Passerelle Debilly

pont français

La passerelle Debilly est un pont pour piétons et vélos situé à Paris et traversant la Seine.

Passerelle Debilly
Passerelle Debilly.
Passerelle Debilly.
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Commune Paris
Coordonnées géographiques 48° 51′ 45″ N, 2° 17′ 49″ E
Fonction
Franchit la Seine
Caractéristiques techniques
Type Pont en arc
Longueur 125 m
Largeur m
Matériau(x) Acier
Construction
Construction 1899 - 1900
Architecte(s) Amédée Alby
André-Louis Lion
Jean Résal
Historique
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1966)

Situation et accèsModifier

La passerelle Debilly joint l'avenue de New-York au quai Branly, reliant ainsi le 16e au 7e arrondissement.

Ce site est desservi par la station de métro Iéna.

Origine du nomModifier

Elle porte le nom du général de brigade, Jean-Louis Debilly (1763-1806), tué à la bataille d'Iéna.

HistoriqueModifier

 
La passerelle, à gauche, lors de l'exposition universelle de 1900, alors que l'avenue de New-York accueille une reconstitution du « Vieux Paris ».

Construite au début du XXe siècle, elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [1].

C'est le commissaire général de l'Exposition universelle de 1900, Alfred Picard, qui décide le de construire une passerelle provisoire afin de permettre la circulation des visiteurs. Sa construction en fait une contemporaine du pont Alexandre-III (du même architecte Jean Résal assisté d'Amédée Alby et du même fabricant Daydé et Pillé) et du viaduc d'Austerlitz.

D'abord appelée « passerelle de l'Exposition militaire », puis « passerelle de Magdebourg » et « passerelle de Billy », du nom de Jean-Louis Debilly, un général du Premier Empire mort à la bataille d'Auerstaedt en 1806, elle gardera le nom « passerelle Debilly » après avoir été légèrement déplacée en 1906 pour devenir permanente et propriété de la Ville de Paris. Entre l’avenue de New-York (qui a porté le nom de « quai Debilly » jusqu’en 1918) et la Seine, en direction de l'aval se trouve aussi le port Debilly.

La passerelle est construite sur une charpente métallique reposant sur des piles en maçonnerie près des berges, décorées avec des carreaux de céramiques Gentil & Bourdet vert foncé suggérant des ondulations. C'est avec la tour Eiffel un deuxième ouvrage métallique initialement provisoire à être resté témoigner de son époque. Pourtant, en 1941 l'ouvrage était encore menacé de disparaître après que le président de la Société des architectes l'a qualifiée d’« accessoire oublié d’une fête passée ». La passerelle a été finalement inscrite en 1966.

Repeinte en 1991, son revêtement a été restauré en 1997 avec des bois tropicaux.

Le on retrouve sur cette passerelle le corps d'un employé de l'ambassade de la République fédérale d'Allemagne, chargé de la délivrance des visas, où il a été abattu d'une balle dans la poitrine, possiblement en lien avec le nationalisme kurde[2],[3].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoireModifier

La passerelle est utilisée comme lieu de rendez-vous dans Femme fatale (2002) de Brian De Palma.

Dans le film Innocents: The Dreamers (The Dreamers) de Bernardo Bertolucci sorti en 2003, c’est sur la passerelle Debilly que la sœur (Eva Green) évoque Jean Seberg vendant le New York Herald Tribune sur les Champs-Élysées dans le film À bout de souffle de Jean-Luc Godard, sorti en 1960[4].

Les rappeurs Nekfeu et Alpha Wann du groupe de rap français 1995 y ont tourné une partie de leur clip Monsieur Sable en 2011[5]. La chanteuse Jenifer y a également tourné son clip L'Amour fou l'année suivante[6].

C'est depuis cette passerelle que les deux protagonistes du film La Fille sur le pont (1999) se rencontrent. Le film débute par le personnage d'Adèle interprété par Vanessa Paradis qui passe la rambarde de la passerelle dans l'intention de se jeter ensuite dans l'eau. Une scène d'amour du film Les Tuche 3 (2018) y est aussi tournée.

Une scène de l'épisode 5 de la saison 4 de la série télévisée Dix pour cent (2020) est tournée sur la place.

GalerieModifier

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RéférencesModifier

  1. « Passerelle Debilly », notice no PA00088794, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. (en) Brendan Murphy, « A West German diplomat was shot fatally in the... », UPI, et (en) Brendan Murphy, « Investigators leaning toward personal motive in slaying », UPI, .
  3. Sybil Canac, Renée Grimaud et Katia Thomas, 111 lieux absolument étonnants à Paris, Vanves, Hachette Tourisme, , 230 p. (ISBN 978-2-01-395868-4), chap. 86 (« Passerelle Debilly : Le lieu du crime »), p. 180–181 [lire en ligne].
  4. Chapitre 1 sur 12 chapitres de l’édition de Innocents: The Dreamers en DVD (zone 2).
  5. Clip officiel de la chanson Monsieur Sable.
  6. Clip officiel de la chanson L'Amour fou.

Liens externesModifier

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