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Philippe Delaby

dessinateur de bandes dessinées

BiographieModifier

Philippe Delaby est fils unique[1], né le [2].

En 1977, à l'âge de 14 ans, Philippe Delaby intègre l’École des beaux-arts de Tournai où il apprend la peinture (notamment à l'huile[3]), puis suit des cours d'imprimerie et de typographie — ses parents ne souhaitant pas le voir dessiner des nus[1]. C'est aussi dans cette école, où sont projetés des films tous les lundis, qu'il apprend à « apprécier cet art »[1]. À 18 ans, après avoir remporté un concours organisé par Le Courrier de l'Escaut, il se lance dans la bande dessinée avec des illustrations pour le compte des éditions du Lombard dans Le Journal de Tintin en 1987, devenu Hello Bédé en 1979, avant de dessiner de courtes histoires didactiques scénarisées par Yves Duval[2]. Certains de ces récits complets seront rassemblés en album : Arthur au royaume de l’impossible, L’Épée et la croix (Le Lombard, 1991), Les Meilleurs Récits de Philippe Delaby (éditions Loup, 2003). Il s'intéresse aussi à l'histoire et, en 1994, il reçoit le prix Clio au Salon de l'histoire de Paris pour son album Richard Coeur de Lion, réalisé avec Duval. Par la suite, Delaby publie Bran, légende née des tourbillons des vents du Nord sur un scénario de Jean-Luc Vernal pour Hello Bédé en 1993[2], puis la série L'Étoile polaire (sur un scénario de Luc Dellisse), qui passe relativement inaperçue[4] ; néanmoins, le tandem ne fonctionne pas et Delaby ne souhaite pas poursuivre après le troisième album[1]. Il travaille avec Jean Dufaux pour Murena, chez les éditions Dargaud, qu'il rencontre lors d'un vernissage dans une librairie[1]. Cette série vaut aux auteurs un large succès public et critique[5] et plusieurs récompenses culturelles. Delaby, intéressé de longue date par l'antiquité romaine et les péplums (comme Ben-Hur), s'est documenté en lisant des biographies et en regardant la série britannique inspirée des ouvrages Robert Graves (Moi, Claude)[1]. Toujours sur un scénario de Jean Dufaux, il reprend le dessin de Complainte des landes perdues (après Grzegorz Rosiński), pour laquelle il travaille en couleur directe[1].

En termes d'influences, Delaby garde un souvenir marquant de La Griffe noire et L'Île maudite de Jacques Martin. Il admire les œuvres d'Ingres, Raphaël, Léonard de Vinci, Jean-Léon Gérome et Michel-Ange, en particulier La Pietà[1].

Delaby réalise à maintes reprises des illustrations érotiques[1].

Il décède le [6].

Vie personnelleModifier

Philippe Delaby était marié et père d'un garçon[1].

ŒuvresModifier

Albums de bande dessinéeModifier

Recueils d’illustrationsModifier

  • Tentation (portfolio, Raspoutine, 2001)
  • Croquis (Espace BD, 2003)
  • Philippe Delaby, carnet d’auteur (Snorgleux, 2010)

RécompensesModifier

RéférencesModifier

  1. a b c d e f g h i et j Bosser et Delaby 2006.
  2. a b et c Gaumer 2010.
  3. a et b Vertaldi 2014.
  4. a et b Couvreur 2014.
  5. « Philippe Delaby, dessinateur de la BD Murena, est décédé », sur RTBF.be, (consulté le 11 janvier 2018).
  6. « Philippe Delaby nous a quittés… », sur Dargaud.com, (consulté le 1er février 2014).
  7. « Philippe Delaby, Grand Prix Saint-Michel à Saint-Gilles (Bruxelles) », sur Actua BD, .
  8. (nl) Palmarès sur le site du festival.
  9. « Philippe Delaby reçoit un prix au festival de la bande dessinée de Middelkerke », sur L’Avenir.net, .
  10. « Le principal prix belge de la BD décerné à Bernard Yslaire », L'Express,‎ (lire en ligne).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Études et analysesModifier

  • Patrick Gaumer, « Delaby, Philippe », dans Dictionnaire mondial de la BD, Larousse, (ISBN 978-2035843319), p. 237.
  • Frédéric Bosser, « Disparition d'un surdoué : Delaby - le dernier hommage », DBD n°82,‎ .
  • Frédéric Bosser et Philippe Delaby (interviewé), « Philippe Delaby : abécédaire », dBD, no 3,‎ , p. 46-79.

Articles de presseModifier

  • Aurelia Vertaldi, « Philippe Delaby, la mort subite du père de Murena », Le Figaro,‎ .
  • Daniel Couvreur, « Philippe Delaby, le César foudroyé », Le Soir,‎ .
  • Simon-Jacques Trigano, « Philippe Delaby, illustrateur aux grands desseins », Midi Libre,‎ .
  • Philippe Delaby (interviewé) et Daniel Couvreur, « La perle noire de l'heroic-fantasy belge », Le Soir,‎ .
  • « Décès de Philippe Delaby, dessinateur de Murena », sur BoDoï.info, (consulté le 1er février 2014).

Liens externesModifier