Philippe Nantermod

personnalité politique suisse

Philippe Nantermod
Illustration.
Philippe Nantermod en 2014
Fonctions
Conseiller national
En fonction depuis le
(4 ans, 1 mois et 19 jours)
Élection 18 octobre 2015
Réélection 20 octobre 2019
Législature 50e et 51e
Groupe politique RL
Prédécesseur Jean-René Germanier
Vice-président du Parti libéral-radical
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 2 jours)
Député au Grand Conseil du Canton du Valais

(6 ans, 6 mois et 17 jours)
Législature 2009-2013
2013-2017 (Député-suppléant)
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Nationalité Drapeau de la Suisse Suisse
Parti politique PLR
Diplômé de Université de Lausanne
Profession Avocat
Résidence Morgins

Philippe Nantermod, né le [1], originaire de Troistorrents, est une personnalité politique suisse, membre du parti libéral-radical et conseiller national.

BiographieModifier

Il grandit dans son village natal de Morgins. Son père est directeur des remontées mécaniques de la station, sa mère plasticienne[2]. Vers 15 ans, il crée une petite société de services informatiques[3].

Il étudie au collège de l'Abbaye à St-Maurice où il obtient une maturité arts-visuels en 2003. Après avoir commencé par étudier les sciences politiques, il bifurque vers des études en droit à l’Université de Lausanne, qui lui accord le titre de docteur en droit en 2017. Il effectue son stage d'avocat à Sion et obtient le brevet d'avocat en juin 2012[4]. Il ouvre ensuite sa propre étude d'avocat. En août 2019, il est nommé à la présidence du conseil d'administration de la cave Les Fils Maye SA[5].

Il est marié et père d'un petit garçon[6].

Parcours politiqueModifier

L'élection au Conseil fédéral de Pascal Couchepin le motive à se lancer en politique[2]. Il entre au PRD en 2001, sous l'impulsion d'une voisine et bien que venant d'une famille PDC[7]. Il est d'abord actif chez les jeunes libéraux-radicaux, dont il devient vice-président de 2007 à 2012 puis coprésident d'avril 2012 à avril 2013. C'est lors de son combat contre le droit de recours des associations qu'il se fait connaître du grand public[8],[9],[10]. Il se bat ensuite contre l'introduction du prix unique du livre[11], vu comme avantageant les grands distributeurs au détriment des petites librairies[12]; l'objet sera rejeté en votation populaire.

Le 16 avril 2016, l'assemblée des délégués du parti libéral-radical suisse l'élit vice-président du parti[13],[14]. La même année, il est élu président de l'USPI suisse[15] et en 2018 président de l'UVAM[16]. En septembre 2018, il est épinglé pendant l'émission de télévision Infrarouge pour sa participation rémunérée à un groupe de réflexion du Groupe mutuel, qu'il décide ensuite de quitter sans toucher d'indemnités[17],[18].

Grand ConseilModifier

Parallèlement, il est élu député-suppléant au Grand Conseil valaisan le 1er mars 2009[19]. Au cours de son mandat, il s'investit pour le remboursement des bourses d'étude en fonction du revenu à la fin des études[20], les échanges linguistiques intercantonaux[21] et la baisse d'impôts.

Le 3 mars 2013, il est élu député au Grand Conseil avec 4 528 voix, soit le meilleur résultat du district[22]. Siégeant dans la commission des finances, il est l'auteur de la suppression des rentes à vie des conseillers d'État valaisans[23],[24], et défend une vision fédéraliste, notamment dans l'application de la Lex Weber ou contre une convention d'imposition des successions avec la France[25],[26]. Il démissionne de son mandat de député lors de son élection au Conseil national[27].

Conseil nationalModifier

D'abord deux fois candidat au Conseil national sur la liste des jeunes libéraux-radicaux valaisans, il rejoint pour les élections fédérales de 2011 la liste principale du PLR et décroche la deuxième place derrière Jean-René Germanier en réalisant le sixième score cantonal[28]. Le 18 octobre 2015, il est élu conseiller national[7]. Fait rare, il reçoit lors de son investiture deux commissions parlementaires[29] : la commission des institutions politiques et celle de gestion (dont les sous-commissions du DDPS, du DEFR et du MPC[30]).

Il s'est notamment engagé en faveur de la libéralisation des transports, le harcèlement téléphonique ou l'adaptation du statut de travailleur aux changements numériques[31]. Fin 2017, il reprend la place d'Ignazio Cassis, élu conseiller fédéral, à la commission de la sécurité sociale et de la santé[32]. Il lance alors plusieurs propositions en lien avec la concurrence dans le domaine de la santé, comme la création de compte-épargne santé[33] ou le remboursement des médicaments achetés à l'étranger.

Dans son classement des parlementaires les plus influents, le Tages-Anzeiger le place 42e en 2017[34] et 29e en 2019[35].

En 2019, il est à nouveau candidat au Conseil national, où il est réélu avec le 2e meilleur score du canton. Il termine 4e pour le Conseil des États[36] à l'issue du premier tour ; devancé de 14 000 voix, il annonce ne pas poursuivre la course aux États[37].

