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Parti suisse du travail

parti politique suisse
(Redirigé depuis Parti suisse du Travail)
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Parti suisse du travail
(de) Partei der Arbeit der Schweiz
(it) Partito del Lavoro svizzero
(rm) Partida svizra da la lavur
Image illustrative de l’article Parti suisse du travail
Logotype officiel.
Présentation
Président Gavriel Pinson
Fondation (section vaudoise)
(parti national)
Siège Turmweg 24
3013 Berne
Positionnement Gauche[1] à extrême gauche[2],[3]
Idéologie Communisme[4]
Socialisme[4]
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Affiliation internationale Séminaire communiste international[5]
Couleurs Rouge
Site web pst.ch
Représentation
Conseillers nationaux[6]
1 / 200
Conseillers aux États[7]
0 / 46
Législatifs cantonaux[8]
13 / 2 559
Exécutifs cantonaux[9]
0 / 154
Législatifs communaux
48 / 5 403
Exécutifs communaux[10]
7 / 1 146

Le Parti suisse du travail (PST-POP) (en allemand Partei der Arbeit der Schweiz (PdA), en italien Partito svizzero del Lavoro (PdL), est un parti suisse d'inspiration marxiste. Son symbole est un bonnet phrygien rouge avec une petite croix fédérale. Il a pour but de rassembler les ouvriers, les salariés et l'ensemble des forces sociales autour d'un projet progressiste et anti-capitaliste. Il a des influences communistes et altermondialistes. Le parti est membre fondateur du Parti de la gauche européenne. Au niveau suisse, le POP a eu participé à l'alliance À gauche toute !.[Quand ?]

Il est appelé « Parti ouvrier et populaire » (POP) dans les cantons de Berne[11], du Tessin[12], de Neuchâtel, de Vaud, du Valais et du Jura.

En 2019, le PST-POP compte des sections dans le canton de Vaud, Neuchâtel, Genève (Parti du Travail), Jura, Valais, Berne, Zurich, Saint-Gall, Tessin, Bâle

HistoireModifier

Le est fondé le premier parti communiste de Suisse (les « vieux communistes »).

Le , après que, à la suite d'une élection interne, le refuse du Parti socialiste suisse d'entrer dans la troisième Internationale, l'aile gauche du Parti socialiste, signataire du manifeste de Zimmerwald, rejoint les vieux communistes pour fonder le Parti communiste suisse proprement dit [réf. nécessaire] .

En 1937, le parti communiste est interdit dans les cantons de Genève et Neuchâtel. La Fédération socialiste suisse (FSS) y est fondée pour le remplacer [réf. nécessaire] .

L'initiative populaire cantonale vaudoise du 30 janvier 1938 confirme l'interdiction du Parti communiste local. Celui-ci ne comptait pourtant guère qu'une centaine de membres[13]. Le , le parti communiste est interdit par le Conseil fédéral, en partie avec l'accord du parti socialiste, sur tout le territoire suisse.

Le , la FSS est interdite à son tour, et le groupe FSS est exclu du Conseil national.

Dans le canton de Vaud, d'ex-militants communistes ainsi que de l'aile gauche du Parti socialiste (les « nicolistes », partisans de Léon Nicole) fondent le Parti ouvrier et populaire en 1943[14].

Le Parti suisse du travail (PST) est fondé en 1944 suite à l'illégalité du Parti communiste suisse. Le a eu lieu la conférence fédérale constitutive du parti à Bâle. Les 14 et 15 octobre de la même année a eu lieu le premier congrès du parti à Zurich. Léon Nicole y est élu président et Karl Hofmaier secrétaire général.

