Les Engagés (parti politique)

parti politique belge

Les Engagés
Image illustrative de l’article Les Engagés (parti politique)
Logotype officiel.
Présentation
Président Maxime Prévot
Fondation 1968 (PSC)
2002 (cdH)
2022 (LE)
Siège Rue du Commerce, 123
1000 Bruxelles
Vice-présidents Gladys Kazadi
Yvan Verougstraete
Secrétaires politiques Pierre Dirix
Mathieu Perin
Scission de PSC unitaire
Mouvement de jeunesse Génération engagée
Organisation féminine Génération engagée
Mouvement d’aînés Aînés du cdH
Centre d’études Cepess
Positionnement Centre droit[1],[2],[3]
Idéologie Centrisme
Social-libéralisme
Démocratie chrétienne
Europhilie

Historique
Christianisme social[4]
Conservatisme[4],[5],[6]

Affiliation européenne Parti populaire européen
Groupe au Parlement européen PPE
Couleurs
  • Turquoise
Site web www.lesengages.be
Représentation
Députés européens
(collège électoral franc.)
1  /  8
Députés fédéraux
(groupe francophone)
5  /  63
Sénateurs
(groupe francophone)
2  /  24
Députés de la Comm. fr.
11  /  94
Députés wallons
10  /  75
Députés bruxellois
(groupe francophone)
6  /  72
Conseillers provinciaux wallons
33  /  223

Les Engagés[7], Parti social-chrétien jusqu’en 2002, puis Centre démocrate humaniste jusqu’en 2022, est un parti politique belge, fondé en 1968, et classé au centre droit de l'échiquier politique. Il est présidé par Maxime Prévot.

Le , le parti annonce un changement de nom au profit de "Les Engagés" après 2 années de « réflexion citoyenne »[8].

HistoriqueModifier

1894-1945 : Parti catholique (PC)Modifier

1945-1968 : Parti social-chrétien (PSC), unitaireModifier

1968-2001 : Parti social-chrétien (PSC)Modifier

Le PSC est issu de la scission du PSC-CVP unitaire en une aile francophone et une aile néerlandophone à la suite de l'affaire de Louvain. La crise de Louvain de 1968, née de la volonté flamande d'expulser la section francophone de l'université catholique de Louvain, conduit en effet le PSC à s'imposer comme parti francophone autonome. Depuis 1972, le PSC et le CVP sont deux partis totalement indépendants.

Depuis qu'il est autonome, le PSC s'affirme comme un parti au fonctionnement démocratique. En 1969, le PSC est le premier parti belge à introduire l'élection de son président national, de ses présidents d'arrondissements et de ses présidents de sections locales au suffrage universel de l'ensemble de ses membres. Le PSC ne cesse de renforcer la démocratie interne en organisant de nombreux débats largement ouverts sur les problèmes d'actualité et en consacrant des efforts importants à la formation de ses responsables.[réf. nécessaire]

Jusque dans les années 1990, le PSC est le pivot des coalitions gouvernementales avec un score situé généralement entre 20 et 25 %[4].

Paul Wynants estime qu'au terme des années 1990, le parti « a largement manqué sa déconfessionnalisation, pourtant annoncée dès 1945 ». Ses cadres, son noyau d’électeurs fidèles se caractérisent, selon lui, par leur proximité avec le catholicisme, alors que l’influence de ce courant diminue dans la société du fait de la sécularisation. Au regard des jeunes générations, il est porteur d’une image désuète, faute d’avoir suffisamment adapté son message aux nouveaux enjeux idéologiques[9].

Pendant des décennies, le PSC a été le canal électoral du réseau institutionnel catholique. Il défend et promeut les intérêts de ce pilier dans divers secteurs d’activités, comme l’enseignement, la santé, la culture, l’action sociale ou la coopération au développement. Néanmoins, progressivement, certaines de ses composantes ont évolué au point d’abandonner toute référence chrétienne. Afin d’assurer la permanence du christianisme social au pouvoir, le parti est demeuré dans une position contrale sur l’échiquier politique : « avec l’appui des chrétiens démocrates flamands, celle-ci consiste à choisir des partenaires de majorité successifs, en pratiquant un jeu de bascule entre libéraux et socialistes. » Si ce positionnement est avantageux en termes d’influence, il génère, toutefois, un déficit d’image : « le PSC donne l’impression d’incarner un « centre mou », qui se dilate vers le centre-gauche ou vers le centre-droit selon les opportunités »[9].

