Phantom: The Submarine

film sorti en 1999
Phantom: The Submarine
Titre original 유령
Yuryeong
Réalisation Min Byung-chun
Scénario Jang Joon-hwan
Bong Joon-ho
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud
Genre Action, thriller
Durée 110 minutes
Sortie 1999


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Phantom: The Submarine (유령, Yuryeong) est un film sud-coréen réalisé par Min Byung-chun, sorti en 1999.

SynopsisModifier

En 1999, à bord du sous-marin coréen Janbogo, au cours d’un exercice conjoint entre les armées américaines et coréennes, le commandant du Janbogo perd soudain la raison et est persuadé que cette simulation de combat sous-marin n'en est plus une et que tous les bâtiments repérés au sonar sont en fait des ennemis. Décidé à régler cette crise imaginaire avec les vraies torpilles de son sous-marin, le commandant est finalement abattu par l'un de ses membres d'équipage, le soldat Chan Suk-lee. De retour à la base, le soldat Chan est condamné à la peine capitale malgré le fait que son geste a permis d'éviter un carnage. Il est emmené devant un peloton d'exécution et fusillé.

Pourtant cet homme qui semble être mort, se réveille quelques heures plus tard et fait face à un soldat qu'il ne connaît pas, le Commandant 202. Il lui explique qu'il est dans une base militaire secrète qui abrite le Yuriegon (« fantôme », en coréen), le premier sous-marin à propulsion nucléaire de la Marine de la République de Corée, en fait un navire russe de classe Sierra livré par la Russie en guise de remboursement de dettes. L'existence du Yuriegon est classée secret absolu en raison de la puissance guerrière de ce navire. Le Commandant 202 explique également une règle importante : à bord personne n'a de nom, on ne doit s'appeler que par son numéro. Désormais Chan Suk-lee s'appelle matricule 431. Le sous-marin doit participer à un exercice dont personne à part le capitaine ne semble connaître le but exact.

Il apparaît que le Capitaine, pacifiste et humaniste, est déterminé à saborder son navire afin de déposséder la Corée du Sud d'une arme possédant un tel potentiel de destruction. C'est alors que tout bascule : le Commandant 202, son second, l'assassine et prend le commandement du sous-marin, bien décidé à montrer au monde et au Japon en particulier la puissance nouvelle de son pays. Soutenu par l'équipage qu'il a converti à sa cause, il fait route vers l'archipel japonais, bien décidé à y lancer un missile nucléaire pour venger les siècles d'humiliations subis par son pays par le passé.

Le numéro 431, autrefois Chan Suk-lee, seul contre tous, va tout tenter pour empêcher ce désastre qui pourrait bien déboucher sur une guerre entre les deux pays.

Fiche techniqueModifier

DistributionModifier

CritiquesModifier

Les critiques émises à propos du film sont très variables et nuancées. Les plus généreux estiment qu'il s'agit d'un formidable thriller à huis clos dans un décor rarement mis à l'honneur, un sous-marin, ce à quoi s'ajoute un côté fantastique qui donne au film une personnalité certaine. Les combats sous-marins sont jugés très réalistes et la tension qui en découle accroche vraiment le spectateur.

Plus neutres certains estiment qu'il s'agit d'un film au scénario de base original et plutôt bien mis en scène. Toutefois dans l'ensemble ça reste un film typé action avec une musique un peu trop envahissante. Un bon film dans un genre encore peu représenté.

Les plus pessimistes reconnaissent toujours à Yurieong: The submarine son scénario de départ fort intéressant mais inexploité au profit des combats sous-marins. Les dialogues sont estimés mous et plats et très stéréotypés, le scénario ensuite dévie sur un nationalisme primaire : le Japon étant décrit comme un agresseur perpétuel, le message politique communiqué par le film restant fort ambigu jusqu'à la fin. Enfin l'aspect technique du film est estimé peu maîtrisé, que ce soit pour les couleurs et l'éclairage et des scènes d'actions difficilement compréhensibles.

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