publiée par H. Beauchet-Filleau et Paul Beauchet-Filleau, Poitiers, Imprimerie Oudin et Cie, juillet 1891, tome premier, p. 352 : « Beau (Charles), sr des Granges, avocat en Parlement, juge sénéchal de la Baronnie de Loge-Fougereuse et du Breuil-Barret, de la sgrie de St-Paul en Gâtine, puis de la Châteigneraye, épousa, le 13 sept. 1689, Gabrielle Garnier, fille de noble homme André, avocat du Roi en l’élection de Thouars, et de Catherine Chabert. Il est mort le 19 janv. 1723, laissant :
    1° Charles-Gabriel Beau, né à Thouars le 29 juin 1690, prêtre, curé des Moutiers, testait le 20 janv. 1742, et mourut le 6 sept. 1769 ;
    2° Marie-Catherine Beau, née le 13 juin 1691, testa le 10 mars 1742 ; meurt célibataire le 25 avril 1756 ;
    3° Rose-Jeanne Beau, née le 3 sept. 1692, décédée le 25 oct. 1705 ;
    4° Françoise-Marie Beau, née le 1er juill. 1694, morte le 16 oct. 1739 ;
    Jean-François-Claude Beau, sr de la Passutière, né le 8 août 1695, procureur au Parlement de Paris, 22 mars 1723 ; marié, le 14 nov. 1718, à Léonore-Charlotte Vaudive (sic : pour Vandive), mourut le 8 mars 1743, laissant :
    a. Nicole-Denise Beau, mariée jeune ;
    b. Jean-François–Claude Beau,
    c. Léonore-Charlotte Beau, morts sans hoirs. ».
  34. A. N., Paris, Registres de tutelle, AN Y4705B, 13 MARS 1743 : « PROCURATION:Par devant les Conseillers du Roy Notaires au Chatelet de Paris le joursusdit furent presents les parents et amis de Charlotte Leonore Beau, âgée de dix ans, Nicolle Denise Beau, âgée de huit ans et demy, et de Charles-Gabriel Beau âgé d’un an ,le tout ou environ, enfants mineurs de defunt Mr Jean-François Claude Beau le J. procureur au Parlement, et de dlle. Charlotte Leonore Vandive sa femme sçavoir laditte Dlle Veuve Beau leur mere, demeurant rüe des Lavandières paroisse St. Estienne du Mont, Sr. Balthazard Philippes Vandive md. orfevre à Paris, ancien consul, grand-oncle maternel des mineurs, domicilié quai des Orfèvres paroisse St. Barthélemy, Sr Nicolas Felix Vandive md., marchand orfèvre jouailler aussi grand-oncle maternel, demeurant susdit quai et paroisse, Me. Nicolas Felix Vandive, avocat en parlement, Sr François Vandive, negociant, demeurant susdit quai et paroisse, petits cousins maternels, Sr Jean-François André bourgeois de Paris, ancien Juge Consul, grand-oncle maternel, demeurant ruë des Bourdonnois paroisse St. Germain l’Auxerois, Jean-Philippes André, marchand drapier, petit cousin maternel, demeurant ruë St. Antoine paroisse St. Gervais, Sr. Gilbert Bourguignon, marchand êpicier en gros, petit cousin, demeurant ruë de la Monnoie paroisse Saint Germain l’Auxerrois et Me. Pierre Antoine Blactot, avocat en Parlement, cousin paternel, demeurant ruë des Lavandieres paroisse Saint Estienne du Mont ».
  35. Les Affiches de Paris, Paris, 23 juin 1749, n°48, "Billets d'enterrements", 19 juin 1749. De Sire Baltazar-Philippes Vandive.
  36. Fonds Laborde-159 (nom écrit erronément Vandinout) : « Le 10 août 1683, a été baptisé Balthazar Philippe, né lejourdhui , fils de Philippe Vandinout (sic), marchand orfèvre, et de Catherine (sic, erroné pour Anne) Martinot,, demeurant rue du Harlay. Le parrain : Balthazar Martinot, horloger de feu la reine mère, demeurant rue de la Calandre, paroisse Saint Germain le Vieil ; la marraine : Anne Lemercier, femme de Pierre Pirou, fourbisseur du roi, demeurant rue St. Louis. St Barthélemy, n° 13 ».