Aux élections régionales et législatives de 1999, le parti connaît de très mauvais résultats lors des différents scrutins. Pour la première fois depuis 1958, il est totalement écarté du pouvoir, tant à l’échelon fédéral que dans les différentes entités fédérées[9]. Cette crise est en partie due à deux faits externes, mais extrêmement médiatisés : l'affaire Dutroux et la crise de la dioxine. Joëlle Milquet devient la nouvelle présidente du PSC. Le 9 juin 2001, le congrès du PSC approuve la Charte de l'Humanisme.

2001-2022 : Centre démocrate humaniste (CDH)Modifier

Le , au terme d'un long processus de discussion mené par Joëlle Milquet dans tous les arrondissements, le congrès du PSC a adopté les nouveaux statuts et la nouvelle dénomination du parti : Centre démocrate humaniste (cdH). À la suite de l’abandon explicite de la référence chrétienne et à l’adoption d’une politique plutôt marquée à gauche, certains de ses membres fondèrent un nouveau parti : les Chrétiens démocrates francophones (CDF) devenus Chrétiens démocrates fédéraux[9].

Sous la direction de Joëlle Milquet, le parti tente d’élargir son électorat. Cette tentative est en partie réussie à Bruxelles où le CDH fait alors souvent mieux que l'ancien PSC en s’ouvrant notamment aux communautés immigrées. Cette ouverture, estime Philippe Walkowiak, « a sans doute refroidi la frange conservatrice du parti, principalement en Wallonie »[4].

Aux élections législatives de 2003, le parti réalise, en Wallonie, les résultats les plus défavorables de l’histoire de leur courant. Milquet est réélue présidente du cdH à l'automne 2003 dans un contexte tendu au sein du parti[9]. Le succès aux scrutins régionaux et communautaires de juin 2004 permet au cdH de revenir au pouvoir à la Région wallonne et à la Communauté française, en coalition avec le Parti socialiste, ainsi qu'à la Région de Bruxelles-Capitale, en coalition avec le Parti socialiste et le parti écologiste.

Aux élections de 2003 et 2004, le parti fait figurer sur ses listes des candidats et candidates de confession protestante, issus de la communauté congolaise, ou adhérant à l’islam, d’ascendance maghrébine ou turque. Néanmoins, il réussit moins bien à percer dans les milieux musulmans que le Parti socialiste[9].

D'un point de vue sociétal, le parti rejette trois initiatives de la majorité : en mai 2002, avec les chrétiens démocrates flamands, elle se prononce contre une proposition de loi de dépénalisation partielle de l’euthanasie ; en janvier 2003, il s’oppose à la proposition de loi « ouvrant le mariage à des personnes de même sexe », en mai 2006, il refuse certaines dispositions du code civil en vue de permettre l’adoption par des personnes de même sexe[9].

En 2007, le cdH fait campagne sur le thème de la Belgique unie, avant d'accepter aujourd'hui le confédéralisme[10],[11],[12], jadis appelé « antichambre du séparatisme » ou « fédéralisme des cons »[13]. La présidente du cdH défend la future régionalisation de la fiscalité[14],[15] qui aurait pour effet, selon les experts, d’augmenter la fiscalité dans une dizaine d’années[16]dans les régions les plus pauvres[17],[18], c’est-à-dire la Wallonie et Bruxelles[19]. L’engagement de Joëlle Milquet est fort : elle soutient être prête à perdre dans les sondages pour assurer la réforme de l’État[20],[21]. « La proposition de Beke va très loin puisqu’il propose de confier aux entités fédérées 40 % de l’IPP (impôt des personnes physiques), soit 14 milliards. » Certains experts jugent la régionalisation de l’impôt des personnes physiques contraire au droit européen[22].

