Philippe Pourchet

peintre français

Philippe Pourchet né à Lyon le et mort en 1941 est un peintre paysagiste lyonnais.

Philippe Pourchet
Image dans Infobox.
Effet de soleil sur l'eau, 1905
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

BiographieModifier

Philippe Pourchet né le , 29 avenue de Noailles dans le 6ème arrondissement de Lyon est le fils d'Édouard Pourchet, artiste peintre, et de Marie Pauline Thierriat[1]. Son père Édouard Pourchet (1839-1888) est dessinateur pour la soierie[2]. Sa mère Marie Pauline Thierriat est la petite-fille d'Augustin Alexandre Thierriat, peintre et professeur aux Beaux-Arts, dont Édouard Pourchet est l'élève.

Philippe Pourchet suit la formation de l'école des beaux-arts de Lyon dans la classe de Castex-Desgrange. Dispensé du service militaire, il participe à La Grande Guerre entre février et , il est réformé pour pneumo-torax[3]. Il épouse Annette Jacquemin, le , à Villeurbanne[4].

Il est régisseur de théâtre et musicien [5]. Il consacre ses loisirs à la peinture. En , il rejoint le groupe des Ziniars et il fait partie des fondateurs du salon du Sud-Est[6]. Il est surtout connu pour ses paysages, en particulier ceux de la Dombes où il vit une partie de l'année.

Il aurait inspiré le peintre Pierre Pelloux. Jean-Albert Carlotti hérite d'une partie de son matériel[7].

StyleModifier

Régis Bernard constate une similitude entre Giorgio Morandi et Pourchet dans le domaine de la peinture de paysage. « L'un et l'autre décantent des formes nourries et habitées de silence. Leur équilibre rigoureux tend une lumière qui semble émaner de la peinture même, autour de nuances rares et secrètes qui participent plus de la détermination de l'artiste que du motif dont ils se sont inspirés »[8].

« Il pratique encore une touche divisée postimpressionniste dans des harmonies douces de bleutés et violacés »[9].

ExpositionsModifier

à Lyon

BibliographieModifier

  • Marius Audin et Eugène Vial, Dictionnaire des artistes et ouvriers d’art lyonnais, Paris, Bibliothèque d'art et d'archéologie, (lire en ligne).
  • Marius Mermillon, Un peintre intérieur : Philippe Pourchet, Villeurbanne, 8 p.
  • Denise Festaud-Mermillon, Les Ziniars (1920 - 1924) : catalogue de l’exposition, Musée des beaux-arts de Lyon, , 47 p. (notice BnF no FRBNF34710243)
  • Gérald Schurr, in : Les Petits Maîtres de la peinture (1820-1920), valeur de demain, t. III, Les éditions de l'Amateur, Paris, 1976.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, t. 11, Gründ, (ISBN 2-7000-3051-6)
  • Bernard Gouttenoire, Dictionnaire des peintres & sculpteurs à Lyon aux XIXe & XXe siècles, Châtillon-sur-Chalaronne - Lyon, La Taillanderie, , 336 p. (ISBN 2-87629-222-X), p. 270
  • Alain Vollerin, Marjolaine Nardone et Charles Gourdin, Les Ziniars : La vocation de la modernité, Lyon, Mémoire des Arts, coll. « Groupes et Mouvements », , 115 p. (ISBN 2-912544-15-7), p. 100 à 103.
  • Régis Bernard, Une histoire de peinture : Denise et Marius Mermillon, Stéphane Bachès, coll. « Beaux-arts », , 186 p. (ISBN 978-2-915266-17-7)

RéférencesModifier

  1. Archives de Lyon, acte de naissance[1]
  2. Audin 1918.
  3. Archives du Rhône, registre matricule[ https://archives.rhone.fr/ark:/28729/0j56bmd198cq/d1c4430f-0e9e-4f5b-86f0-9ccb88409b95]
  4. Archives de Lyon, acte de naissance mention marginale [2]
  5. Gouttenoire 2000, p. 270.
  6. Vollerin et 2001 page16.
  7. Les Ziniars et 2001 page 101.
  8. Bernard 2005, p. 69
  9. Bénézit 1999, p. 189

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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