Paul Le Roux (criminel)

criminel
Paul Le Roux
Paul calder Le roux.jpg
Biographie
Naissance
Nationalité
Activités

Paul Le Roux, né le à Bulawayo en Rhodésie (actuellement Zimbabwe), est un informaticien sud-africain et australien d'origine rhodésienne, connu pour ses diverses activités criminelles.

BiographieModifier

EnfanceModifier

Paul Le Roux naît le 24 décembre 1972 à la maternité Lady Rodwell de Bulawayo, en Rhodésie. Ses parents sont Britanniques mais non mariés : il est donc illégitime et est placé à l'adoption[1].

À l'âge de deux mois, il est adopté par Paul et Judith Leroux, des Rhodésiens blancs de la ville minière de Mashava. Evoquant son enfance, Paul Leroux affirmera n'avoir manqué de rien mais ne pas avoir été aimé[1].

Après l'arrivée au pouvoir de Robert Mugabe dans le nouveau Zimbabwe[1], la famille déménage en Afrique du Sud, à Krugersdorp dans le Transvaal. Il se montre un élève peu motivé, qui rechigne à apprendre l'afrikaans et préfère les jeux vidéo au sport. Adolescent solitaire, il se passionne pour l'informatique et devient programmeur autodidacte. Il se fait également arrêter par la Police pour vente de cassettes vidéo pornographiques.

DéveloppeurModifier

À 17 ans, il déménage à Londres, et commence à travailler dans la cybersécurité[1]. Il y rencontre une Australienne, se marie puis déménage aux États-Unis puis en Australie, où il finira par divorcer[1] (en 1995). Il a acquis entretemps la nationalité australienne. En 1997, il rencontre Wilfried Hafner, un hacker reconnu qui va lancer la carrière criminelle de Paul Calder Leroux[1].

En 1999, après deux ans de travail, il présente au public la solution de chiffrement E4M (en)[2]. Cette solution inspirera notamment TrueCrypt. Il travaille ensuite pour une entreprise de sécurité informatique.

Activités criminellesModifier

Paul Le Roux déménage ensuite aux Philippines où il lance ensuite RX Limited, une boutique de vente de médicaments opiacés en ligne. Son site permet de mettre en relation des pharmaciens et des médecins corrompus qui permettent de rédiger des ordonnances automatiquement[3], dans un contexte de crise des opioïdes aux États-Unis. Il confie ultérieurement que cela lui a rapporté 300 millions de dollars. Il blanchit l'argent avec de l'or, des diamants ou des bois africains[2].

Il se tourne ensuite vers la méthamphétamine qu'il importe de Corée du Nord[2].

Il crée une milice lourdement armée de 220 hommes en Somalie[4] et entreprend de construire une ville sur la côte de Galmudug[1], visant peut-être à envahir les Maldives[3] ou à réaliser un coup d'Etat aux Seychelles[1]. Il recrute de nombreux mercenaires sud-africains, anciens de l'armée sud-africaine mais aussi américains, allemands ou polonais[1]. Lui-même et ses mercenaires ont commis de nombreux meurtres[2]. La milice est dissoute brusquement au début de 2011.

Il propose des systèmes de guidage de missiles en Iran[2].

Il est arrêté en 2012 au Liberia, et est depuis lors emprisonné aux États-Unis[2].

Depuis son arrestation, il travaille avec la Drug Enforcement Administration, aidant à la capture de tueurs à gages ou trafiquants qui ont été ses anciens associés[4].

Possible inventeur du BitcoinModifier

Certains pensent qu'il pourrait être Satoshi Nakamoto, le créateur de la crypto-monnaie Bitcoin[5],[6].

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f g h et i La cybermafia de Paul Calder Leroux, Karen Lajon, Le JDD, 3 décembre 2019
  2. a b c d e et f (en) Rebecca Davis, « How a South African man became the world’s most notorious cyber-criminal », sur dailymaverick.co.za, (consulté le ).
  3. a et b Adrienne Rey, « Paul Le Roux, génie du net, géant du crime », sur Slate, (consulté le ).
  4. a et b Keegam Hamilton, « L’histoire du mystérieux accord signé entre la DEA et « l’homme le plus dangereux du monde » », sur Vice News, (consulté le ).
  5. Servan Le Janne, « Le bitcoin a-t-il été inventé par un narcotrafiquant ? », sur ulyce.co, (consulté le ).
  6. (en) Evan Ratliff, « Was Bitcoin Created by This International Drug Dealer? Maybe! », sur Wired, (consulté le ).

BibliographieModifier

Liens externesModifier