Philippe Lekeuche

poète belge
Philippe Lekeuche
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Philippe Lekeuche, né en 1954 à Tournai, est un poète, académicien, et professeur d'université.

BiographieModifier

En 1966, alors âgé de 12 ans, il écrit ses premiers poèmes. Il découvre et lit assidûment l'œuvre de Charles Péguy. En 1968, il rencontre le poète Madeleine Gevers. Durant dix ans, il en est l'élève. Elle-même avait été l'élève de Michel de Ghelderode autour des années 1920.[réf. nécessaire]

En 1970, il est invité par Maurice Carême qui lui transmet une série d'enseignements et le convainc de renoncer à son pseudonyme de l'époque et de signer désormais ses poèmes de son nom propre. En 1976, il s'intéresse à la poésie allemande et lit, dans le texte original, les œuvres de Friedrich Hölderlin et Rainer Maria Rilke. En 1978, il fait la rencontre du poète et écrivain belge Albert Ayguesparse, membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique. Celui-ci publie plusieurs de ses poèmes dans la revue Marginales. En 1980, Lekeuche accomplit son service militaire durant lequel, blessé à la jambe et hospitalisé à Anvers[réf. nécessaire], il écrit une étude sur Arthur Rimbaud qui paraît dans Les Cahiers internationaux du symbolisme en 1983[1], année durant laquelle, alors assistant du Professeur Jacques Schotte (psychiatre et psychanalyste de renommée mondiale), il donne à l'Université de Louvain un cours de trente heures sur Les Frères Karamazov de Fiodor Dostoïevski. [réf. nécessaire]

En 1985, Maurice Blanchot, romancier et critique littéraire français, lui écrit plusieurs lettres à la suite de l'envoi de quelques poèmes dactylographiés (à l'époque, Lekeuche n'a encore rien publié). Dans l'une d'elles, Blanchot lui écrit : « Ne vous laissez influencer par personne, pas même par Dieu ».[réf. nécessaire]

En 1987, il publie Le chant du destin, avec une préface de Jacques De Decker, aux éditions Cadex à Montpellier et se lie d'amitié avec le poète Jean Tordeur, critique littéraire au quotidien Le Soir. Cette année-là, Tordeur donne à lire le tapuscrit du nouveau recueil de poèmes de Lekeuche, Si je vis, à Liliane Wouters qui décide de le publier dans la collection Feux qu'elle vient de fonder aux éditions Les Éperonniers à Bruxelles. Tordeur consacrera un article élogieux à Si je vis dans le quotidien Le Soir[2].

En 1992, Lekeuche publie une étude sur Conservateur des charges de Tordeur, qui est publiée dans la revue Source de la Maison de la Poésie de la ville de Namur que dirige le poète Eric Brogniet. Le , par l'entremise d'Alain Bosquet, le quotidien Le Figaro publie son poème L'étranger.

En 1995, Claude-Michel Cluny consacre un article au dernier recueil publié par Lekeuche, L'existence poétique, dans le numéro de novembre du magazine Lire[3]. La même année, il reçoit le Prix Triennal de Poésie de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Il continue ensuite à publier plusieurs recueils (dont L'État rebelle en 1998 ; Solaire en 1999). En 2005, il publie Cette maladie, au nom perdu.

Le , André Velter consacre son émission Poésie sur parole sur France Culture[4] à Le plus fou des hommes et Le feu caché qui viennent de paraître. Le de cette année, Thierry Génicot dédie son émission radiophonique La pensée et les hommes (RTBF) à ces deux mêmes recueils.

En paraît L'Éperdu (Éditions L'herbe qui tremble à Paris). Jean-Claude Hauc y consacre un article dans Les lettres françaises[5], de même que Pierre Maury dans Le Soir[6] qui avait, en 2008 également, consacré un autre article au poète[7].

Lekeuche est l'auteur de nombreux articles sur des poètes ou écrivains contemporains tels que Charles Dobzynski, Jean-Claude Hauc, Régis Lefort, Eric Brogniet, Werner Lambersy, Fabien Abrassart, Philippe Mathy, Yves Namur[8], Jean Tordeur ou encore Liliane Wouters qui lui fera don, en 2013, d'une préface pour Le jour avant le jour. En 2014, paraît Une vie mélangée et, en 2015, L'éclat noir du désir.

Quelques-uns de ses poèmes sont traduits en espagnol, suédois, italien, roumain et néerlandais. Certains autres sont repris dans diverses anthologies et revues belges et françaises. [réf. nécessaire]

En 2015, le numéro 57 de la revue Nu(e), coordonné par Myriam Watthee-Delmotte, directrice de recherche au F.N.R.S. et professeur à l'UCL, fut consacré à sa poésie et rassemble de nombreuses contributions de plasticiens, de poètes et d'universitaires tant belges qu'étrangers.

Les éditions Le Taillis pré publient en l'édition en un volume, revue et remaniée, de Si je vis (1988), Celui de rien (1993) et L'état rebelle (1998) sous le titre L'éclat noir du désir.

Dans Les Lettres françaises, Jean-Claude Hauc écrivait : « L'extrême abandon à ce que nous ignorons et le refus de toute imposture caractérisent depuis toujours la démarche de Lekeuche, faisant songer au courage poétique dont parle Hölderlin ».[source insuffisante]

En 2007, il crée le cours Psychologie, littérature et création, à l'Université de Louvain. Professeur de psychologie clinique en cette université, il mène, depuis 1993, des recherches sur le traitement psychothérapeutique de la schizophrénie, dans le champ de la psychanalyse et de la phénoménologie clinique, ainsi que sur le rapport entre la création en art et son approche psychanalytique. Dans ce cadre, il a dirigé des études sur Kafka, Hölderlin, Rimbaud, Baudelaire, Verlaine, Virginia Woolf, Duras, Nietzsche.

En 2019, il devient Professeur émérite de l'Université de Louvain.

Il est élu le [9] à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, au fauteuil 12, où il succède à Liliane Wouters.


PublicationsModifier

PoésieModifier

  • Le chant du destin, préface de Jacques De Decker, Montpellier, Cadex, 1987
  • Si je vis, Bruxelles, Les Éperonniers, 1988
  • Quatre écoutes du tonnerre, Montpellier-Bruxelles, Cadex - Les Éperonniers, 1990
  • Celui de rien, Bruxelles, Les Éperonniers, 1993
  • L'existence poétique, Montpellier, Cadex, 1995
  • L' état rebelle, Bruxelles, Les Éperonniers, 1998
  • Solaire, Montpellier, Cadex, 1999
  • L'homme traversé - Sonnets de la passion, Montpellier, Cadex, 2003
  • Cette maladie, au nom perdu, Rémoulins-Sur-Gardon, Éditions Jacques Brémond, 2005
  • Le plus fou des hommes, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2008
  • Le feu caché, Montreuil-Sur-Brèche, Éditions des Vanneaux, 2008
  • L'éperdu, Paris, L'herbe qui tremble, 2010
  • Le jour avant le jour, préface de Liliane Wouters, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2013
  • Une vie mélangée, Paris, L'herbe qui tremble, 2014
  • L'éclat noir du désir, Poèmes 1988-1998, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2015
  • Poème à l'impossible, Châtelineau, Le Taillis Pré, 2018

Notes et référencesModifier

Liens externesModifier