Peugeot Sport

département compétition du constructeur automobile

Peugeot Sport
Trois traits significatifs de la forme des phares des Peugeot. À droite est inscrit en majuscule « Peugeot Sport ».
Logo de Peugeot Sport depuis 2020.
illustration de Peugeot Sport
Peugeot 508 PSE

Création 1981
Personnages clés Jean Todt
Siège social Versailles, Yvelines
Drapeau de France France
Direction François Wales
Activité Construction automobile
Compétition automobile
Produits Véhicules sportifs
Société mère Peugeot
Sociétés sœurs Citroën
DS
Opel
Vauxhall
Site web www.peugeot-sport.fr

Peugeot Sport est le département compétition du constructeur automobile français Peugeot. Son siège social se situe comme Citroën Racing et DS Performance à Satory, dans le cluster technologique Paris-Saclay[1]. Le département Peugeot Sport s'occupe également des modèles sportifs de série sous la lignée Peugeot Sport Engineered[2].

PrésentationModifier

Il fut fondé en octobre 1981 sous le nom de Peugeot Talbot Sport, à la suite de la fusion des activités commerciales des marques Peugeot et Talbot du groupe PSA. Son premier directeur fut Jean Todt, qui le resta jusqu'en 1993. Cette équipe a été présente dans les disciplines de rallyes (Championnat du monde des rallyes, Championnat de France des rallyes, etc.), de rallye-raid (Rallye Dakar, etc.) et de circuit (Championnat du monde des voitures de sport, 24 Heures du Mans, Championnat du monde de Formule 1, Championnat de France de Supertourisme, etc.). Elle dispose aussi d'un département client, proposant des pièces destinées à la compétition, voire des modèles complets, notamment en rallye. Le siège de Peugeot Sport déménage en 2015 à Satory pour former l'entité PSA Motorsport[3].

HistoireModifier

En 1981, Jean Todt se retire de la compétition en tant que copilote et se voit confier la direction sportive de Peugeot par le PDG Jean Boillot alors que l’entreprise PSA Peugeot Citroën connaît d'importantes difficultés d'image et de finances. Il met ses talents d'organisateur rigoureux et de stratège au service de la création de Peugeot Talbot Sport, entité créée pour permettre le retour à la compétition de la firme française et devient maître d’œuvre des Peugeot 205 Turbo 16, Peugeot 405 Turbo 16 et Peugeot 905.

1984–1986 : les premiers titres en rallyeModifier

 
205 Turbo 16

L'aventure commence en 1984, quand la Peugeot 205 Turbo 16 participe à 5 courses d'apprentissage au Championnat du monde des rallyes. Apprentissage qui se termine par 3 victoires pour le pilote Ari Vatanen et son copilote Terry Harryman. L'année 1985 est la confirmation du potentiel de la voiture. Lors de sa première saison complète, elle parvient à remporter le championnat du monde constructeurs avec Timo Salonen, qui remporte de son côté le titre pilotes. Le championnat de l'année 1986 est encore placé sous la domination des 205 : avec Juha Kankkunen qui gagne le titre pilotes, et Peugeot le titre constructeurs pour la deuxième année consécutive. Mais c'est la dernière année pour les machines du Groupe B : la FISA (Fédération Internationale du Sport Automobile) décide de supprimer cette catégorie pour 1987, à cause des accidents tragiques et fréquents, causés par des voitures aux performances déraisonnables.

1987–1990 : l'aventure rallye-raidModifier

 
Peugeot 205 Turbo 16 raid, vainqueur du Paris-Dakar en 1987 avec Ari Vatanen
 
La Peugeot 405 Turbo 16.

Privé de rallyes, Peugeot décide de s'orienter vers le rallye-raid, et principalement le Paris Dakar.