  37. Les Affiches de Paris, Paris, 23 juin 1749, no 48 : « Billets d'enterrements. 19 juin 1749. De Sire Baltazar-Philippes Vandive, ancien consul, décédé rue des Lavendieres, à S. Germain l'Auxerrois ».
  38. Fonds Laborde-159 (classé erronément sous la graphie Vandinout) : « Le 8 septembre 1684, a été baptisé Henry, né le 6, fils de Philippe Vandinout (sic), marchand orfèvre, et de Anne Martinot, demeurant rue du Harlay, à la balance. Le parrain : Henry Martinot, horloger du Roi, demeurant aux galeries du Louvre ; la marraine : Madeleine Martinot, fille de Balthazar Martinot, horloger de feu la Reine mère, demeurant rue de la Calandre. St. Barthélemy, n° 14 ».
  39. Fonds Laborde-159 : « Le 23 novembre 1685, a été baptisé Marie Catherine, née le dit jour, fille de Philippe Vandivout, marchand orfèvre, et de Anne Martinot, demeurant rue du harlay aux balances. Le parrain : Jean-Baptiste Jouvenet, peintre ordinaire du Roi, professeur en son académie royale de peinture et sculpture, demeurant au Collège des quatre nations, quai Malaquais, paroisse St. Sulpice. La marraine : Marie Dubosquet, veuve de François de Bray, marchand orfèvre, domiciliée rue du harlay. (St. Barthélemy n° 14°) ».
  40. Faire part, MC/PL//12, 1785 Catherine Vandive, épouse Pralard.
  41. Faire part de décès de Catherine Vandive :
    Vous estes priez d’assister au Convoy & Enterrement de
    Damoiselle Catherine Vandive, Epouse de Monsieur
    Jacques-Henry Pralard Libraire, decedée en sa maison, ruë
    S. Jacques : Qui se fera ce jourd’huy Lundy
    1719. à sept heures du soir, en l’Eglise de Saint Severin sa
    Paroisse, où elle sera inhumée. La Compagnie s’y trouvera, s’il luy plaist.
    Un De Profundis
  42. RE/XCVII/2 ROUSSEL Jacques II 1717-11-21, RE/XCVII/2 : Mariage PRALARD Jacques Henry VANDIVE Catherine.
  43. Jacques Henry Pralard est donc le beau frère et non pas le gendre de l'imprimeur libraire Guillaume Vandive, comme indiqué erronément dans la notice de la Bibliothèque Nationale : Jacques-Henri Pralard (16..-1749).
  44. Archives Nationales, Paris, Placards de décès (collection du Minutier central des notaires de Paris) (MC/PL//1-MC/PL//55). Article n° 12 (pièces n° 1650 à 1799).
  45. Fonds Laborde-159 : « Le 13 août 1687, a été baptisé …. Né le 11, fils de Mr. Philippe Vandivout, marchand orfèvre, demeurant rue du Harlay aux balances, et de Anne Martinot. Le parrain Me. Pierre Poirier, officier de Mr., demeurant rue St. Honoré ; la marraine : Marguerite Martinot, femme de Jean Baptiste Lucas, marchand joaillier, demeurant sur le quai de la megisserie (St. Barthélemy, n° 14) ». Le prénom manque dans la retranscription du fichier Laborde, toutefois le prénom du parrain étant Pierre, on peut supposer qu'il s'agit de Pierre Vandivout.
  46. RE/XCVII/2 ROUSSEL Jacques II 1732-02-11 Extrait mortuaire VANDIVE Pierre +.
  47. Fonds Laborde-159 : « Le 7 mai 1688, a été baptisé François, né aujourd’hui, fils de Pierre (sic pour Philippe) Vandivout, marchand orfèvre, demeurant rue du Harlay, aux Balances, et de Anne Martinot. Le parrain : François Berquand, apprentif bonnetier ; la marraine : Marie Doublet, femme de Louis Martiny, pâtissier, demeurant sur le pont au change. (St.-Barthélemy n° 14) ».
