Paul Auguste Ernest Laugier

astronome français
Paul Auguste Ernest Laugier
Fonction
Président
Académie des sciences
-
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 59 ans)
Paris (France)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Fratrie
Conjoint
Lucie Mathieu (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Autres informations
A travaillé pour
École navale (à partir de )
Bureau des longitudes (à partir de )
Observatoire de Paris - PSLVoir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Maîtres
Distinction
Prix Lalande ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Paul Auguste Ernest Laugier, né le à Paris où il est mort le , est un astronome français.

BiographieModifier

Fils du chimiste André Laugier (1770-1832), il est admis à l’École Polytechnique en 1832, dont il sort (X1832) en 1834 pour entrer à l’Observatoire de Paris comme élève astronome, sous la direction de François Arago, qui lui obtient un poste à l’Observatoire[1]. En 1843, âgé de 31 ans, il remplace son ancien professeur Savary à l’Académie des Sciences[1], et est attaché, la même année, au Bureau des Longitudes, dont il devient membre titulaire en 1862[1]. En 1848, il est nommé examinateur à l’École navale[1].

Longtemps associé à Arago dans les recherches sur la physique terrestre, il a été pendant quelques années président de l’Académie des sciences. Il a fait d’importantes découvertes en ce qui concerne le magnétisme, les comètes, les éclipses, les météores, et des taches solaires. Il a apporté des améliorations dans des horloges astronomiques ; déterminé exactement la latitude de l’Observatoire de Paris (1853) en corrigeant de précédentes erreurs ; publié un catalogue de 53 nébuleuses, et un autre (1857) de la déclinaison de 140 étoiles, et consacrait la plus grande partie de ses loisirs à la publication de papiers d’astronomie dans le journal Connaissance des temps. Avec son beau-père, il exécutait lui-même les calculs les plus délicats, qui ne pouvaient être confiés à des calculateurs ordinaires[1].

Décrit comme « un modèle de droiture ; caractère froid, calme et réservé … d’une grande bonté et surtout infaillible dans l’honneur[1] », il avait épousé Lucie Mathieu, la fille de l’astronome Claude-Louis Mathieu, dont il eut deux fils, Paul, qui devint préfet, et Pierre, sociétaire de la Comédie-Française[1].

PublicationsModifier

  • « Note sur la première comète de 1301 », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 15,‎ , p. 949-951 (lire en ligne, consulté le ) .
  • « Notice sur l’apparition de la comète de Halley en 1378 », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 16,‎ , p. 1003-1006 (lire en ligne, consulté le ) .
  • « Mémoire sur quelques comètes anciennes : éléments orbitaux des comètes des années 568, 770, 1337, 1433, 1468, 1472, 1506 », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 22,‎ , p. 148-156 (lire en ligne, consulté le ) .
  • « Mémoire sur quelques anciennes apparitions de la comète de Halley, inconnues jusqu’ici », Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, no 23,‎ , p. 183-189 (lire en ligne, consulté le ).

Notes et référencesModifier

  1. a b c d e f et g Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Chalon-sur-Saône, Chalon-sur-Saône, J. Dejussieu ; E. Bertrand, , 222 p. (lire en ligne), p. 133-4.

SourcesModifier

  • Universal Cyclopædia & Atlas, New York, D. Appleton & Co, 1902
  • Obituary: Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Vol. 33 (1873), p. 190 [1]

Liens externesModifier