Toutefois, la réforme de l’État entérine un transfert de l’IPP vers les régions à hauteur non pas de 40 % mais de 25 %[23]. De plus, au vu de l’ensemble des compétences transférées, mais également conservées, par le pouvoir fédéral, la Belgique n’est pas devenue un État confédéral malgré certaines caractéristiques du confédéralisme, existant d’ailleurs bien avant l’accord sur la 6e réforme de l’État[24].

Marie-Dominique Simonet, ministre de l'Enseignement en Communauté française de Belgique, est à l'origine du décret « Robin des Bois »[Quand ?] qui prévoit de redistribuer les moyens financiers entre « écoles riches » et « écoles pauvres »[25]. Ce décret est différemment apprécié selon les écoles. Certaines écoles, qualifiées de « riches » par le décret, font remarquer que l’aide aux écoles en difficulté ne doit pas se faire au détriment de la qualité d'enseignement dans les autres écoles[26]. Les écoles libres[27] du Brabant wallon annoncent qu’un recours auprès de la Cour constitutionnelle sera déposé, invoquant l’absence d’égalité entre les élèves. On créerait, selon elles, une discrimination négative, situation interdite par la constitution belge[28]. Le décret « Robin des Bois » est finalement abrogé par une décision collégiale du gouvernement de la Communauté française[29], faisant suite à un changement d’orientation du cdH.

À la suite des élections régionales et législatives du lors desquelles le cdH gagne cinq sièges (trois à la Chambre des représentants, deux au Sénat), les humanistes-centristes participent au gouvernement Leterme I après un très long processus de négociation mené par Joëlle Milquet et Melchior Wathelet.

L’ouverture des listes des démocrates humanistes à des candidats issus de l’immigration ne se déroule pas toujours sans difficultés. L’affaire Bertin Mampaka Mankamba permet aux adversaires politiques de dénoncer des manquements éthiques au sein du parti. L’élection en Région bruxelloise d’un nombre significatif de conseillers communaux d’ascendance étrangère suscite des débats, notamment concernant un possible communautarisme. Paul Wynants estime que le cdH « semble quelquefois recourir à des « candidats-gadgets » ou à des « attrape-voix » pour donner un caractère multiculturel à ses listes »[9]. Des candidats « cachent des engagements islamiques plutôt radicaux »[9]. Des pratiques clientélistes sont avérées à Bruxelles, dans le chef de certains candidats du cdH issus de l’immigration[9]. La députée bruxelloise Fatima Moussaoui doit être rappelée à l’ordre et J. Milquet la somme de retirer et de détruire un tract homophobe[9]. La présence d’élus issus de l’Église pentecôtiste La Nouvelle Jérusalem pose alors des questions d’une éventuelle instrumentalisation du parti à Bruxelles[9].

En 2010, le cdH est le premier parti à faire rentrer une femme voilée au Parlement de la région de Bruxelles-Capitale, acte qui suscite bon nombre de réactions d’indignation[30],[31]. En 2014, Mahinur Özdemir se représente aux élections régionales bruxelloises en 10e place[32]. Elle est tout de même exclue du parti en raison de son refus de reconnaître le génocide arménien[33].

Le , Benoît Lutgen succède à Joëlle Milquet et devient le deuxième président du cdH[34]. Le , Lutgen cède sa place de président à Maxime Prévot. À la suite de ses résultats aux élections de 2019, le cdH annonce le 5 juin 2019 qu'il restera dans l'opposition à tous les niveaux de pouvoirs, aussi bien au niveau fédéral que dans les entités fédérées. Ce qui doit permettre une refonte des structures et de la doctrine du parti, passant par un éventuel changement de nom[35].

Depuis 2022 : Les EngagésModifier

IdéologieModifier

Le cdH se réclame du centrisme et du personnalisme d'Emmanuel Mounier[36]. Dans le passé, il s’est réclamé de la démocratie chrétienne[37].

Il a été ainsi un des principaux représentants de la démocratie chrétienne belge, avec le CD&V. En 2014, Philippe Walkowiak évoque « un atavisme social-chrétien » de ce parti qui a abandonné la référence chrétienne[4].

Courants internesModifier

Le parti, comme son prédécesseur catholique, est traversé par des courants internes. L’affrontement entre ceux-ci est particulièrement fort jusque dans les années 1970-1980[38].

