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Patrick Kron

ingénieur et chef d'entreprise français
Patrick Kron
Description de cette image, également commentée ci-après
Patrick Kron, lors d'une visite au Brésil, le .
Nom de naissance Patrick Stéphane Kron[1]
Naissance (66 ans)
Diplôme
Profession
Ingénieur, homme d’affaires

Patrick Kron, né le , est un ingénieur et chef d'entreprise français. De 2003 à 2016, il a été président-directeur général du groupe Alstom, spécialisé dans les infrastructures de transport ferroviaire, de production et de transmission d'électricité.

Les conditions auxquelles il vend des éléments du groupe Alstom au groupe américain General Electric et les primes et revenus personnels qu'il en retire sont l'objet de controverses importantes dans la presse.

FamilleModifier

Patrick Kron est le fils de Beno et Helena Kron, juifs polonais[2] originaires de Łódź, en Pologne. Comptable de formation, Beno Kron monte une entreprise de confection pour hommes[3].

La famille Kron compte un autre fils, Philippe, frère cadet de Patrick et médecin radiologue[4].

Patrick Kron a trois enfants.

FormationModifier

Patrick Kron fait ses études secondaires au lycée Jacques-Decour puis est en classes préparatoires scientifiques au lycée Louis-le-Grand. Il entre ensuite à l'École polytechnique (X1973)[5],[1], dont il sort major de promotion. Il choisit alors de rejoindre le Corps des mines[5],[6].

CarrièreModifier

Fonction publiqueModifier

Patrick Kron commence sa carrière au ministère de l'Industrie de 1979 à 1984, d'abord à la DRIRE des Pays de la Loire (1979 à 1983), puis à la direction générale de l'Industrie (1983 à 1984).

PechineyModifier

Patrick Kron rejoint le groupe Pechiney en 1984[7], où il va faire une carrière de près de 15 ans, occupant diverses fonctions opérationnelles, financières et de direction générale.

De 1984 à 1988, Patrick Kron est responsable de l'exploitation de l'une des plus importantes usines du groupe installée en Grèce[8], avant de prendre la direction générale de la filiale grecque de Pechiney. Il occupe ensuite diverses fonctions opérationnelles et financières entre 1988 et 1993, à la direction d'un ensemble d'activités de transformation de l'aluminium, puis en tant que Président-directeur général de Pechiney électrométallurgie.

En 1993, Patrick Kron devient membre du comité exécutif du groupe Pechiney[9] et président-directeur général de Mersen (anciennement Carbone Lorraine) dont il assure la direction de 1993 à 1997.

De 1995 à 1997, il dirige les activités d'emballage alimentaire, hygiène et beauté de Pechiney et assure les fonctions de Chief Operating Officer d'American National Can Company à Chicago.

ImerysModifier

En 1998, Patrick Kron rejoint Imerys (ex Imetal) en tant que président du directoire, responsabilité qu'il exerce jusqu'en 2002, s'attachant à développer l'entreprise, devenue un des leaders mondiaux des minéraux industriels. Le 25 juin 2019, Patrick Kron est nommé Président du conseil d'administration d'Imerys et succède ainsi à Gilles Michel, qui avait quitté ce poste en mai 2018[10]. Le 22 octobre 2019, il est nommé PDG d'Imerys par intérim, suite à la démission de Conrad Keijzer[11].

AlstomModifier

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Il est également possible que sa longueur crée un déséquilibre dans l'article, au point d'en compromettre la neutralité en accordant à un aspect du sujet une importance disproportionnée.

Administrateur du groupe Alstom depuis 2001, Patrick Kron est nommé directeur général le puis président-directeur général le .

Sa mission est de mener à bien le redressement du groupe. À court de trésorerie, le groupe énergétique et ferroviaire est au bord de la faillite. L'Etat vient à la rescousse, apporte 730 millions d'euros et prend 21 % du capital. En contrepartie, la Commission européenne exige de lourdes cessions. Les effectifs vont passer de 115 000 à 60 000 personnes. En 2006, l'entreprise redevient bénéficiaire. L'Etat cède la place à Bouygues en réalisant une plus-value d'1,3 milliard d'euros[12].

La cession de la branche énergie à General ElectricModifier

En , Patrick Kron propose la vente de 70 % d'Alstom au groupe américain General Electric. Le sujet est largement commenté dans les médias, jusqu’à la signature de l’accord entre les deux entreprises, effectif en [13]. Le projet est suivi de près par le gouvernement français et notamment mis en cause par Arnaud Montebourg alors ministre de l'Économie[14]. Patrick Kron explique avoir pris une décision pour préparer l’avenir de l’entreprise[15] et donner un avenir aux salariés, alors qu’Alstom n’a pas la taille critique pour être concurrentielle sur le secteur de l’énergie[16]. Si la bourse lui est plutôt favorable[12], la presse généraliste est beaucoup plus partagée.

La controverseModifier

Le quotidien Le Monde décrit le PDG en tant que « fossoyeur » du groupe industriel[17]. Analysant la gouvernance de Patrick Kron, Alain Trannoy tout en reconnaissant les effets positifs de celle-ci dans les années 2003-2008, lui attribue « une partie du manque de perspectives actuelles du groupe »[18]. Loïk Le Floch-Prigent, ancien dirigeant de Elf Aquitaine, est beaucoup plus sévère. Il voit dans la décision de vendre un acte « irresponsable » et « un mépris total à l’égard du personnel, des clients, du peuple et de ses représentants »[19].

En , les actionnaires d'Alstom votent à 99,2 % des voix la cession du pôle énergie du groupe à General Electric pour 12,35 milliards d’euros[20] et décident d’allouer une prime « conditionnelle exceptionnelle » de 4,1 millions d’euros à Patrick Kron[21],[22]. Cette dernière est critiquée par la CGT, qui y voit une prime « pour casser l'outil industriel » donnée « avec la bénédiction de l'État »[23]. De son côté, Patrick Kron, affirme que cette rémunération est « conforme aux bonnes pratiques »[24] et qu’elle a fait l’objet d’une décision unanime du Conseil d’administration après avoir recueilli l’avis du Haut conseil de la gouvernance[25].

Au début de 2015, Jean-Michel Quatrepoint, journaliste économique, dénonce les conditions de vente de l'entreprise Alstom au groupe General Electric (GE) soulignant que contrairement aux promesses d'Arnaud Montebourg, assurant que le secteur nucléaire resterait sous contrôle français, le protocole d'accord approuvé par Emmanuel Macron en novembre et voté par l'assemblée générale, a pour conséquence de placer sous la coupe du groupe américain les turbines produites par Alstom et de cette manière la maintenance des centrales françaises. « Nous avons donc délibérément confié à un groupe américain l'avenir de l'ensemble de notre filière nucléaire… ». Il met en garde également sur le fait que cette vente « donne à GE le monopole de la fourniture de turbines de l'ensemble de notre flotte de guerre ». Il évoque également la vente d'une filiale d'Alstom, Alstom Satellite Tracking Systems, spécialisée dans les systèmes de repérage par satellite, dont les produits équipent l'armée française ainsi que des entreprises du secteur de la défense et de l'espace qui tombe dans le giron de General Electric. Il évoque « la cupidité et l'incompétence de certains dirigeants d'entreprise qui ont fait passer leurs intérêts personnels avant ceux de la collectivité »[26].

Certains voient un lien direct entre la cession du pôle énergie du groupe à General Electric et l'enquête américaine pour des faits de corruption ayant débouché sur une amende de 720 millions d'euros et présentant des risques judiciaires pour plusieurs cadres d'Alstom dont Patrick Kron[27]. C'est une des raisons qui ont amené la commission d'enquête (voir infra) à se pencher sur cet aspect de l'opération. L'annonce du projet de cession a en effet eu lieu alors qu'un de ces cadres, Frédéric Pierucci, venait d'être emprisonné aux USA dans le cadre de l'enquête américaine.

