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Patrick Mennucci

homme politique français

Patrick Mennucci
Illustration.
Patrick Mennucci en 2013.
Fonctions
Conseiller municipal de Marseille
En fonction depuis le
(36 ans, 7 mois et 26 jours)
Élection 13 mars 1983
Maire Gaston Defferre
Robert Vigouroux
Jean-Claude Gaudin
Député

(5 ans)
Élection
Circonscription 4e des Bouches-du-Rhône
Législature XIVe (Cinquième République)
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur Jean Roatta
Successeur Jean-Luc Mélenchon
Maire du 1er secteur de Marseille

(6 ans et 11 jours)
Élection
Prédécesseur Jean Roatta
Successeur Sabine Bernasconi
Vice-président du conseil régional
de Provence-Alpes-Côte d'Azur

(14 ans, 9 mois et 24 jours)
Élection 15 mars 1998
Président Michel Vauzelle
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Marseille (France)
Nationalité Française
Parti politique PS (depuis 1969)
Diplômé de Sciences Po Aix
KEDGE Business School
Profession Cadre du secteur privé

Patrick Mennucci, né le à Marseille (Bouches-du-Rhône), est un homme politique français.

Membre du Parti socialiste, il est conseiller municipal à Marseille depuis 1983 et député des Bouches-du-Rhône de 2012 à 2017. Il se présente sans succès à la mairie de Marseille aux élections municipales de 2014.

Situation personnelleModifier

Petit-fils d’immigrés de Toscane (Italie), Patrick Mennucci grandit dans le quartier de La Cabucelle à Marseille. Ancien élève du lycée Thiers puis du lycée Saint-Exupéry dans les quartiers nord[1], il est diplômé de l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[2], de KEDGE Business School, titulaire d'un DEUG de droit et d'un DESS de gestion de l'IAE d'Aix-en-Provence.

Patrick Mennucci poursuit sa carrière professionnelle comme directeur d'une agence Renault (jusqu'en 1998) et d'un restaurant de pâtes[3]. Entre 1998 et 2003, il est marchand de biens immobiliers[4].

Parcours politiqueModifier

DébutsModifier

Il s’engage à 14 ans, en 1969, au Parti socialiste[3]. Militant à la MNEF, il accompagne Olivier Spithakis dans la prise de contrôle de la mutuelle étudiante par les socialistes, aidés des trotskistes alliés à Jean-Christophe Cambadélis et soutenus par André Bergeron. Tandis que Spithakis prend la direction générale de la structure, Patrick Mennucci prend la tête de la section marseillaise dans les années 1980. Sa femme est alors commissaire aux comptes de la mutuelle étudiante[3].

Il est élu conseiller municipal de Marseille pour la première fois, aux côtés de Gaston Defferre, en 1983[3].

Maire de secteur et députéModifier

Aux élections municipales de 2008, où il est directeur de campagne de Jean-Noël Guérini[5], il est élu maire du 1er secteur de Marseille (1er et 7e arrondissements), jusque-là détenu par Jean Roatta, et est élu pour présider le groupe municipal d'opposition face à Jean-Claude Gaudin. En 2010, il dirige une nouvelle campagne victorieuse, qui voit la réélection de Michel Vauzelle à la tête du conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Militant de la Gauche socialiste avec Julien Dray dans les années 1990, membre de la direction du Parti socialiste depuis 2003 et actuellement secrétaire national aux fédérations, il soutient par la suite Dominique Strauss-Kahn puis s'engage aux côtés de François Hollande dans le cadre de la primaire citoyenne de 2011[3].

L'année suivante, il est investi par le PS dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône (centre-ville de Marseille), pour les élections législatives de 2012 ; il remporte le scrutin au second tour avec 70,5 % des suffrages, face à son adversaire du Front national, Marie-Claude Aucouturier.

 
Patrick Mennucci en meeting de rue pendant la campagne de la primaire socialiste à Marseille en .

