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Philip Kerr (11e marquis de Lothian)

11e marquis de Lothian, écrivain et homme politique

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kerr.
Ne doit pas être confondu avec Philip Kerr (1956-), auteur britannique.
Philip Henry Kerr Lothian
Fonctions
Ambassadeur du Royaume Uni aux États-Unis (d)
-
Membre du Conseil privé du Royaume-Uni
Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
Britannique, Britannique (jusqu'au )Voir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Foreign Office (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Religion
Parti politique
Archives conservées par
signature de Philip Kerr (11e marquis de Lothian)
signature

Philip Henry Kerr, 11e marquis de Lothian, né le à Londres et mort le à Washington, connu comme Philip Kerr jusqu'en 1930, puis nommé Lord Lothian, est un politicien, écrivain et journaliste britannique.

Un pur produit de l'EstablishmentModifier

Il étudie l'Histoire Moderne au New College de l'Université d'Oxford puis fut secrétaire privé du Premier ministre David Lloyd George de 1916 à 1921. Il est l'un des rédacteur de l'article 231 du Traité de Versailles qui établit la responsabilité de la guerre à l'Allemagne. Après avoir succédé à son cousin en 1930 comme marquis de Lothian, il occupa des fonctions mineures entre 1931 et 1932 dans le gouvernement de Ramsay Macdonald.

Un politicien controverséModifier

Entre 1933 et 1939, membre de la Chambre des Lords, il fit preuve d'un aveuglement total vis-à-vis d'Hitler, en prétendant que celui-ci ne demandait que l'égalité des droits vis-à-vis des autres Puissances : ainsi, pour lui, le traité franco-soviétique de 1935, donnait au Reich un sentiment légitime d'encerclement et, en occupant la Rhénanie, en 1936, l'Allemagne ne faisait "que rentrer chez elle" . Il changea brutalement d'opinion après l'occupation de Prague, le 15 mars 1939. Robert Vansittart, Secrétaire Permanent au Foreign Office et parfaitement lucide sur les intentions d'Hitler, écrivit des mots très durs contre ces Lords qu’il qualifiait d’« amateurs ambulants ».

Un diplomate tout aussi controverséModifier

De 1939 à sa mort il fut ambassadeur aux États-Unis. À cette occasion, il commit deux impairs en écrivant à un représentant de l'Église Quaker que l'Allemagne était "une nation fière et non vaincue" sans en référer au Secrétaire au Foreign Office, Lord Halifax puis laissant deviner à des journalistes que la Grande-Bretagne était au bord de la banqueroute, ce qui était vrai.

Lord Lothian est notamment connu en dehors du Royaume-Uni pour avoir publié l'essai Le Pacifisme ne suffit pas, le patriotisme non plus qui fut l'une des sources d'inspiration de Altiero Spinelli dans la rédaction du Manifeste de Ventotene.

Liens externesModifier