Lors des polémiques qui accompagnent la vente d'Alstom, Patrick Kron se dit « fier » d’avoir conclu cette vente qui « donne un avenir » aux salariés des usines d’Alstom. C'est la raison pour laquelle il n'entend pas renoncer à sa prime qu'il considère « légitime »[28].

La commission d'enquête parlementaireModifier

En octobre 2017, une commission d'enquête parlementaire est constituée afin « d’examiner les décisions de l’État en matière de politique industrielle, au regard des fusions d’entreprises intervenues récemment, notamment dans les cas d’Alstom, d’Alcatel et de STX (...) » Elle rend son rapport le 19 avril 2018. Dans son avant-propos, le président Olivier Marleix revient sur les conditions du rachat du pôle énergie d'Alstom par General Electric. Il se montre particulièrement sévère à l'égard de Patrick Kron, écrivant notamment :

« Le poids éventuel de la procédure menée par le DoJ (Department of Justice) sur la décision de Patrick Kron a donné lieu à beaucoup de supputations (...) L’ancien Président d’Alstom a une grande part de responsabilité dans l’exagération dont a pu être entourée cette affaire en adoptant un système de défense clairement mensonger. En effet, lors de ses deux auditions devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale les 11 mars et 1er avril 2015, il a écarté tout lien entre la vente de la branche power d’une part, et « la négociation avec le DoJ » d’autre part, affirmant clairement que la seconde avait été postérieure.

La réalité n’est pas celle-là (...) : une enquête a été ouverte par le DoJ à l’encontre d’Alstom dès la fin de l’année 2010 et s’est poursuivie en 2011, 2012, 2013 pour se clore en 2014. À ce moment, l’enquête étant close, Alstom a été invitée soit à plaider coupable, soit à être renvoyée en procès. C’est ce que M. Kron appelle une « négociation ». Pourquoi donc avoir nié l’antériorité de cette enquête ?

(...) La menace d’une amende a-t-elle pu peser sur la décision de M. Kron de vendre ? À cette seconde question notre Commission d’enquête répond par l’affirmative. M. Kron a réaffirmé devant nous que « l’entreprise allait dans le mur ». La perspective d’une amende attendue à près d’1 milliard $ (finalement prononcée à 772 millions $) a incontestablement rapproché le mur… Même si elle n’en est probablement pas la cause déterminante - qui reste économique - il est clair que cette amende qui aurait absorbé la moitié de la trésorerie de l’entreprise (1,5 milliard € en mars 2015) a accéléré la prise de décision de M. Kron. Le délai demandé par l’entreprise pour ne payer l’amende qu’après la vente montre son embarras.

Enfin, la perspective d’une telle amende a probablement restreint le champ des acquéreurs possibles ; GE étant le plus familier du système judiciaire américain. [29]»

Le rapport met également en cause le montant "extravagant" des honoraires payés par Alstom et GE dans le cadre de cette fusion. Dix cabinets d’avocats, deux banques conseils (Rothschild & Co, Bank of America Merrill Lynch) et deux agences de communication (DGM et Publicis) côté Alstom. Côté General Electric, on comptait trois banques conseils (Lazard, Crédit Suisse, et Bank of America), l’agence de communication Havas et de nombreux cabinets d’avocats. Le coût de l’opération pour Alstom, s’est élevé à 262 millions d’euros (...) Il est difficile d’imaginer que GE n’a pas mis autant d’argent sur la table.

Les suites de la cessionModifier

En janvier 2016, GE annonce la suppression de 6 500 emplois en Europe, dont 765 en France, dans les activités énergie d'Alstom[30],[31]. Le groupe maintient cependant son engagement de créer 1 000 emplois nets en France dans les trois ans. En janvier 2019 General Electric annonce qu'il envisage de supprimer jusqu’à 470 postes à travers la France, pour l’essentiel via des ruptures conventionnelles collectives, selon des syndicats. Sont concernés 149 postes chez Power Conversion France, 90 chez Grid et 229 (dont 146 à Belfort) chez Alstom Power System[32].

