Ouvrir le menu principal

Patrick Balkany

homme politique français

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Balkany.

Patrick Balkany
Illustration.
Patrick Balkany en 2012.
Fonctions
Maire de Levallois-Perret
En fonction depuis le
(18 ans et 8 mois)
Élection 18 mars 2001
Réélection
9 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Olivier de Chazeaux

(12 ans, 3 mois et 4 jours)
Élection 6 mars 1983
Réélection 12 mars 1989
Prédécesseur Parfait Jans
Successeur Olivier de Chazeaux
Député

(15 ans et 1 jour)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2012
Circonscription 5e des Hauts-de-Seine
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur Olivier de Chazeaux
Successeur Céline Calvez

(8 ans, 9 mois et 29 jours)
Élection 12 juin 1988
Réélection 28 mars 1993
Circonscription 5e des Hauts-de-Seine
Prédécesseur Aucun (scrutin proportionnel)
Successeur Olivier de Chazeaux
Conseiller général des Hauts-de-Seine

(6 ans, 6 mois et 10 jours)
Élection 21 mars 1982
Circonscription Canton de Levallois-Perret-Sud
Prédécesseur Parfait Jans
Successeur Isabelle Balkany
Biographie
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Neuilly-sur-Seine (France)
Nationalité Française
Parti politique RPR (1976-2002)
UMP (2002-2014)
LR (depuis 2015)
Conjoint Isabelle Smadja
Profession Directeur de société

Patrick Balkany, né le à Neuilly-sur-Seine, est un homme politique français.

Cofondateur du Rassemblement pour la République (RPR), il est ensuite membre de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) puis des Républicains (LR). Maire de Levallois-Perret de 1983 à 1995 et depuis 2001, il est aussi député, élu dans la 5e circonscription des Hauts-de-Seine, de 1988 à 1997, puis de 2002 à 2017.

Impliqué dans plusieurs affaires politico-financières, il est condamné en 1997 à deux ans d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêts. Depuis 2013, il est poursuivi avec son épouse et première adjointe, Isabelle, pour une affaire de déclarations mensongères de patrimoine, de blanchiment de fraudes fiscales et de corruption. En 2019, il est condamné à quatre ans de prison ferme avec incarcération immédiate dans le premier volet, puis à cinq ans d’emprisonnement dans le second.

Jeunesse et vie privée

Famille

Patrick Balkany est le fils de Gyula Balkány[1],[note 1] et de Gisèle Frucht[2]. Son père est un immigré juif hongrois[2] qui a fui la Hongrie en 1937 pour la Belgique où, dès l'occupation de son pays, il entre en résistance étant spécialisé dans les faux-papiers[3]. Gyula Balkány est arrêté en 1941 à Paris, interné à Drancy[3], puis déporté, en 1942, dans plusieurs camps, dont Auschwitz[4]. Il en sort vivant et revient à Neuilly après la guerre ; il récupère et revend le matériel américain trop lourd à rapatrier[5], et investit ses gains dans une ligne de vêtements féminins et une chaîne de magasins de prêt-à-porter de luxe, les magasins Réty[6], dont la boutique principale est située 54, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Sa mère est la fille d'une famille de tailleurs juifs lettons et ukrainiens[3].

Formation et débuts professionnels

Non-bachelier[7], après des études dans une école internationale suisse, Patrick Balkany reprend l'entreprise familiale de prêt-à-porter Réty, créée par son père[8] jusqu'en 1975[4]. Il est le trésorier d'une association de cinéastes amateurs, l'Équipe de cinéma indépendant, fondée par Jean-François Davy[9]. Il s'essaie au métier d'acteur entre 1965 et 1967, tenant plusieurs rôles secondaires au cinéma et à la télévision. On le voit ainsi dans Soleil noir de Denys de la Patellière[3] et J'ai tué Raspoutine de Robert Hossein[4]. Beaucoup plus tard, entre 2001 et 2010, il joue à l'occasion son propre rôle dans des séries télévisées, faisant notamment une apparition dans Commissaire Moulin[10].

En 1970, il a 22 ans et effectue son service militaire au palais de l'Élysée (juste à côté de la boutique familiale[11]) au cabinet de Georges Pompidou, où il se lie avec le secrétaire général Michel Jobert, qui sera son témoin de mariage[4].

Vie privée

En 1976, Patrick Balkany épouse Isabelle Smadja. Ils ont deux enfants, Alexandre (en 1976) et Vanessa (en 1980), tous deux gérants de diverses sociétés[12],[13].

À plusieurs reprises Patrick Balkany fait l'objet d'accusations de harcèlement sexuel : en 1996 par son ex-compagne (avec dépôt de plainte)[14], puis en 2011 avec le témoignage de Marie-Claire Restoux, ancienne championne de judo et ex-suppléante de Balkany à l'Assemblée nationale[15].

Son fils Alexandre Balkany est mis en examen en 2017 pour blanchiment de fraude fiscale[16]. En juin 2017, celui-ci est également placé en garde à vue à la suite de violences conjugales[17], dont l'affaire est classée sans suite[18].

Parcours politique

Débuts

Proche de Michel Jobert, Patrick Balkany est membre fondateur du comité central du RPR en [8]. Lors des élections législatives de 1978, il brigue un siège de député dans la première circonscription de l'Yonne, où il avait été envoyé par Jacques Chirac, et obtient 10 % des voix, contraignant le secrétaire général de l’UDF, Jean-Pierre Soisson, à un ballotage.

Implantation à Levallois-Perret

À la suite de son échec à Auxerre, Patrick Balkany s'implante à Levallois-Perret, où il ouvre une permanence[7]. En 1981, après la dissolution de l'Assemblée nationale par François Mitterrand, il se présente aux élections législatives où il est battu en obtenant 46 % des voix contre le député-maire communiste de Clichy, Parfait Jans[8]. Un an plus tard, en 1982, lors des élections cantonales, il emporte le siège de conseiller général du canton de Levallois-Perret-Sud et devient vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine. En 1983, sa liste emporte la majorité dès le premier tour aux élections municipales à Levallois-Perret avec 51,1 % des voix. Durant ses deux premiers mandats, il contribue à la profonde mutation de Levallois-Perret, en transformant les zones industrielles déliquescentes ou en friche (occupant près d'un quart de la superficie de la ville) en quartiers résidentiels et de bureaux.

Lors de la campagne présidentielle de 1995, il soutient la candidature d'Édouard Balladur, qui est battu par Jacques Chirac. Lors des élections municipales qui suivent, il perd contre le chiraquien Olivier de Chazeaux.

Condamnations dans les années 1990-2000

En , Patrick Balkany est condamné (décision confirmée en appel le ) par la 9e chambre du tribunal correctionnel de Nanterre, à quinze mois de prison avec sursis, 200 000 francs d'amende et deux ans d'inéligibilité, pour « prise illégale d'intérêts »[19] Il avait rémunéré aux frais du contribuable levalloisien entre 1985 et 1995 trois personnes désignées comme des employés municipaux, mais qui ne s'occupaient que de son appartement de Levallois-Perret et de sa résidence secondaire près de Giverny[20]. Son épouse Isabelle, vice-présidente du conseil général des Hauts-de-Seine et conseillère municipale à Levallois-Perret, est condamnée à la même peine pour « prise illégale d'intérêts »[19].

Patrick Balkany s'installe à Saint-Martin pour diriger la radio RCI 2 et diriger Régie Caraïbe Production gérant la publicité de la radio. Selon ses propos, il cherche « la paix et [à] se faire oublier »[21]. Cependant, la radio porte plainte contre lui pour s'être fait passer pour le directeur[22].

Le , la chambre régionale des comptes (CRC) d'Île-de-France condamne Patrick Balkany à rembourser à la ville de Levallois-Perret le montant des salaires des employés municipaux liés à sa condamnation, soit 523 897,96 €[23]. Ayant interjeté l'appel devant le Conseil d'État, qui ne casse pas le jugement de la chambre le , Patrick Balkany étale le remboursement des salaires à la ville de 2000 à 2006. Il est aussi redevable à la municipalité de Levallois-Perret des intérêts que les juges ont fait courir à compter du , date du licenciement par le maire des agents communaux, soit un montant de 230 865,57 €. En , le ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Thierry Breton, est saisi par Patrick Balkany d'une demande de remise gracieuse de cette dette. Le , le conseil municipal de Levallois-Perret (à majorité UMP) donne son accord préalable à sa requête[24]. En , François Baroin rejette cette requête. Patrick Balkany règle alors 63 684,43 € et obtient du Trésor un échéancier pour l'apurement du solde de 123 000 €[25].

En 2003, il est condamné en première instance par le tribunal correctionnel de Nanterre à 1 500 € d'amende pour « images vexatoires et empreintes de mépris visant à abaisser et ridiculiser […] de façon publique » l'élue communiste Annie Mandois qu'il avait accusée, lors d'un conseil municipal, d'avoir utilisé des fonds publics dans l'intérêt d'un parti politique ou pour son intérêt personnel. Ses accusations d'avoir endoctriné des enfants lorsqu'elle était enseignante ne sont pas retenues en première instance[26]. Ce jugement est confirmé par la cour d'appel de Versailles le [27].

Retour en politique

Patrick Balkany effectue son retour sur la scène politique de Levallois-Perret à l'occasion des élections municipales de 2001. Sans étiquette, il remporte le scrutin face au maire sortant soutenu par le RPR et l'UDF, la liste de la gauche plurielle, ainsi qu'une liste divers droite. Le préfet des Hauts-de-Seine saisit alors le tribunal administratif de Paris pour contester son élection au conseil municipal de Levallois-Perret, ce dernier étant selon lui inéligible[note 2].

En , lors des élections législatives, il retrouve son siège de député de la 5e circonscription des Hauts-de-Seine, en s'imposant de justesse dans une triangulaire, face au candidat socialiste et au sortant Olivier de Chazeaux[28]. Il siège dès lors au groupe UMP, qui succède au RPR.

À la suite du recours préfectoral, le , le Conseil d'État confirmant un jugement du tribunal administratif de Paris du , considère que Patrick Balkany était inéligible au moment du scrutin et annule son élection à la mairie de Levallois-Perret. Le , de nouveau éligible lors de l'élection municipale partielle qui suit, il est réélu maire de Levallois-Perret au premier tour avec 53,78 % des voix, améliorant ainsi son score de 2001[29].

 
Patrick Balkany lors d'un colloque sur la sécurité, organisé à Vitrolles en 2007

Lors du premier tour des élections législatives de juin 2007, Patrick Balkany arrive en tête en réunissant 42,11 % dans sa circonscription. Il est élu au second avec 55,25 % des voix face à son adversaire socialiste Gilles Catoire[30], en obtenant plus de 66 % à Levallois-Perret. L'année suivante, il est réélu maire de sa ville, la liste qu'il conduisait l'ayant emporté au premier tour des municipales[31].

Un article du journal Le Monde, daté du , se fait l'écho d'un rapport de la chambre régionale des comptes d'Île-de-France du dressant un bilan sévère de la gestion de Levallois-Perret. Le document évoque une hausse de la dette, une explosion des dépenses festives et des « anomalies » dans le contrôle des frais et dans la gestion du parc de voitures de fonction[32]. En réaction, Isabelle Balkany conteste le bien-fondé de ces accusations, et s'étonne que seul le dernier mandat de son mari ait fait l'objet d'investigations de la part des magistrats financiers[33].

D' à , Patrick Balkany n’a assisté à aucune des 33 réunions du mercredi de la commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale[34], et écope d'une sanction financière (retenue sur les indemnités)[35].

À l'occasion des élections législatives de 2012, il est réélu député au second tour, avec 51,4 % des suffrages exprimés, avec comme suppléant Rémi Muzeau.

Lors de la XIVe législature, il est un des députés qui sifflent, avec Lucien Degauchy, la ministre du Logement Cécile Duflot le 17 juillet 2012 à l'Assemblée nationale parce qu'elle porte une robe à fleurs[36]. Cet incident sera décrit comme emblématique du sexisme dans le milieu politique français[37],[38].

En 2012, il est le maire de la commune la plus endettée de France avec une dette de 11 484 € par habitant, ce qui constitue une augmentation de 306 % par rapport à l’année 2000[39].

À l'issue des élections municipales de 2014, il est réélu maire de Levallois-Perret pour un cinquième mandat, la liste qu'il conduisait l’ayant emporté au premier tour, avec 51,6 % des suffrages exprimés[40].

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[41].

En juin 2016, en dépit de ses multiples mises en examen le concernant, il est proposé[42] à l'investiture (de manière automatique, comme tous les députés sortants) par la commission nationale d’investiture des Républicains pour les élections législatives de 2017[43], ce qui provoque quelques remous dans son camp[44],[42]. Après plusieurs jours de polémique, il renonce finalement à l'investiture, invoquant la mise en conformité avec la loi sur le cumul des mandats en 2017 et son souhait de rester maire de Levallois-Perret[45]. Cependant, la personne qu'il désigne pour lui succéder à la députation, Agnès Pottier-Dumas, conseillère municipale de Levallois-Perret, serait inéligible car membre de cabinet d’une présidence de région[46], ce qu'elle confirme quelques jours plus tard, renonçant à l'investiture[47]. Patrick Balkany soutient alors la candidature de son adjoint François-Xavier Bieuville, mais c'est son opposant Arnaud de Courson qui est finalement désigné en février 2017 par la commission d'investiture du parti[48]. En réaction, il fait retirer les affiches de François Fillon de la commune[48].

