Pauline Hopkins

romancière afro-américaine, journaliste, dramaturge, historienne et éditrice

Pauline Elizabeth Hopkins () est une romancière afro-américaine, journaliste, dramaturge, historienne et éditrice. Elle est considérée comme une pionnière dans l'utilisation du roman romantique pour aborder les thèmes sociaux et raciaux. Son travail reflète l'influence de W. E. B. Du Bois[1],[2].

Pauline Hopkins
Image dans Infobox.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Girls’ High School (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Mouvement
Genre artistique
Archives conservées par
John Hope and Aurelia E. Franklin Library (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

BiographieModifier

Pauline Hopkins est considérée par certains comme la plus prolifique des écrivaines afro-américaines et une des plus influentes éditrice littéraire de la première décennie du 20e siècle[3], même si elle est moins connue que de nombreuses figures littéraires de la Renaissance de Harlem.

Sa première œuvre connue est une comédie musicale et pièce de théâtre appelée "L'évasion des esclaves ou le chemin de fer clandestin" (Slaves' Escape or The Underground Railroad) (renommé plus tard "Sam l'étrange ou le chemin de fer clandestin" (Peculiar Sam or The Underground Railroad), jouée pour la première fois en 1880.

En 1900 elle publie "Talma Gordon", une nouvelle souvent désignée comme la première nouvelle avec une intrigue afro-américaine. La même année est publié son premier roman romantique "Forces en opposition ou une romance illustrée de la vie des noirs au Nord et au Sud" (Contending Forces: A Romance Illustrative of Negro Life North and South)[4], une œuvre qui explore les difficultés rencontrées par les Afro-américains dans le climat de racisme et de violences existant durant la période de Reconstruction qui suit la Guerre de Sécession en Amérique.

De 1901 à 1903, elle publie trois romans-feuilletons sous forme de séries dans le premier magazine de la communauté afro-américaine : The Colored American Magazine (en) dont elle est la rédactrice en chef.

  • "La fille de Hagar: Une histoire des préjugés des castes du Sud" (Hagar's Daughter: A Story of Southern Caste Prejudice),
  • "Winona: une conte de la vie des noirs dans le Sud et le Sud-Ouest", et
  • "D'un seul sang ou le moi caché" (Of One Blood: Or, The Hidden Self)

Ce dernier roman parait dans le magazine de à . Le roman raconte l'histoire d'un étudiant en médecine, Reuel Briggs, qui n'a aucune sensibilité particulière avec le fait d'être noir ou d'avoir un intérêt pour l'histoire de l'Afrique. Il se retrouve en Éthiopie dans le cadre d'un voyage archéologique, dont le but est de faire main basse sur les trésors perdus de ce pays, ce qu'il fait. Cependant, il découvre bien plus que ce qu'il attendait: la douloureuse vérité sur le sang, l’ethnie, et sur une partie de sa propre histoire dont une part ne lui a jamais été racontée. Pauline Hopkins écrit ce roman avec l'intention et, selon ses propres mots, de "...mettre en lumière la stigmatisation de la dégradation de l’ethnie [Noire]." Le titre, D'un seul Sang, se réfère au patrimoine biologique commun de tous les êtres humains. Certains aspects de cette œuvre ont été comparés[5] à l’œuvre de Goethe, Faust.

Certaines parutions de Pauline Hopkins se font sous le pseudonyme de Sarah A. Allen.

Elle passe le restant de sa vie active comme sténographe à l'Institut de Technologie du Massachusetts. Elle décède à Cambridge, dans le Massachusetts, des suites de blessures dues à l'incendie de sa maison.

En 1988, la maison d'édition Oxford University Press crée la collection La Bibliothéque Schomberg du XIXème siècle des femmes noires écrivaines (en)[6] sous la direction du professeur Henry Louis Gates, rédacteur en chef de la collection. Le roman de Pauline Hopkins intitulé Forces en opposition ou une romance illustrée de la vie des noirs au Nord et au Sud (en) (Préface de Richard Yarborough (en)) est ré-édité à cette occasion. Les romans de Pauline Hopkins publiés dans le magazine The Colored American Magazine (en) (avec une préface rédigée par Hazel Carby) sont également réimprimés dans le cadre de cette collection.

Œuvres littérairesModifier

Notes et référencesModifier

  1. (en) « Pauline Hopkins », sur http://www.essaylet.com (consulté le 3 décembre 2017)
  2. (en) ASHLIE DABBS, « THE INVISIBILITY OF "SECOND SIGHT" » [PDF], sur https://etd.ohiolink.edu Thèse rendue au "Graduate College of Bowling Green State University" dans le cadre d'un Mastère en Arts, (consulté le 5 décembre 2017)
  3. (en) John Gruesser & Hanna Wallinger, « The Rise of Pauline Hopkins as a Blueprint for the Recovery of Other Writers and the Need for Hopkins Scholarly Editions », (consulté le 5 décembre 2017)
  4. (en) Voices from the Gaps: Pauline Elizabeth Hopkins est rédigé par Robin M. Dasher-Alsto dans la bibliothèque de l'University of Minnesota Dulth site archivé sur l'University Digital Conservancy www://conservancy.umn.edu, « Voices from the Gaps: Pauline Elizabeth Hopkins » [PDF], sur https://conservancy.umn.edu, (consulté le 3 décembre 2017)
  5. "‘Into the high ancestral spaces’: Pauline Hopkins' Of One Blood and Goethe's Faust", Sabine Isabell Engwer, Free University of Berlin, John F. Kennedy Institute for North American Studies.
  6. (en) « The Schomburg Library of Nineteenth-Century Black Women Writers », sur https://global.oup.com, (consulté le 4 décembre 2017)

Liens externesModifier