Candidat à la mairie de Marseille en vue des élections municipales de 2014[6], il publie un livre programme en septembre 2013, Nous les Marseillais aux éditions Pygmalion dans lequel il s'attaque au système « mafieux » qui, considère-t-il, a été mis en place par Jean-Noël Guérini, dont il a mené la campagne municipale en 2008[3]. Sa proximité avec le siège du Parti socialiste et le cabinet de Jean-Marc Ayrault lui vaut d'être qualifié de « candidat de Paris » par son adversaire à la primaire socialiste, Samia Ghali[3]. Au second tour de la primaire, Patrick Mennucci obtient 57,2 % des suffrages exprimés. Il propose également de vendre le stade Vélodrome, afin de renflouer les caisses de la ville[7]. À l’issue du second tour des élections municipales, il perd son mandat de maire du premier secteur après que la liste de Dominique Tian a recueilli 44,9 % contre 40,5 % pour la sienne. Alors qu’il est tête de liste sur l'ensemble de la ville, les listes socialistes, après fusion avec celles du Front de gauche, arrivent en deuxième position, avec 31,1 %, derrière les listes UMP du maire sortant, Jean-Claude Gaudin (42,4 %). Il quitte dans la foulée la présidence du groupe socialiste.

En février 2016, Patrick Mennucci est désigné, conjointement avec Éric Ciotti, député de l'année 2015 par un jury de journalistes présidé par Arlette Chabot ; ce prix lui est attribué pour son travail de rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes[8].

Soutien de Ségolène Royal et Vincent PeillonModifier

En 2006, il devient directeur adjoint de campagne de la candidate socialiste à l’élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal, poste qui le propulse dans les médias nationaux[3]. Son livre, Ma candidate, publié en aux éditions Albin Michel, raconte l'envers de cette campagne présidentielle. Après cette défaite, il travaille pendant six mois au Sénat comme assistant parlementaire de Jean-Noël Guérini puis occupe la même fonction pendant l'année 2009 auprès du sénateur socialiste Roland Povinelli[4].

Il confirme son ancrage dans l'hyper-centre marseillais en se présentant aux législatives de 2007, avec le soutien du PRG et du MRC, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône (1er, 2e et 7e arrondissements), où il est battu de 248 voix par le candidat de l'UMP Jean Roatta.

En 2008, il dirige la campagne de Vincent Peillon, « parachuté » dans la circonscription Sud-Est pour les élections européennes[3].

Activités depuis 2017Modifier

En tandem avec Catherine Veyssy, il est coanimateur du comité politique de la campagne de Vincent Peillon pour la primaire citoyenne de 2017[9]. Au deuxième tour, il vote blanc, affirmant ne pas se reconnaître dans le programme de Manuel Valls ni dans celui « infinançable » de Benoît Hamon[10]. Il soutient ensuite le vainqueur de la primaire.

Il se présente à sa réélection lors des élections législatives de 2017 ; il est notamment opposé au leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, qui se présente également dans la quatrième circonscription des Bouches-du-Rhône. Patrick Mennucci est éliminé dès le premier tour.

En 2018, il soutient la candidature de Luc Carvounas pour le congrès d'Aubervilliers du PS[11].

Détail des mandats et fonctionsModifier

DistinctionModifier

Notes et référencesModifier

  1. Gouverner Marseille: Enquête sur les mondes politiques marseillais, Michel Samson, Michel Peraldi, Éditions La Découverte, 2005.
  2. Biographie de Patrick Mennucci.
  3. a b c d e f g h et i Bastien Bonnefous et Gilles Rof, Patrick Mennucci, 100 kg et fort en gueule, Le Monde, 21 octobre 2013.
  4. a et b Aziz Zemouri, « Marseille, les casseroles de Mennucci », Le Point n°2151, semaine du 5 décembre 2013, pages 40-44.
  5. Aliette de Broca, « Mennucci, le pourfendeur du système Guérini », in Le Figaro, lundi 21 octobre 2013, page 6.
  6. Municipales : Mennucci (PS) se lance dans la primaire à Marseille, Le Point, 8 avril 2013.
  7. Aliette de Broqua, « Marseille : Mennucci et Ghali croisent le fer », in Le Figaro, 18 octobre 2013, page 5.
  8. a et b Thierry Prudhon, « Eric Ciotti et Patrick Mennucci « Députés de l'année 2015 » », Nice-Matin,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2017).
  9. « Primaire à gauche. Peillon détaille son organigramme de campagne », ouest-france.fr, 23 décembre 2016.
  10. « Le député socialiste Patrick Mennucci votera blanc au second tour de la primaire de gauche », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mai 2017).
  11. Agence France-Presse, « Congrès du PS: qui soutient qui? », liberation.fr, (consulté le 27 février 2018).

Liens externesModifier

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