Madame Simone

pseudonyme de Pauline Benda, actrice et autrice française
(Redirigé depuis Pauline Benda)
Madame Simone
Description de cette image, également commentée ci-après
Madame Simone en 1911
Surnom Simone Le Bargy
Simone François-Porché
Nom de naissance Pauline Benda
Naissance
Paris 8e
Décès (à 108 ans)
Montgeron (Essonne)
Activité principale actrice
femme de lettres
Maîtres Charles Le Bargy
Enseignement Conservatoire national supérieur d'art dramatique
Conjoint Charles Le Bargy
Claude Casimir-Perier
François Porché

Scènes principales

Pauline Benda, dite Madame Simone ou simplement Simone, est une comédienne et femme de lettres française, née le à Paris 8e et morte le (à 108 ans) à Montgeron[1].

BiographieModifier

Née dans une famille de la bourgeoisie juive, alliée par sa grand-mère paternelle, née Emden, à la famille Reinach mais minée par la mésalliance de son père avec une danseuse, Pauline Benda est la petite-fille de Sigmund Benda et la cousine germaine de l’écrivain Julien Benda.

En 1898, elle épouse à l'église Saint-Philippe-du-Roule le comédien Charles Le Bargy (1858-1936), son professeur de diction au Conservatoire national supérieur d'art dramatique, de presque vingt ans son aîné. Elle fait ses débuts au théâtre en 1902 sous le nom de Simone Le Bargy dans une pièce d'Henry Bernstein, dont elle créera plusieurs autres œuvres. Elle succède à Sarah Bernhardt dans le rôle de L'Aiglon d’Edmond Rostand puis participe à la création de Chantecler en 1910 dans le rôle de la Faisane[2]. Ayant adopté après son divorce le pseudonyme de Madame Simone, elle se remarie en 1909 avec l'écrivain Claude Casimir-Perier (1880-1915), fils de l'ancien président de la République, Jean Casimir-Perier. Amie de nombreuses célébrités de son temps, elle reçoit à partir de cette époque les grandes personnalités littéraires de l'époque comme Charles Péguy ou encore Jean Cocteau au château de Trie-la-Ville.

Le fait le plus marquant de sa vie personnelle reste sa liaison brève et passionnée entamée le avec Alain-Fournier, qu’elle avait rencontré alors qu’il était secrétaire de son second mari. Alain-Fournier meurt à la tête de sa compagnie le , lors d'une reconnaissance dans les lignes allemandes, et Claude Casimir-Perier le sur le front de l'Aisne. Veuve, elle épouse en 1923 l’auteur François Porché (1877-1944), mariage dont elle dit dans ses mémoires qu’il faisait suite, pour chacun d'eux, à une passion brutalement interrompue et reposait sur ce point commun[réf. nécessaire].

C’est en femme de lettres qu’elle continuera sa très longue existence : membre du jury du prix Femina de 1935 à 1985, salon littéraire, amitiés et influences parisiennes, écriture de romans, mémoires (Grand prix de littérature de l’Académie en 1960).

Son premier mariage malheureux avec Le Bargy semble avoir servi de modèle à Jean Cocteau pour son monologue Le Bel indifférent (1940)[réf. nécessaire].

ThéâtreModifier

 
Simone Le Bargy en 1904, cliché Reutlinger.

PublicationsModifier

  • Le Désordre (roman), Paris, Plon, 1930.
  • Jours de colère (roman), Paris, Plon, 1935.
  • Le Paradis terrestre (roman), Paris, Gallimard, 1935.
  • Québéfi (roman), Genève, éd. du Milieu du monde, 1943.
  • Emily Brontë (théâtre), Paris, Nagel, 1945.
  • Le Bal des ardents (roman), Paris, Plon, 1951.
  • L'Autre roman (souvenirs), Paris, Plon, 1954.
  • Sous de nouveaux soleils (souvenirs), Paris, Gallimard, 1957.
  • Ce qui restait à dire (souvenirs), Paris, Gallimard, 1967.
  • Mon nouveau testament (souvenirs), Paris, Gallimard, 1970.
  • Correspondance 1912-1914, avec Alain-Fournier, édité par Claude Sicard, Paris, Fayard, 1992.

CitationsModifier

« J’eusse refusé de naître à un monde où le mot « toujours », le seul qui satisfasse les cœurs exigeants, est menteur pour tout ce qui respire. »[réf. nécessaire]

Notes et référencesModifier

  1. Acte no 504 (vue 29/31), registre des naissances de l'année 1877 pour le 8e arrondissement, des Archives numérisées de la Ville de Paris (avec mention marginale du décès et des unions).
  2. « Simone François-Porché » [archive], sur Académie d'Angoumois (consulté le 15 octobre 2018)
  3. Edmond Rostand, Chantecler, Paris, Charpentier et Fasquelle, , 244 p. (lire en ligne)

Voir aussiModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier