Paul Giacobbi (homme politique, 1957)

homme politique français né en 1957

Paul Giacobbi
Illustration.
Fonctions
Président du conseil exécutif de Corse

(5 ans, 8 mois et 22 jours)
Élection 21 mars 2010
Conseil exécutif 5e
Prédécesseur Ange Santini
Successeur Gilles Simeoni
Secrétaire de l'Assemblée nationale

(9 ans, 11 mois et 24 jours)
Président Bernard Accoyer, Claude Bartolone
Législature XIVe, XVe
Député français

(15 ans et 1 jour)
Élection 16 juin 2002
Circonscription 2e de la Haute-Corse
Législature XIIe, XIIIe et XIVe
Prédécesseur Paul Patriarche
Successeur Jean-Félix Acquaviva
Président du conseil général de la Haute-Corse

(12 ans, 6 mois et 22 jours)
Prédécesseur Paul Natali
Successeur Joseph Castelli
Conseiller général de la Haute-Corse

(13 ans, 8 mois et 13 jours)
Circonscription Canton de Venaco
Prédécesseur François Giacobbi
Successeur Michel Mezzadri
Conseiller à l’assemblée de Corse

(7 ans, 9 mois et 8 jours)
Réélection 13 décembre 2015
Président Gilles Simeoni

(16 ans, 3 mois et 13 jours)
Élection 16 mars 1986
Président Jean Baggioni
Maire de Venaco

(18 ans et 12 jours)
Prédécesseur François Giacobbi
Successeur Jean Salvadori
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Courbevoie (Seine, France)
Nationalité française
indienne[1] (OCI)
Parti politique PRG (jusqu'en 2014)

Paul Giacobbi (homme politique, 1957)
Président du conseil exécutif de Corse

Paul Giacobbi, né le à Courbevoie, est un homme politique français, divers gauche. Il est député français pour la 2e circonscription de la Haute-Corse de 2002 à 2017 et président du conseil exécutif de Corse de 2010 à 2015. Il est condamné en 2018 pour détournement de fonds publics dans le cadre de l'affaire des gîtes ruraux de Haute-Corse.

BiographieModifier

Issu d'une famille radicale-socialiste (la famille Giacobbi), il est le fils de l'ancien député et sous-secrétaire d'État François Giacobbi[2], et le petit-fils de Paul Joseph Marie Giacobbi[3] qui fut ministre après-guerre et sous la IVe République, lui-même fils de Marius Giacobbi, qui fut également député et sénateur pour la Corse, et petit-fils de l'avocat et écrivain Joseph Marie Giaccobi. Sa femme est d'origine indienne[4], née à Calcutta[5].

Élève aux lycées parisiens Louis-le-Grand et Henri-IV, il sort diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris puis intègre en 1980 l'École nationale d'administration (promotion Henri-François d'Aguesseau)[6].

Il sort administrateur civil de l'ENA en 1982 et entre au ministère de l'Urbanisme et du Logement comme chef du bureau des sites à la direction de l'urbanisme et des paysages[6]. Un an plus tard, membre du Parti radical de gauche (PRG), il est élu maire de Venaco.

Il quitte le ministère de l'Urbanisme en 1986, année à partir de laquelle il siège à l'Assemblée de Corse. En 1988, le nouveau ministre du Commerce et de l'Artisanat, le radical François Doubin, l'appelle à ses côtés comme conseiller technique jusqu'en 1990, puis il devient de 1991 à 1996, secrétaire général de l'Entreprise industrielle. En parallèle, de 1992 à 1998, il est conseiller exécutif et président de l'Office de l'environnement de la Corse[6]. Il quitte la présidence du conseil général le .

Émile Zuccarelli, nommé en 1997 ministre de la Fonction publique, de la Réforme de l'État et de la Décentralisation, l'appelle dans son cabinet comme conseiller. Le canton de Venaco l'envoie siéger la même année au conseil général de Haute-Corse dont il prend la présidence le . Il devient alors président de la commission urbanisme à l'Assemblée des départements de France (ADF)[6].