  48. Fonds Laborde-159 : « Le 6 avril 1689, a été baptisé Jean Baptiste, né cejourd’hui, fils de Philippe Vandivout, marchand orfèvre de Monseigneur, demeurant rue du harlay, aux balances, et de Anne Martinot. Le parrain : Pierre Vandivout, sculpteur, demeurant susdite maison ; la marraine : Elisabeth Lejeune, femme de Gilles Martinot, demeurant susdite rue (St. Barthélemy, n° 14) ». il ne porte pas selon l'usage le prénom Pierre de son parrain et oncle le sculpteur Pierre Van Dievoet, mais celui du frère de celui-ci Jean-Baptiste Van Dievoet, car il avait déjà un frère nommé Pierre.
  49. Fonds Laborde-159 : « le 19 septembre 1691, a été baptisée Marie, née le jour précédent, fille de Philippe Vandivout, marchand orfèvre, et de Anne Martinot. Le parrain : Pierre Lambelin, mr. Graveur, demeurant rue Gervais Laurent. La marraine : Marie Chapelier, veuve de Paul Bizot, vivant horloger, demeurant rue du Harlay (St. Barthélemy, n° 14) »
  50. A. N. ROUSSEL Jacques II Mariage ANDRE Jean François VANDIVE Marie Anne 1709-11-18, RE/XCVII/2
  51. A. N. Y5283, Registre de clôtures d'inventaires après décès fait au châtelet de Paris de 1725 à 1736, .
  52. Voir : Archives Nationales, notaire Guillaume Charles BIOCHE, 1713 (étude XCVII), MC/ET/XCVII/438, fol. 61, constitution de tontine, émission 1759, 15 janvier 1761, M. Nicolas Felix Vandivout dit Vandive, ancien marchand orfèvre, Paris, domicilié paroisse Saint-Germain-L'auxerrois, ainsi que MC/ET/XCVII/439, constitution de tontine, émission 1759, 3 mars 1761.
  53. Concernant l'orfèvre Nicolas Félix Vandive, lire : Mireille Rambaud, 'Documents du Minutier central concernant l'histoire de l'art (1700-1750), tome I [études XXXVI, LXVIII, LXX, XCI, XCII, CXIII, CXV, CXVIII, soit 1543 actes], Paris, Archives nationales, 1964, p. 574 : notaire François Jean ROGER, MC/ET/XCII/474, acte du 20 juin 1733 : « Inventaire après décès d'Antoine-François de La Trémoille, duc de Noirmoutiers, dressé en son hôtel rue de Grenelle, à la requête de sa veuve, de la duchesse d'Havré et de Croÿ et du duc de Santogenini, héritiers et légataires universels du défunt, leur oncle. Les tableaux sont estimés par André Tramblin, peintre, ancien professeur à l'Académie de peinture et de sculpture de Paris (Saint-Luc), demeurant quai de Gesvres. Estimation de l'argenterie par Félix Vandive, marchand orfèvre, rue des Orfèvres ».
  54. Fonds Laborde-159 : « Le 7 janvier 1693, a été baptisé Nicolas Félix, né le 3, fils de Philippe Vandivout, orfèvre de Monseigneur, et de Anne Martinot. Le parrain : Nicolas Chatellain, officier de Monseigneur, demeurant à Versailles ; la marraine : Anne Marie Cartarin, femme de Jacques Racquelot, marchand de cette paroisse (St Barthélemy, n° 15)».
  55. RE/XCVII/5, notaire BIOCHE Guillaume Charles 1764-02-28. Inventaire Nicolas Felix VANDIVOUT dit VANDIVE + LEPAPE Marguerite Françoise.
  56. RE/XCVII/2 ROUSSEL Jacques II 1718-09-28 Mariage VANDIVE Nicolas Felix et PEYRARD Edmee Jeanne.
  57. AN, registre de clôture d’inventaire après décès : AN Y5282, 8 mars 1723 : « Est comparut Sr Nicolas Felix Vandive marchand orphèvre joaillier bourgeois de Paris….defunte Dlle Aymée Jeanne Peyrard, sa femme….Aymée Magdeleine Vandive fille mineure de luy et de ladite deffunte…..notaire le Roussel 3 mars 1723 ».