Lors des élections législatives de 2017, après avoir soutenu François-Xavier Bieuville, qui est éliminé au premier tour, Patrick Balkany soutient Céline Calvez, la candidate du parti En marche contre Arnaud de Courson, le candidat investi par son parti Les Républicains dans sa circonscription. À ce sujet, il indique sur l'antenne de BFM Paris : « J'étais ravi de lui dire que je préfère la voir elle à l'Assemblée que voir mon opposant depuis 25 ans, qui s'oppose à tout ce qu'on fait à Levallois, élu. Monsieur de Courson, je crois que politiquement, il est mort depuis longtemps »[49]. Céline Calvez est élue au second tour. En septembre 2018, il fait voter par son conseil municipal de Levallois-Perret une hausse de 56 % de son indemnité de maire, qui passe à 4 257 euros mensuels, ce qui reste dans les plafonds autorisés concernant sa commune, mais à son niveau le plus haut[50].

Le 15 septembre 2019, à la suite de sa condamnation à de la prison ferme, c'est son épouse, Isabelle, qui assure l'intérim comme maire de Levallois-Perret[51]. Alors que Patrick Balkany entend toujours briguer un septième mandat aux élections municipales de 2020, le député LR Éric Woerth l'appelle à renoncer, tandis que le couple reçoit le soutien d'une partie de ses administrés lors d'un rassemblement[52],[53].

Activités en Afrique

Dans les années 1990, Patrick Balkany intervient en Afrique dans le « sillage de Charles Pasqua »[54].

Après l'élection présidentielle de 2007 et jusqu'au , Patrick Balkany est titulaire d'un passeport diplomatique[55], alors qu'il n'a pas de fonctions officielles dans ce domaine[56].

Patrick Balkany aurait été partie prenante dans le dossier d'UraMin. En 2007, la société Areva rachète pour 1,8 milliard d'euros des mines d'uranium. L'homme d'affaires George Forrest et Patrick Balkany auraient joué les médiateurs dans un différend entre Areva et le président centrafricain François Bozizé[57].

En , la commune de Levallois signe avec la République du Tchad un contrat de 5,7 millions d’euros pour héberger dans des locaux communaux les membres de l'ambassade du Tchad, le temps de réhabiliter les locaux de celle-ci[58].

En 2009, Patrick Balkany rencontre le général Mohamed Ould Abdel Aziz, auteur en 2008 d'un coup d'État en Mauritanie qui renverse le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed El Waghef. Quelques jours après cette rencontre, Ould Abdel Aziz s'autoproclame président du Haut Conseil d'État[58].

Affaires judiciaires

Selon plusieurs journalistes, Patrick Balkany est un symbole du clientélisme régnant dans les Hauts-de-Seine et plus particulièrement le clientélisme balkanyen, ce qui explique que, malgré les nombreuses affaires judiciaires qui le touchent, il soit réélu à la mairie de Levallois-Perret, l'édile se réjouissant que les électeurs soient « indifférents aux affaires judiciaires qui n'intéressent que la presse »[59],[60].

Chronologie

Patrick Balkany a été impliqué dans plusieurs affaires politico-judiciaires au cours des années :

Usage personnel d'employés municipaux

En , la police perquisitionne la mairie de Levallois-Perret. Est en cause la possible utilisation par le couple Balkany des services de policiers municipaux à leur usage personnel[64].

Blanchiment de fraude fiscale et corruption

La justice s'intéresse également à l'acquisition par le couple de sa propriété de Giverny et à un compte ouvert auprès de la filiale suisse de la banque néerlandaise ABN AMRO en [65], Didier Schuller estimant les sommes blanchies par Patrick Balkany en Suisse, au Liechtenstein et à Saint-Martin, à 33 millions d'euros, selon des documents publiés par Mediapart le [66]. Le juge Renaud Van Ruymbeke est chargé par le pôle financier d'instruire l'affaire.

Information judiciaire pour blanchiment de fraude fiscale

Le parquet de Paris ouvre le une information judiciaire pour « blanchiment de fraude fiscale » visant le couple Balkany. Les juges Renaud van Ruymbeke et Patricia Simon, chargés du dossier, ont en effet élargi leur enquête pour fraude fiscale aux déclarations de patrimoine des Balkany, les suspectant d'avoir sous-évalué certains de leurs biens comme le moulin de Cossy, la villa « Pamplemousse » de Saint-Martin et une villa de Marrakech, baptisée « Dar Gyucy »[67], des biens immobiliers et des avoirs offshore que les deux élus des Hauts-de-Seine auraient dissimulés à l'administration fiscale française[68].

Mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption »

L'enquête est élargie à des faits de corruption en  : des virements bancaires dénoncés par Tracfin, concerneraient le versement de commissions sur des contrats à l’international, notamment en Afrique, ainsi que sur des marchés publics passés à Levallois-Perret[69].

En , Patrick Balkany est mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », « corruption » et « blanchiment de corruption »[70]. Les juges anticorruption Renaud Van Ruymbeke et Patricia Simon veulent non seulement interdire au député UMP « d'entrer en contact avec les autres protagonistes (du dossier) », mais aussi l'empêcher « de quitter le territoire métropolitain », craignant qu'il « ne soustraie des éléments de preuve ou fasse pression sur des témoins » à l'étranger. À cet effet, ils préconisent un retrait du passeport et une interdiction de sortie du territoire[71].

Levée de l’immunité parlementaire, interdiction de sortie du territoire

L'immunité parlementaire de Patrick Balkany est levée en par le bureau de l'assemblée[72]. Tandis que son épouse s'est vu imposer une caution d'un million d'euros afin de ne pas être placée en détention, Patrick Balkany doit remettre son passeport à la justice en dans le cadre de son contrôle judiciaire[73]. En , la cour d'appel de Paris prononce à son encontre une interdiction de sortie du territoire liée à cette mise en examen[74].

Condamnation pour « fraude fiscale » dans l'enquête sur son patrimoine

Le 15 octobre 2015, alors qu’il est déjà mis en examen pour « corruption passive » et « blanchiment de fraude fiscale », et que son épouse, Isabelle Balkany, a également été mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » dans la même affaire, Patrick Balkany se voit signifier le nouveau chef de mise en examen de « fraude fiscale » dans l'enquête sur son patrimoine.