En 1987, la 205 T16 « Grand Raid » adaptée aux conditions difficiles des raids gagne, aux mains de Ari Vatanen, le Paris-Dakar et le rallye des Pharaons en Égypte. En 1988, la 205 est remplacée par la Peugeot 405 Turbo 16, mais l'édition du Dakar est remportée par la 205 pilotée par Juha Kankkunen. La 405 Turbo 16 rallye-raid est un coupé dérivé de la berline 405, basée sur la mécanique de la 205 Turbo 16 et conçu en 1988 pour les rallyes-raids africains. La 405 Turbo 16, pilotée par le Finlandais Ari Vatanen, remporte le Rallye Paris-Dakar en 1989 et 1990. Mais, après avoir gagné les principaux rallyes-raid, Peugeot Sport passe le relais à Citroën Sport et sa Citroën ZX Rallye-raid et se tourne vers les courses d'endurance sur circuits.

1990–1993 : le sport-prototype et le projet 905Modifier

 
La Peugeot 905 de 1992.

En 1988, Peugeot lance le projet 905 destiné à participer au Championnat du monde des Voitures de Sport, dont l'épreuve phare est les 24 Heures du Mans. La voiture fait ses débuts en compétition en à Montréal au Canada, et après quelques problèmes de jeunesse corrigés, elle termine deuxième du championnat 1991, avec les équipages Yannick Dalmas, Keke Rosberg et Philippe Alliot, Mauro Baldi (trois victoires : Suzuka, Magny-Cours et Mexico). En 1992, la 905 remporte le championnat du monde, avec Yannick Dalmas et Derek Warwick, et Le Mans, associé à l'Anglais Mark Blundell, et en 1993, Peugeot triomphe avec un triplé au Mans avec l'équipage « junior team » composé de Christophe Bouchut, Eric Hélary et Geoff Brabham devant les "anciens", Thierry Boutsen, Teo Fabi et Yannick Dalmas.

Juste après cette victoire. Jean Todt et Peugeot quittent la discipline pour tenter l'aventure Formule 1, chacun de leur côté, Todt rejoignant la Scuderia Ferrari, et Peugeot devenant motoriste de l'écurie McLaren Racing.

1994–2000 : passage en Formule 1Modifier

 
La McLaren-Peugeot de 1994.
 
La Jordan 197 Peugeot de 1997.

En 1994, Peugeot se lance donc en Formule 1, devenant le motoriste de la prestigieuse équipe McLaren pour quatre ans. L'objectif affiché est de concurrencer les Williams-Renault, références de la discipline. Les résultats de cette première saison de collaboration sont décevants ; ni le châssis ni le moteur ne sont au niveau des meilleurs. Le V10 français, pourtant dérivé d'un moteur d'endurance, se révèle par ailleurs très peu fiable avec vingt abandons. McLaren ne remporte aucune victoire, une première depuis 1983, signe seulement huit podiums et une quatrième place au championnat constructeurs, faisant ainsi nettement moins bien qu'en 1993 avec le moteur Ford Cosworth. Cet échec et des divergences d'opinions entre l'écurie et le motoriste, notamment concernant le deuxième pilote (McLaren engage Martin Brundle alors que Peugeot voulait embaucher Philippe Alliot) , entraîneront une rupture entre les deux parties : McLaren s'associe avec Mercedes et Peugeot devient fournisseur de l'écurie irlandaise Jordan.

Durant leurs trois années d'association, Jordan et Peugeot réalisent des progrès majeurs, passant du milieu de grille début 1995 à une victoire tutoyée à plusieurs reprises en 1997. Cette alliance irlando-française réalise cinq podiums en trois saisons, et termine cinquième au championnat constructeurs en 1996 et 1997.

En 1998, Peugeot s'associe avec la jeune équipe française Prost Grand Prix, qui n'est autre que l'ancienne écurie Ligier rachetée par Alain Prost. Mais cette association débute au moment où l'investissement des constructeurs (Mercedes, Ferrari, Ford, Honda et BMW) devient massif. Peugeot, qui vient de lancer son programme 206 WRC en parallèle, ne peut suivre le rythme de ses adversaires, et cette association sera très décevante, les V10 français n'étant ni compétitifs, ni fiables. La dernière saison de l'association se termine sans aucun point, une première aussi bien pour l'écurie que pour le motoriste français. Elle est également marquée par les tensions croissantes entre les deux parties, notamment au Grand Prix de France où, lassés par les critiques d'Alain Prost et Jean Alesi, les techniciens de Peugeot se mettent en grève pendant cinq minutes au début de la séance du warm-up et refusent de démarrer les moteurs. En trois saisons, l'alliance Prost-Peugeot n'aura signé qu'un podium, marqué seulement dix points et n'aura pas fait mieux que septième au championnat constructeurs (1999).

