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Paul Flandrin

peintre français
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Paul Flandrin
Hippolyte Flandrin - Double Self-Portrait of Hippolyte and Paul Flandrin.jpg
Double autoportrait d'Hippolyte et Paul Flandrin, 1835, musée du Louvre, Paris.
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
Paris 6e
Nom de naissance
Paul Jean FlandrinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Formation
Maîtres
Lieu de travail
Mouvement
Fratrie
Conjoint
Aline-Agathe Desgoffe (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Louis Flandrin (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Paul Jean Flandrin, dit Paul Flandrin, né à Lyon le et mort à Paris 6e le , est un peintre français.

Il est le frère cadet des peintres Auguste Flandrin et Hippolyte Flandrin. Il épouse Aline Desgoffe (°v.1835), en 1852, fille du peintre Alexandre Desgoffe (1805-1882), qui lui donnera un fils : Joseph Flandrin (1857-1939), architecte[1], père de l'artiste peintre Marthe Flandrin (1904-1987)[2].

BiographieModifier

 
Odalisque et une esclave, 1842, Walters Art Museum, Baltimore.

Paul Flandrin reçoit d'abord les conseils du peintre paysagiste et animalier lyonnais Antoine Duclaux, ainsi que du sculpteur Jean-François Legendre-Héral, avant d'intégrer l'École des beaux-arts de Lyon, puis celle de Paris et l'atelier de Dominique Ingres.

Il échoue cependant à deux reprises au concours du prix de Rome mais rejoint néanmoins à ses frais son frère Hippolyte, lauréat de cette épreuve, en Italie. Ils demeurent quatre années à Rome, durant lesquelles Paul se spécialise dans la peinture de paysage. Il réalise des études d'après nature, qui lui servent à entreprendre des compositions historiques qu'il présente aux Salons parisiens. Il collabore également régulièrement aux paysages des tableaux de son frère aîné.

Flandrin perpétue jusque tard dans le XIXe siècle cette tradition du paysage classique dont il est l'un des meilleurs représentants, aux côtés d'Édouard Bertin ou de son beau-père Alexandre Desgoffe. Il allie celle-ci à un sens de la ligne et de l'idéal hérité des leçons de son maître Ingres. Charles Baudelaire l'accuse ainsi de vouloir « ingriser » le paysage[réf. nécessaire], critique qui lui sera longtemps associée. L'artiste évolue néanmoins dans son travail vers un naturalisme plus présent dans la seconde partie de sa carrière.

Paul Flandrin est également l'auteur de portraits peints et dessinés, ainsi que de caricatures.

Il repose au cimetière du Père-Lachaise[3].


Un trésor artistique méconnu dans une petite ville charentaise ?

Vers 1960 se trouvaient dans le presbytère protestant de Jarnac (16) aux mains de la mère du pasteur Polleix, plusieurs peintures exécutées par elle sous la direction de Flandrin dont elle avait été l'élève; y figurait la copie, faite sous sa direction, de Vénus et les trois Grâces offrant des présents à une jeune fille (musée du Louvre), une des fresques de Boticelli qui furent découvertes en 1873 dans la Villa Lemi vers Florence et alors attribuées à cet artiste par l'antiquaire Birnari (Jean-Marie Creuzeau, A Jarnac, 1994, p.94). Cette maison appartint entre 1469 et 1541 à la famille Tornabuoni, alliée à celle des Médicis.


Collections publiquesModifier

 
Environs de Vienne (Dauphiné), musée Fabre, Montpellier.

ExpositionsModifier

RéférencesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Son épouse était la nièce d'Eugène Train, lui-même neveu de Victor Baltard.
  2. Geneanet
  3. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 157