Le , la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) avait saisi le parquet national financier au sujet de Patrick et Isabelle Balkany, compte tenu d'un « doute sérieux quant à l'exhaustivité, l'exactitude et la sincérité de leurs déclarations de situation patrimoniale, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs et de l'omission de biens mobiliers et immobiliers »[75].

Les juges soupçonnent Patrick Balkany d'avoir, entre avril 2011 et janvier 2014, omis une partie substantielle de son patrimoine et « fourni une évaluation mensongère » dans les déclarations auxquelles sont soumis les élus auprès de la HATVP[note 3],[76]. Les magistrats estiment que les Balkany ont eu recours à des sociétés basées au Liechtenstein, à Singapour ou au Panama, afin d'éviter d'apparaître comme propriétaires. Balkany est mis en examen le 15 janvier 2016 pour déclarations mensongères sur son patrimoine[77].

Le 21 juillet 2017, le parquet national financier renvoie Patrick, Isabelle et Alexandre Balkany en correctionnelle pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » et demande que Patrick Balkany soit aussi jugé pour « corruption passive » et « prise illégale d’intérêts »[78]. Le 22 février 2018, le couple Balkany est renvoyé au tribunal correctionnel[79]. Dans ses réquisitions rendues le 14 mars, le parquet national financier demande que Patrick et Isabelle Balkany, ainsi qu'Alexandre, soient de nouveau renvoyés en correctionnelle pour blanchiment de fraude fiscale aggravée[80]. Pour ce qui est du blanchiment de fraude fiscale, corruption et blanchiment de corruption, le procès a lieu en mai et juin 2019 et le Parquet national financier (PNF) requiert sept ans de prison ferme (avec mandat de dépôt).

Le , Patrick Balkany est condamné pour fraude fiscale à quatre ans de prison et dix ans d'inéligibilité[81], condamnation dont Éric Dupond-Moretti, son avocat se dit « sidéré » et dont il fait appel. L'exécution du jugement est donc suspendue dans l'attente d'une éventuelle condamnation définitive[82]. Ayant toutefois fait l'objet d'un mandat de dépôt, il est incarcéré le jour même. Ainsi empêché d'exercer ses fonctions de maire, il est remplacé de plein droit dans cette fonction par sa première adjointe, son épouse, également condamnée dans la même affaire mais qui n'a pas fait l'objet d'un mandat de dépôt[83]. Il demande aussitôt sa remise en liberté[84] et reste emprisonné jusqu'à ce qu'il soit statué sur cette demande.

Le 18 octobre 2019, Patrick Balkany est de nouveau condamné pour blanchiment, à cinq ans de prison ferme et à dix ans d’inéligibilité[85]. Antoine Vey, l’un de ses avocats, dénonce un « jugement disproportionné » et une « peine incompréhensible »[86]. Patrick Balkany est en revanche relaxé pour le volet de la corruption.

Saisie et vente de villas et autres biens immobiliers

Villas « Pamplemousse » et « Serena » de Saint-Martin

Avant d'investir « Pamplemousse », le couple Balkany fréquente d'abord comme lieu de villégiature une villa à Saint-Martin dans les Antilles françaises, la villa « Serena », dont la location est, en 2015, de 35 000 dollars la semaine. Les magistrats instructeurs les soupçonnent d'en avoir été propriétaires de fait et en font un élément du dossier de demande de levée de l’immunité parlementaire votée en mars 2015.

La valeur de la villa « Pamplemousse » de Saint-Martin est estimé à 3 millions d'euros. Les Balkany ont longtemps nié être les propriétaires de cette villa[87]. En mai 2014, au cours de sa garde à vue, Isabelle Balkany avoue finalement aux enquêteurs qu’elle possède avec son mari la résidence « Pamplemousse » depuis 1997. Le couple Balkany y passant une bonne partie de ses vacances. Isabelle Balkany avait contracté une assurance-habitation pour cette maison et Tracfin en a conclu qu’elle en était « ayant droit économique »[88].

Tracfin met en évidence que cette villa appartient à une cascade de sociétés écrans domiciliées en Suisse, au Panama et au Liechtenstein. L’origine initiale des fonds utilisés pour acheter cette propriété n’est pas claire, mais Tracfin soupçonne Patrick Balkany d’avoir utilisé une société suisse pour injecter discrètement des fonds dans les années 1990. Il s’agirait de la société « Getrust », domiciliée à Genève[88].

La villa Pamplemousse est saisie début 2015, puis vendue avec l’accord des juges d'instruction, le fruit de la vente étant saisi[89].

Moulin de Cossy à Giverny

Dès 1996, Patrick Balkany avait été condamné à quinze mois de prison avec sursis pour prise illégale d’intérêts pour avoir installé sur place au Moulin de Cossy, situé à Giverny (Eure), un couple d’agents techniques de la mairie de Levallois-Perret — elle pour servir de gouvernante, lui pour entretenir le jardin.

En 1997, les Balkany font « don de la nue-propriété à leurs enfants ». Dans leur déclaration de patrimoine, ils mentionnent qu'ils en conservent « l'usufruit », pour une valeur estimée à seulement 297 580 euros. La justice enquête sur l’entreprise de bâtiments et travaux publics Fayolle & Fils, qui offre pendant des années des matériaux et réquisitionne certains de ses employés pour retaper et valoriser cette résidence. En parallèle, cette société remportait de nombreux appels d'offres à Levallois, attribués soit par la mairie, soit par des sociétés de promotion immobilière contrôlées par la ville[90].

La justice ordonne en juillet 2015 la saisie du Moulin de Cossy, que les élus des Hauts-de-Seine occupaient depuis trente ans[91]. Les Balkany font appel de cette décision, n'en ayant que l'usufruit et non la nue-propriété.

Riad « Dar Gyucy » de Marrakech

D’après les actes officiels, le riad « Dar Gyucy »[67] a coûté 2,75 millions d'euros à l'achat[92]. La SCI « Dar Gyucy » est possédée à 1 % par Diana Brush, gestionnaire de fonds, et à 99 % par une autre société, Haydrige Investments Group Corp, immatriculée au Panama et présidée par Marc Angst, président de Gestrust qui emploie Diana Brush. La villa est financée par deux sociétés égyptiennes, dont une à laquelle participe le milliardaire saoudien Mohamed Bin Issa Al-Jaber. Le même Al-Jaber qui a financé un projet de tours à 1 milliard d'euros à Levallois-Perret, projet supervisé par Jean-Pierre Aubry, directeur de la Semarelp (la société d'aménagement de la ville de Levallois). Dans leur requête de levée d’immunité parlementaire, les juges décrivent « le montage offshore » qui a permis au bras droit de Patrick Balkany, Jean-Pierre Aubry, d'acquérir cette propriété en janvier 2010. Ce dernier est mis en examen pour « complicité de corruption passive », soupçonné d'avoir servi de prête-nom[93].

