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Paul Ruat

libraire et éditeur français
Paul Ruat
Valère Bernard-Paul Ruat.jpg
Portrait de Paul Ruat
par Valère Bernard
Fonction
Majoral du Félibrige
-
Biographie
Naissance
Décès
(à 76 ans)
Marseille
Nationalité
Activités
Autres informations
Membre de

Paul Ruat, né à Tulette (Drôme) le 15 novembre 1862 et mort à Marseille le 10 décembre 1938, est un libraire, éditeur et félibre français.

Sommaire

BiographieModifier

Issu d'une famille modeste de la Drôme, il obtient en 1874 le certificat d'études. En 1876, il devient apprenti en librairie à Carpentras. Il est ensuite commis de librairie à Carpentras, puis à Marseille, et crée sa propre librairie à Marseille en 1883. Avec le rachat de la Librairie de l'Université en 1889, il est à la tête d'une librairie importante, établie d'abord 22 rue de Noailles (devenue plus tard une partie de la Canebière), puis 54 rue Paradis.

Il est l'un des fondateurs de la Chambre syndicale des libraires de France en 1892 ; la même année, il devient président-fondateur du Syndicat des libraires de la région de Marseille. En 1917, il crée un cours de librairie à la Chambre de commerce de Marseille, sans doute un des premiers du genre. En 1914, il cède sa librairie, devenue aussi maison d'édition, à son gendre Augustin Tacussel[1] (veuf de sa fille unique Berthe Ruat[2], morte en décembre 1913) et à son ancien fondé de pouvoirs Eugène Lombard.

Il se consacra aussi à défendre et à promouvoir la langue et la littérature provençales. Il adhère au Félibrige en 1899 ; en 1913, il est lauréat aux Jeux floraux septennaires du Félibrige ; en 1918, il devient majoral (cigalo de l'Arc de Sedo). En 1897, il commence à éditer des livres en provençal en publiant Li Cant dou Terraire de Charloun Rieu. Il fonde la Revue de Provence l'année suivante ; il cède cette revue, devenue la Revue de Provence et de langue d'oc, au félibre Edmond Lefèvre en 1909. Il écrit lui-même en provençal (Aprendissage de la vido, 1re éd. en 1910, 2e éd. en 1931, autobiographie continuée avec Vieure sa vido en 1920) et donne des cours de littérature provençale.

Défenseur de la culture et des traditions provençales sous tous leurs aspects, il édite La Cuisinière provençale de J.-B. Reboul et Le Jardinier provençal de E. Gueidan, devenus aujourd'hui des classiques.

Un autre centre d'intérêt constant de Paul Ruat a été le tourisme. Entre 1892 et 1901, il publie une dizaine de brochures touristiques. En 1897, il fonde l'association des Excursionnistes marseillais. En 1902, il est l'un des cofondateurs du Syndicat d'initiative de Marseille. La même année, il se met à commercialiser des cartes postales illustrées.

Il meurt le 10 décembre 1938 à La Valentine, quartier du 11e arrondissement de Marseille.

Notes et référencesModifier

  1. La maison d'édition Tacussel existe toujours à Marseille.
  2. Née en 1886 de son mariage avec Emma Bourgeat.

BibliographieModifier

  • Robert Maumet, Au midi des livres ou l'histoire d'une liberté : Paul Ruat, libraire, 1862-1938, Marseille, Tacussel, 2004. (ISBN 2-914282-09-5) (thèse de doctorat, université de Provence).

Liens externesModifier