  58. Archives Nationales, Paris (Paris, France) | 01/07/1730 - 30/09/1730 | AN ET-LXXXV-43, et Notaire Augustin Loyson, acte du 9 septembre 1730, mariage de Nicola Félix Vandive et Françoise Marguerite Lepape (RE/LXXXV/7).
  59. Archives Nationales, Notaire Jean-Claude Etienne, MC/RE/XLIX/19 : « Marguerite Françoise Lepape, veuve de Nicolas Félix Vandive, testament, 6 novembre 1780 ».
  60. Journal de Paris, dimanche 1er juillet 1781, numéro 182 : enterrement de Marguerite-Françoise le Pape, veuve de M. Nicolas-Felix Vaudive (sic), ancien marchand, bourgeois de Paris, rue St-Jean de Beauvais.
  61. Michèle Bimbenet-Privat, Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, Paris, 2002, tome I, p. 406 : « Jean-Baptiste Lepape, l'un des marchands merciers joailliers fournissant l'argenterie du roi cité en juillet 1681 ».
  62. Fille de feu Charles Gonnet, marchand bourgeois de Paris et de Claude Flament. Cités dans l'acte Archives Nationales, Paris (Paris, France) | 01/07/1730 - 30/09/1730 | AN ET-LXXXV-43. Contrat de mariage du 9/17 septembre 1730.
  63. Archives Nationales, Paris (Paris, France) | 01/09/1742 - 30/09/1742 | AN Y4603. Registres de tutelles : « Du 1er septembre 1742…sont comparu ....de rappeler à la substitution dont est grevée Sr. François Anne Lepape fils deffunct Sr Jean Baptiste Lepape md. jouaillier à Paris et deffunte Dlle Catherine Gonnet son épouse….esté insinué par thier ...scavoir sieur Justin Lepape escuyer conseiller du Roy, lieutenant de la marechaussée de la généralité de Paris a la résidence de Melun oncle paternel, sieur Nicolas Felix Van Dive md. orfèvre jouaillier à Paris oncle paternel a cause de dlle Marguerite Françoise Lepape son epouse, sieur Jean-François Duchatellier bourgeois de Paris cousin ayant le germain paternel, sieur François Julien Barrcer marchand orfevre a Paris, cousin ayant le germain maternel a cause de Marie Agnès Legaré sa femme, sieur Julien Bethemont md. bourgeois de Paris cousin paternel, sieur Anne François Gasse bourgeois de Paris, et Sr. Daniel Choppin ».
  64. Paris (Paris, France) | 01/11/1751 - 30/11/1731 | AN Y4713, acte du 20 novembre 1750.
  65. A. N., Registre de Clôture d’Inventaire après décès du Châtelet de Paris, le 15 décembre 1719, succession de Madeleine Vandive, dont un enfant Christophe Philippe David, le subrogé tuteur est Balthazar Philippe Vandive, orfèvre-joaillier.
  66. A. N. RE/XCVII/2 ROUSSEL Jacques II Mariage DAVID Christophe VANDIVE Madelaine.
  67. Jean-Dominique MELLOT et Élisabeth QUEVAL, Répertoire d’imprimeurs/libraires (vers 1500-vers 1810), Paris, Bibliothèque nationale de France, 2004, p.170, n° 1464 et n° 1471, et Augustin-Martin LOTTIN, Catalogue chronologique des libraires et des libraires-imprimeurs de Paris depuis l’an 1470… jusqu’à présent, Paris, 1789, 2 vol.)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Almanach royal.
  • 1692 (1878) : Nicolas de Blégny, alias Abraham Du Pradel, Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, suivi d’appendices, précédé d’une introduction, et annoté par Édouard Fournier, Paris, 1878, 2 vol.
  • 1699-1700 (1854-1860) : Philippe de Courcillon de Dangeau, Journal du marquis de Dangeau, publié par Soulié, Dussieux, Chennevières, Mantz, Montaiglon, Paris, Firmin-Didot, 1854-1860, vol. VII, 1699-1700, jeudi , p. 44. Son nom y est orthographié Vendives.
  • 1727 : Baron (procureur), Mémoire pour Nicolas Simart, marchand libraire à Paris, et damoiselle Eléonore Prieur, son épouse, tuteurs conjointement de damoiselle Charlotte-Eléonore Vandive etc., Paris, 1727 (Bibliothèque nationale de France, coté FOL-FM-18408).
  • 1733 : Recueil des miracles opérés au tombeau de M. Paris diacre, tome premier, à Utrecht, aux dépens de la Compagnie, 1733, p. 312.
  • 1850 : Paul Lacroix (Bibliophile Jacob) et Ferdinand Seré, Histoire de l'orfèvrerie-joaillerie, Paris, 1850, p. 164.
  • 1857 : Abbé Jacques-Rémi-Antoine Texier, Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes, ou de la Mise en œuvre artistique des métaux, des émaux et des pierreries, Petit-Montrouge, J.-P. Migne, 1857. Il est cité à l’article « Garde ».
  • 1872 : Guillaume Denière, La juridiction consulaire de Paris, 1563-1792 : sa création, ses luttes, son administration intérieure, ses usages et ses mœurs, Paris : H. Plon, 1872.
  • 1873 : Archives nationales, Z,6OI5, fol-46 v°: référence mentionnée par J.-J. Guiffrey dans Nouvelles archives de l'art français, Paris, 1873, p. 260.
  • 1882 : P. L. Jacob, XVIIe siècle, lettres, sciences et arts, France, 1590-1700, Paris, Firmin-Didot, 1882, p. 540 (orthographié erronément Vandine)
  • 1885 : Victor Legrand, Juges et Consuls, Paris, 1899-1901, pp. 147–148, ainsi que Charles Ginoux, « Les orfèvres de Paris, officiers municipaux », dans Revue de l’Art Français Ancien et Moderne, n°3, Paris, , pp. 40 et 215.
  • 1908 : Alfred Détrez, "Aristocrates et joailliers sous l'ancien régime", dans La Revue (ancienne Revue des Revues), volume 78, Paris, 1908, p. 471: "aux grandes fortunes des Delahoquette, des Vandive, des Granchez".
  • 1920 : Wilfred Joseph Cripps, Old French Plate- its Makers and Marks, Londres, 1920, p. 52 (concerne Balthazar Philippe Vendive -sic-, garde 1735-1736)
  • 1964 : Roger-Armand Weigert et Carl Hernmarck, « Les relations artistiques entre la France et la Suède 1693-1718. Nicodème Tessin le jeune et Daniel Cronström. Correspondance (extraits) », dans Nationalmuseum, Skriftserie 10, Stockholm, 1964.
  • 1966 : Paul-Eugène Claessens et Julien Cuypers, « Quand Bruxelles ravagée renaît plus belle sous les ailes de l’archange : le sculpteur Pierre van Dievoet, son œuvre et sa famille », dans L’Intermédiaire des Généalogistes, no 121, 1966, pp. 39 à 41.
  • 1972 : Alfred Marie, Jeanne Marie, "Mansart à Versailles", dans Versailles son histoire, t. II, 1972, p. 635 (sous la graphie Vandivout).
  • 1972 : Henri Lengellé dit Tardy, Dictionnaire des horlogers français, Paris, 1972, pp. 437–445.
  • 1974 : Yvonne Brunel, Marie-Adélaïde de Savoie, duchesse de Bourgogne, 1685-1712, préface de Pierre Breillat, conservateur en chef à la Bibliothèque de la Ville de Versailles, Paris, Beauchesne, 1974, p. 59 et 253.
  • 1980 : Alain Van Dievoet, « Un disciple belge de Grinling Gibbons, le sculpteur Pierre van Dievoet (1661-1729) et son œuvre à Londres et Bruxelles », dans Le Folklore Brabançon, , no 225, pp. 65–91.
  • 1981 : André Monteyne, De Brusselaars in een stad die anders is, Tielt, éditions Lannoo, 1981, pp. 127 et 367.
  • 1982 : André Monteyne, Les Bruxellois, un passé peu ordinaire, Bruxelles, Vander éditeur, 1982, p. 109.
