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Phalange espagnole

parti politique espagnol des années 1930
Une proposition de fusion est en cours entre Phalange espagnole et Phalangisme.

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Phalange espagnole
Falange Española de las JONS
Image illustrative de l’article Phalange espagnole
Logotype officiel.
Présentation
Chef national José Antonio Primo de Rivera
Fondation /
Disparition
Fusionné dans FET y de las JONS
Siège Madrid, Drapeau de l'Espagne Espagne
Journal Arriba
Organisation étudiante Sindicato Español Universitario
Organisation féminine Sección Femenina
Hymne Cara al sol
Positionnement Extrême droite
Idéologie Phalangisme
National-syndicalisme
Couleurs Rouge, noir et bleu

La Phalange espagnole (en espagnol : Falange Española) est une organisation politique espagnole nationaliste d'obédience fascisante fondée le par José Antonio Primo de Rivera, fils de Miguel Primo de Rivera, ancien dictateur d'Espagne de 1923 à 1930.

L'organisation tire son nom des formations militaires de la Grèce antique et s'inspire du fascisme italien[1]. Ce parti nationaliste joue un rôle important dans la guerre civile entre 1936 et 1939 face aux républicains.

FondationModifier

En 1934, soit un an après sa fondation par Primo de Rivera, la Phalange fusionne avec les Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista (JONS) de Ramiro Ledesma Ramos pour devenir la Falange Española de las Juntas de Ofensiva Nacional-Sindicalista (FE de las JONS).

À l'époque de la Seconde République espagnole, les militants de la Phalange s'illustrent dans les combats de rue contre les militants révolutionnaires de gauche et d'extrême gauche.

Lors des élections de , le parti, qui a refusé de rejoindre le Front national dirigé par la CEDA, recueille moins de 1 % des voix, des suffrages qui participent à la défaite d'extrême justesse de la CEDA face au Front populaire.

Le , José Antonio Primo de Rivera est arrêté et emprisonné alors que la Phalange est sous le coup d'une interdiction.

Contraint plus qu'enthousiaste, Primo de Rivera rejoint au dernier moment la conspiration militaire et la rébellion nationaliste qui tente un coup de force le , marquant le début de la guerre civile espagnole.

Guerre civileModifier

Le soulèvement national est pour la Phalange une véritable « divine surprise ». En effet, alors qu'elle recueille moins de 1 % des voix aux élections de 1936, ses effectifs ne cessent alors de gonfler dans des proportions considérables.

Après la condamnation à mort par un tribunal populaire et l'exécution de José Antonio Primo de Rivera, la Phalange se confond avec les structures militaires nationalistes. À la suite d'un incident entre phalangistes de courants opposés ayant entraîné la mort de deux d'entre eux à Salamanque le , Franco, qui ne peut permettre des divisions dans son camp en pleine guerre, précipite son projet d’unification de la Phalange et des Traditionalistes carlistes. Le décret d’unification, promulgué dès le , entraîne de facto la disparition de la Phalange espagnole telle que la concevait Primo de Rivera.

Période franquiste (1939-1975)Modifier

Après la Guerre civile, elle est intégrée au régime franquiste selon une obédience au national-catholicisme, de bon teint avec une historiographie révisée par les vainqueurs, associant la cause du camp nationaliste avec la Reconquista présentée comme fondatrice de l'État espagnol. Désormais appelée Falange Española Tradicionalista y de las Juntas de Ofensiva Nacional Sindicalista (FET y de las JONS), la Phalange constitue la branche politique de l'appareil d'État franquiste, désigné dans son ensemble sous le nom de Movimiento Nacional.

La manœuvre permet en outre d'écarter les fondateurs politiques de la Phalange d'origine, aux idées radicales, de l'appareil d'État alors en formation au sortir de la victoire nationaliste.

Ce mythe reliant l'apôtre combattant Jacques le Majeur (Santiago el Mayor) avec la cruzada de la phalange persiste dans la propagande de l'appareil de la junte jusqu'à la mort du dictateur. L'emploi du terme croisade permet de donner un alibi à la population face à l'abomination des crimes fratricides perpétrés par chacun des camps pendant le conflit.

Depuis 1975Modifier

Après la fin du franquisme, plusieurs groupes d'extrême droite revendiquent le nom de Phalange. Les différents mouvements se réclamant de la Phalange existent encore aujourd'hui, bien que n'ayant pas de poids électoral notable (Falange Auténtica, Falange Española de las JONS (1976), FE-La Falange).

Élections européennes de 2019 en EspagneModifier

ADÑ Identidad Española est une coalition électorale eurosceptique, formée par les partis Democracia Nacional (DN), Alternativa Española (AES), Falange Española de las JONS (1976) (FE-JONS), et FE-La Falange, et qui a annoncé en 2018 son intention de participer aux élections européennes de 2019 en Espagne[2].

HymneModifier

L'hymne de la phalange est dans un style de marche militaire, Cara al sol (Face au soleil, en français) composé par José Antonio Primo de Rivera.

Notes et référencesModifier

  1. (en) Entrée « Falange » de l'Encyclopædia Britannica, version en ligne disponible au 04/02/2011.
  2. [Alfonso L., La ultraderecha anuncia otro partido para concurrir a las europeas, El País, 12 de octubre de 2018, https://elpais.com/ccaa/2018/10/12/catalunya/1539343349_600889.html]

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Arnaud Imatz, José Antonio et la Phalange espagnole, Éditions Albatros, 1981.
  • Arnaud Imatz, José Antonio, la Phalange espagnole et le national-syndicalisme, Éditions Godefroy de Bouillon, 2000.
  • Stanley G. Payne, Phalange. Histoire du fascisme espagnol, traduit de l'anglais par Monique et André Joly, Éditions Ruedo Iberico, Paris, 1965
  • Jean-Claude Valla, Ledesma Ramos et la Phalange espagnole : 1931-1936, Éd. de la Librairie nationale, 2002.
  • La Phalange espagnole: une voie solaire - Revue Totalité, No 13 - Automne 1981.

Article connexeModifier