Pendant les années de guerre froide, les militants communistes suisses sont exposés à la répression. On en vient à des attaques contre leurs magasins. Certains militants sont licenciés, d’autres même directement agressés. L'anticommunisme sera également instrumentalisé de façon à marginaliser la critique du gouvernement ou de l'armée. En 1989, le « scandale des fichiers » révèle que les faits et gestes de 700 000 personnes ont été méthodiquement consignés par les autorités. Outre les communistes, de nombreuses personnes portant un regard critique sur le fonctionnement de la société ont été ciblées : activistes de gauche, écologistes, pacifistes, militants pour le tiers-monde, etc[15].

Aux élections de 1947, le PST obtient 5,1 % des voix et sept sièges, un score qui demeure son meilleur résultat jusqu'à aujourd'hui.

En 1969, dissolution des jeunesses du PST à la suite des évènements de 1968, et fondation des POCH, du RML et du PSA.

En 1971, introduction d'un quota pour les femmes : premières députées au Conseil national (Nelly Wicky).

En 2003, réélection de deux représentants au Conseil national.

En 2007, la Vaudoise Marianne Huguenin est la seule élue au Conseil national. Elle laissera sa place à Josef Zisyadis.

En 2011, il perd son dernier siège au Conseil national, et n'est désormais plus représenté à l'échelon fédéral.

En 2015, le parti fait son retour au Parlement avec l'élection du président du Locle Denis de la Reussille au Conseil national, dans le canton de Neuchâtel[16]. Unique élu du PST-POP au Conseil National, il siège au sein du groupe des Verts. Denis de la Reussille est réélu lors des élections fédérales de 2019[17].

IdéologieModifier

Le Parti suisse du travail se propose les buts suivants :

  • Défendre et promouvoir les intérêts matériels et culturels de la population de la Suisse, sur la base d'un socialisme démocratique s'inspirant en permanence de l'analyse scientifique de la société et des traditions humanistes. Il entend par là le développement libre, pacifique, digne et humain de chacun-e comme condition du libre développement de toutes et tous et cela en harmonie avec la nature et l'environnement ;
  • Réaliser l'égalité des droits entre femmes et hommes et contribuer à les libérer de toute exploitation et de tout assujettissement ;
  • Défendre et développer les droits démocratiques de toutes et tous et dans tous les domaines ;
  • Contribuer à réunir une large majorité en faveur du dépassement du capitalisme et du développement socialiste de la société suisse ;
  • Contribuer à la recherche et à la consolidation de la paix dans le monde ;
  • Développer la solidarité internationale entre les peuples, entre les travailleuses et travailleurs, entre les femmes, les hommes et les enfants de la terre et contribuer à réaliser l'égalité des droits entre les peuples et à libérer ceux-ci de toute exploitation et de tout assujettissement.

Le PST se réclame, de manière critique, de l'héritage des mouvements pour le socialisme et des luttes des peuples pour leur indépendance. Dans ses réflexions comme dans ses actions, il s'appuie sur les analyses développées par Marx et d'autres théoriciens du mouvement révolutionnaire. Dans sa lutte pour la défense des exploités, il prend en considération l'existence des contradictions entre les classes.

OrganisationModifier

Le Parti suisse du travail est dirigé par le comité directeur. Le comité directeur ainsi que le président et le secrétaire sont élus par le comité central, lui-même élu par le Congrès national.

Sections cantonalesModifier

POP vaudoisModifier

Fondé en 1943, son siège est situé dans la Maison du peuple, à Lausanne. Le parti est représenté au Grand Conseil, et dans plusieurs législatifs et quelques exécutifs communaux. Il compte dix sections, réparties sur l'ensemble du territoire vaudois. Il édite un journal trimestriel appelé Résistance.

L'organe de direction du POP vaudois est le comité directeur, qui comprend entre 11 et 19 membres. Le président cantonal est Gavriel Pinson de 2011 à 2019. Le secrétaire, le président ainsi que le comité directeur sont élus par le congrès cantonal, qui se réunit une fois par an.

En janvier 2015 une section jeunes s'est créée, nommée Jeunes POP Vaud[18].