ConservateursModifier

Le parti est perçu comme historiquement lié aux valeurs conservatrices, notamment au point de vue sociétal[39]. Depuis la présidence de Joëlle Milquet, le mouvement a tenté de se dégager de cette image. Jusqu’en 1982, ce courant est fortement représenté par le CEPIC, lié à des organisations d’extrême droite[40]. L’aile droite, bien que déforcée, reste néanmoins présente[41].

LibérauxModifier

Les libéraux sont représentés par différentes personnalités, telles que le président du parti, Maxime Prévot[42]. Ceux-ci sont généralement perçus comme compatibles avec le Mouvement réformateur, principale fédération libérale en Belgique francophone.

Démocrates-chrétiensModifier

Les démocrates-chrétiens forment l’aile gauche du parti. S’opposant durant les années 1970 aux forces de droite conservatrice au sein du PSC, le CEPIC, ceux-ci voient leur influence s’éroder lentement, jusqu’à être considérés « moribondes » par La Libre Belgique en 2015[38].

InternationalModifier

Union européenneModifier

Les Engagés sont membres, tout comme leur parti frère le CD&V, du Parti populaire européen. Il a envoyé, à la suite des élections de 2019, deux députés : Pascal Arimont et Benoît Lutgen.

Union BeneluxModifier

Le parti est membre du GPC au Parlement du Benelux.

StructureModifier

PrésidentsModifier

Portrait Nom Mandat Remarques
Début Fin Durée
Léon Servais 18 juillet 1968 20 mars 1972 3 ans, 8 mois et 2 jours
  Charles-Ferdinand Nothomb 20 mars 1972 1 an et 2 mois
Georges Gramme
(4 ans, 4 mois et 11 jours)
4 ans, 4 mois et 11 jours
  Charles-Ferdinand Nothomb (2) 1 an et 2 mois
Georges Gramme (2) 1976 1977
  Charles-Ferdinand Nothomb (3) 1977
Charles Hanin 4 mois et 15 jours Bourgmestre de Marche-en-Famenne
  Paul Vanden Boeynants 1 an, 11 mois et 26 jours
  Gérard Deprez 15 ans et 5 jours
  Charles-Ferdinand Nothomb (4) 2 ans, 2 mois et 23 jours
  Philippe Maystadt 1 an, 4 mois et 3 jours Président de la Banque européenne d'investissement
  Joëlle Milquet 12 ans, 1 mois et 8 jours
  Benoît Lutgen 7 ans, 4 mois et 15 jours Bourgmestre de Bastogne (depuis 2012)
  Maxime Prévot En fonction 3 ans, 8 mois et 7 jours Bourgmestre de Namur (depuis 2012)

Résultats électorauxModifier

Parlement fédéralModifier

Année Chambre des représentants Sénat Gouvernement
Voix % Sièges Voix % Sièges
1971 327 393 6,20 Nv
15  /  212
Voir PSC unitaire Gaston Eyskens V, Leburton I et II
1974 478 209 9,09  2,89
22  /  212
430 512 10
10  /  106
Tindemans I, II et III
1977 545 055 9,77  0,68
24  /  212
522 613 9,46
11  /  106
Tindemans IV, Vanden Boeynants II
1978 560 440 10,12  0,35
25  /  212
535 939 9,78
12  /  106
Martens I, II, III et IV, Mark Eyskens
1981 390 896 6,49  3,53
18  /  212
414 733 6,95
8  /  106
Martens V
1985 482 254 7,95  1,46
20  /  212
475 119 7,93
10  /  106
Martens VI
1987 491 908 8  0,05
19  /  212
474 370 7,8
8  /  106
Martens VII et VIII
1991 476 730 7,7  0,3
18  /  212
483 961 7,9
9  /  106
Martens IX, Dehaene I
1995 469 101 7,7 %  
12  /  150
434 492 9,4
3  /  40
Dehaene II
1999 365 318 5,87 %  1,83
10  /  150
374 002 6,04
3  /  40
Opposition
2003 359 660 5,47 %  0,4
8  /  150
362 705 5,54
2  /  40
Opposition
2007 404 077 6,06 %  0,59
10  /  150
390 852 5,90
2  /  40
Verhofstadt III, Leterme I, Van Rompuy, Leterme II
2010 360 441 5,53 %  0,53
9  /  150
331 870 5,13
2  /  40
Di Rupo
2014 336 184 4,98 %  0,55
9  /  150
N/A
4  /  60
Opposition
2019 250 861 3,70 %  1,28
5  /  150
2  /  60
Opposition[35]
 
Évolution des résultats électoraux du PSC puis du cdH à la chambre des représentants, 1971-2019.