Fin 2000, Peugeot quitte la Formule 1 avec 14 podiums et aucune victoire en 115 Grand Prix, et revend son département F1 à Asiatech.

1998–2005 : le retour victorieux en rallyeModifier

 
Harri Rovanperä au Rallye de Finlande 2001 au volant de la 206 WRC.
 
Markko Märtin au volant de la 307 WRC au Rallye de Chypre 2005.

En 1998, après plusieurs saisons en Championnat de France de la 306 Maxi « kit car », et sous l'impulsion du nouveau directeur de Peugeot Sport Corrado Provera, est lancé un nouveau programme de rallye mondial, avec la 206 WRC.

La 206 n'est toutefois pas éligible au règlement WRC car le modèle de série n'atteint pas la longueur minimale de 4 mètres requise (3,835 mètres pour la 206). La FIA modifie son règlement en autorisant les constructeurs à baser leurs WRC sur une série dérivée du modèle de base. Peugeot crée alors la 206 GT aux pare-chocs rallongés et l'utilise comme base d'homologation.

La 206 WRC fait ses débuts en WRC lors du Tour de Corse 1999, avec François Delecour et Gilles Panizzi comme pilotes. Les performances sont encourageantes, Delecour signe le meilleur temps dès la deuxième spéciale et occupe brièvement la tête de l'épreuve, mais les deux voitures abandonnent. Marcus Grönholm rejoint l'équipe à partir de la Grèce.

Les 206 WRC sont au départ des manches européennes de la deuxième moitié du championnat, et en Australie avec le seul Gönholm. Le Finlandais obtient les premiers points de la marque depuis son retour en Finlande, et Panizzi monte sur le premier podium en Italie. Peugeot marque onze points et est sixième du championnat des constructeurs.

En 2000, Peugeot dispute l'intégralité du championnat avec le trois mêmes équipages qu'en 1999, avec le renfort de Sebastian Lindholm en Finlande. Delecour dispute tous les rallyes, à l'exception du Kenya. Panizzi est au départ de sept manches, quatre sur asphalte et trois sur terre. Grönholm est à l'origine programmé pour les rallyes sur terre et le Monte-Carlo, mais il dispute finalement l'intégralité du championnat.

Les trois voitures abandonnent au Monte-Carlo, démarrant une "malédiction Peugeot" sur cette épreuve que le constructeur ne gagnera jamais en WRC. Grönholm remporte sa première victoire, et la première de la 206 WRC à l'épreuve suivante, en Suède, puis deux podiums au Portugal et en Argentine. A la mi-saison, il est en deuxième place du championnat, quatorze points derrière Richard Burns sur Subaru qui compte trois victoires. La fin du championnat voit le Finlandais s'imposer en Nouvelle-Zélande, en Finlande et en Australie et remporter le titre mondial à la surprise générale. Le triomphe de Peugeot est complété par les victoires de Panizzi en France et en Italie. Delecour monte sur quatre podiums consécutifs en fin de saison, mais ne remporte aucune victoire. Peugeot gagne le titre constructeurs.

En 2001, Delecour quitte l'équipe et est remplacé par Didier Auriol, champion du monde en 1994, qui dispute l'intégralité du championnat. Les autres équipages poursuivent dans des conditions similaires à la saison précédente. De nombreuses 206 WRC seront engagées en cours de saison par des écuries privées.