En 2017 lors des élections cantonales le POP place 2 élus au parlement cantonal, qui siègent dans le groupe EP (Ensemble à Gauche et POP) composé alors de 3 autres élus de la gauche combative. Les 2 élus du POP sont Marc Vuilleumier, ancien conseiller municipal à Lausanne et Vincent Keller de Renens, qui a été réélu. Le 3 décembre 2019, suite à la démission de Jean-Michel Dolivo, député de solidaritéS, Céline Misiego ancienne secrétaire cantonal du POP Vaudois et conseillère communale à Lausanne, le remplace au sein du groupe parlementaire.[19],[20]

Le 16 novembre 2019, le congrès du POP vaudois élit une nouvelle présidente cantonale en la personne de Anaïs Timofte[21],[22].

POP jurassienModifier

Fondé en 1967, le Parti ouvrier et populaire jurassien succède à la petite section régionale du Parti du travail du canton de Berne. Douze ans avant la création du canton du Jura, le POP jurassien était reconnu comme section cantonale autonome par le Parti suisse du travail. Actuellement, le parti est représenté au Parlement cantonal par deux députés et un suppléant. Ces représentants ont été élus sur une liste CS-POP. Ils siègent dans le groupe parlementaire Verts + CS-POP qui compte six députés (deux CS-POP et quatre Verts) ainsi que quatre suppléants (un CS-POP, trois Verts).

À Delémont, l'alliance électorale CS-POP-Verts compte huit élus et deux suppléants au conseil de Ville. L'alliance est représentée au conseil communal (exécutif) par un élu de combat socialiste.

Le Parti ouvrier et populaire jurassien édite (quelquefois par année) un bulletin d'information: « Le globule rouge » (5 000 exemplaires)

POP neuchâteloisModifier

En 2015, Denis de la Reussille est élu au Conseil national, il est réélu en 2019. Dans sa législature 2015-2019 et celle de 2019-2023 Denis de la Reussille siège dans le groupe parlementaire des Verts.

POP valaisanModifier

Le 8 octobre 2019, le conseiller général à Martigny Frederic Nouchi annonce la création d'une section valaisanne du POP.[23],[24]

Jeunes POP SuisseModifier

En novembre 2017 s’est officiellement constitué la section nationale des Jeunes POP Suisse, section de jeunesse du Parti Suisse du Travail (PST-POP)[25]. Les Jeunes POP ont des sections dans les cantons de Neuchâtel, Vaud, Genève, Fribourg, Bâle[26]. Plusieurs sections Jeunes POP ont lancé des pétitions pour demander l’introduction des transports publics gratuits dans leur canton[27],[28],[29].

Représentation au sein du Parti de la gauche européenneModifier

Comme chaque parti membre, le PST envoie deux délégués au bureau du Parti de la gauche européenne. Élus au congrès de Prague, les deux délégués du PST sont Brigitte Berthouzoz et Norberto Crivelli[30].

Résultats électorauxModifier

Élections au Conseil nationalModifier

Année % Sièges
1947 5,1
7 / 194
1951 2,7
5 / 196
1955 2,6
4 / 196
1959 2,7
3 / 196
1963 2,2
4 / 200
1967 2,9
5 / 200
1971 2,6
5 / 200
1975 2,4
4 / 200
1979 2,1
3 / 200
1983 0,9
1 / 200
1987 0,8
1 / 200
1991 0,8
2 / 200
1995 1,2
3 / 200
1999 1,0
2 / 200
2003 0,7
2 / 200
2007 0,7
1 / 200
2011 0,5
0 / 200
2015 0,8[31]
1 / 200

Élections au Conseil des ÉtatsModifier

RéférencesModifier

  1. Marc Bonhomme et Pia Stalder, « Analyse sémiolinguistique des pages d’accueil des sites politiques suisses sur Internet », Mots, no 80,‎ , p. 11–23 (ISSN 0243-6450, DOI 10.4000/mots.484, lire en ligne, consulté le 3 avril 2018).
  2. (en) Clive H. Church, Switzerland and the European Union: A Close, Contradictory and Misunderstood Relationship, Routledge, (ISBN 9781134194360, lire en ligne), p. 80.
  3. (en) « Weakened communists still flying the red flag », sur SWI swissinfo.ch, (consulté le 3 avril 2018).
  4. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe », sur Parties-and-elections.eu (consulté le 25 janvier 2016).
  5. [1] « Copie archivée » (version du 22 juin 2013 sur l'Internet Archive).
  6. Répartition des mandats par parti Elections au Conseil national de 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  7. Répartition des mandats par parti 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  8. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  9. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  10. Statistiques des villes suisses - Chapitre politique, Union des villes suisses, consulté le 13.04.2017
  11. Liste de candidats à l'élection du Conseil national 2011 - Liste 28: Partei der Arbeit / Parti Ouvrier et Populaire
  12. (it) « Partito operaio e popolare | Sezione ticinese del Partito Svizzero del Lavoro » (consulté le 8 août 2019)
  13. Gilles Simond, « Les Vaudois interdisent le Parti communiste », sur 24heures.ch, (consulté le 9 décembre 2018)
  14. « L'histoire du POP-Vaud », sur popvaud.ch (consulté le 9 décembre 2018)
  15. « Comment la peur du communisme a fait trembler les Suisses », Swissinfo,‎ (lire en ligne)
  16. « Le popiste Denis de la Reussille siégera au Conseil national », sur rts.ch, (consulté le 19 octobre 2015).
  17. « La Verte Céline Vara élue aux Etats et la gauche progresse au National », sur rts.ch, (consulté le 23 octobre 2019)
  18. « Le mouvement des Jeunes POP porté sur les fonts baptismaux », sur www.laliberte.ch, (consulté le 13 juillet 2015)
  19. (en) « Liste des membres du Grand Conseil par groupe politique | État de Vaud », sur www.vd.ch (consulté le 6 décembre 2019)
  20. « Céline Misiego, discrète mais combative », sur Le Courrier, (consulté le 6 décembre 2019)
  21. comm, « Anaïs Timofte est élue à la présidence du POP vaudois », Le Matin,‎ (ISSN 1018-3736, lire en ligne, consulté le 25 novembre 2019)
  22. « Anaïs Timofte, nouvelle présidente du POP », sur Le Courrier, (consulté le 25 novembre 2019)
  23. « POP: «Nous sommes un rempart contre les extrêmes» », sur www.lenouvelliste.ch (consulté le 23 octobre 2019)
  24. Valentine Zenker, « Le POP revient en Valais », sur www.radiochablais.ch (consulté le 23 octobre 2019)
  25. « Jeunes POP Suisse », sur Jeunes POP, (consulté le 1er décembre 2019)
  26. « Jeunes POP Suisse », sur Jeunes POP, (consulté le 1er décembre 2019)
  27. « Une pétition demande des transports publics gratuits pour les jeunes », sur www.arcinfo.ch (consulté le 1er décembre 2019)
  28. « Pétition pour la gratuité des transports publics dans le canton de Fribourg », sur rts.ch, (consulté le 1er décembre 2019)
  29. « Gratuité des transports publics vaudois réclamée pour les jeunes », sur rts.ch, (consulté le 1er décembre 2019)
  30. (en) « European Left: The Executive Board », sur european-left.org.
  31. « Résultats des Elections Fédérales », sur rts.ch (consulté le 19 octobre 2015).

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Karl Hofmaier, Que veut le Parti du travail, , 101 p.
  • André Rauber, Histoire du mouvement communiste suisse, Genève, (ISBN 2-0510-1784-0)
  • Pierre Jeanneret, Popistes : histoire du Parti ouvrier et populaire vaudois (1943-2001), Lausanne, (ISBN 2-8290-0272-5)

Article connexeModifier

Lien externeModifier