Le compte bancaire de la SCI « Dar Gyucy » a été alimenté à plusieurs reprises par Julien Balkany (en), demi-frère de Patrick Balkany, en 2011, 2012 et 2013. Alexandre Balkany, le fils des Balkany, a versé 45 000 euros au total en 2012 et 2013. L’enquête montre des dépenses d’Isabelle Balkany pour des achats d’ameublement et de décoration sur Internet (pour un montant total de 18 266 euros) et à Marrakech (pour au moins 15 000 euros) entre décembre 2008 et janvier 2010. Par ailleurs, selon l'enquête, les séjours marocains très fréquents des Balkany et de leur fils se déroulent « sans dépense hôtelière »[88],[68].

Le , la justice ordonne la saisie du riad « Dar Gyucy »[67] de Marrakech[88].

Le , conformément aux réquisitions du procureur, Patrick Balkany est condamné à quatre ans de prison ferme avec mandat de dépôt (incarcération immédiate) et dix ans d'inéligibilité pour fraude fiscale, dans le premier volet du procès. Il est incarcéré le jour même à la prison de la Santé[94]. Le délibéré du second volet, consacré aux délits de blanchiment de fraude fiscale et de corruption, sera donné le 18 octobre[95].

Corruption d'agent public étranger

En , le parquet de Paris ouvre une enquête pour « corruption d'agent public étranger »[96]. Patrick Balkany est soupçonné d'avoir touché 8 millions de dollars, en tant qu'intermédiaire aux côtés de l'industriel belge George Forrest, dans l'achat de la société canadienne d'exploitation de mines d'uranium UraMin, par le leader mondial du nucléaire Areva, négocié à 1,8 milliard d'euros. Achat qui s'est révélé être une escroquerie, les mines ne s'avérant absolument pas rentables. Patrick Balkany aurait donc reçu, parmi d'autres personnalités, une commission occulte en échange de la facilitation de l'accord entre la France et le président de la République centrafricaine, François Bozizé, qui exigeait un droit d'entrée sur l'exploitation de la mine de Bakouma, située sur son sol[97],[98].

Affaire Bygmalion

Article connexe : Affaire Bygmalion.

Après les révélations de l'affaire Bygmalion concernant les comptes de campagne de Nicolas Sarkozy lors de l'élection présidentielle de 2012, l’Association des contribuables de Levallois-Perret découvre un contrat passé avec la ville de Levallois de 192 000 €. Le contrat a pour objet de « refondre le site internet de la ville et en faire sa publicité sur les réseaux sociaux » et la création d'un compte twitter ; or il s'avère que le site internet n'a pas été retouché et que le compte Twitter de Levallois avait été créé un an avant la signature du contrat.

De plus, l'Association des contribuables s'étonne que le service de communication de la ville de Levallois-Perret, qui emploie 35 personnes, n'ait pas pu assurer l'ouverture d'un compte Twitter en interne[99].

En février 2016, la presse se fait l'écho d'un rapport de la chambre régionale des comptes qui laisserait entendre que la commune de Levallois-Perret pourrait être impliquée dans le scandale Bygmalion[100]. Selon Le Figaro du 11 février 2016 : « En janvier de cette année en effet [2012], la mairie a lancé un appel d'offres pour un marché « d'accompagnement et de conseil en communication ». Problème : non seulement l'entreprise Bygmalion a été choisie alors qu'elle était nettement plus chère que ses concurrents (note finale pour la commune : 218 029 € selon le rapport), mais les prestations réelles (officiellement une « mise à disposition de consultants ») sont jugées « incertaines » par le CRC qui soupçonne qu'elles n'ont jamais été effectuées. »[100].

Gestion controversée de la ville

En février 2016, la Chambre régionale des comptes d'Île-de-France rend public un rapport[101],[102] que les comptes de la ville de Levallois-Perret sur la période de 2007 à 2013, n'étaient « ni sincères ni réguliers », en raison d'« anomalies significatives »[102] dans la tenue des comptes, dans lesquels les magistrats ont effectué des « corrections » d'un montant de 117 millions d'euros[100]. La chambre s'étonnerait également des choix de subventions que la mairie accorde à ses administrés[100],[102].

Les comptes publiés par la mairie ne donneraient pas « une image fidèle de la situation financière de la ville »[100]. Le Figaro, dans son édition du , indique : « trois exercices (2007, 2011 et 2012) sont annoncés comme bénéficiaires alors qu'ils seraient en réalité déficitaires. Celui de 2007 affiche même un écart de 28,7% avec la correction effectuée par la Chambre régionale des comptes. »[100].

Toujours, selon Le Figaro : « Les juges de la CRC s'étonnent également des conditions de rémunération des cadres municipaux, largement supérieures aux usages pour une ville de la taille de Levallois-Perret (65 000 habitants) : salaires élevés, primes et heures supplémentaires représentant des suppléments de revenus mensuels à quatre chiffres, et trois chauffeurs permanents employés par la municipalité »[100].

Le Point, à la même date, indique que « le rapport, d'environ 200 pages, étrille un système d’"associations satellites de la collectivité", qualifiées par la commune elle-même de "paramunicipales", et "pour le compte de laquelle elles agissent comme des prestataires de services", selon la CRC. »[102] et « disposent de moyens "insuffisamment formalisés", "voire en contradiction totale avec les règles légales" »[102].

La commune de Levallois-Perret, dans son mémoire en réponse à la Chambre régionale des comptes (consulté par l'AFP)[102], indique que « si elle a pris connaissance des observations et recommandations de la chambre, qu'elle s'est efforcée de mettre en œuvre - ou engagée à le faire -, n'en conteste pas moins la méthode, le parti pris et les nombreuses inexactitudes dudit rapport, qui remettent en cause la fiabilité de ce document »[102].

En février 2017, selon l'AFP, la Cour des comptes pointe des défauts dans la gestion de Levallois-Perret. La Cour dénonce des associations et des sociétés « imbriquées » avec la commune ainsi qu’un système « opaque ». De plus, elle invite l’État à surveiller davantage la gestion de la commune dirigée par Patrick Balkany[103].

Affaire Panama Papers

Article connexe : Panama Papers.

En , la grande enquête diligentée par de nombreux médias à travers le monde grâce aux documents du cabinet d'avocats Mossack Fonseca révèle que Patrick Balkany aurait possédé une société offshore au Panama[104].