Après un nouveau triple abandon au Monte-Carlo, Peugeot s'impose en Suède avec Rovenperä et en Espagne avec Auriol. Mais la saison est compromise par la fiabilité désastreuse de la voiture ; en quatorze rallyes, Grönholm abandonne huit fois, dont sept sur les huit premières manches, Auriol sept fois, Panizzi quatre fois et Rovenperä trois fois.

Grönholm s'impose finalement en Finlande, Australie et Grande Bretagne et finit quatrième du championnat, à égalité de points avec Rovenperä, sans avoir pu défendre son titre. Auriol est septième du championnat avec un point d'avance sur Panizzi, qui s'est imposé en Italie. Peugeot remporte un deuxième titre constructeur consécutif.

Elle remporte au total 25 victoires, trois titres constructeurs (2000, 2001, 2002), et deux titres pilotes (avec Marcus Grönholm en 2000 et 2002). Elle est ensuite remplacée par la 307 WRC en 2004. Mais cette voiture qui n'a pas les qualités de sa devancière ne remporte que trois victoires en deux ans, avant que la direction de PSA n'arrête les programmes rallyes de ses deux constructeurs (Peugeot et Citroën), en raison des coûts de la discipline. Citroën reviendra toutefois dès 2007.

2007–2011 : le retour en enduranceModifier

En juin 2005, Peugeot annonce son retour aux 24 Heures du Mans, avec une motorisation Diesel. En 2006, l'Audi R10 TDI devient la première voiture à motorisation diesel à remporter Le Mans. En 2007, la Peugeot 908 HDi FAP débute et montre très vite son potentiel lors des Le Mans Series, remportant les titres pilotes et équipes. Aux 24 Heures du Mans 2007, la 908 obtient la pole position, mais doit se contenter de la 2e place. En 2008, la 908 est la plus rapide en performance pure sur piste sèche, mais doit s'incliner face à la R10, après avoir vu ses performances se dégrader sur piste humide. Peugeot s'incline aussi face à Audi lors des Le Mans Series, malgré quatre victoires.

 
La Peugeot 908 victorieuse des 24 Heures du Mans 2009.

En 2009, Peugeot corrige quelques erreurs, modifie ses équipages pour les rendre plus homogènes, et signe le doublé aux 24 Heures du Mans 2009, étant les premiers à vaincre les voitures du Groupe Volkswagen (Audi et Bentley Motors) depuis 2000. Peugeot remporte aussi les 1 000 km de Spa et Petit Le Mans cette année-là.

En 2010, après une première victoire aux 12 Heures de Sebring et une quatrième victoire consécutive aux 1 000 km de Spa, Peugeot subit une lourde défaite aux 24 Heures du Mans, où les quatre 908 engagées (trois par l'équipe officielle, une par Oreca) sont contraintes à l'abandon en raison de problèmes mécaniques, alors qu'elles dominaient largement l'épreuve. La déception est grande au sein de l'écurie. La 908 remporte les trois dernières courses dans lesquelles elle s'aligne : 1 000 km de Silverstone (), Petit Le Mans () et 1 000 km de Zhuhai ().

Pour l'année 2011, Peugeot Sport continue en endurance et aligne la Peugeot 908 (2011). À ses débuts aux 12 Heures de Sebring le , elle réussit son premier podium avec une troisième place (la course étant gagnée par l'ancienne Peugeot 908 HDi FAP de l'écurie ORECA). Elle remporte toutes les courses de la saison ILMC en 2011 sauf les 24 Heures du Mans, où elle termine deuxième à 13,854 secondes de l'Audi R18 TDI. Peugeot Sport remporte ainsi le titre constructeur ILMC en 2011.

Alors qu'un affrontement entre Peugeot, Audi et Toyota se profilait pour 2012, l'équipe annonce le , son retrait des courses d'endurance[4].

2013 : l'aventure Pikes PeakModifier

 
Peugeot 208 T16 Pikes Peak au Festival de vitesse de Goodwood 2013.