Entités fédéréesModifier

Parlement wallonModifier

Année Voix % Sièges Gouvernement
1995 407 741 21,56 %
16  /  75
Collignon II
1999 325 229 17,07 %
14  /  75
Opposition
2004 347 348 17,62 %
14  /  75
Van Cauwenberghe II,

Di Rupo II, Demotte I

2009 323 952 16,44 %
13  /  75
Demotte II
2014 310 513 15,17 %
13  /  75
Magnette, Borsus
2019 223 775 11,00%
10  /  75
Opposition[35]

Parlement de la Région de Bruxelles-CapitaleModifier

Depuis la création de l’institution qui comptait 75 sièges jusqu’en 2004, et 89 sièges depuis 2004 (dont 72 sièges alloués aux listes francophones).

Année Voix obtenues Résultat en % Sièges obtenus Participation gouvernementale
1989 51 904 11,85 %
9  /  75
Picqué I
1995 38 244 9,26 %
7  /  75
Opposition
1999 33 815 14,08 %
6  /  75
Opposition
2004 55 078 14,08 %
10  /  89
Picqué III
2009 60 527 14,80 %
11  /  89
Picqué IV, Vervoort I
2014 48 012 11,74 %
9  /  89
Vervoort II
2019 29 436 7,58%
6  /  89
Opposition[35]

Parlement de la Communauté germanophoneModifier

Résultats du Christisch Soziale Partei (CSP), parti lié aux Engagés.

Année % Sièges
1990 33,60
8  /  25
1995 35,93
10  /  25
1999 34,78
9  /  25
2004 32,79
8  /  25
2009 27,02
7  /  25
2014 24,86
7  /  25
2019 23,14
6  /  25

Conseils provinciauxModifier

Année Brabant Wallon Hainaut Liège Luxembourg Namur
2006
9  /  56
15  /  84
15  /  84
22  /  56
14  /  56
2012
5  /  37
6  /  56
8  /  56
14  /  37
8  /  37
2018
3  /  37
4  /  56
6  /  56
14  /  37
6  /  37

Parlement européenModifier

Résultats dans le collège francophone.

Année % Sièges
1979 21,2
3  /  11
1984 19,5
2  /  11
1989 18,8
2  /  11
1994 18,8
2  /  10
1999 13,1
1  /  10
2004 15,1
1  /  9
2009 13,3
1  /  8
2014 11,4
1  /  8
2019 8,9
1  /  8

Tableau récapitulatifModifier

Année Élections Voix obtenues
1987 Élections législatives 491 908 (à la Chambre des représentants)
474 370 (au Sénat)
1991 Élections législatives 476 730 (à la Chambre des représentants)
483 961 (au Sénat)
1995 Élections fédérales 469 101 (à la Chambre de représentants)
434 492 (au Sénat)
Élections régionales 445 985 (407 741 en Région wallonne + 38 244 en Région de Bruxelles-Capitale)
1999 Élections fédérales 365 318 (à la Chambre de représentants)
374 002 (au Sénat)
Élections régionales 359 044 (325 229 en Région wallonne + 33 815 en Région de Bruxelles-Capitale)
2002 Le PSC devient cdH
2003 Élections fédérales 359 660 (à la Chambre de représentants)
362 705 (au Sénat)
2004 Élections régionales 402 426 (347 348 en Région wallonne + 55 078 en Région de Bruxelles-Capitale)
2007 Élections fédérales 404 077 (à la Chambre de représentants)
390 852 (au Sénat)
2009 Élections régionales 384 479 (323 952 en Région wallonne + 60 527 en Région de Bruxelles-Capitale)
2010 Élections fédérales 360 441 (à la Chambre de représentants)
331 870 (au Sénat)
2014 Élections fédérales 336 184 (à la Chambre de représentants)
Élections régionales 358 525 (310 513 en Région wallonne + 48 012 en Région de Bruxelles-Capitale)
2019 Élections fédérales 250 861 (à la Chambre de représentants)
Élections régionales 253 211 (223 775 en Région wallonne + 29 436 en Région de Bruxelles-Capitale)

Personnalités liées au LE/cdH/PSCModifier

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OrganisationModifier

Centre d'étudesModifier

Le Centre Démocrate Humaniste possède un centre d'études baptisé Centre d’études politiques économiques et sociales (CEPESS)[43].