Soupçons d'abus de faiblesse

En décembre 2016, on apprend qu'une enquête préliminaire est ouverte depuis juin par le parquet de Nanterre au sujet d'un mariage célébré en 2014 par le maire de Levallois-Perret qui aurait pu aider à libérer une opération immobilière au bénéfice d'un proche de Patrick Balkany[63],[105]. Patrick Balkany réagit en indiquant son mécontentement de voir son nom être associé à cette affaire et menace d'attaquer tous les articles le mettant en cause, lui ou son épouse Isabelle Balkany. Il nie toute manœuvre derrière le mariage et indique également que « la préparation de ce mariage a été rigoureusement conforme à la législation en vigueur »[106].

Détail des mandats et fonctions

À l’Assemblée nationale

Patrick Balkany a été député de la cinquième circonscription des Hauts-de-Seine (Levallois-Perret-Clichy) :

  • du au  ;
  • du au (mandat écourté à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale) ;
  • du au  ;
  • du au  ;
  • du au .

Au niveau local

Département des Hauts-de-Seine

  • au  : vice-président du conseil général
  • de 1985 à 1998 : président de l'Office public départemental d'HLM des Hauts-de-Seine

Commune de Levallois-Perret

  • au  : maire
  • au  : maire
  • au (mandat écourté à la suite de sa démission) : conseiller municipal
  • au  : maire
  • au  : maire
  • depuis le  : maire
    Emprisonné depuis le à la suite de sa condamnation pour fraude fiscale par le tribunal correctionnel de Paris, il est empêché d'exercer cette fonction et est suppléé de plein droit par sa première maire-adjointe, Isabelle Balkany[107],[83].

Au sein de partis

  • 1976 : membre du conseil national du RPR
  • 1990 : membre du bureau politique du RPR
  • 2012 : secrétaire national de l'UMP, délégué à l'attractivité de la France

Postérité

Hommages

Le , un hommage satirique à la carrière de Patrick Balkany est rendu par Grand Corps Malade dans une chanson intitulée Patrick[108].

Publication

  • Patrick Balkany, Une autre vérité, la mienne, Paris, Éditions Michel Lafon, , 264 p. (ISBN 978-2-7499-1003-1)

Distinction

Notes et références

Notes

  1. Balkány est également le nom d'une ville de Hongrie.
  2. Dans un communiqué, la préfecture relève que la « Cour des comptes a en effet jugé M. Balkany “comptable de fait des deniers de la commune”. En application de l'article L-231, alinéa 2 du Code électoral : “ne peuvent être élus conseillers municipaux […] les comptables des deniers communaux. Les comptables, de fait, sont assimilés à des comptables des deniers publics et à ce titre ils sont inéligibles, selon la jurisprudence du Conseil d'État” ». Patrick Balkany avait été déclaré comptable de fait par un arrêt de la Cour des comptes du 26 octobre 2000, consécutif à sa condamnation de 1996.
  3. Une ordonnance de saisie des juges mentionne : « Le patrimoine des époux Balkany est important. Pourtant aucun bien n'est à leur nom (...) Ils ne disposaient pas de revenus leur permettant d'acquérir un tel patrimoine. Ils ont organisé leur insolvabilité »[76].