  • 1986 : Alain Van Dievoet, « Généalogie de la famille van Dievoet originaire de Bruxelles, dite van Dive à Paris », dans Le Parchemin, éd. Office généalogique et héraldique de Belgique, Bruxelles, 1986, no 245, p. 273 à 293.
  • 1990 : Nicole Verlet, « Orfèvrerie », dans Dictionnaire du Grand Siècle, publié sous la direction de François Bluche, Paris, 1990, p. 1131.
  • 1990 ? : Ardennes ! Tiens Ferme!, "Famille Van Dievoet dite Van Dive à Paris", Éditeur: Cercle de Généalogie et d'Héraldique des Ardennes, no 245.
  • 1990 : Alain Van Dievoet, « Van Dive, joaillier du Dauphin », dans : L'intermédiaire des chercheurs et curieux : mensuel de questions et réponses sur tous sujets et toutes curiosités, Paris, no 470, 1990, colonnes 645-650.
  • 1990 : Évelyne Legond, « Monseigneur », dans Dictionnaire du Grand Siècle, publié sous la direction de François Bluche, Paris, 1990, pp. 1051–1052.
  • 1998 : Dirk Van der Cruysse, Chardin le Persan, Paris, Fayard, 1998, p. 29.
  • 2002 : Stéphane Castelluccio, Les collections royales d’objets d’art de François Ier à la Révolution, Paris, 2002, pp. 128 et 136.
  • 2002 : François Bluche, Louis XIV, Paris, Fayard, 2002, p. 528.
  • 2002 : Michèle Bimbenet-Privat, Les orfèvres et l’orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, Paris, 2002, 2 vol., passim.
  • 2003 : Alain Van Dievoet, « Une famille d'orfèvres d'origine bruxelloise à Paris : les VAN DIEVOET dits VANDIVE », dans : Généalogie en Yvelines, no 66 [1].
  • 2003 : Pierre Le Roy et Paul Micio, Statuts et privileges du corps des marchands orfevres-joyailliers de la ville de Paris: an 18th-century compendium of the laws governing silversmithing in Paris, publié par J. Paul Getty Museum, en association avec le New York Public Library, 2003.
  • 2004 : Mathieu da Vinha, Les Valets de chambre de Louis XIV, Paris, 2004, concernant la charge d'Officier de la Garde Robe du roi et les Martinot.
  • 2004 : Alain Van Dievoet, « Quand le savoir-faire des orfèvres bruxellois brillait à Versailles », dans Cahiers bruxellois, Bruxelles, 2004, pp. 19–66. Cet article contient une abondante bibliographie et de nombreuses références et retranscriptions de documents d'archives. « XXXVII&file=Tome XXXVII&count=67&page=12 Article en ligne »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  • 2006 : Nicolas Lylon-Caen, "Labrüe au paradis, Chapeau aux enfers. Les notables de Saint-Germain-l'Auxerrois face à leurs curés au XVIIIe siècle", Revue d'Histoire de l'Église de France, Éditeur Brepols, volume 92, numéro 1 / 2006, p. 117-146. (telles que les Masse et les Vandive. Le bloc des notables ne presente en fait guère de fissure. Son homogénéite explique cette domination sans partage).
  • 2007 : Hélène Cavalié née d'Escayrac-Lauture, Pierre Germain dit le Romain (1703-1783). Vie d'un orfèvre et de son entourage, Paris, 2007, thèse de l'École des Chartes, tome I, pp. 209, 210, 345, 350, 429, 447.
  • 2008 : Fanny Bouvry, « Famille van Dievoet. Artistes, de père en fils », dans, Le Vif-L'Express, no 2903, 21-, p. 121.
  • 2009 : Stéphane Castelluccio (éd.), Le commerce du luxe à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles, échanges nationaux et internationaux, Paris, Peter Lang, 2009, p. 241.
  • 2014 : Paul Micio, Les Collections de Monsieur frère de Louis XIV, Paris : Somogy éditions d'art, 2014, p. 47, note 169 et p. 321.
  • 2014 : Nicolas Lyon-Caen, Mathieu Marraud, « Multiplicité et unité communautaire à Paris. Appartenances professionnelles et carrières civiques, XVIIe – XVIIIe siècles », dans : Histoire urbaine, Paris, 2014/2 (n° 40), p.

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