Patience (jeu)

jeu de cartes qui se joue seul

Une patience, ou une réussite, est un jeu à un seul joueur utilisant des cartes à jouer.

Femme faisant une patience

HistoriqueModifier

La première trace de l'utilisation du mot patience dans le sens d'un jeu de cartes est attribuée à Stendhal. Dans le troisième tome de son Journal, à la date du , il écrit : « Elle a fait une patience pour voir si je me marierais. »[1],[2]

Les patiences connaissent un essor particulier au XIXe siècle, avec la parution de nombreux ouvrages sur le sujet, en particulier celui de la marquise de Fortia en 1842[3].

Règle du jeuModifier

Le principe d'une patience est souvent le suivant : à partir d'un placement désordonné, le joueur doit reconstruire un certain ordre, par exemple des séries de cartes d'une même couleur.

Information complèteModifier

Toutes les cartes sont visibles au départ. Le hasard de la distribution n'intervient que dans la création de la configuration de départ. Le joueur dispose de toutes les informations.

Exemple : FreeCell

Information incomplèteModifier

Certaines cartes sont cachées sous d'autres cartes ou dans un paquet qui sera distribué au cours du jeu.

Exemple : Solitaire

Voir aussiModifier

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RéférencesModifier

  1. « Définition de PATIENCE », sur www.cnrtl.fr (consulté le )
  2. Stendhal (1783-1842) Auteur du texte, Journal. 4. 1810-1811 / Stendhal ; [établissement du texte et préface par Henri Martineau], (lire en ligne)
  3. Le Livre des patiences par Madame de F***, Paris, chez les principaux libraires et papetiers, 1842 (téléchargeable sur Gallica.bnf.fr)