Références

  1. « Comptes offshore : les surprenantes confessions de Patrick Balkany », sur Marianne, (consulté le 17 septembre 2019)
  2. a et b Who's Who in France, édition 2008, p. 183.
  3. a b c et d Julien Martin, Les Balkany.
  4. a b c et d « Levallois Perret : quand les Balkany entraient en politique (1) », sur le site du quotidien Libération, (consulté le 22 juillet 2015).
  5. Julien Martin, Les Balkkany.
  6. Jean-Charles Deniau, Balkany, l'impuni, Nouveau Monde, , p. 201.
  7. a et b Gaël Tchakaloff, « Portrait de Patrick Balkany », sur le site du magazine Le Nouvel Économiste, (consulté le 29 avril 2013).
  8. a b et c « À propos de l'auteur », sur le site de Patrick Balkany (consulté le 31 mai 2012).
  9. Adrien Gombeaud, « Merci qui ? Merci Davy », Vanity Fair no 46, mai 2017, pages 116-123.
  10. « Patrick Balkany - Filmography », sur The Internet Movie Database (consulté le 29 avril 2013).
  11. Julien Martin, Les Balknay.
  12. « liste des sociétés dont Vanessa Balkany (né le 20.12.1976) est gérant », sur le registre du commerce de Nanterre, sur le site société.com (consulté le 29 avril 2013).
  13. « liste des sociétés dont Alexandre Balkany (né le 23.07.1980) est gérant », sur le registre du commerce de Nanterre, sur le site société.com (consulté le 29 avril 2013).
  14. « Une plainte très privée contre le député Balkany. Vendredi, sa nouvelle compagne l'a accusé, devant la police judiciaire, de « viol et menace avec armes » », Libération,‎ (lire en ligne).
  15. « Harcèlement sexuel: Marie-Claire Restoux accuse Balkany - charentelibre.fr », charentelibre.fr,‎ (lire en ligne).
  16. « Levallois-Perret : le fils Balkany, Alexandre, est en prison », sur Le Parisien.fr,
  17. « Violences conjugales : le fils Balkany placé en garde à vue », Le Point.fr, 12 juin 2017.
  18. « Le fils de Patrick Balkany en garde à vue pour violences conjugales », Europe 1.fr, 12 juin 2017.
  19. a et b Béatrice Jérôme, « M. Balkany, maire de Levallois, espère obtenir la remise gracieuse d'une dette », sur lemonde.fr, (consulté le 14 septembre 2019).
  20. Juliette Cua et Catherine Gouëset, « Casseroles - Les hommes politiques condamnés et réélus », sur L'Express.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  21. Jean-Marie Pontaut, « Balkany aux Antilles », sur L'Express.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  22. Mathilde Cesbron, « Balkany, un élu bouillonnant », sur L'Express.fr, (consulté le 22 juillet 2015).
  23. « Balkany, employé modèle », sur Le Journal du dimanche.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  24. Christine Henry, « Patrick Balkany espère faire effacer sa dette », sur Le Parisien.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  25. Mathilde Mathieu et Louise Fessard, « Levallois : Balkany doit encore 123.000 euros à sa ville », sur Mediapart.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  26. Timothée Boutry, « Patrick Balkany condamné pour injure », sur Le Parisien.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  27. « Balkany de nouveau condamné », sur 20 minutes.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  28. Élections législatives de 2002 - résultats dans la 5e circonscription des Hauts-de-Seine sur le site du ministère de l'Intérieur.
  29. « Le système Balkany », sur L'Express.fr, (consulté le 22 juillet 2015).
  30. Élections législatives de 2007 - résultats dans la 5e circonscription des Hauts-de-Seine sur le site du ministère de l'Intérieur.
  31. Élections municipales de 2008 - résultats à Levallois-Perret sur le site du Figaro.fr.
  32. « La gestion de Patrick Balkany à Levallois-Perret épinglée », sur Le Monde.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  33. « Je me demande s'il n'y a pas une volonté de nuire... », propos recueillis par Jean-Pierre Thiollet, France Soir, 2 juillet 2009.
  34. « Absentéisme : des députés à l'amende, Balkany et Montebourg en tête », sur Le Parisien.fr, (consulté le 29 avril 2013).
  35. « Étude d'application du règlement relatif à la présence des députés Session 2010 — 2011 », sur le site de l'association « Regards Citoyens », (consulté le 29 avril 2013).
  36. Paul Larrouturou, « Robe de Cécile Duflot : les siffleurs s’appellent Patrick Balkany et Lucien Degauchy », sur Le Lab Europe 1.fr, (consulté le 13 décembre 2016)
  37. Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Cécile Duflot en robe sifflée par les députés à l'Assemblée », sur Ina.fr (consulté le 16 mai 2019)
  38. « La robe de Cécile Duflot sifflée à l’Assemblée sera exposée au musée des Arts décoratifs », sur lelab.europe1.fr,
  39. Avec une annuité en baisse de 26 % entre 2010 et 2011 mais « en progression de 233 % depuis 2000 »Justine Gay, « Les villes les plus endettées de France - 1er : Levallois-Perret, 11 484 € de dette par habitant », sur Le Journal du net.com, (consulté le 29 avril 2013)
  40. « Résultats des élections municipales 2014 Levallois-Perret (92300 - Hauts-de-Seine) », sur lexpress.fr, (consulté le 14 septembre 2019).
  41. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », sur lopinion.fr, (consulté le 14 septembre 2019).
  42. a et b « Investiture de Balkany : la menace de François Fillon », Le Point.fr avec AFP, 26 juin 2016.
  43. « Malgré ses mises en examen, Patrick Balkany investi par Les Républicains pour les législatives », Le Monde.fr, 22 juin 2016.
  44. « Investitures chez Les Républicains : Le cas Balkany électrise la primaire à droite », 20 minutes.fr avec AFP, 26 juin 2016.
  45. « Législatives : Patrick Balkany renonce à se présenter dans les Hauts-de-Seine », Le Monde.fr, 28 juin 2016.
  46. Anne-Sophie Damecour, « Levallois : Agnès Pottier-Dumas, la remplaçante de Balkany, serait inéligible », Le Parisien.fr, 8 juillet 2016.
  47. « Législatives : la candidate LR à la succession de Balkany reconnaît son inéligibilité », L'Opinion.fr, 11 juillet 2016.
  48. a et b Émeline Le Naour, « Législatives 2017 : vexé, Patrick Balkany fait retirer les affiches de François Fillon », RTL.fr, 2 février 2017.
  49. Carole Blanchard avec William Helle, « Législatives : à Levallois, Patrick Balkany préfère soutenir En marche plutôt que le candidat de droite », sur BFMTV.com,
  50. « Augmentation de Balkany : quelles règles pour les indemnités des maires ? », Le Monde.fr, 28 septembre 2018.
  51. https://www.ladepeche.fr/2019/09/16/condamnee-pourquoi-isabelle-balkany-peut-elle-prendre-la-place-de-son-mari-a-la-mairie-de-levallois-perret,8417269.php
  52. https://www.lepoint.fr/politique/municipales-pour-eric-woerth-balkany-ne-doit-pas-se-representer-19-09-2019-2336701_20.php
  53. https://www.lci.fr/politique/justice-comment-les-levalloisiens-ont-accueilli-la-condamnation-de-patrick-balkany-2132175.html
  54. France : Patrick Balkany faux Focard, vrai tocard Jeuneafrique, 28 octobre 2014, « De fait, son carnet d'adresses, étoffé au tournant des années 1990 dans le sillage de Charles Pasqua, est loin d'être maigre et, sous Sarkozy, on l'a vu dans nombre de capitales africaines. »
  55. Julien Martin, Compte en Suisse, insultes, liens avec Sarkozy : la vraie vie des Balkany L'Obs, 21 mai 2014
  56. La Françafrique de Patrick Balkany L'Express, 18 décembre 2009
  57. Uramin-Areva : nouvelle enquête judiciaire en vue pour les Balkany - Sud Ouest, 4 décembre 2014.
  58. a et b Balkany, le faux “Monsieur Afrique” du 9-2 Les Inrocks, 2012
  59. Christian Delporte, Come back ! Ou l'art de revenir en politique, Éditions Flammarion, , p. 121
  60. Samuël Foutoyet, Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, Tribord, , p. 41
  61. La liste des Français cités dans les "Panama Papers", marianne.net, 4 avril 2016
  62. « Nouvelle mise en examen pour Patrick Balkany, pour blanchiment de fraude fiscale aggravée », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 20 octobre 2016)
  63. a et b « L'affaire du mariage suspect qui inquiète les époux Balkany », Sylvain Tronchet, Francetvinfo.fr, 13 décembre 2016.
  64. « Perquisition à la mairie de Levallois dans le cadre de l'enquête sur les employés municipaux », sur www.20minutes.fr (consulté le 29 mars 2018)
  65. Mélanie Delattre et Christophe Labbé, « DOCUMENT EXCLUSIF. Le compte suisse de Patrick Balkany », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le 9 octobre 2013).
  66. Fabrice Arfi et Mathilde Mathieu, « Les preuves de la fortune de l’UMP Balkany dans les paradis fiscaux », Médiapart,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2013).
  67. a b et c David Servenay & Pierre-Antoine Souchard, « Les images de la villa de rêve des Balkany  à Marrakech », GQ,‎ (lire en ligne)
  68. a et b Mediapart, article du 10 décembre : Le labyrinthe offshore de la villa Balkany à Marrakech. (Lire en ligne)
  69. Michel Deléan, « Une enquête pour corruption vise Patrick Balkany », Médiapart,‎ (lire en ligne)
  70. Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Patrick Balkany mis en examen dans une affaire d'évasion fiscale », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  71. Les juges délogent les Balkany, 11 aout 2015
  72. « Levée d'immunité de Balkany : le détail de ses villas et montages offshore », Mediapart.fr, 18 mars 2015.
  73. « Blanchiment de fraude fiscale : Balkany a remis son passeport à la justice : Nouveau coup dur pour le député-maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, qui a été contraint lundi de remettre son passeport à la justice dans le cadre de son contrôle judiciaire », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 15 septembre 2019).
  74. AFP, « L’interdiction de sortie du territoire de Patrick Balkany confirmée : La cour d’appel de Paris a estimé que toute sortie à l’étranger, où le député possède des biens, pourrait « être mise à profit pour prendre toutes décisions utiles », quant à ces avoirs », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 15 septembre 2019).
  75. « Décisions de la Haute Autorité relatives aux situations de M. Patrick Balkany et de Mme Isabelle Balkany », (consulté le 19 janvier 2016)
  76. a et b « Patrick Balkany (encore) mis en examen, cette fois-ci pour déclaration mensongère sur son patrimoine », sur huffingtonpost, (consulté le 19 janvier 2016)
  77. « Patrick Balkany mis en examen pour déclarations mensongères sur son patrimoine », Le Monde, 19 janvier 2016 (consulté le 20 janvier 2016)
  78. « Fraude fiscale : le parquet demande le renvoi des Balkany en correctionnelle », lemonde.fr, 25 juillet 2017.
  79. « Le couple Balkany renvoyé devant un tribunal correctionnel pour fraude fiscale », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mars 2018)
  80. « Fraude fiscale: le parquet demande à nouveau le renvoi en correctionnelle du couple Balkany », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2018)
  81. AFP, « Fraude fiscale : quatre ans ferme et incarcération immédiate pour Patrick Balkany : Isabelle Balkany a quant à elle été condamnée à trois ans de prison ferme, sans mandat de dépôt. Le jugement du procès pour blanchiment et corruption sera rendu le 18 octobre », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2019) « Cette peine correspond aux réquisitions prises par le Parquet national financier (PNF) lors du procès pour fraude fiscale qui avait eu lieu du 13 au 17 mai. Un second procès, pour blanchiment de fraude fiscale et corruption, s’était déroulé dans la foulée, du 20 mai au 19 juin. ». L'incarcération immédiate a été motivée par le tribunal par le fait qu’il n’était pas exclu que ce dernier soit « incité à se soustraire, autrement que par l’exercice des voies de recours légalement prévues, à l’application de la sanction pénale prononcée ».
  82. Valérie Mahaut, « Condamné pour fraude fiscale, Patrick Balkany a passé sa première nuit en prison », Le Parisien,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2019).
  83. a et b Julie Carriat, « Isabelle Balkany va assurer l’intérim à la mairie de Levallois : Après la condamnation pour « fraude fiscale » de Patrick Balkany et son incarcération, son épouse et première adjointe, elle aussi condamnée, va occuper le fauteuil de maire de la ville des Hauts-de-Seine », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2019).
  84. « Incarcéré pour fraude fiscale, Patrick Balkany a déposé une demande de remise en liberté », BFM TV,‎ (lire en ligne, consulté le 14 septembre 2019) « Les avocats ont dénoncé une peine "inédite" et "qui bat tous les records" ».
  85. Par Valérie MahautLe 18 octobre 2019 à 14h22 et Modifié Le 18 Octobre 2019 À 20h37, « Patrick Balkany condamné à cinq ans de prison pour blanchiment, relaxé pour corruption », sur leparisien.fr, (consulté le 25 octobre 2019)
  86. « "La lourdeur de la peine prononcée est incompréhensible" affirme Maître Antoine Vey, avocat de Patrick Balkany », sur Europe 1 (consulté le 25 octobre 2019)
  87. affaire-balkany-comment-cacher-sa-residence-secondaire-au-fisc, 24 octobre 2014.
  88. a b c et d « La justice saisit à Marrakech une villa qu’elle soupçonne d’appartenir aux époux Balkany », Le Monde.fr, 13 août 2015.
  89. Anne-Sophie Damecour, « Dossier Balkany : le moulin de Giverny saisi, la villa antillaise vendue », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  90. « Des travaux à l'œil dans la résidence des Balkany à Giverny », Mediapart, article du 28 janvier 2014.
  91. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées monde 82448
  92. Il a été acheté par la société civile immobilière (SCI) « Dar Gyucy », créée en août 2009, pour la somme de 2,75 millions d'euros. Source : « La villa Balkany au Maroc coûte 2,75 millions d'euros », Mediapart, article du 27 février 2014.
  93. « Levée d'immunité de Balkany: le détail de ses villas et montages offshore », Mediapart, article du 18 mars 2015.
  94. Jonathan Bouchet-Petersen, « Balkany : une condamnation saluée mais un mandat de dépôt questionné », sur liberation.fr, (consulté le 14 septembre 2019).
  95. « Fraude fiscale : Patrick Balkany condamné à quatre ans de prison avec mandat de dépôt », sur lemonde.fr,
  96. « Patrick Balkany visé par une enquête pour corruption d’argent public étranger », sur ladepeche.fr.
  97. Marie-Hélène Soenen, « Affaire Areva : 3 milliards en fumée », Télérama,‎ (lire en ligne, consulté le 11 décembre 2014)
  98. Renaud Lecadre et Emmanuel Fansten, « Balkany mineur de fonds », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 11 décembre 2014)
  99. « Affaire Bygmalion : Patrick Balkany visé par une plainte », sur Liberation.fr, (consulté le 16 août 2015).
  100. a b c d e f et g « La gestion de Levallois-Perret par Patrick Balkany sérieusement épinglée », Le Figaro.fr, 11 février 2016.
  101. Chambre régionale des comptes d'Île-de-France, « Commune de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) » [PDF], Rapport d'observations définitives (Exercices 2007 et suivants), Cour des comptes, (consulté le 14 septembre 2019).
  102. a b c d e f et g « Levallois-Perret : les grosses "anomalies" de la gestion Balkany », Le Point.fr avec AFP, 11 février 2016.
  103. « Hauts-de-Seine : La Cour des comptes dénonce le système "opaque" de la mairie de Levallois-Perret », 20 minutes.fr avec AFP, 8 février 2017.
  104. « The Power Players », sur panamapapers.icij.org (consulté le 5 avril 2016)
  105. « Levallois-Perret : Le mariage suspect qui met le clan Balkany dans l'embarras », 20 minutes.fr, 13 décembre 2016.
  106. « Patrick Balkany dément avoir organisé un mariage bidon pour une opération immobilière », Étienne Girard, Marianne.net, 14 décembre 2016.
  107. Article L. 2122-7 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance.
  108. L. P., « « Patrick, pour moi tu es le plus grand » : la chanson de Grand Corps Malade à Patrick Balkany », sur Le Parisien, (consulté le 11 février 2018).
  109. Affaire UraMin : quand Balkany jouait les intermédiaires en Afrique Le Parisien, 7 février 2012
  110. Balkany Patrick UMP Réseau sortir du Nucléaire.
  111. Remise du prix Casserole d’Anticor à Patrick Balkany (31/01/15) sur dailymotion.com.
  112. Ariane Riou, « Les trublions de «L’autre JT» tentent d’offrir une casserole à la maire (LR) de Puteaux », Le Parisien,‎ (lire en ligne)

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Radiographie

Articles connexes

Liens externes