Ouvrir le menu principal

Pauvreté infantile

notion socioéconomique
Un enfant lavant ses couverts dans une flaque d'eau sale au Cambodge.

La pauvreté infantile désigne la situation de pauvreté dans laquelle vivent certains enfants.

Sommaire

Outils de mesureModifier

La pauvreté infantile peut être mesurée de différentes manières et s'évalue différemment selon que l'on étudie la pauvreté infantile dans les pays riches ou les pays en développement. Deux grands types d'indicateurs sont utilisés : le revenu de la famille d'une part, le niveau de vie d'autre part (lequel s'évalue généralement à l'aide d'indicateurs de privation)[1].

Concernant le premier type d'indicateurs, certaines études s'intéressent par exemple au nombre d'enfants dont le revenu de la famille est inférieur à — par exemple — 50 % du revenu médian du pays concerné[2]. Pour ce qui est du niveau de vie, plusieurs critères peuvent être combinés. Par exemple : l'enfant a-t-il accès à de l'eau potable ? à une alimentation appropriée ? à des installations sanitaires décentes ? à la santé ? à un logement ? à l'éducation ? et enfin à l'information[3],[4] ? Ces critères peuvent être plus nombreux. Une étude de 2012 portant sur la pauvreté infantile dans les pays riches utilise ainsi un indice de privation doté de quatorze variables qualitatives (tels que « Fruits et légumes frais tous les jours », « Équipement de loisir extérieur (bicyclette, rollers, etc.) » ou « Endroit calme avec assez d’espace et de lumière pour faire les devoirs ») ; sont comptabilisés les enfants privés d'au moins deux variables[2].

PrévalenceModifier

MondialeModifier

 
L'un parmi plusieurs pauvres enfants en Afrique noire

Selon un rapport de la Banque mondiale, environ 400 millions d'enfants vivaient dans « l'extrême pauvreté » (avec moins de 1,25 dollar par jour) en 2010, soit un tiers de la population vivant dans l'extrême pauvreté[5].

Dans l'Union européenneModifier

En 2008, selon les données d'Eurostat, près de la moitié des pays de l'UE à 27 dénombraient plus de 20 % d'enfants sous le seuil de pauvreté (60 % du revenu médian du pays ; le taux en valeur absolue varie donc d'un pays à l'autre)[6],[7].

En FranceModifier

En France, en 2013, entre 2,45 millions et 3 millions d'enfants sont sous le seuil de pauvreté (60 % du revenu médian disponible, c'est-à-dire après impôts et aides sociales), soit environ 20 % de la population mineure[8] ; si l'on retient un seuil de pauvreté à 50 % du revenu médian, comme le fait l'Observatoire des inégalités, ce nombre tombe à 1,2 million d'enfants[9]. En 2003, l'Insee dénombrait environ deux millions d'enfants vivant dans un foyer en-dessous du seuil de pauvreté (60 % du revenu médian), soit 18 % de la population mineure ; avec un seuil de pauvreté défini à 50 % du revenu médian, la proportion tombe à 8 %[10].

Notes et référencesModifier

  1. Gordon et al. 2003, p. 3-4
  2. a et b Peter Adamson, « Mesurer la pauvreté des enfants : nouveaux tableaux de classement de la pauvreté des enfants dans les pays riches », Centre de recherche Innocenti de l’Unicef,
  3. Gordon et al. 2003, p. 5
  4. (en) « Measuring child poverty », Unicef (consulté le 13 mars 2016)
  5. « Un rapport révèle que 400 millions d’enfants vivent dans l'extrême pauvreté », Banque mondiale, (consulté le 13 mars 2016)
  6. Ewelina 2014
  7. « Dans l'UE27, 17 % de la population est menacée de pauvreté », Eurostat, (consulté le 13 mars 2016)
  8. Samuel Laurent, « Pauvreté des enfants : une réalité qu’on ne cesse de redécouvrir », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. Laurent Martinet, « Trois millions d'enfants pauvres en France, un chiffre trop alarmiste? », L'Express,‎ (lire en ligne)
  10. Camille Dorival et Louis Maurin, « Un million d'enfants pauvres en France », Alternatives économiques, no 218,‎ (lire en ligne)

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexesModifier

Lien externeModifier