Construite avec de nombreuses pièces issues des différents projets d'endurance de Peugeot, dont les 908 HDi FAP, 908 et Pescarolo Peugeot, la Peugeot 208 T16 est spécialement préparée pour la course de côte de Pikes Peak, aux États-Unis. Bien que le T16 signifie "Turbo 16 soupapes", ce qui n'est pas le cas de la 208 T16 Pikes Peak puisqu'elle dispose d'un moteur turbo 24 soupapes, son nom fait référence à ses illustres devancières que sont les fameuses 205 Turbo 16 et 405 Turbo 16, respectivement seconde en 1987 et victorieuse en 1988 et 1989.

Sébastien Loeb gagne la montée de Pikes Peak en 2013 en établissant un nouveau record de l'ascension en min 13 s 878 le [5].

2015–2018 : le retour en rallye-raidModifier

Peugeot, vainqueur du Rallye Dakar de 1987 à 1990, annonce en son retour en rallye-raid et au Rallye Dakar[6] avec une Peugeot 2008 DKR, un buggy à 2 roues motrices et motorisation diesel, confié dès 2015, à l'Espagnol Carlos Sainz et aux Français Cyril Despres et Stéphane Peterhansel, en attendant que le multiple champion du monde WRC, Sébastien Loeb, ne les rejoignent pour l'édition 2016. Malgré tout, les Peugeot 2008 DKR "évolution" prennent les deux premières places du rallye de la soie 2015, disputé en Chine, sur 5442 kilomètres[7].

L'année suivante, en 2016, et dès sa deuxième participation au Rallye Dakar depuis son retour, Peugeot remporte la compétition, sa cinquième victoire au total, avec 9 victoires en 12 étapes courues (sans compter le prologue) et 21 podiums sur 36. Le niveau de performance et de fiabilité de la Peugeot 2008 DKR est remarquable. Peugeot a occupé sans discontinuer la première place du classement général. Stéphane Peterhansel, remporte sa 12e victoire au Rallye Dakar, gagnant 3 étapes et pour sa première participation, Sébastien Loeb domine en performances pure, avec 4 victoires d'étapes et finit 9e. Carlos Sainz gagne 2 étapes et Cyril Depres finit 7e à l'arrivée, jouant le rôle "d'assistance rapide".

Peugeot Sport remporte à nouveau le Rallye de la Route de la Soie (plus de 10 000 km entre Moscou et Pékin) en 2016 avec Cyril Despres, navigué par David Castera.

En 2017, Peugeot utilise désormais une 3008 DKR, qui est une évolution de la 2008 DKR, toujours avec deux roues motrices et un moteur diesel. Parmi les évolutions majeures, on peut noter un nouveau design, semblable à celui du 3008 II de série et un moteur revu, avec la bride de turbo passant de 39 à 38 mm, à la suite de la nouvelle réglementation FIA, ce qui entraîne la perte d'environ 20 chevaux. Un travail a permis de compenser cette perte de puissance par une plus grande facilité d'utilisation du moteur à bas régime. Avec succès car Peugeot remporte à nouveau le Rallye Dakar, en gagnant neuf des dix étapes et en réalisant le triplé, avec dans l'ordre, Stéphane Peterhansel, Sébastien Loeb et Cyril Desprès. L'édition 2018 est remportée par Carlos Sainz qui a rejoint Peugeot en 2015[8].

L’arrêt du programme rallye-raid après le Dakar 2018 est annoncé le à la suite du renforcement de l'implication du constructeur en Championnat du monde de rallycross FIA [9].

2014–2018 : succès en rallycrossModifier

Peugeot Sport s'investit dans le Championnat du monde de rallycross dès 2014. En s'associant avec l'équipe suédoise Hansen Motorsport, fondée par le multiple champion d'Europe de rallycross Kenneth Hansen, le Team Peugeot-Hansen devient une des équipes de pointe de ce nouveau championnat. Pilotée en 2015 par Timmy Hansen, fils de Kenneth, et par le Français Davy Jeanney, la 208 WRX permet à Peugeot de remporter le titre équipes[10]. En 2016, Sébastien Loeb rejoint l'équipe en lieu et place de Davy Jeanney, qui part intégrer le team Peugeot-Hansen Academy aux côtés de Kevin Hansen, frère de Timmy[11].

En 2017, Davy Jeanney n'est pas reconduit par l'équipe. La 208 WRX évolue avec un nouveau package aérodynamique, dans l'optique de récupérer le titre constructeur à l'équipe EKS-Audi Sport. Les pilotes ne remportent aucune victoire durant la saison, mais l'équipe parvient à terminer à la deuxième place du classement des équipes.

Le , Peugeot officialise son intention de rester en World RX, et décide même de s'impliquer davantage aux côtés de Sébastien Loeb [9]. Cette décision met un terme au programme rallye-raid du constructeur après le Dakar 2018, et met fin aux rumeurs d'un retour en Championnat du monde d'endurance FIA et aux 24 Heures du Mans.

Peugeot annonce son arrivée en tant qu'équipe usine à partir de la saison 2018 avec l'équipe Peugeot-Total, ce qui met fin à la coopération avec l'équipe Hansen[12]. Le constructeur dévoile sa nouvelle Peugeot 208 WRX à l'ouverture du Salon international de l'automobile de Genève 2018 et confirme Sébastien Loeb, Timmy Hansen et Kevin Hansen en tant que pilote titulaire. Sébastien Loeb obtient sa seconde victoire dans la discipline lors de l'épreuve de Belgique, la seule de la saison qui ait échappé à Johan Kristoffersson[13]. L'équipe aligne lors de la course suédoise des nouvelles versions de 208 WRX développées entièrement par Peugeot Sport [14].

Cependant, à la fin de la saison 2018, qu'elle termine à la troisième place, Peugeot annonce se retirer du championnat du monde de rallycross[15]. Ce retrait est dû à plusieurs raisons, notamment à cause de l'électrification repoussée du championnat[16].

2022 : championnat du monde d'enduranceModifier

Le , Peugeot annonce son engagement dans le championnat du monde d'endurance FIA et son retour aux 24 Heures du Mans en 2022[17],[18]. La voiture est dévoilée le 6 juillet 2021 et est nommée 9X8 ; elle est conçue pour la catégorie Le Mans Hypercar[19].

TourismeModifier

 
La Peugeot 406 de Tim Harvey (Total Team Peugeot) à Brands Hatch lors du BTCC 1996

Peugeot Sport apporte son savoir faire en voitures de sport pour développer des voitures correspondant aux compétitions internationales ou locales de voitures de tourisme, soit avec sa propre équipe, soit en partenariat avec une équipe privée, qui peut être cliente.

En 2013, la Peugeot 208 GTi a obtenu un triplé victorieux à la course d'endurance des 24 Heures du Nürburgring[20].

La Peugeot 306 GTi a remporté les 24 Heures de Spa en 1999 et 2000.

Peugeot a connu le succès dans la compétition de Stock Car Brasil et a remporté quatre championnats en 2008, 2009, 2011 et 2015.

Peugeot a gagné deux fois le championnat argentin de Super TC 2000 en 2014 et 2015 avec sa Peugeot 408, devançant Renault, deuxième avec sa Renault Fluence. Peugeot est aussi vainqueur de championnat TC 2000 1979 avec une Peugeot 504 et 1995 avec une Peugeot 405.

Peugeot a obtenu de nombreux succès dans l'Asian Touring Car Series, remportant les championnats en 2000, 2001 et 2002 avec la Peugeot 306 GTi.

Peugeot a remporté cinq fois le championnat danois des voitures de tourisme, à la fois avec la Peugeot 306 – vainqueur en 1999, 2000 et 2001 – et avec la Peugeot 307, vainqueur en 2002 et 2003.

Peugeot s'est aussi engagé en championnat britannique des voitures de tourisme, avec la 405 Mi16, elle termine cinquième en 1992, sixième en 1993 et 1994, et neuvième en 1995. Avec la 406 introduite en 1996 : Peugeot termine huitième, sixième en 1997, puis à nouveau huitième en 1998 avant de se retirer. Elle revient en 2001 avec une 406 Coupé, mais termine à la deuxième position, derrières les Vauxhall Astra Coupé.

Identité visuelleModifier

DirectionModifier

PalmarèsModifier

Championnat du monde des rallyesModifier

Automobile Championnat Pilote Résultat
 
Peugeot 205 Turbo 16
1985  Timo Salonen

 Seppo Harjanne
 
 
Peugeot 205 Turbo 16
1986  Juha Kankkunen

 Juha Piironen
 
 
Peugeot 206 WRC
2000
2001
2002
 Marcus Grönholm

 Timo Rautiainen
 

Kit « PTS »Modifier

En dehors de ses activités sportives, Peugeot-Talbot Sport s'est également consacré au milieu des années 1980 à la préparation de modèles de série tels que la 205 GTI 1.6 poussée de 105 à 125 ch. Ce kit assez onéreux rendait la voiture beaucoup plus performante mais moins souple à cause d'un moteur trop pointu (la puissance et le couple ne s'obtenaient qu'à haut régime). Le kit PTS était destiné à augmenter la puissance du moteur XU5J de 105 à 125 ch alors que la version XU5JA offre, elle, 115 ch.

Clubs Peugeot SportModifier

Les Clubs Peugeot Sport sont des associations obéissant à la loi de 1901 à compétence territoriale. Juridiquement indépendants de Peugeot PSA, les clubs doivent néanmoins être agréés par Peugeot Sport pour avoir droit à cette appellation.

Notes et référencesModifier

  1. Clément Bourdin, « Peugeot Sport : un programme chargé pour la 208 », sur autonews.fr (consulté le ).
  2. « 508 PSE, 208 GTi, rallye, circuit : François Wales évoque l'avenir », sur largus.fr, (consulté le ).
  3. « PSA va regrouper ses structures sportives de Peugeot et Citroën à Versailles », sur sport.francetvinfo.fr
  4. Peugeot arrête son programme d'endurance pour assurer le succès de ses nombreux lancements 2012 - Site officiel, 18 janvier 2012
  5. Stéphane Vrignaud, « Pikes Peak : Loeb (Peugeot) établit un nouveau record », Eurosport,
  6. Le point du 26/3/2014
  7. Stéphane Peterhansel et Cyril Desprès décrochent un doublé pour les Peugeot 2008 DKR au terme des 5442 km du rallye de la soie
  8. Rédaction, « Victoire finale pour Carlos Sainz en autos et Matthias Walkner en motos », sur lequipe.fr, (consulté le ).
  9. a et b « Sébastien Loeb et Peugeot poursuivent en rallycross », sur lequipe.fr
  10. Le Team PEUGEOT HANSEN champion du monde de rallycross par équipe
  11. « Loeb confirmé chez Peugeot-Hansen en World RX », sur Motorsport.com (consulté le ).
  12. « World RX - Peugeot dévoile ses trois 208 WRX officielles », autohebdo.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. Rédaction, « Championnat du monde de rallycross : Sébastien Loeb gagne en Belgique », L'ÉQUIPE,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  14. « La nouvelle version de la Peugeot 208 prête pour Höljes », autohebdo.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. Pierre Tassel, « Peugeot Sport cessera son engagement en World RX fin 2018 », sur autohebdo.fr, (consulté le ).
  16. « Peugeot explique son départ du World RX », sur autohebdo.fr, (consulté le ).
  17. Fabien Gaillard, « Peugeot de retour en Endurance et aux 24H du Mans en 2022 ! », sur motorsport.com,
  18. « PSA Motorsport engage un programme sportif pour la marque Peugeot dans le cadre du championnat FIA WEC », sur media.groupe-psa.com
  19. « NOUVELLE PEUGEOT 9X8 HYPERCAR – DESIGNED TO RACE », sur media.groupe-psa.com
  20. « Victoire et triplé des 208 GTi Peugeot Sport aux 24 Heures du Nürburgring », Peugeot Sport,

AnnexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexesModifier

Liens externesModifier