Le CEPESS a pour finalité « d’encourager et d’aider le monde politique et la société dans son ensemble à redonner un visage humain au développement »[44]. Il a pour mission d’inscrire l’action politique, économique et citoyenne sur la voie du « développement humain », un nouveau projet de société, porté par le cdH, qui place l’être humain, la qualité de vie et le vivre-ensemble, comme finalités ultimes du développement.

Mouvement de jeunesseModifier

Le Centre Démocrate Humaniste reconnaît les Jeunes cdH comme son mouvement de jeunesse. Ce mouvement se gère de façon autonome, sans intervention du cdH dans son fonctionnement interne mais s'associent parfois avec le parti dans différentes actions et campagnes. Ils sont également membres des Jeunes du Parti populaire européen.

SiègesModifier

 
Ancien siège du cdH

Le cdH occupe jusqu’en 2020 un bâtiment de six étages situé 41-43 rue des Deux-Églises à Bruxelles, cet immeuble de bureaux a été conçu dans un style moderniste conçu par les architectes René Aerts et Paul Ramon en 1966. Il est caractérisé par l'apparence de sa façade, composée par des éléments préfabriqués de couleur orange rappelant des écrans de télévision[45].

Le parti se sépare en 2020 de son siège historique pour des locaux plus petits. Il occupe depuis lors un étage d'un bâtiment situé au 123 rue du Commerce à Bruxelles[46]

Identité visuelleModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Entre CDH et Défi, des convergences, mais aussi de vrais éléments de blocage », La Libre Belgique,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. Jeanne Blanquart avec AFP, « Meurtre du bourgmestre de Mouscron : le suspect aurait agi pour venger son père », sur francetvinfo.fr, France 3 Hauts-de-France, (consulté le ).
  3. « CDH: tous âges, et au centre-droit », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. a b c d et e Philippe Walkowiak, « Les voies du CDH », sur RTBF Info,
  5. « Un tract du cdH sérésien assez conservateur », sur Édition digitale de Mons,
  6. « Maxime Prévot au "Soir": "Si le CDH change de nom, le mot humaniste n'y figurera probablement plus" », sur Le Soir Plus,
  7. Antoine Clevers, « Dans leur organisation, "Les Engagés" restent un parti plutôt qu’un mouvement », sur La Libre.be (consulté le )
  8. « Le parti CDH change de nom et s'appelle désormais "Les Engagés" », sur rtl.be, (consulté le )
  9. a b c d e f g h i j k et l Paul Wynants, L'évolution du CDH (2004-2011) I. Juin 2004-décembre 2007, Courrier hebdomadaire du CRISP, 2012/6-7 (no 2131-2132), pages 1 à 79
  10. . En politique belge, le mot confédéralisme est utilisé dans le sens de « fédéralisme très poussé » avec pour objectif une scission, et non le sens d’états souverains qui décident d’organiser en commun certaines matières
  11. David Coppi, « Saisissez l’offre francophone ! », sur lesoir.be, (consulté le ).
  12. Joëlle Milquet : « Aux Flamands qui depuis des années et des années croient qu’il faut une grande réforme de l’État - […] note Octopus de 1999 […] -, je dis que l’offre francophone est majeure, historique, inédite, jamais vue »
  13. Ces mots sont de Francis Delpérée, constitutionnaliste, sénateur cdH
  14. Joëlle Milquet : « la plus grande réforme de l’État depuis au moins 23 ans ! Une réforme qui comporte 16 à 18 milliards d’euros de transferts de compétences, et qui pèse 12 à 14 milliards en autonomie fiscale. C’est une offre historique majeure »
  15. Négociations. Milquet sonne l’alarme contre le « coup d’état permanent de fait », propos recueillis par David coppi, Le Soir 2-3 avril 2011, page 4, colonne 2, ligne 8
  16. C’est-à-dire à la fin de la Loi Spéciale de Financement
  17. Dessine-moi un plan B, Robert Van Apeldoorn, Trends Tendances, 4 novembre 2010
  18. « Régionaliser l’IPP : une mauvaise idée », sur Echo.be, (consulté le ).
  19. Bruxelles est considérée comme « pauvre » au regard de l’IPP, impôt sur les personnes physiques, mais « riche » au regard de l’impôt sur les sociétés. Or le projet de réforme prévoit la régionalisation de 40 à 50 % de L’IPP sans toucher à l’impôt des sociétés
  20. Négociations. Milquet sonne l’alarme contre le « coup d’État permanent de fait », propos recueillis par David coppi, Le Soir 2-3 avril 2011, page 4, colonne 5, ligne 33
  21. Joëlle Milquet : « Mais je suis prête à perdre dans les sondages, si c’est pour sortir le pays de la crise »
  22. Négociations. Elio Di Rupo exige une rencontre à neuf, Véronique Lanquin, Le Soir, page 5, ligne 58
  23. « La réforme de l’Etat, qu’est-ce que ça change ? », sur lesoir.be, .
  24. « http://www.crep.be/documents/CREP-Federalisme.pdf »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  25. Le classement des écoles en « riches » ou « pauvres » est réalisé selon l'indice socio-économique des parents d’élèves, lui-même établi par des universitaires
  26. Entretien de Jean-Pierre Cazzarro, préfet de l'Athénée d'Auderghem dans Le Soir.
  27. École libre signifie en Belgique « philosophiquement orienté chrétien » tout en étant subventionné par l’État qui décide des programmes
  28. Enseignement/Les écoles du Brabant wallon attaquent le décret en justice, Robin des bois reste hors-la-loi, Pierre bouillon, Le Soir, 27 juin 2011
  29. http://www.levif.be/info/belga-politique/enseignement-la-limitation-de-la-taille-des-classes-approuvee-en-pleniere/article-4000082084530.htm
  30. « Ducarme choque Mahinur Ozdemir à propos du voile », sur lalibre.be, (consulté le ).
  31. « Mahinur Ozdemir choquée par les propos de Ducarme sur les religions », sur RTL Info, (consulté le ).
  32. « Fin du suspense cdH à la Région », La Libre Belgique, 29-30 mars 2014, page 8
  33. « La députée Özdemir exclue du CDH pour avoir refusé de reconnaître le génocide arménien », sur lesoir.be, (consulté le ).
  34. « Premier discours présidentiel pour Benoît Lutgen », sur lalibre.be, (consulté le ).
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  36. Jean-Benoît Pilet, « Le Centre démocrate humaniste (cdh) », dans Pascal Delwit, Jean-Benoit Pilet et Émilie van Haute, Les partis politiques en Belgique, Éditions de l'Université de Bruxelles, , 3e éd. (1re éd. 1996), 372 p. (ISBN 978-2800415147, lire en ligne [PDF]), p. 70
  37. https://cevipol.centresphisoc.ulb.be/sites/default/files/centre_cevipol/uploads/cahier99-1.pdf
  38. a et b François Brabant et Antoine Clevers, « Ni fleurs ni couronnes pour la "Démocratie chrétienne" », sur La Libre.be (consulté le )
  39. « Pourquoi le cdH est-il devenu Les Engagés? », sur moustique.be, (consulté le )
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Voir aussiModifier

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BibliographieModifier

  • Benjamin Biard, « Les partis frères en Belgique: les relations entre le CDH et le CD&V » dans Courrier hebdomadaire, no 2467-2468, CRISP, Bruxelles, 2020
  • Paul Wynants, « Du PSC au CDH. I. 1981-1999 » dans Courrier hebdomadaire, no 1889, CRISP, Bruxelles, 2005
  • Paul Wynants, « Du PSC au CDH. II. 1999-2004 » dans Courrier hebdomadaire, no 1895-1896, CRISP, Bruxelles, 2005

Articles connexesModifier

Liens externesModifier