Notes et référencesModifier

  1. « Biographie de Philippe Nantermod », sur le site web de l'Assemblée fédérale suisse.
  2. a et b Caroline Zuercher, « Très attaché au libéralisme, Nantermod reste droit dans ses bottes », 24 heures,‎ (ISSN 1424-4039, lire en ligne, consulté le 25 avril 2019)
  3. Marc-André Miserez, « Philippe Nantermod, un vrai ‹ geek › de la politique », Swissinfo,‎ (lire en ligne)
  4. « Parcours politique », sur site officiel (consulté le 28 juillet 2019)
  5. Gilles Berreau, « Renouveau familial chez les Fils Maye à Riddes », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  6. (de) Ruedi Studer, « FDP-Nationalrat Philippe Nantermod wird zum ersten Mal Papi », Blick,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Lise Bailat, « Philippe Nantermod ou l’art maîtrisé du rebond », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 25 avril 2019)
  8. Erik Reumann, « Le Valaisan qui bouscule les écolos », La Liberté,‎ (lire en ligne)
  9. « ‹ Le droit de recours est un privilège dépassé › », RTS Info,‎ (lire en ligne)
  10. Xavier Lambiel, « Les organisations environnementales veulent un droit de recours en Valais », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 25 juillet 2019)
  11. « Prix unique du livre: manque de diversité pour les opposants », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  12. Philippe Nantermod, « Les libraires seront les premières victimes de la réglementation », Le Temps,‎ (lire en ligne)
  13. « Petra Gössi élue à la tête du PLR.Les Libéraux-Radicaux », sur site officiel du PLR, (consulté le 19 avril 2016)
  14. Alexandra Claude, « Le Morginois Philippe Nantermod a bel et bien été élu à la vice-présidence du PLR Suisse », Radio Chablais,‎ (lire en ligne)
  15. « Entretien avec Philippe Nantermod, nouveau président de l'USPI Suisse | USPI Valais », sur USPI Valais (consulté le 26 juillet 2019)
  16. « Union Valaisanne des Arts et Métiers: Philippe Nantermod succède à Jean-René Fournier », Canal 9,‎ (lire en ligne)
  17. Mouna Hussain et Pauline Turuban, « Après Infrarouge, Nantermod renonce aux séances payées par une assurance », RTS Info,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2020)
  18. Catherine Frammery, « Philippe Nantermod, «Infrarouge», illumination et transparence », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 4 novembre 2019)
  19. « Résultat Grand Conseil 2009 – District de Monthey », sur votel.vs.ch (consulté le 13 décembre 2017)
  20. Jean-Yves Gabbud, « Nantermod lance une idée révolutionnaire », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  21. Philippe Nantermod, « Bilan de la législature 2009-2013 » [PDF] (consulté le 28 juillet 2019)
  22. « Résultats Grand Conseil 2013 – Monthey », sur votel.vs.ch (consulté le 13 décembre 2017)
  23. Julien Robyr, « Fini les rentes à vie pour les nouveaux conseillers d’Etat », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  24. Lise Bailat et Xavier Lambiel, « Ministre retraité, ça ne paiera bientôt plus », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 25 juillet 2019)
  25. Alexis Favre, « Le fédéralisme, sans modération », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 26 juillet 2019)
  26. « Ils disent ‹ non › à l'accord sur les successions », Le Matin,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2020)
  27. Vincent Fragnière, « Nantermod et Addor ont démissionné », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  28. « Résultats Conseil national 2011 par suffrages », sur votel.vs.ch (consulté le 18 janvier 2020)
  29. Stéphanie Germanier, « Philippe Nantermod, l'élu le plus 4.0 », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  30. « Sous-commissions des CdG », sur parlament.ch (consulté le 28 juillet 2019)
  31. Stéphanie Germanier, « Bilan de Philippe Nantermod: ‹ Je suis quelqu’un qui dit ce qu’il pense, sans mettre de vernis pour plaire › », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  32. Jean-Yves Gabbud, « Santé: Philippe Nantermod remplace Ignazio Cassis », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  33. Marie Maurisse, « ‹ La franchise à 10 000 francs devrait être bloquée comme une caution › », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 28 juillet 2019)
  34. (de) « Wer hat in Bern am meisten Einfluss? », Tages-Anzeiger,‎ (lire en ligne)
  35. (de) Denis von Burg, Adrian Schmid et Patrick Meier, « Sie sind die Mächtigsten », Tages-Anzeiger,‎ (lire en ligne)
  36. « Le PLR valaisan lance Philippe Nantermod dans la course aux Etats », La Liberté,‎ (lire en ligne)
  37. Alexandre Beney, « Philippe Nantermod ne se présente pas au deuxième tour pour le Conseil des Etats », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Philippe Nantermod, Planification et réalisation des domaines skiables, Zürich, Schulthess Verlag, coll. « Recherches juridiques lausannoises », , 336 p. (ISBN 978-3-7255-8673-8)
  • Pascal Couchepin et Philippe Nantermod, La suite des idées, Lausanne, Favre SA, coll. « Entretiens », , 156 p. (ISBN 9782828917470).
  • Philippe Nantermod, Le parlementaire, ce juge qui s'ignore, in Revue de droit suisse, ZSR 138 (2019) II 353.

Liens externesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :