Paul Decauville

entrepreneur et personnalité politique française

Paul Decauville est un inventeur, industriel et homme politique français, né le à Évry-Petit-Bourg, aujourd'hui Évry (Essonne)[1], et mort le à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)[2]. Il fut également maire d'Évry-Petit Bourg et sénateur de Seine-et-Oise.

Paul Decauville
Image dans Infobox.
Fonctions
Maire de Saint-Léger (d)
-
Sénateur de Seine-et-Oise
-
Maire d'Évry
-
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Père
Armand-Louis-Victor Decauville (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Propriétaire de
Château des Tourelles (d), château de l'Hermitage (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Société de l'histoire de Paris et de l'Île-de-France
Société des études coloniales et maritimes (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conflit
Distinction

BiographieModifier

Paul Decauville est le fils d'Amand Louis Victor Decauville, dit Decauville Ainé, exploitant agricole et homme d'affaires, président de société agricole et maire d'Évry-Petit-Bourg, et de Madeleine Rabourdin. Il est le beau-père du comte romain Paul Delarbre.

Il suit sa scolarité au collège Sainte-Barbe puis devient le collaborateur de son père. La Société des agriculteurs de France est fondée dans leur ferme de Petit-Bourg en 1867. Il s'engage, durant la guerre franco-allemande de 1870, dans une batterie d'artillerie et prend part à la campagne de Paris. Il est nommé officier d'artillerie au sein de l'armée territoriale après la guerre. Au décès de son père en 1871, il lui succède à las la direction des établissements de Petit-Bourg. Son attrait pour la mécanique le conduit à rechercher tous les perfectionnements possibles de l'outillage agricole, inventant notamment un système de chemin de fer portatif entièrement métallique en 1876 ; cette invention, qui prend son nom, lui vaut une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1878 et l'ordre de la Légion d'honneur. Par extension, le nom Decauville est associé aux chemins de fer à voie étroite, grâce à la très grande habileté en affaires de son promoteur.

Le grand développement de ses usines de Petit-Bourg, qu'il a fondé aux portes de Corbeil, employant environ mille ouvriers, le conduise à renoncer à l'agriculture. Usine modèle, elle comporte une cinquantaine de maisons d'ouvriers, des cantines, des dortoirs, un théâtre, une société coopérative de produits alimentaires, une compagnie de pompiers, une fanfare, une pharmacie, un médecin et une infirmerie. Le nom de Paul Decauville est ainsi associé aux communes de Corbeil-Essonnes et d'Évry, sur le territoire desquelles l'entreprise Decauville érige ses usines, qu'il dirige jusqu'en 1885.

En 1899 il dispute la première des courses automobiles dans lesquelles sont engagées les voiturettes portant son nom, le Nice-Castellane-Nice (arrivé 15e)[3].

Il fonde une société de travaux publics en 1910 afin d'exploiter des brevets qu'il avait obtenus. Cette société, le Comptoir d'outillage et de matériel à air comprimé, a survécu jusqu'à la fin des années 1980. Une autre de ses sociétés, EmiDecau, spécialisée dans les presses hydrauliques existe encore, sous le nom de Pinette EmiDecau Industries (Chalon-sur-Saône).

L'usine Decauville de Marquette-lez-Lille (Nord), produisant des engins de travaux publics et matériels minier, fut active de 1923 à 1968.

En politique, Paul Decauville a été maire d'Évry-Petit-Bourg (commune d'Évry actuelle) de 1881 à 1892. Il es aussi sénateur de Seine-et-Oise de 1890 à 1900, membre de la commission des Douanes, secrétaire de 1897 à 1899. Après avoir quitté la région parisienne, Paul Decauville est également un temps maire de la commune de Saint-Léger (Manche).

Bibliophile distingué, il publie un Mémoire sur la culture à vapeur (1890) et Mon premier voyage aérien (1896).

OuvragesModifier

  • Mémoire sur la culture à vapeur (1890)
  • Mon premier voyage aérien (1896)

SourcesModifier

  • « Paul Decauville », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Roger Bailly, Decauville, ce nom qui fit le tour du monde, 1989

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier