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Paul Rives

personnalité politique française

Paul Rives
Illustration.
Paul Rives en 1932
Fonctions
Député 1932-1940
Gouvernement IIIe République
Groupe politique SFIO
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 71 ans)
Résidence Allier

Paul Rives est un homme politique français, né le à Saint-Papoul (Aude), village de sa famille paternelle, et mort le à Ivry-sur-Seine (Seine).

Sommaire

BiographieModifier

Fils de Louis Rives, instituteur à Carcassonne, petit-fis de Jacques Rives, agriculteur à Saint-Papoul, il est professeur de philosophie.

Membre de la Section française de l'Internationale ouvrière, il est proche de l'aile pacifiste du parti animée par Paul Faure, son secrétaire général jusqu'en 1940. Il devient député de l'Allier en 1932. Il est également membre du Grand Orient de France. Il fut secrétaire général, puis directeur du Bureau international du travail. Paul Rives a été de 1935 à 1945 maire de Bellerive-sur-Allier ; il a été également conseiller général du canton d'Escurolles.

Il fut un proche de la LICA et Les Cahiers antiracistes le rangeront en 1944 parmi les antiracistes fervents de l'avant-guerre[1].

Ayant voté en faveur de la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juillet 1940, Paul Rives s'engage fermement dans la voie de la collaboration, participant à plusieurs organes de presse collaborationnistes et rejoignant le Rassemblement national populaire tout en continuant de se revendiquer du socialisme. Il codirige après 1940 le journal L’Effort avec Charles Spinasse. Membre du RNP, il insiste, en 1942, sur la nécessité d’une victoire de l’Allemagne[2].

Paul Rives est exclu de la SFIO en 1945. Il participe alors à la création du Parti socialiste démocratique, structure regroupant des socialistes SFIO « épurés ». Il est condamné en 1947 par la Cour de justice du Rhône à quatre ans de prison, 15 000 francs d'amende et à la dégradation nationale à vie[3].

Il ne retrouve pas de mandat politique national et décède en 1967.

Notes et référencesModifier

  1. Cahiers antiracistes, septembre 1932, « L'écho du mois », p. 410.
  2. Simon Epstein, Un paradoxe français. Antiracistes dans la Collaboration, antisémites dans la Résistance, éd. Albin Michel, 2008, p. 209.
  3. Le Monde, 18 janvier 1947.

SourcesModifier

  • « Paul Rives », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]

Liens externesModifier