En , la presse annonce qu'Alstom a provisionné 10,5 millions d'euros afin de financer la « retraite chapeau » de Patrick Kron[33]. Dans son ouvrage Le Piège américain, Frédéric Pierucci, ancien président de la filiale chaudière d'Alstom, qui fut emprisonné pendant vingt-cinq mois aux États-Unis dans le cadre de la procédure engagée par le Department of Justice contre Alstom, s'étonne : « Je note qu'à ce jour Patrick Kron n'a fait l'objet d'aucune poursuite en France, alors qu'en signant le plaider-coupable il a avoué l'une des plus gigantesques opérations de corruption à l'échelle planétaire.[34],[35] »

TruffleModifier

En novembre 2016, il prend la tête du fonds de capital-risque Truffle[36].

Autres mandatsModifier

RémunérationsModifier

En 2012, le salaire de Patrick Kron s'élève à 2,290 millions € (+5 % vs 2011), ce qui le place 21e dans le classement des salaires des patrons du CAC 40 publié par le magazine Challenges[38]. Les Échos notent une augmentation de 17 % de sa rémunération entre 2011 et 2013 alors même que le CA et le résultat opérationnel sont en recul de 3 % et de 7 % sur la même période[18].

En 2015, il empoche 6 609 912 € en tant que PDG d'Alstom. En janvier 2016, lors de son départ de l'entreprise, il perçoit un bonus de 4 millions d'euros et une retraite-chapeau de 10 millions[39].

DécorationsModifier

BibliographieModifier

  • Anne-Marie Rocco, « Patrick Kron, PDG d'Alstom », Challenges,‎ (lire en ligne)

AnnexesModifier

  • Guerre fantôme : la vente d’Alstom à General Electric, de David Gendreau et Alexandre Leraître (Fr., 2017, 52 min)[41].