Quand Émile Zuccarelli quitte son ministère en 2000, Paul Giacobbi est chargé de mission au Conseil général des ponts et chaussées[6]. Il quitte ces fonctions quand il est élu député dans la 2e circonscription de la Haute-Corse lors des élections législatives de 2002. Il est réélu en 2007. Apparenté au groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, il devient secrétaire de l'Assemblée nationale.

Il se présente aux élections territoriales de 2010 de Corse. Au second tour, il réussit l'union de la gauche sur l'île de Beauté. Sa liste arrive en tête avec 36,62 % (52 661 votes). Il réalise son plus haut score en Haute-Corse avec près de 40 % contre 30 % en Corse-du-Sud. C'est aussi la première fois, depuis sa création, que l'Assemblée de Corse passe à gauche.

Il est réélu en 2012 député dans la 2e circonscription de la Haute-Corse avec 64,34 % des voix exprimées[7]. À la suite de mésententes avec Jean-Michel Baylet, président du PRG, il quitte ce parti à la fin de l'été 2014. Il soutient Emmanuel Macron dès le premier tour de l'élection présidentielle de 2017 et assiste à son investiture au palais de l'Élysée[8],[9].

Franc-maçon, il est membre de la Grande Loge de France (GLDF)[10],[11].

Affaires judiciairesModifier

Paul Giacobbi est impliqué dans plusieurs affaires politico-financières et suspecté d'avoir mis en place autour de lui un système politique clientéliste[12].

Affaire des gîtes rurauxModifier

Entre 2008 et 2011, le conseil général de la Haute-Corse, alors présidé par Paul Giacobbi, verse 480 000 euros de subventions frauduleuses, ce qui donne lieu à l'affaire des gîtes ruraux de Haute-Corse. Le , en première instance, il est condamné pour détournement de fonds publics à trois ans de prison ferme, cinq ans d’inéligibilité et 100 000 euros d’amende[13]. Le , la cour d'appel de Bastia ramène la peine à trois ans de prison avec sursis, cinq ans d'inéligibilité et 25 000 euros d'amende[14]. La Cour de cassation rejette son pourvoi le [15].

Dépenses injustifiées au conseil exécutif de CorseModifier

Il est en outre mis en examen depuis pour avoir validé des emplois présumés fictifs et pour des « dépenses somptuaires injustifiées » lorsqu'il était à la tête du conseil exécutif de Corse[15].

Détail des mandats et fonctionsModifier

Notes et référencesModifier

  1. Intervention en hémicycle le 29/01/2015 : Sociétés mères et entreprises donneuses d'ordre, nosdeputes.fr, consulté le 7 février 2016
  2. « Paul Giacobbi élu à Venaco », L'Humanité, 28 avril 1997
  3. Fiche de François Giacobbi sur le site de l'Assemblée nationale
  4. Yves Bordenave, « Paul Giacobbi, candidat à l'ouverture », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. http://blog.paul-giacobbi.org/Pierre-Puccinelli-1929-1999_a398.html?com
  6. a b c d et e Notice biographique, Who's Who in France, 2009
  7. [1]
  8. Jean-Marc Raffaelli, « Paul Giacobbi : "Avec un PS qui s'effondre, Macron est le bon candidat" », corsematin.com, 18 janvier 2017.
  9. Le Parisien, « Corse : l’ex-député Paul Giacobbi définitivement condamné », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. Source : François Koch, « Francs-Maçons en Corse : les révélations de L’Express », 12 décembre 2011.
  11. Source : 24 Ore in Corsica, no 330, 08/12/2011
  12. Corse : le système clientéliste de Paul Giacobbi, Le Monde, 21 septembre 2016
  13. AFP, « Paul Giacobbi, député de Haute-Corse, condamné à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics » sur Le Monde, 25 janvier 2017
  14. Rédaction Europe1.fr avec AFP, « Corse : Paul Giacobbi condamné en appel à trois ans de prison avec sursis pour détournement de fonds », sur europe1.fr, (consulté le ).
  15. a et b https://www.corsematin.com/article/article/corse-lex-depute-paul-giacobbi-definitivement-condamne-pour-detournement-de-fonds-pu

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier