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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Chabot et Famille Chabot.
Philippe Chabot
Philippes Chabot.jpg
Fonctions
Amiral de France
Amiral de Bretagne
Titre de noblesse
Comte
Biographie
Naissance
Décès
Activité
AristocrateVoir et modifier les données sur Wikidata
Famille
Conjoint
Enfants
Léonor Chabot
François Chabot (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Conflit
Distinction

Philippe Chabot1492 - 15 juin 1543), dit l'Amiral de Brion, amiral de France, seigneur de Brion et d'Aspremont, du chef de sa femme comte de Charny et de Buzançais, chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Jarretière, gouverneur de Bourgogne et de Normandie, et amiral de France sous François Ier.

Sommaire

BiographieModifier

GénéalogieModifier

Issu d'une ancienne famille du Bas-Poitou, dont l'origine remonte au XIe siècle, il était le second fils de Jacques Ier Chabot, premier[réf. souhaitée] baron de Jarnac, seigneur de Brion et d'Aspremont, décédé en 1496, et de Madeleine de Luxembourg, fille de Thibault, seigneur de Fiennes (des Luxembourg-Saint-Pol).

Il se maria en 1526 à Françoise de Longwy, nièce de François Ier, dame de Pagny, de Mirebeau en Bourgogne, de Fontaine-Française, de Charny et de Buzançais, épousée le 10 janvier 1526, dont il eut deux fils[1] :

  • Léonor Chabot, dit Chabot-Charny (1526-1597), comte de Charny,
  • et François Chabot, seigneur de Fontaine-Française (et de Brion ?)[2],[3],[4], Marquis de Mirebeau, époux de : Françoise de Lugny, d'où Catherine Chabot dame de Mirebeau et Lugny, femme du ligueur Jean de Saulx-Tavannes, fils du maréchal de Tavannes ; et Catherine, fille de Louis de Silly (comte de La Roche-Guyon et damoiseau de Commercy ; fils de Philippine de Sarrebruck et de Charles de Silly, lui-même fils de Bertin de Silly et de Marie de La Roche-Guyon) et d'Anne de Laval-Montfort d'Acquigny fille de Guy XVI (Catherine de Silly était veuve de François de Rohan-Gié, d'où postérité), d'où : Jacques marquis de Mirebeau, dit le comte de Charny († 1630 ; x 1° 1574 Anne de Coligny fille de François d'Andelot parents de : Charles, † 1622, dit le comte de Charny ; et de Catherine, † 1662, x 1619 César-Auguste de St-Lary petit-fils de Roger, d'où Anne-Marie † sans postérité en 1715) ; Henri, seigneur de Fontaine-Française, † 1630 ; Léonor de Brion ; François, chevalier de Malte ; Charles, † 1624, religieux ; Charles, seigneur de Charroux (père de Jacques, † 1644, dit le comte de Charny ; et de Marguerite-Françoise, dame de Charroux, † 1654, x Henri comte de Bonneval) ; Anne. La postérité masculine du deuxième mariage de François Chabot semble s'arrêter en 1644 ?

(Remarque : Fontaine-Française va ensuite à la deuxième femme de Jacques Chabot, veuf d'Anne de Coligny : x 2° Antoinette de Loménie (épousée en 1622, fille d'Antoine et sœur d'Henri-Auguste comte de Brienne, † 1638), veuve d'André de Vivonne de La Châtaigneraie (épousé en 1612, † en 1616). Antoinette transmet Fontaine-Française à sa fille Andrée de Vivonne, femme de François de La Rochefoucauld : ces derniers vendent en 1656, contre 180 000 livres, à Antoine Arnaud, financier, anobli par une charge de conseiller-secrétaire du roi. Sa fille Catherine Arnaud épouse Jacques de Mazel, d'où Claude de Mazel, femme de Louis de La Tour du Pin marquis de La Charce : Fontaine-Française entre alors dans cette Maison dans la deuxième moitié du XVIIe siècle ; leur petit-fils Philippe (1723-1794), fils de leur fils Jacques-Philippe-Auguste (1685-1746), meurt guillotiné, et sa sœur Anne-Marie-Madeleine-Louise (1730-1820), épouse de François-David Bollioud de St-Julien d'Argental, est une amie de Voltaire).

Ils eurent également quatre filles[1] :

Son mariage avec Françoise de Longwy, la fille de Jeanne d'Orléans, influa aussi sur sa vie et son ascension, puisqu'il entrait ainsi dans la famille royale en devenant le neveu par alliance du roi François.

Au service du roiModifier

Il s'attacha au roi François Ier avant qu'il fût monté sur le trône, ce prince lui donna le gouvernement du duché de Valois, le 28 octobre 1524.

Il fut fait prisonnier en 1525 à la bataille de Pavie avec François Ier, dont il était le favori. Il négocie avec succès la libération du roi, ce qui lui vaut, le 23 mars 1525, d'être nommé amiral, et pourvu du gouvernement de Bourgogne. Envoyé en Piémont à la tête d'une armée en 1535, il y fit de rapides conquêtes : il conquiert le Bugey, la Bresse, la Savoie et le Piémont.