Notes et référencesModifier

  1. a et b Ouvrir la « Page d’accueil », sur le site de la bibliothèque de l’École polytechnique, Palaiseau (consulté le 3 janvier 2016), sélectionner l’onglet « Catalogues de la BCX → Famille polytechnicienne », effectuer la recherche sur « Patrick Kron », résultat obtenu : « Kron, Patrick Stéphane (X 1973) ».
  2. Patrick Kron, de sauveur d'Alstom à fossoyeur ?, Jean-Michel Bezat, lemonde.fr, 28 avril 2014.
  3. Patrick Kron, chef de chantier, Lexpress.fr, 2 octobre 2003.
  4. Kron seul contre tous, Lepoint.fr, 18 janvier 2007.
  5. a et b De la promotion X1973, cf. « Fiche de Patrick Kron », sur le site de l’Association des anciens élèves et diplômés de l'École polytechnique (l’AX), Paris (consulté le 3 janvier 2016) ; y est notamment indiqué le grade de Patrick Kron dans la fonction publique : « ingénieur des mines détaché ».
  6. Capital.fr - Les petits secrets de Patrick Kron, patron d'Alstom - - http://www.capital.fr/enquetes/hommes-et-affaires/les-petits-secrets-de-patrick-kron-patron-d-alstom-390792.
  7. Economie.trader-finance.fr - Biographies - Patrick Kron - http://economie.trader-finance.fr/patrick+kron/.
  8. Edubourse.com - Biographies - Patrick Kron - - http://www.edubourse.com/biographie/patrick-kron.php.
  9. directgestion.com - Alstom 2003-2013 : une décennie avec le même homme, Patrick Kron - - http://www.directgestion.com/sinformer/filactu/21060-2013-03-11-09-27-57.
  10. « IMERYS : PATRICK KRON PREND LA PRÉSIDENCE DU GROUPE », sur www.capital.fr, (consulté le 3 juillet 2019)
  11. « Imerys se sépare de son patron, Patrick Kron assure l'intérim », sur www.legifaro.fr, Le Figaro, (consulté le 15 décembre 2019)
  12. a et b Alstom/General Electric: les confidences de Patrick Kron, challenges.fr, 8 mai 2014.
  13. (fr) « Alstom vote General Electric, Siemens contre-attaque », sur www.lefigaro.fr/ (consulté le 23 février 2015)
  14. Alstom : Montebourg, l'anti-Kron, lepoint.fr, 30 avril 2014.
  15. (fr) « ALSTOM-GE : « UN PROJET OFFENSIF »] », sur estrepublicain.fr/ (consulté le 24 mars 2015)
  16. (fr) « Patrick Kron, le patron d'Alstom ce soir au « 20 Heures » de Gilles Bouleau », sur http://lci.tf1.fr/ (consulté le 25 mars 2015)
  17. Patrick Kron, de sauveur d'Alstom à fossoyeur ?, lemonde.fr, 28 avril 2014.
  18. a et b Questions à Patrick Kron, lesechos.fr, 7 mai 2005.
  19. Alstom, le cri de révolte du mouton noir des industriels français : "Résistez !", Loïk Le Floch-Prigent, atlantico.fr, 2 mai 2014.
  20. (fr) « Le pôle énergie d'Alstom est autorisé à devenir américain », sur http://lexpansion.lexpress.fr / (consulté le 24 mars 2015)
  21. Alstom refuse de revenir sur la rémunération de son ex-PDG Patrick Kron
  22. L’ex-PDG d’Alstom voit sa rémunération contestée par les actionnaires
  23. Alstom : polémique sur une prime de Noël à 4 millions d'euros pour le patron, lefigaro.fr, 19 décembre 2014.
  24. « Alstom : le PDG ne renoncera pas à sa «prime de Noël» de 4 millions d'euros », sur http://www.lefigaro.fr (consulté le 24 mars 2015)
  25. Alstom : le PDG ne renoncera pas à sa «prime de Noël» de 4 millions d'euros, lefigaro.fr, 19 décembre 2014
  26. Vente d'Alstom : le dessous des cartes, entretien Jean-Michel Quatrepoint, lefigaro.fr, 7 janvier 2015
  27. Alstom vendu aux Américains : retour sur les dessous d'un scandale, marianne.net, 2 juillet 2015
  28. [1], la-croix.com, 30 juin2015
  29. Assemblée nationale - Rapport n° 897 fait au nom de la commission d'enquête chargée d’examiner les décisions de l’État en matière de politique industrielle, au regard des fusions d’entreprises intervenues récemment, notamment dans les cas d’Alstom, d’Alcatel et de STX, ainsi que les moyens susceptibles de protéger nos fleurons industriels nationaux dans un contexte commercial mondialisé - 19 avril 2018 - http://www.assemblee-nationale.fr/15/rap-enq/r0897-tI.asp#P276_20617
  30. General Electric va supprimer 765 emplois en France
  31. GE supprime 765 emplois en France dans l'ex-Alstom Power
  32. « General Electric envisage jusqu’à 470 suppressions de postes en France », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  33. 35 millions pour arroser la mort d’Alstom, marianne.net, 6 novembre 2015
  34. Frédéric Pierucci avec Matthieu Aron, Le Piège américain, Paris, JC Lattès, , 396 p. (ISBN 978-2-7096-6407-3), p. 294
  35. Thinkerview, « Alstom : la France vendue à la découpe ? Frédéric Pierucci », sur youtube, (consulté le 8 décembre 2019)
  36. « Patrick Kron, l'ex-homme fort d'Alstom, prend la tête du fonds de capital-risque Truffle », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2016)
  37. « Conseil d'administration du groupe Bouygues », Bouygues.fr (consulté le 13 mars 2009).
  38. https://www.challenges.fr/galeries-photos/classement/20130503.CHA9077/classement-les-salaires-des-patrons-du-cac-40.html « Copie archivée » (version du 29 juillet 2016 sur l'Internet Archive).
  39. « Enquête sur la belle vie des fossoyeurs d'Alstom », Marianne,‎ (lire en ligne)
  40. Journal Officiel, décret du 9 avril 2004.
  41. TV : « Guerre fantôme : la vente d’Alstom à General Electric », lemonde.fr, 25 septembre 2017