Soutien des projets d'exploration des Terres NeuvesModifier

On a de lui des cartes maritimes, dressées avant l'invention de la gravure.

Il a aidé Jean de Verrazane (ou Verrazano), découvreur de la côte Est des États-Unis, dont la rivière Vendôme, que les Anglais nommeront Hudson, et le site de la Nouvelle-Angoulème (New-York), et du Canada atlantique jusqu'au Labrador.

Il appuie également Jacques Cartier, découvreur du Canada et explorateur du Saint-Laurent. En 1534, il avait accueilli très favorablement la demande de Jacques Cartier d'aller visiter les terres de l'Amérique septentrionale, alors désignées sous le nom de Terres-Neuves, et présenté l'explorateur au roi, qui donna une suite favorable à cette requête.

Déchéance et réhabilitationModifier

Mais Montmorency et le cardinal de Lorraine, jaloux de son crédit, l'accusèrent de malversation (d'après les archives portugaises, Chabot fut acheté par le roi Dom João III dès 1531 afin d'interdire toute exploration française hors d'Europe) : il fut livré à une commission présidée par le chancelier Poyet, destitué de sa charge en 1541 et condamné à une forte amende (soixante-dix mille écus) qui le ruina.

Après plus de deux ans de détention, il obtint, par les instances de la duchesse d'Étampes, la révision de son procès, fut élargi, et même rentra en grâce ().

DécèsModifier

 
Tombeau de Philippe Chabot, comte de Brion, amiral de France. Sculpture au musée du Louvre

Malgré ce revirement, il mourut peu après, d'une maladie de langueur, contractée par le chagrin que lui avait causé son procès[5], en 1543. Le roi le fit enterrer avec beaucoup de magnificence dans la chapelle d'Orléans du monastère des Célestins de Paris. Son tombeau était surmonté d'un gisant en albâtre, considéré comme l'un des chefs-d'œuvre de la sculpture de la Renaissance en France. Le tombeau a sans doute été conçu par Jean Cousin le Père, mais l'identité du sculpteur reste encore inconnue[6]. Ce gisant est aujourd'hui conservé au musée du Louvre.

LittératureModifier

Le procès de Chabot fut mis en scène par le dramaturge anglais George Chapman (1559?-1634), dans une pièce qui parut de manière posthume, révisée par James Shirley : The Tragedy of Chabot Admiral of France (1639).

BlasonModifier

Sur le portrait ci-dessus : Écartelé : aux 1 et 4, d'or à trois chabots de gueules (qui est de Chabot) ; au 2, d'argent, au lion de gueules, armé, lampassé et couronné d'or, la queue fourchée et passée en sautoir (qui est de Luxembourg) ; au 3, de gueules, à l'étoile à seize rais d'argent (qui est de Baux).

Notes et référencesModifier

  1. a et b de Sainte-Marthe et de Sainte-Marthe 1628, p. 860-861
  2. « Chabot, p. 259 », sur Grand Dictionnaire historique ou Mélange curieux de l'Histoire sacrée et profane, t. II, 1740, par Louis Moreri
  3. « François Chabot », sur Geneanet ; arbre d'André DECLOITRE
  4. La rédaction initiale de l'article attribuait le comté de Charny à François Chabot : mais c'est bien le frère aîné de François, Léonor de Chabot-Charny, puis ses descendants Lorraine d'Elbeuf d'Harcourt, qui sont comtes de Charny ! Cela dit, un petit-fils de François, Charles († jeune en 1622) fils de Jacques Chabot marquis de Mirebeau, dit le comte de Charny († 1630 ; fils aîné de François), est aussi dit comte de Charny ; de même que son cousin germain, autre petit-fils de François Chabot, Jacques († 1644) fils de Charles, un frère cadet du premier Jacques qu'on vient de rencontrer : mais ce doit être un titre de courtoisie. Quant à Brion, on trouve effectivement souvent indiqué qu'il passe à François, puis à un autre de ses fils, Léonor ; mais il est sûr qu'on le retrouve ensuite aux mains des Le Veneur de Tillières, aussi des descendants de Léonor de Chabot-Charny. Brion est-il donc bien passé à François puis son fils Léonor, ou n'est-ce aussi qu'un titre de courtoisie ? Y a-t-il une confusion entre les deux Léonor, le neveu et l'oncle ? N'est-ce qu'une seigneurie partielle détachée, un fief secondaire ? Ou y a-t-il eu, après Léonor le neveu, un retrait lignager ou une vente au profit de la branche aînée issue de Léonor Chabot-Charny, l'oncle ?
  5. Marc-Antoine de Voyer Argenson, Grandes affaires, procès, plaidoyers du XVIe siècle
  6. Henri Zerner, L’Art de la Renaissance en France, Paris, Flammarion, p. 246-250)

SourcesModifier

  • Scevole de Sainte-Marthe et Louis de Sainte-Marthe, Histoire généalogique de la maison de France : Rev. et augm. en cette édition des deux précédentes maisons royales, vol. 2, (présentation en ligne, lire en ligne [PDF])

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Voir aussiModifier